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Parti Georgiste Français retweeted
Aussi longtemps que le capital et le travail sont complémentaires dans le processus de production, il n'est pas possible pour le législateur d'en cibler un sans toucher le second.
L'incidence fiscale d'un impôt est différente de sa collecte légale. Un robot peut être installé n'importe où dans le monde. S'il est taxé en France, il devient marginalement plus favorable de l'installer ailleurs, à moins que le partage de la valeur ajoutée nette de la taxe entre le capital et le travail ne s'ajuste en faveur du premier. Dès lors, la taxe nominalement affectée au capital se répercute sur les salaires.
L'incidence finale de la taxe est distribuée à proportion de l'incapacité des facteurs de production à y échapper. Le robot peut être installé n'importe où, un travailleur, non. C'est ce dernier qui paiera.
Il y a cependant une forme de capital totalement immobile : la terre. Financer la Sécurité sociale par la taxation du foncier nu, voilà la bonne idée.
L’IA ne cotise pas. Si la richesse se déplace du travail vers le capital, le financement de notre protection sociale doit évoluer. Les revenus du capital devront davantage y contribuer.
👇 Mon article dans L’Echo de ce jour.
#SécuritéSociale #IA
"That's not just a little off".
The Myth of Efficient Markets
Professor Robin Hahnel gives a speech on markets at the University of Helsinki in September 2012.
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« Le tirage au sort, c’est confier le pays à des incompétents. »
Voici la réponse du #PIC :
À Athènes, sur quelque sept cents magistratures, environ six cents étaient tirées au sort, et l’on gardait l’élection pour les généraux. Montesquieu l’écrit : le sort « est de la nature de la démocratie ». Aujourd’hui, en France, cent cinquante citoyens tirés au sort ont produit cent quarante-neuf propositions pour le climat, et le Président en a retenu cent quarante-six. En Irlande, deux assemblées citoyennes, dont l’une comptait un tiers d’élus, ont préparé deux référendums historiques, que le peuple a adoptés. Les tirés au sort ne remplacent pas les experts : ils les auditionnent, puis jugent. C’est ce que fait déjà un jury d’assises.
Lire la suite et apporter un complément ou une contradiction : pari-intelligence-collective…
L’intelligence collective ne consiste pas à tenter de faire quelque chose ensemble en dépit de nos différences, mais parce que nous sommes différents. C’est le processus délibératif promu par le #PIC : vos contradictions sont les bienvenues.
Parti Georgiste Français retweeted
Le "libre marché" est une folie.
L'exemple de l'immobilier.
@MarieCoeurderoy @MietDavid
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On nous explique que nos institutions allouent efficacement les ressources (grâce aux marchés) alors que 60% du pétrole est cramé dans le transport. Au lieu de favoriser la production locale et la proximité, elles favorisent l'étalement et le gaspillage à échelle industrielle.
En 1819, Benjamin Constant a écrit un texte intitulé "De la liberté des anciens comparée à celle des modernes".
Il expliquait, que pour les anciens, la liberté était collective et politique. Elle consistait à participer activement aux décisions de la cité.
Pour les modernes, en revanche, la liberté, c'est de jouir tranquilement de sa propriété, s'exprimer, circuler, se livrer aux activités que l'on souhaite sans entrave.
Aujourd'hui 99% des libéraux sont d'accord avec Constant. Pour je crois qu'ils se plantent et que ce sont les anciens qui avaient raison.
Pour les anciens, le contraire de la liberté, c'est la servitude. Constant craignait la servitude vis-à-vis de l'Etat mais peu importe que le maître soit l'Etat ou un autre. Focaliser uniquement sur le pouvoir direct de l'Etat est beaucoup trop restrictif. Les relations de pouvoir peuvent se manifester autrement et les anciens l'avaient bien compris.
Du coup, pour que chacun soit libre, il faut viser une répartition équitable du pouvoir (c'est le principe d'isonomia). Car je répète : si certains ont plus de pouvoir que d'autres, alors il y a des maîtres et il y a des serviteurs. Pour l'éviter, les citoyens doivent avoir une chance égale de participer aux décisions. Voilà pourquoi les Athéniens accordaient une grande importance au tirage au sort. Et c'était loin d'être parfait : ill y avait des esclaves et les femmes et les métèques étaient exclus, etc.
Cela dit, début du XIXe siècle, on est aux antipodes de l'isonomia. Le pouvoir est concentré entre les mains de quelques oligarques. Le suffrage est censitaire et Constant y est favorable. Il explique que les gens n'ont pas besoin de participer aux décisions collectives puisqu'ils ont des libertés garanties (les libertés des modernes). Mais c'est évidemment une arnaque parce que les règles ne sont pas neutres. Elles sont conçues pour favoriser les rentiers et entuber les pauvres. Donc évidemment, pour Constant qui appartient à la haute-bourgeoisie rentière entourée de serviteurs, tout va bien. Mais pour la grande majorité de la population condamnée à la servitude, il n'y a pas de liberté.
Donc ce sont bel et bien les anciens qui avaient raison. On ne peut pas faire l'impasse sur l'égalité politique. Si on veut la liberté de tous, alors on doit déconcentrer le pouvoir et donner une chance effective à tous de participer aux décisions collectives. Autrement dit, la liberté implique la généralisation du tirage au sort comme mode de désignation de jurys ou d'assemblées pour participer, à tour de rôle, aux décisions qui nous concernent.
Connaissez-vous le trilemme de l'économie mondiale ?
Selon l'économiste Dani Rodrik, nos sociétés poursuivent trois objectifs incompatibles : hyper-mondialisation, État-nation et démocratie. Selon lui, si on place le curseur vers deux objectifs, on dégrade forcément le troisième.
1⃣ Première combinaison : mondialisation + État-nation. On ouvre l'économie mais en gardant nos frontières politiques sans institution supra. Les autres pays peuvent sous-enchérir : dumping fiscal, social, environnemental, monétaire. Pour rester compétitif on est obligé de s'aligner. Rodrik appelle cela la camisole dorée : on obtient des gadgets à bas prix mais les citoyens sont soumis aux contraintes de la guerre commerciale et ne peuvent plus choisir leurs politiques économiques.
2⃣ Deuxième combinaison : mondialisation + démocratie. Pour que les électeurs puissent reprendre le contrôle sur les règles de la mondialisation, ils doivent s'organiser à l'échelle supra-nationale. L'UE en est une tentative. Elle s'est dotée d'institutions démocratiques (selon Rodrik) et elle tente de réguler le commerce et arbitrer les différends pour éviter le nivellement par le bas. Mais cela suppose de sacrifier une partie de la souveraineté nationale et partager le pouvoir avec ses voisins.
3⃣ Troisième combinaison : État-nation + démocratie. Si vous voulez prendre les décisions à l'échelon national sans partager le pouvoir avec ni subir les décisions des étrangers, vous n'avez pas le choix : vous devez renoncer, au moins en partie, à la liberté de circulation absolue des hommes, des capitaux et des marchandises. C'est ce que défend Rodrik. Il n'est pas pour l'autarcie mais plutôt pour ce qu'il appelle le modèle de Bretton Woods dès années 1945 à 1975 : commerce ouvert mais avec contrôle des capitaux, clauses de sauvegarde et large autonomie nationale.
Je pense qu'il a raison sur le trilemme. On ne peut pas tout avoir. Du coup, d'après vous, ou doit-on placer le curseur ? Que faut-il favoriser ? Que faut-il sacrifier ?
Trump a promis de distribuer $5000 à tous les adultes américains s’ils permettaient à son parti de garder le contrôle du parlement aux élections midterms.
Ostrom & co ont analysé des centaines de communs, (systèmes d'irrigation, forêts, pêcheries ou pâturages gérés collectivement), pour comprendre pourquoi certains échouaient et d'autres réussissaient. Et la recette de la réussite est assez simple. Il n'y a que quelques principes à respecter :
1⃣ limites clairement définies (missions / frontières géographiques) ;
2⃣ mécanismes de décisions collectives ;
3⃣ mécanismes de contrôle ;
4⃣ mécanismes de résolution des conflits ;
5⃣ sanctions graduées ;
6⃣ juridictions imbriquées.
Que ce soit pour coexploiter une ressource naturelle, cohabiter dans un lieu ou cotravailler dans une entreprise, ce sont les mêmes principes de coopération qui s'appliquent.
Comme l'a écrit Elinor Ostrom, l'objectif, c'est de parvenir à s'organiser"when all face temptations to free-ride, shirk, or otherwise act opportunistically."
Or, malheureusement, nos sociétés n'appliquent pas correctement ces principes de gouvernance ce qui mène à de graves défaillances. L'un des principes les plus lourdement bafoués, c'est le principe n°2 sur les décisions collectives.
En effet, dans nos sociétés, les décisions qui impliquent le collectif sont généralement prises par des chefs élus ou non élus qui décident à la place des autres.
Lorsque ces chefs sont bien choisis, spécialisés, compétents et que leurs intérêts sont alignés avec ceux des autres, tout va bien. Mais quand ce n'est pas le cas (et c'est rarement le cas au sommet), c'est là que les problèmes commencent.
Les "grands chefs" — élus, hauts-fonctionnaires ou dirigeants de grandes entreprises — ont des pouvoirs excessivement concentrés ce qui engendre les problèmes suivants :
1⃣ capture (ils servent leurs intérêts ou les intérêts d'autres puissants au détriment de l'intérêt général);
2⃣ erreurs (ils sont trop généralistes, débordés et déconnecté de la base donc ils ont tendance à commettre des erreurs) ;
3⃣ immobilisme (ils sont incapables de résoudre les problèmes importants pour les mêmes raisons).
L'exemple le plus flagrant de surconcentration du pouvoir, c'est le président de la république qui a des pouvoirs quasiment monarchiques et peut intervenir dans tous les domaines.
Et c'est pareil pour les députés qui peuvent légiférer sur tout alors qu'on pourrait très bien imaginer des assemblées spécialisés dans des domaines très précis. Mais comme on a un pouvoir législatif généraliste, composé d'un petit nombre de politiciens professionnels qui passent plus de temps à faire de la com qu'à légiférer, le résultat, c'est que 99% des normes sont produites par l'exécutif, de manière non-démocratique et chaotique.
Mais pourquoi est-ce qu'on confie autant de pouvoir a une poignée de généralistes qui le délègue ensuite à une bureaucratie qu'ils contrôlent très mal, malgré tous les problèmes que cela engendre ?
La réponse est simple : l'élection de masse.
Nos régimes politiques étant électoraux, et les élections de masse étant peu fréquentes par nature, le système nous oblige à concentrer le pouvoir entre les mains d'une poignée de chefs généralistes.
Dès lors, comment déconcentrer le pouvoir ?
Voici la solution :
1/ Abolir le vote de masse.
2/ Créer des juridictions fonctionnelles imbriquées.
3/ Les doter d'assemblées citoyennes tirées au sort qui prennent les décisions collectives.
Comme on l'a vu, l'élection de masse produit inévitablement une surconcentration du pouvoir. Elle a aussi le tort d'engendrer des partis politiques professionnels généralistes voués à faire de la com, se compromettre auprès des groupes d'intérêts et diviser la société. C'est un véritable fléau.
L'autre façon de voter en masse, c'est le référendum. Et même s'il est préférable à l'élection, il souffre du même problème logistique : on ne peut pas demander à tout le monde de voter tout le temps. Donc cela ne peut pas suffire.
D'ailleurs, on devrait toujours s'assurer que les gens soient un minimum informés avant de voter. Le vote de masse ne le permet pas, ce qui est désastreux. Demander aux gens de voter alors qu'ils ne sont pas informés, c'est comme si on demandait à un jury de rendre son verdict avant d'avoir entendu les plaidoiries. Et on ne peut pas s'attendre à ce que les gens fassent l'effort de s'informer pour participer à un vote de masse alors que leur voix ne vaut rien. Donc le vote de masse, c'est de la merde, on oublie.
Ce qu'on pourrait faire à la place, c'est créer une nouvelle constitution en mettant le tirage au sort au centre du jeu démocratique. Quand on participe à une assemblée citoyenne, son vote a un impact, on participe à des débats et on s'informe correctement, ce qui permet d'obtenir des décisions pertinentes.
Mais pour généraliser cette pratique, il faut préalablement organiser le travail en divisant la société en juridictions sectorielles imbriquées les unes dans les autres.
Ex : une juridiction nationale dédiée au secteur du bâtiment est chargée de donner un cadre et des règles générales à ses juridictions subalternes plus ou moins locales (dédiées à la maçonnerie, à la plomberie, etc.) qui sont elles-mêmes chargées de réguler leurs entreprises spécialisées, former les apprentis, délivrer des licences, contrôler, etc.
Et chaque juridiction serait dotée d'organes décisionnels composés de gens tirés au sort.
Par exemple, un organe chargé de sélectionner les problèmes à résoudre, un autre chargé de délibérer et de voter des solutions, un autre chargé de créer les règles internes, embaucher le personnel et évaluer les performances, etc.
Les mandats des tirés au sort pourraient être plus ou moins longs avec des roulements décalés pour qu'il y ait toujours des anciens avec des nouveaux. Et il pourrait y avoir un certain % de pros du secteur et un certain % de gens ordinaires pour allier connaissances spécialisées et intérêt général.
Pour les grosses juridictions, on pourrait avoir des centaines de tirés au sort et pour les petites, quelques dizaines. Et cela serait également adapté aux entreprises au-delà d'une certaine taille.
Voilà comment on déconcentre le pouvoir et on remplace les grands chefs ainsi que les élections de masse par un véritable système démocratique où les décisions sont prises collégialement au sein d'assemblées délibérantes vraiment représentatives, incorruptibles et alignées sur l'intérêt général.
Je précise que c'est un excellent moyen de prendre des décisions qui ont un impact collectif important : construire une route, réguler un métier, etc. Chaque juridiction pourrait choisir de prendre certaines décisions via son organe de vote ou bien d'embaucher des chefs qui prennent des décisions à sa place (des contrôleurs, des enquêteurs, etc.).
Bien entendu, il faudrait évidemment inclure des corps pour résoudre les conflits intra-sectoriels ou inter-sectoriels. Ils seraient peuplés de jurys tirés au sort, comme on le fait déjà aux assises, pour que le système soit parfaitement cohérent.
Dans ce système, le marché serait un outil comme un autre pour allouer les ressources à l'intérieur du cadre réglementaire. Par exemple, une juridiction dédiée à la pêche pourrait décider d'organiser des enchères pour allouer un spot de pêche pendant x années, exploitable de x manières avec x engins, etc. Idem pour ceux qui prennent une licence d'exploitation d'une parcelle, d'une ressource ou d'un équipement collectif. Ils payent un loyer à leur juridiction de tutelle correspondant + ou - à la valeur locative de leur licence, ce qui correspond exactement à la proposition georgiste et permet de décorréler la fiscalité du travail. Le loyer pourrait être déterminé aux enchères ou estimé par des assesseurs.
Ainsi, les juridictions pourraient financer leur fonctionnement interne ainsi que des projets collectifs, voire des dividendes. Et comme elles seraient imbriquées, la hiérarchie ferait remonter de l'argent vers le sommet pour financer l'armée ou n'importe quel projet d'envergure nationale voire supra-nationale.
Autrement dit, ce système permet d'allier démocratie et coordination à grande échelle sans passer par le mécanisme archaïque et inefficace de l'élection de masse.
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The real options problem of urban development — when do developers build on plots, vs leave them vacant or underdeveloped for option value — is salient these days.
Was first explored (to my knowledge) by Sheridan Titman in the AER in 1985.
jstor.org/stable/1814815?seq…
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Happy bday to the big G
Happy Birthday, Henry George.
Henry George was born 187 years ago today, and it is one of the stranger injustices in American intellectual history that most people have never heard of him. In 1879 a self-taught journalist published Progress and Poverty. It sold millions of copies—more than any other book in English except the Bible for a stretch of the 1890s. It asked why poverty deepened as technology and wealth exploded. His answer: the community creates the value of land; private capture of that unearned rent drives inequality, speculation, and boom-bust cycles. Tax the land, untax work and trade. Simple. Radical. Classical.
Though it cited individual liberty as the source of all social progress, that book also helped ignite the Progressive Era. Reformers, labor activists, and municipal governments were motivated by his diagnosis of privilege and his demand for equal opportunity. At the same time, later anti-statists—Albert Jay Nock, Frank Chodorov, and the strain now called geolibertarian—saw in him a man who advocated true laissez-faire: no taxes on production, a state funded only by the value the community itself creates. He sits in both the libertarian and progressive family trees. Most founders of movements do not.
He wrote like a prophet. His 1877 Fourth of July oration treats liberty not as a slogan but as the condition of virtue, wealth, and knowledge—and its full realization as “the City of God on earth.” Einstein, Tolstoy, Shaw, Dewey, and Sun Yat-sen all took him seriously. When he died in 1897 while running for mayor of New York, the funeral was one of the largest the city had seen.
It is unusually unfair that he faded. His book outsold almost everything. He influenced both the American left’s reform tradition and the American right’s later libertarian one. His central problem—progress that does not lift the bottom—has not gone away. Housing costs, land speculation, and the tax burden on labor are still with us.
There is a strong case to be made that universities teach "neo-classical" economics merely to avoid addressing the land issue and Henry George.
He has no statues, stamps or street names because he was correct and those in power don't care about fairness or the future of humanity as much as hanging on to the status quo.
Parti Georgiste Français retweeted
When we were a young country our land values were lower so rent was a smaller portion of the cost of living. The more a country develops its land, the higher a portion of our wages rent seekers extract. Land rent rises with productivity to capture wage growth

























