Pinned Tweet
Replying to @BFMTV
Relisez bien.
La préfecture de police dit aux commerçants de se payer leur propre police.
Tu bosses 70 heures par semaine.
Tu paies la TVA, l'URSSAF, la CFE, la taxe foncière.
Plus de la moitié de ce que tu produis part à l'État.
Et le jour où ta vitrine explose, l'État te demande d'appeler une putain de boîte de vigiles.
Ce n'est plus un État, c'est un racket.
Le racket prend l'argent et protège au moins le commerce.
Lui prend l'argent et te laisse crever la gueule ouverte face aux pilleurs.
S'il ne garantit même plus la sécurité, son seul vrai job, qu'il rende l'argent.
TOUT l'argent.
Le diagnostic arrive après le bouton
Macron à Marseille : "Les réseaux sociaux abîment notre démocratie"
Le 21 octobre à Doha, c'était la "manipulation étrangère de l'information"
Le 22, le Premier ministre écrivait aux opérateurs d'être prêts à couper Snapchat, TikTok et Instagram
Aujourd'hui, le président fournit l'excuse
Twitter, devenu X, a publié le code de son algorithme le 31 mars 2023
N'importe qui peut le lire
La lettre aux opérateurs, elle, réclamait la confidentialité
Qui cache quoi ?
Un prix, c'est un signal
Un post aussi
Quand le signal dérange, l'état ne change pas de politique
Il coupe le signal
Tocqueville l'avait vu en 1840 : "il ne détruit point, il empêche de naître"
Vive la liberté bordel
xitter.cf/BFMTV/status/211468783…
🚨 Le 22 octobre, le Premier ministre écrit aux patrons d'Orange, SFR, Free et Bouygues
Objet : être prêts à couper Snapchat, TikTok et Instagram "sans délai", "si j'en donne l'instruction"
Base légale citée : aucune
Journal officiel : rien
Demande en fin de lettre : la confidentialité
En 2014, pour bloquer sans juge un site terroriste, il a fallu une loi
Ici, pour couper trois réseaux dans tout le pays, une lettre
Ce sont les juristes des opérateurs qui ont réclamé une décision signée et motivée
Et ils le disent : un VPN suffit à contourner
Le casseur passera
Vous, on prépare de vous couper la parole par courrier
Cela s'appelle un interrupteur sur votre liberté
xitter.cf/CerfiaFR/status/211407…
🚨🇫🇷💥 "À l'évidence, plusieurs réseaux sociaux ont joué un rôle décisif non seulement dans la cristallisation et la viralité de mots d'ordre illicites mais aussi comme leviers de coordination opérationnelle des violences". Blast dévoile la lettre envoyée par Sébastien Lecornu aux opérateurs pour bloquer les réseaux sociaux de façon "ciblée".
Le gouvernement avait déjà essayé de mettre en place cette méthode en Nouvelle-Calédonie, en 2025, mais le Conseil d'État avait annulé le blocage.
Le truc le plus grave de ce samedi, c'est pas dans la rue
C'est dans ton téléphone
Je m'explique
Mercredi, Matignon réunit Meta, Snap, TikTok, Reddit, Discord et Google
Jeudi, un guichet unique de l'Intérieur, adossé à Pharos, se met à envoyer ses signalements
Vendredi, le bilan tombe : "plus d'une centaine de signalements" faits "en prévision de la journée de samedi", et "une moitié a conduit à la suspension des comptes"
En prévision
Avant même que la journée commence
Et le plus beau, c'est la formule de Matignon : "à droit constant"
L'état signale, la plateforme coupe, aucun juge ne tranche
Ce n'est pas une loi de censure
C'est mieux pour eux : une censure qui n'a même pas besoin de loi
L'étatisme nouvelle génération, plus besoin de voter, un guichet suffit
Oui, appeler au pillage est un délit
Justement, un délit ça se juge
Ça se prouve, ça se plaide, ça se condamne
Là, on saute l'étape
En 2020, le Conseil constitutionnel a censuré la loi Avia parce que le caractère illicite d'un contenu y était soumis à "la seule appréciation de l'administration"
Six ans plus tard, plus besoin de loi
Benjamin Constant l'avait vu en 1819 : "l'arbitraire des hommes était pire encore que les plus mauvaises lois"
Une mauvaise loi, tu peux la lire, la contester, la faire tomber
Un guichet, tu sais même pas ce qu'il a coupé
Lundi, Gabriel Attal réclamait un blocage temporaire des réseaux
Trois jours plus tard, plus besoin de bloquer
On a trouvé le hack
Aujourd'hui c'est un samedi de pillages
Demain, qui décidera de ce qui est "urgent" un samedi d'élection ?
Pas de loi
Pas de juge
Pas de liste publiée
C'est tout
"Il faut protéger l'élection contre la désinformation"
Vous avez sans doute déjà entendu cet argument
Regardez ce qu'il donne au Brésil, à deux jours du second tour
Le 11 octobre, le camp Bolsonaro obtient du président du tribunal électoral la coupure du canal WhatsApp pro Lula
Plus de 3 millions d'abonnés à l'époque, plus de 8 millions aujourd'hui
Le même jour, un autre juge du même tribunal le rallume
Le service anti désinformation du tribunal épluche le canal
Aucune des fake news dénoncées n'y est trouvée
Mais un reproche quand même : un "langage polarisant"
Le 19 octobre, c'est le camp Lula qui obtient qu'on interdise à Meta et X de booster deux comptes pro Bolsonaro jusqu'au vote
500 000 réais d'astreinte par jour et par plateforme
Ce vendredi, toujours à la demande du camp Lula, le tribunal donne 24h à X pour détailler comment Grok filtre ce qu'il dit des candidats
Puis un projet circule au tribunal pour couper tous les canaux WhatsApp politiques de plus de 200 000 abonnés 48 heures avant le vote
Abandonné après le tollé
Dites... vous voyez le problème ?
Le délit, ce n'est plus le mensonge
C'est l'audience
Bastiat appelait ça "la loi pervertie", "détournée de son but"
Quand le juge ne cherche plus le mensonge mais compte les abonnés, c'est la taille qu'on punit
Chaque camp a supplié le juge de faire taire l'autre
Chaque camp crie à la censure quand ça lui tombe dessus
Et en 2024, c'est X tout entier qui avait été coupé dans le pays pendant plus d'un mois
Leur Constitution de 1988 interdit "toute censure de nature politique"
Elle n'a pas interdit de la rebaptiser
En France aussi, dans les trois mois avant une élection, un juge peut faire cesser une diffusion en 48 heures
Le jour où le critère devient l'audience, on aura le même problème
Pour faire simple : la censure ne choisit pas son camp
Elle attend juste de changer de main
🚨 "Des gens qui n'ont aucune légitimité pour cela"
Voilà comment Emmanuel Macron parle des Français qui veulent manifester samedi hors syndicat
Les demandes syndicales seront "examinées"
Les autres : "partout où on le peut, on interdira"
Lisez la loi
L'article L211-4 permet d'interdire une manif "de nature à troubler l'ordre public"
Il ne dit pas un mot des syndicats
L'obligation de déclarer une manif vient d'un décret-loi entré en vigueur le 24 octobre 1935
Samedi, nous serons le 24 octobre 2026
91 ans pile plus tard, l'état triera les citoyens entre légitimes et illégitimes
Bastiat, 1850 : quand la loi n'impose pas "des modes d'association", les gens savent encore "nous associer, nous entraider"
Manifester est un droit
Pas un privilège syndical
xitter.cf/AlertesInfos/status/21…
🇫🇷 ALERTE - Emmanuel Macron annonce que les manifestations organisées par des personnes n’ayant "aucune légitimité pour le faire" seront INTERDITES par les préfets. Les manifestations déclarées par les syndicats pourront être autorisées, mais des parcours alternatifs leur seront proposés pour protéger les centres-villes et les commerces. (déclaration)
Antoine Rullier retweeted
Voici comment réfléchissent les électeurs de gauche et LFI pour le marché de l’immobilier locatif, avec l’exemple surprenant de Madrid.
Macron trie maintenant les bons patriotes.
Et il a déjà signé la loi qui fait trancher le vrai par un juge en 48 heures.
Depuis Doha, il dénonce une « manipulation étrangère de l'information » après le 17 octobre.
Puis cette phrase : « Dans ces moments-là, on voit qui aime la France et qui ne l'aime pas. »
Rappel.
22 décembre 2018 : loi sur la manipulation de l'information.
Le Sénat l'a rejetée deux fois.
Elle est passée quand même.
Dans les trois mois avant une présidentielle, des législatives ou des européennes, un juge des référés peut faire cesser une diffusion.
En théorie, seulement contre le faux « manifeste », diffusé en masse.
En pratique, c'est l'État qui décide où commence le faux.
Et maintenant, il décide aussi qui aime la France.
La Boétie l'écrivait au XVIe siècle : un maître peut toujours « être mauvais quand il voudra ».
Une loi ne se juge pas sur celui qui la signe.
Mais sur celui qui en héritera.
2027 arrive.
La fenêtre des trois mois aussi.
Une fausse image IA, ça se démonte avec une Community Note.
Une loi, ça ne se démonte jamais.
Vive la liberté bordel !
xitter.cf/CerfiaFR/status/211287…
🇫🇷 FLASH | « Il y a une manipulation étrangère de l’information ! On a vu des images générées par IA ! », dénonce Emmanuel Macron.
« Des dirigeants expliquent qu’on a été envahis par des migrants, des islamistes. C’est totalement faux ! Donald Trump relaie ce que certaines sphères veulent nous faire croire ! », affirme le président de la République.
🚨 L'État a perdu la rue samedi.
Mardi, Thierry Breton veut « occuper le territoire numérique ».
On n'occupe pas un espace de parole.
On occupe un territoire ennemi.
L'ennemi, c'est vous et votre téléphone.
1️⃣ Commissaire en 2024, il écrivait à Musk en brandissant le DSA.
La Commission l'a désavoué le lendemain.
2️⃣ 2024 : TikTok coupé en Nouvelle Calédonie.
Avril 2025 : le juge dit illégal. Et laisse le mode d'emploi pour la prochaine fois.
3️⃣ Lundi, Attal veut bloquer des réseaux « de manière ciblée ».
Bastiat, 1850 : une idée fausse ? « Réfutez-la. »
Jamais : occupez-la.
👉 Occuper votre téléphone a un nom.
Cela s'appelle la censure.
xitter.cf/BFMTV/status/211261966…
Vous pensiez que l'impôt se votait.
En vrai, il se marchande amendement par amendement, sans vous.
Le vote du volet impôts du budget 2027 devait avoir lieu hier.
Il est repoussé.
Plus de 2 000 amendements restaient sur la table.
Examen repris le 27 octobre.
Vote solennel le 3 novembre.
Dites... vous croyez qu'il y en a beaucoup pour vous rendre votre argent ?
Un exemple parmi d'autres.
L'amendement qui taxe à 31,4 % la plus-value d'un simple échange de bitcoin contre un stablecoin.
Sans un seul euro encaissé.
Il plane toujours sur vos wallets. Prochaine étape : le 3 novembre, puis le Sénat.
Bien sûr, on va me répondre : « C'est la démocratie. Vos représentants débattent. »
Vous avez sans doute déjà entendu cet argument.
Il y a une arnaque.
Relisez l'article 14 de la Déclaration de 1789.
Les citoyens ont le droit de « consentir librement » la contribution publique.
D'en « suivre l'emploi ».
D'en fixer la quotité et la durée.
Consentir.
Pas attendre qu'un hémicycle décide, amendement après amendement, quelle part de votre salaire vous avez le droit de garder.
1789 : on consent à l'impôt.
2026 : on attend la fin de la navette pour savoir ce qu'on nous laisse.
Pour faire simple :
Ce n'est pas un budget.
C'est un menu.
Et vous êtes le plat.
Pour poursuivre des pilleurs, Darmanin sort l'arsenal anti mafia.
Ce n'est pas une sanction. C'est un précédent.
Je m'explique.
Lundi, le garde des Sceaux a envoyé une instruction à tous les parquets.
Poursuivre les violences du 17 octobre en « criminalité organisée ».
Le régime pensé pour les mafias et les réseaux.
Garde à vue de 72 heures au lieu de 48.
Géolocalisations.
Écoutes téléphoniques.
Lui même le dit : c'est la première fois.
Milton Friedman l'a écrit en 1984.
Rien n'est plus permanent qu'un programme temporaire de l'État.
La France connaît la chanson.
1998 : le fichier ADN est créé pour les délinquants sexuels. Personne ne proteste.
2003 : on y met les simples suspects, même jamais condamnés.
Fin 2021 : plus de 5,2 millions de profils.
En 2017, la CEDH condamne la France pour un homme qui avait refusé le prélèvement après une manif.
Aujourd'hui, on vise des pilleurs.
Personne va pleurer pour eux.
C'est exactement pour ça qu'on choisit ce moment.
Mais l'outil, lui, reste.
Et le jour où un ministre trouvera ta manif « organisée », la boîte sera déjà ouverte.
Le casseur, tu le juges avec le Code pénal.
Pas avec l'étatisme d'exception.
Exception un jour. Droit commun pour toujours.
C'est tout.
xitter.cf/manhack/status/2112521…
Gérald Darmanin réclame une qualification de "criminalité organisée" pour étendre les GàV de 48 à 72h et pouvoir faire des géolocalisations, des écoutes téléphoniques, utiliser la reconnaissance faciale avec le fichier TAJ pour identifier les casseurs
next.ink/brief-article/geral…
🚨 Le casseur ne déclare rien.
Le citoyen qui déclare devient le suspect.
Laurent Nuñez envisage d'interdire samedi des manifestations déclarées « dont l'organisateur ou le service d'ordre ne nous laisserait pas à penser que la manifestation ne va pas déraper ».
Traduction : à vous de garantir que les casseurs ne viendront pas.
❌ Le casseur ne remplit aucun formulaire.
✅ Vous, vous signez avec votre nom et votre domicile.
En 2019, le Conseil constitutionnel a refusé au préfet le pouvoir d'interdire à quelqu'un de manifester. Motif : une « latitude excessive ».
👉 Manifester n'est pas une faveur du ministre.
C'est un droit.
xitter.cf/AlertesInfos/status/21…
Samedi, l'État n'a pas su tenir la rue.
Lundi, on parle d'interdire un parti.
« [LFI] tient une grande part de responsabilité dans le discours de haine. Je pense que la question peut être posée. »
Vous avez sans doute déjà entendu cet argument.
Cette fois, c'est le président du Sénat qui le sert.
Il y a une arnaque.
Je ne défends pas LFI.
Je défends votre bulletin de vote.
Plus de 3 000 commerces dégradés ?
Le Code pénal existe pour ça.
Un parti tient un discours qui vous déplaît ?
Les urnes existent pour ça.
La Constitution est limpide.
Article 4 : les partis « se forment et exercent leur activité librement ».
26 septembre 1939 : un décret dissout le Parti communiste.
Pas de vote. Pas de juge. Des pouvoirs spéciaux, un pays en guerre.
Dites... en 2026, une manif qui dégénère suffit ?
Bien sûr, on va me répondre : « C'est pour protéger la démocratie. »
Un pouvoir qui interdit le parti que vous détestez aujourd'hui interdira celui que vous aimez demain.
Il suffira d'un autre gouvernement et d'une autre définition du « discours de haine ».
Vous ne défendez pas les communistes de 1939 ? Moi non plus.
Je défends le jour où ce sera votre camp.
Pour faire simple : un parti, on le bat dans les urnes.
Pas au Journal officiel.
xitter.cf/AlertesInfos/status/21…
L'État dépense l'équivalent de 57 % de ce que la France produit.
Et les services publics s'effondrent.
Samedi, la rue criait contre la vie chère et l'état des lycées.
Selon la théorie, plus d'argent public devait acheter un meilleur service.
La réalité ?
1960 : l'État dépense 35,8 % du PIB.
2025 : 57,3 %.
21,5 points de plus en 65 ans.
Plus de la moitié de la richesse du pays passe par ses mains.
Et le service rendu recule quand même.
Bastiat l'écrivait en 1848 : ses mains « retiennent toujours une partie et quelquefois la totalité de ce qu'elles touchent ».
Ce n'est pas un problème de moyens.
C'est un monopole qui prend toujours plus et rend toujours moins.
La réponse de la classe politique ?
Plus d'impôts.
Plus de contrôle.
Un disque rayé.
On ne répare pas un monopole qui échoue en lui donnant plus de monopole.
Vive la liberté, bordel.
Samedi, les casseurs ont pris la rue.
Ce soir, l'État te la retire.
Paris, ce soir, de 23h à 6h : place de la République et secteur des Halles.
Pour tout le public.
Pas seulement les mineurs.
À Nice, couvre-feu pour les mineurs dans le centre-ville dès 21h, jusqu'au 25 octobre.
Bienvenue dans l'épisode 5 de Confisqué.
Après tes messages, ta parole, ton argent et ton identité.
Ta rue.
La place des manifs, fermée à tout le monde.
Le casseur ne lit pas les arrêtés préfectoraux.
Le passant qui rentre de dîner, si.
Tu sors le soir, 135 €.
Samedi, ils pillaient plus de 3 000 commerces.
Traduction : l'État ne sait pas trier.
Alors tout le monde rentre.
John Stuart Mill l'avait écrit en 1859.
La fonction préventive du gouvernement est bien plus exposée aux abus que sa fonction punitive.
Punir vise un coupable.
Prévenir vise tout le monde.
Octobre 2020 : couvre-feu pour 20 millions de personnes. Annoncé pour quatre à six semaines.
Levé seulement le 20 juin 2021.
Novembre 2015 : état d'urgence, 719 jours.
Puis ses outils versés dans le droit commun.
L'exception ne repart jamais.
Elle déménage.
Et Lecornu évoque déjà l'état d'urgence : « si c'est nécessaire, évidemment que nous pourrions le faire ».
Le casseur, l'État le cherche encore.
Toi, il sait exactement où te trouver : place de la République, à 23h01.
Aller et venir, ce n'est pas une permission.
C'est ta liberté.
Elle ne se rend pas parce que l'État a raté son week-end.
Épisode 6 après-demain : ce qu'ils te prendront ensuite.
L'État n'a pas su protéger plus de 3 000 commerces.
Alors il convoque Meta et TikTok.
Pour retrouver les receleurs, dit Bercy.
Aujourd'hui les receleurs.
Demain qui ?
Antoine Rullier retweeted
J’ai entendu dire que la France était finie, qu’il était trop tard pour la sauver.
Mais la France est toujours aussi belle, enviable même. Sa grandeur n’a pas disparu, elle ne demande qu’à renaître.
Nous avons surmonté en un an un problème cent fois plus grave, sans avoir les moyens dont dispose la France.
La France pourrait y arriver en une semaine.
L'État était en loge.
Limoges était en feu.
Vendredi, depuis Bruxelles, Macron appelait les manifestants au calme.
Le soir, Brigitte dansait sur « Dans un autre monde ».
Le titre était bien choisi.
Samedi, la France a vu cet autre monde.
Plus de 1 500 incendies.
Une soixantaine de bâtiments brûlés.
1 800 interpellations.
Plus de 500 policiers, gendarmes et pompiers blessés.
À Limoges, la police n'a plus de moyens de désencerclement dès 15h15, selon le maire.
À 20h30, le campanile tombe.
Un bâtiment de 1883, payé par le legs d'un particulier.
À Marseille, une compagnie de CRS le matin, selon le maire.
7 à 8 000 pilleurs, selon le préfet.
Le 6 octobre, le ministre de l'Intérieur définissait la perte de contrôle : « des hordes qui pillent ».
Onze jours plus tard, il assure que le dispositif n'était pas sous-dimensionné.
Le scandale, c'est le contrat.
Tu payes l'impôt.
Tu acceptes les contrôles, les normes, les formulaires.
En échange, l'État te doit une seule chose : ta sécurité et celle de tes biens.
Ce week-end, il a encaissé.
Il n'a pas livré.
Un État qui veut tout faire finit spectateur.
Comme en loge.
#Manifestationdu17 #Pillages #Sephora
Un homme a offert un palais à sa ville. L'État l'a laissé brûler.
En 1875, un rentier de Limoges, Alfred Fournier, meurt sans enfant. Il lègue toute sa fortune à la ville. Grâce à cet argent privé, Limoges construit sa mairie. Inaugurée en 1883.
Les faits. Samedi, en fin de manifestation, des individus cagoulés cassent les vitres, entrent et mettent le feu. Le toit s'effondre. Le campanile tombe vers 20h30. Le préfet parle d'une « catastrophe patrimoniale ». Le bâtiment est « en grande partie perdu ».
Et le maire raconte la suite. Selon lui, dès 15h15, les policiers n'avaient plus de moyens de désencerclement.
Maintenant regardez le film en entier.
Un homme seul, avec son argent, a offert un palais à sa ville. En 2015, la ville a lancé un appel au mécénat populaire pour le rénover. Et en 2026, la puissance publique n'a pas réussi à tenir une porte.
C'est ça, le paradoxe français.
L'État veut tout gérer. Ton école. Ta retraite. Ton électricité. Le prix de ton loyer. Mais le jour où on lui demande la seule chose qu'il est censé faire, protéger les personnes et les biens, il n'a plus rien en stock à 15h15.
Ce n'est pas qu'un problème de moyens. C'est un problème de priorités.
Un État qui fait tout finit par ne rien faire bien. Et à la fin, c'est toujours le même qui paie. Toi. Parce que la facture de la reconstruction, ce ne sont pas les casseurs qui vont la régler. Pour un bâtiment qu'un particulier avait déjà largement financé.
Fournier a fait sa part. En 1875.
L'État, lui, cherche encore la sienne.
xitter.cf/AlertesInfos/status/21…
Un État qui te contrôle partout mais qui n'est pas là quand on pille ta boutique, ce n'est plus un État. C'est un racket.
Cet après-midi à Lyon, des dizaines de magasins ont été pillés en Presqu'île. Le Progrès écrit que les scènes de pillage se multipliaient « sans intervention de la police ». À Marseille, BFMTV parle de plusieurs dizaines de commerces pillés entre la préfecture et le Vieux-Port. Boulangerie comprise.
Pensez au commerçant ce soir.
Il a payé ses charges. Sa TVA. Ses normes. Ses mises en conformité. Il a rempli chaque formulaire qu'on lui a tendu. On l'a contrôlé, relancé, sanctionné au moindre retard.
Et le jour où il avait besoin de la seule chose qu'il demandait en échange, sa sécurité, il n'y avait personne.
C'est ça, le scandale français. Un État obèse sur tout ce qui ne le regarde pas. Et absent sur la seule mission pour laquelle il existe.
Protéger les personnes et les biens. Pas éduquer ton assiette. Pas lire tes messages. Pas te dire où rouler.
Quand l'État veut tout faire, il ne fait plus rien bien. Et ce sont toujours les mêmes qui paient. Ceux qui ouvrent le rideau le matin et qui se retrouvent ce soir devant une vitrine éclatée.
Je ne demande pas plus d'État. Je demande un État qui fait son job. Le reste, laissez-nous le faire.









