Pinned Tweet
Payer moins d’impôts voir passer à la tranche inférieur sur 10ans peut te faire économiser plusieurs dizaines de milliers d’euros !
Et c’est possible grâce au PER ( plan épargne retraite )
Je vais te l’expliquer et le comparer au livret a dans ce thread :
Jessy - Next Gain retweeted
🚨 Tesla $TSLA dévoile un roadster qui "vole" !
🤷♂️ Je vais passer pour un aigri mais ça sert à rien. La seule (vraie) prouesse pour moi reste le passage de 0 à 100km/h en moins d'une seconde.
Du génie marketing signé Elon mais sans relais de croissance crédible. La routine.
Jessy - Next Gain retweeted
🚨 Quelque chose de très rare se passe dans les couloirs de la FED. Certains membres commencent à dire ouvertement que l'économie américaine doit ralentir et le boom de l'IA est désormais dans son viseur !
📊 L'inflation CPI US d'hier a confirmé que le problème inflationniste est loin d'être résolu. L'inflation globale est ressortie à 3,7% sur un an contre 3,4% en août tandis que les prix ont augmenté de 0,6% sur le mois à cause de l'énergie avec une (incroyable) hausse de 9,1% de l'essence qui explique à elle seule plus de la moitié de l'augmentation mensuelle de l'indice. L'inflation core, qui exclut l'alimentation et l'énergie, accélère à 2,6% sur un an contre 2,4% en août avec une progression mensuelle de 0,3%. Contre toute attente, ce qui a fait que l'inflation était au dessus du consensus reste les coûts du logement (40% du calcul de l'indice) qui ont progressé de 0,4% sur le mois. Du coup, les marchés se disent que la désinflation montre des signes non négligeables d'essoufflement alors que les conditions financières deviennent sacrément restrictives via les taux longs.
1⃣ Au dela des datas, les dernières déclarations de Hammack et Goolsbee m'ont fait tiqué. Déjà lundi, Hammack a expliqué qu'elle souhaitait voir l'économie ralentir pour réduire les pressions inflationnistes et elle est allée jusqu'à évoquer explicitement les investissements des entreprises. Son raisonnement, comme celui que je vous ai fait sur un précédent post concernant un éventuel reset, est que si les dépenses d'investissement peuvent ralentir, il sera possible de réduire l'inflation sans provoquer une énorme dégradation de la consommation des ménages. L'IA est clairement visée sachant qu'elle représente le principal moteur de la croissance du pays. Hammack ne veut pas arrêter la croissance et encore moins provoquer une récession, elle veut un simple reset pour ne plus entretenir durablement l'inflation, ce qui implique plus de restriction monétaire pour rééquilibrer la situation avant que le chômage ne commence à augmenter. Autre chose, Hammack a aussi indiqué que la consommation est largement soutenue par les ménages situés en haut de l'échelle des revenus et par l'effet richesse procuré par les marchés. Vous avez donc une économie dont une partie des ménages souffre déjà du niveau des prix alors que les moteurs les plus puissants de la demande continuent d'exercer des pressions inflationnistes.
2⃣ De l'autre côté, Goolsbee a quasiment expliqué la même chose en disant que les tensions inflationnistes liées au boom de l'IA commençaient à se transmettre à des secteurs qui ne sont pas directement associés aux data centers, tout en évoquant une forme de surchauffe classique de la demande. Si l'inflation commence aussi à provenir d'une demande trop importante par rapport aux capacités productives de l'économie, le problème va devenir sacrément difficile à résoudre sans ralentissement de l'activité. Quand des entreprises commencent à accepter de payer quasiment n'importe quel prix pour respecter leurs calendriers de développement, les tensions se propagent à d'autres secteurs. Alors, l'IA n'explique pas à elle seule l'inflation américaine mais son effet global reste débattu et le fait de voir plusieurs responsables de la Fed s'en inquiéter montre que le sujet est désormais devenu monétaire.
📈 S'agissant des décisions de taux, le CPI a évidemment renforcé les anticipations d'un nouveau resserrement mais à ce stade j'exclus une hausse de taux en octobre contrairement à décembre puisque les gros membres de la Fed préfèrent attendre davantage de données et que les taux longs doivent encore faire leur effet. Si la FED maintient ou accentue les conditions trop restrictives trop longtemps, elle risque d'accentuer le ralentissement économique. D'ailleurs, je rappelle que la Fed ne peut pas faire baisser les prix du pétrole en augmentant les taux donc une partie de l'ajustement économique risque d'être supportée par des secteurs qui ne sont pas forcément responsables du choc initial.
⚠️ Je préfère préciser une dernière chose parce qu'il y a quand même une conséquence derrière les déclarations de Hammack et Goolsbee qui me paraît largement sous-estimée. Il ne faut plus considérer qu'une correction importante des marchés financiers entraînera une intervention rapide de la Fed. Si une partie de la demande américaine est soutenue par l'effet richesse des ménages les plus aisés et par l'ampleur des investissements dans l'IA, alors, comme je l'ai déjà dit, une modération de ces deux moteurs contribuera à réduire les pressions inflationnistes. Je ne dis pas que la Fed cherche à provoquer un krach mais elle est à un stade où elle commence à souhaiter que les choses se calment sérieusement sur ces deux volets.
Comme vous le savez désormais, la clé se trouve dans le coût du capital et croyez moi (ou non), je n'ai pas fait le post plus bas pour rien.
📊 Au moment du post, j'estimais les chances de voir le scénario exposé se réaliser dans les 6-9 mois autour de 20%. 2 semaines plus tard, je dirais qu'on tourne autour de 30%.
➡️ Je sais, un tiers c'est beaucoup mais, je vais sembler caricatural, je suis aussi conscient que certaines personnes (Bessent et Trump entre autre) ont encore la main pour guider les bulls vers le bonheur, rien n'est figé à ce stade.
🤔 Par contre, si l'atterrissage en douceur a lieu, j'estime que la probabilité de voir des secteurs oubliés en profiter est plus importante que de voir des secteurs stars de 2026 en profiter.
My 2 cents, comme toujours.
Jessy - Next Gain retweeted
🚨 Je pense qu'on n'est pas prêts pour l'après midterms aux Etats-Unis. Les Démocrates préparent déjà leur retour au pouvoir et veulent démanteler la politique économique de Trump, mettre fin à la guerre en Iran et multiplier les enquêtes contre son administration. Pour les marchés, un profond changement à venir pourrait se mettre en place.
🇺🇸 Le chef des démocrates à la Chambre des représentants travaille sur un programme offensif si son parti remporte les élections du 3 novembre pour remettre en cause la majorité des décisions économiques de Trump. Les démocrates souhaitent rétablir les crédits d'impôt de l'Affordable Care Act qui permettent à des millions de ménages de réduire leurs dépenses d'assurance santé, revenir sur les coupes budgétaires dans Medicaid, remettre en cause les droits de douane de Trump et multiplier les initiatives parlementaires pour mettre fin à la guerre en Iran. À cela on ajoute un programme massif d'investigations qui vise Trump, sa famille et son administration, avec la possibilité d'engager une deuxième procédure de destitution. D'ailleurs, Jeffries a formé cinq groupes de travail pour préparer des propositions sur la santé, le logement, l'alimentation, l'énergie et les services à la personne.
🗳️ Je précise quand même qu'il faut une victoire démocrate totale, c'est à dire récupérer la Chambre des Représentants ET le Sénat. Même dans cette hypothèse, Trump garde encore son droit de veto que le Congrès peut contourner qu'avec une majorité des deux tiers dans chacune des chambres. Aussi, au Sénat, la plupart des grosses réformes législatives restent soumises à la règle des 60 voix pour surmonter l'obstruction parlementaire donc les démocrates pourront multiplier les votes et adopter des textes à la Chambre, mais pour les transformer en lois c'est une autre histoire. Du coup, je me dis que le scénario de base est une paralysie législative et une confrontation politique permanente entre la Maison-Blanche et le Congrès. Les démocrates pourront bloquer une partie de l'agenda républicain, utiliser les négociations budgétaires comme levier de pression, multiplier les auditions et les enquêtes parlementaires tout en rendant la conduite de la politique économique beaucoup plus compliquée pour Trump.
🧠 Pour les marchés financiers c'est important parce que ce qui nous intéresse c'est la situation à venir pour l'IA. Le programme démocrate repose sur une priorité politique absolue qui est de réduire le coût de la vie pour les ménages américains. Sauf que le développement des infrastructures d'IA commence à clairement entrer en contradiction avec cet objectif. L'exemple le plus parlant est celui des besoins en électricité qui augmentent considérablement pour les hyperscalers donc qui doit passer à la caisse, les hyperscalers qui construisent ces infrastructures ou les ménages américains qui subissent déjà des factures d'électricité élevées ? Maintenant que l'IA représente une énorme part de la croissance de l'économie américaine, la question devient encore plus tricky. Les démocrates pourraient être tentés de faire de ces infrastructures un symbole des déséquilibres économiques actuels et le risque pourrait se traduire par des investigations sur les financements des infrastructures, des pressions sur les autorisations de construction, des exigences supplémentaires en matière de transparence et de nouvelles initiatives réglementaires.
💸 Je pense que le cycle d'investissement dans l'IA ne sera pas mis en cause mais cette situation pourrait le rendre plus coûteux, plus contraint et beaucoup plus sélectif. Si les coûts énergétiques augmentent, si les procédures administratives deviennent plus complexes, si les conditions de financement se durcissent ou si les projets subissent plus de contestations politiques, les calculs économiques peuvent changer, ce qui pourrait conduire les entreprises à privilégier les projets les plus rentables et à abandonner les plus douteux. Sauf que dans un marché qui price l'utopie et une croissance exceptionnelle et durable des CAPEX, un simple ralentissement peut devenir problématique sachant que la grosse partie passe par la dette donc tout cela concerne également les banques, les investisseurs obligataires, les fonds d'infrastructure et l'ensemble des acteurs qui financent cette expansion. Bref, vous m'avez compris.
⚠️ Par contre, il faut quand même relever que rien n'est écrit dans le marbre puisque les divisions internes au Parti démocrate restent quand même à noter. Les différences entre les démocrates centristes et l'aile progressiste restent fortes sur la fiscalité, la régulation des entreprises et la place de l'État dans l'économie, et l'arrivée de nouveaux élus proches des Democratic Socialists of America pourrait accentuer tout cela. Si la majorité démocrate est pas dingue, des élus pourraient disposer d'un pouvoir énorme de négociation, ce qui pourrait compliquer les choses.
📈 Aussi et c'est important de le dire, les marchés réagissent avant tout à l'écart entre les événements politiques et les anticipations déjà intégrées dans les prix. Pour l'instant, les investisseurs anticipent déjà une victoire démocrate à la Chambre (d'où notre appétit depuis mars pour les valeurs de l'assurance santé comme Centene $CNC, Oscar Health $OSCR et UnitedHealth $UNH) donc le résultat électoral n'a pas de raison de provoquer un bouleversement majeur. Ce qui va compter c'est l'ampleur de la majorité obtenue, la capacité des démocrates à travailler ensemble et la réaction de l'administration Trump. Tout cela pourrait aussi modifier les programmes d'investissement et les prévisions de bénéfices des entreprises.
L'incertitude devrait encore planer autour de Trump pour les prochains mois au grand dam des marchés.
⚠️ 🇺🇲 House Democrats plan a first 100-days agenda if they sweep to power in midterm elections - AP
➡️ Democrats are preparing an aggressive post-midterm agenda: If they regain control of the House, they plan to challenge Trump's tariffs, reverse healthcare cuts, push to end the Iran war, and launch extensive investigations into his administration.
➡️ Political gridlock is the most likely outcome: Even with a Democratic House majority, Trump's veto power and potential Republican control of the Senate would severely limit Democrats' ability to reverse his policies. Expect more confrontation than actual legislative change.
➡️ AI infrastructure could become a major political target: Democrats' focus on affordability increasingly conflicts with the massive electricity demand and infrastructure costs associated with data centers. Hyperscalers could face greater scrutiny over energy pricing, financing structures, and infrastructure development.
➡️ The AI capex cycle is unlikely to collapse, but risks are rising: Additional regulatory pressure, higher energy costs, and permitting constraints could weaken project economics and make hyperscalers more selective with their investments, potentially affecting the broader AI supply chain.
➡️ Market implications are mixed: Lower tariffs and a potential de-escalation in Iran could ease inflationary pressures, while increased regulatory scrutiny and budgetary uncertainty could weigh on corporate earnings expectations.
➡️ Democrats' economic agenda remains relatively weak: Their proposals largely focus on reversing Trump's policies rather than addressing structural challenges such as housing affordability, elevated long-term interest rates, and persistent fiscal deficits.
➡️ Much of a Democratic House victory may already be priced in: The real market-moving developments will likely come after the election, particularly through congressional committee leadership, regulatory initiatives, and potential changes to corporate capex guidance.
⚠️ Bottom line: A Democratic victory would not necessarily derail Trump's economic agenda, but it could significantly increase political uncertainty around the AI investment boom. The biggest risk is not an immediate collapse in capex, but a gradual deterioration in the economics supporting today's aggressive AI growth expectations.
*AP link: apnews.com/article/midterm-e…
*Polymarket link: polymarket.com/event/balance…
Jessy - Next Gain retweeted
🚨 J'en parlais en privé et sincèrement je pense que le sujet des prochains trimestres/années ne sera pas de savoir si les banques centrales vont rebaisser leurs taux directeurs mais plutôt de savoir combien de temps les États-Unis et l’Europe pourront encore laisser le marché fixer librement leurs taux longs avant que la charge de la dette devienne politiquement et budgétairement ingérable.
📈 Pendant des années, les banques centrales contrôlaient surtout le taux court et le marché faisait ensuite son travail sur les maturités longues. Aujourd’hui, les taux longs ne répondent plus seulement à la politique monétaire mais intègrent aussi des déficits publics gigantesques, des besoins d’émission permanents, des dépenses militaires, la transition énergétique, l’IA. Comme vous le savez, plus le marché demande une prime importante pour acheter du 10 ans, plus le coût de refinancement des États augmente, plus les déficits futurs se creusent, plus il faut émettre, plus le marché exige une rémunération élevée. Une boucle extrêmement vicieuse qui, à partir d’un certain niveau d’endettement, devient auto-entretenue.
🇺🇸 Tout le monde attend le QE mais de mon côté je pense beaucoup plus au contrôle de la duration mais avant d’arriver à un Yield Curve Control explicite, il y a encore beaucoup d’étapes intermédiaires. Le Trésor américain peut encore continuer de privilégier les maturités courtes et augmenter ses opérations de buybacks. Les régulateurs peuvent encore dérèglementer pour permettre aux banques d’absorber davantage de Treasuries. Enfin, la Fed peut aussi expliquer qu’elle intervient pour "restaurer le bon fonctionnement du marché". Si malgré tout le marché continue d’envoyer les taux longs à des niveaux que les US considèrent comme incompatibles avec la soutenabilité budgétaire, le YCC deviendra une vraie possibilité. D’ailleurs, les États-Unis ont déjà contrôlé leur courbe des taux dans les années 1940 pour permettre à l’État de financer l’effort de guerre.
📚 La différence entre QE et YCC est fondamentale. Avec le QE, la banque centrale décide combien elle veut acheter et le marché continue de déterminer le taux. Avec le YCC, elle décide du taux qu’elle refuse de voir dépasser et le marché détermine combien elle devra acheter pour défendre ce niveau. Si le marché estime que le 10 ans américain devrait être à 6% mais que la Fed décrète qu’il ne dépassera pas 4%, elle devra créer autant de demande qu’il le faudra pour empêcher ce 6% d’apparaître. On passe une étape importante ici.
🇪🇺 En Europe, je pense que le mécanisme serait encore plus vicieux parce que la BCE a un vrai problème de fragmentation. Je vois pas la BCE plafonner le Bund 10 ans à un niveau précis mais plutôt décider qu’un écart de taux entre l’Allemagne, la France, l’Italie ou l’Espagne devient injustifié et menace la transmission de la politique monétaire. C’est déjà la philosophie du TPI et de l’OMT. Je pense que le YCC européen pourrait très bien ne jamais porter ce nom. Par exemple, le Bund peut monter mais la BCE empêche certains spreads souverains d’exploser au-delà d’un niveau jugé politiquement ou financièrement dangereux.
🤔 Le problème c’est qu’une fois qu'on commence à empêcher les taux longs de refléter librement les risques budgétaires, la variable d’ajustement doit bien se déplacer quelque part, et je mise sur la monnaie. Si une obligation devrait rémunérer 6% mais que la banque centrale la maintient à 4% alors que l’inflation est par exemple à 3%, on écrase le rendement réel de l’investisseur. Ca peut fonctionner longtemps surtout si la croissance nominale reste supérieure au coût moyen de la dette mais quelqu’un paie forcément la facture et ici je parle de l’épargnant et du détenteur de monnaie. Si la Fed et la BCE font plus ou moins la même chose en même temps, on peut avoir un EUR/USD stable tout en ayant un dollar et un euro qui se déprécient fortement contre l’or, les matières premières, l’immobilier ou certains actifs financiers.
🇨🇳 C’est d'ailleurs là que la Chine intervient parce que je crois de plus en plus à un yuan matérialisé sans être officiellement adossé à l’or. Tout le process passe par l’augmentation des réserves d’or, l’internationalisation du yuan, le développement d’infrastructures de paiement alternatives, plus de commerce réglé en yuan, l’utilisation croissante de la monnaie chinoise dans les échanges avec les BRICS et le Sud, mais aussi par une connexion de plus en plus forte entre le système monétaire chinois et les matières premières. Globalement, l'idée que l'on pourrait commercer avec la Chine en yuan, acheter de l’énergie, des métaux, des biens manufacturés, utiliser leurs marchés de matières premières, et derrière ce système on retrouverait une puissance industrielle gigantesque avec un stock massif d’actifs réels et de métaux précieux.
⚔️ On aurait le début d'une guerre monétaire, pas forcément avec un gagnant et un perdant mais plutôt deux architectures monétaires de plus en plus différentes. D’un côté, le bloc occidental conserve des marchés de capitaux profonds, liquides et ouverts, une immense quantité de collatéral, le marché des Treasuries, la confiance juridique, la convertibilité totale et surtout un effet réseau monstrueux. Le dollar reste la monnaie centrale du monde mais cette architecture repose surtout sur une masse gigantesque de dette publique et sur la capacité des banques centrales à empêcher le coût de cette dette de devenir incontrôlable. De l’autre côté, la Chine possède une puissance industrielle énorme, contrôle une part majeure des chaînes de valeur mondiales, dispose de réserves importantes, accumule de l’or et renforce ses liens avec les producteurs de matières premières. Le problème est que son système financier est fermé, son État intervient fortement dans l’économie, son marché obligataire est beaucoup moins profond et le monde n’a pas encore confiance dans le yuan pour en faire l’équivalent du dollar.
➡️ Pour résumer, j'imagine simplement que davantage de dette provoque une hausse des taux longs qui deviendrait politiquement insupportable. La Fed met à terme en place du YCC ou une forme équivalente, les taux réels seraient comprimés, les investisseurs étrangers deviendraient moins enthousiastes à l’idée d’absorber la dette américaine, la Fed devrait alors en acheter davantage. Le bilan monétaire grossirait, le dollar perdrait de la valeur réelle contre les actifs rares et l’or monterait. Les banques centrales étrangères diversifieraient davantage leurs réserves et la dépendance des Etats-Unis envers la Fed augmenterait encore. La Chine n’aurait même pas besoin de renverser le dollar car impossible à moyen terme. Il suffirait juste que la Chine réussisse à créer une deuxième infrastructure crédible avec derrière davantage d’or, de commodities et de production industrielle réelle. Les US conserverait la domination financière mondiale pendant que la Chine chercherait à construire un système parallèle davantage adossé au commerce physique et aux actifs tangibles.
La décennie des fractures que l'on vit actuellement laisse entrevoir un nouvel ordre monétaire.
Jessy - Next Gain retweeted
🚨 Bessent remet encore une sacrée couche ce matin et il faut bien mesurer ce qui se passe. Les États-Unis ont envoyé au marché le signal qu’ils étaient prêts à défendre activement la stabilité monétaire du Japon et la réussite de son projet économique.
🇯🇵 Le tweet de Bessent est extrêmement important parce qu’il confirme que le Trésor américain restera mobilisé pour le yen, qu’il n’hésitera pas à participer à de nouvelles interventions conjointes et qu’il souhaite même que la FIMA Repo Facility soit renforcée. Pour faire simple, les autorités japonaises pourraient mobiliser plus facilement leurs actifs en dollars afin d’obtenir des liquidités et d’intervenir sur le yen, sans être contraintes de vendre brutalement de la dette américaine sur le marché. C’est extrêmement intelligent car les États-Unis aident le Japon à attaquer la spéculation sur le yen tout en protégeant son propre marché obligataire. Quitte à sacrifier la politique du dollar fort...
⚠️ Désormais, le marché doit intégrer la possibilité de se retrouver face au Japon, au Trésor américain, à la Fed de New York et à des outils de liquidité potentiellement renforcés. On ne parle pas de taux de change garanti mais l'histoire n'est plus la même. Continuer à vendre agressivement le yen devient beaucoup plus dangereux quand on sait que deux des plus grandes puissances financières mondiales peuvent intervenir ensemble et sans préavis.
🧐 A mes yeux, le dernier paragraphe du tweet est le plus important. Bessent valide politiquement la trajectoire économique du gouvernement Takaichi. C’est presque un adoubement officiel où on explique que le Japon n’est pas un pays arrivé au bout de son modèle, mais est un allié stratégique qui entre dans une nouvelle phase de développement. Cela réduit clairement la probabilité que les États-Unis restent passifs face à une crise japonaise.
🤔 D'ailleurs, cette possibilité m'avait déjà poussé à regarder, depuis un moment, les entreprises directement liées aux priorités budgétaires et stratégiques de l’État japonais. Le nucléaire est un bon exemple sachant que le Japon cherche à renforcer sa sécurité énergétique, à réduire sa dépendance aux importations de gaz et de pétrole, à redémarrer davantage de réacteurs et à reconstruire une chaîne industrielle nucléaire crédible. Une stratégie qui s’inscrit dans la logique américaine de sécurité économique et de sécurité nationale. Du coup, vous aurez compris le principe : les États-Unis et le Japon cherchent à bâtir des chaînes d’approvisionnement alliées dans le nucléaire, les composants critiques, les petits réacteurs modulaires, l’ingénierie et la maintenance, afin de réduire leur dépendance à la Chine et à la Russie.
🇦🇷 Tout cela me rappelle le parallèle avec l’Argentine. Trump entretient une relation politique extrêmement forte avec Milei, et Washington considère la réussite de son programme comme un enjeu idéologique et géopolitique. Les États-Unis veulent faire de l’Argentine une vitrine des réformes libérales en Amérique latine, mais aussi un partenaire sur les minerais critiques, l’énergie, l’agriculture et la sécurité régionale. Le FMI reste également engagé, et tout indique que l’administration américaine ne souhaite pas voir Milei échouer à cause d’une crise de liquidité ou d’un accident financier évitable.
🤷♂️ Je pense vraiment qu'il devient dangereux de shorter frontalement le projet politique de ces deux pays. Les États-Unis semblent prêts à empêcher qu’un choc de liquidité, une crise de change ou une attaque spéculative ne fasse dérailler des gouvernements qu’ils considèrent comme stratégiquement utiles. On réduit clairement le risque extrême et on modifie la distribution des scénarios. J'avais changé beaucoup d'euros en yens depuis avril mais je n’avais pas anticipé une implication américaine aussi directe. C'est assez historique ce qui se passe.
D'ailleurs, quand les États-Unis commencent à traiter la sécurité économique de leurs partenaires comme une extension de leur propre sécurité nationale, j'estime qu'il ne faut pas être sur leur chemin.
🚨 Le Japon a donc défendu le yen. Une opération à laquelle les États-Unis ont participé grandement, eux qui semblent désormais considérer qu’un yen trop faible n’est plus seulement un problème japonais mais aussi et surtout un vrai sujet de stabilité financière internationale.
🇯🇵 Jeudi, le yen a brutalement rebondi après avoir approché des niveaux complètement extrêmes face au dollar. Le mouvement a été tellement violent que le marché y a vu une intervention japonaise assez massive pour casser la dynamique de dépréciation. Mais vendredi, le sujet a pris une autre dimension puisque le Trésor américain a prévenu plusieurs banques qu’elles devaient être prêtes à une éventuelle intervention sur le yen. Dans le même temps, le responsable japonais des changes a laissé entendre que le soutien américain allait au-delà du simple soutien psychologique. Du coup, le yen est revenu d’un point bas autour de 164 à environ 157 contre un dollar.
🤔 Franchement, c’est assez dingue parce que le Trésor américain n’a plus soutenu directement le yen depuis 2011. Pour moi, le message implicite est assez clair. À partir d’un certain niveau, le short yen n’est plus un trade macro confortable mais un trade contre les autorités, et ça change tout. Jusqu’ici, les taux japonais restent trop bas, les taux américains restent hauts, donc on emprunte en yen, on achète des actifs mieux rémunérés ailleurs, et on laisse le carry trade faire le travail. Sauf que si le marché comprend que Tokyo peut intervenir et que Washington peut au minimum couvrir l’opération, alors le trade devient beaucoup plus asymétrique. On peut toujours avoir raison sur les fondamentaux mais se faire exploser sur le chemin.
✅ La grande réussite est que tout cela n’a pas déclenché de panique sur les marchés actions. Normalement, quand le yen remonte violemment, le risque est de provoquer un débouclage du carry trade avec des investisseurs qui rachètent du yen, vendent des actifs risqués, réduisent l’effet de levier, et envoient ainsi les actions au tapis, sauf que ce n’est clairement pas ce qu’on a vu.
🤷♂️ L’intervention a été lue comme une opération de stabilisation et pas comme un signal de panique. Le marché s’est dit que les autorités veulent empêcher un mouvement désordonné. Par contre, il faut être conscient qu’une intervention de change peut casser une dynamique sans changer les fondamentaux à elle seule. Le vrai problème du yen reste l’écart de taux entre le Japon et les États-Unis. Tant que la rémunération du dollar reste très supérieure à celle du yen, la pression structurelle ne disparaît pas. La BoJ ne peut pas monter trop vite les taux sans créer d’autres problèmes au Japon sur la dette publique, l’immobilier, les banques, et la croissance.
⚠️ À court terme, on a assisté à une nouvelle masterclass sur les marchés signée Scott Bessent mais c’est surtout un achat de temps (encore une fois). Si le dollar-yen reteste les mêmes zones dans les prochains jours ou prochaines semaines, le marché va vouloir savoir si les autorités sont prêtes à recommencer. Mais là, le sujet deviendra beaucoup plus lourd parce qu’une intervention ponctuelle peut impressionner, mais une défense répétée d’une devise coûte cher et finit toujours par poser la question des fondamentaux.
➡️ Le vrai signal à surveiller maintenant n’est donc pas seulement le yen mais aussi le marché obligataire américain parce que pendant que les actions tenaient, les taux longs, eux, restaient sous pression avec un 30 ans américain qui est monté autour de 5,24%, un plus haut depuis 2007. Si la défense du yen commence à s’accompagner d’une tension durable sur les rendements américains, alors le marché actions ne pourra pas indéfiniment regarder ailleurs.
Pour l’instant, tout le monde se dit qu’on a eu une intervention crédible donc pas de panique, sauf que si les taux continuent de monter, le narratif peut changer très vite.
Jessy - Next Gain retweeted
🚨 La Chine est peut-être en train de réussir son industrie tout en ratant son économie. Les exportations explosent, les usines tournent à plein régime, les secteurs technologiques montent en puissance mais la demande intérieure continue de s’essouffler. Plus on avance, plus on se demande si Xi Jinping est vraiment l’homme capable de sortir la Chine de cette impasse.
📊 En juin, les exportations chinoises ont progressé de 27% sur un an en dollars, très au-dessus des attentes. La Chine exporte massivement des équipements électroniques, des semi-conducteurs, des machines, des batteries, des véhicules électriques et des produits liés au développement de l’IA. Elle a même exporté plus d’un million de véhicules, un record mensuel. Le pays continue de monter en gamme, de gagner des parts de marché et de devenir incontournable dans un nombre croissant de chaînes de valeur stratégiques mais il ne faut pas confondre puissance industrielle et bonne santé économique.
📉 Le PIB chinois n’a progressé que de 4,3% sur un an au deuxième trimestre, contre 4,5% attendu et 5% au premier trimestre. Le ralentissement est très clair et le véritable problème se trouve dans les détails. En juin, la production industrielle a progressé de 5,3% alors que les ventes au détail n’ont augmenté que de 1%. Sur le premier semestre, l’investissement total a reculé de 5,7%, l’investissement privé de 8,5% et l’investissement immobilier de 18%. En clair, les usines produisent, les exportateurs vendent, mais les ménages chinois consomment peu, les entreprises privées investissent moins et l’immobilier continue de s’enfoncer.
❌ L’immobilier est durablement cassé, les gouvernements locaux sont lourdement endettés et les ménages ne prennent pas le relais. Face à ce problème, Pékin répond en renforçant encore l’offre avec davantage d’usines, de batteries, de voitures électriques, de semi-conducteurs et de robots. Cela peut fonctionner tant que le reste du monde absorbe cette production, mais plus la Chine exporte ses surcapacités, plus elle provoque des droits de douane, des enquêtes antisubventions et des politiques de réindustrialisation chez ses partenaires.
🤔 Son excédent commercial devient donc à la fois son principal moteur de croissance et sa principale faiblesse géopolitique. Les États-Unis veulent réduire leur dépendance à la Chine, l’Europe tente de protéger certaines de ses industries et de nombreux pays émergents voient désormais les produits chinois concurrencer directement leurs propres entreprises. La Chine ne pourra probablement pas exporter éternellement ses déséquilibres internes vers le reste du monde.
➡️ Je vais être clair. Xi Jinping est probablement l’homme idéal pour organiser une mobilisation industrielle, accélérer la souveraineté technologique, sécuriser les chaînes d’approvisionnement et préparer la Chine à une confrontation durable avec les États-Unis. Par contre, il semble beaucoup moins adapté à une économie qui doit désormais libérer la consommation, rétablir la confiance des entreprises privées et accepter davantage de décentralisation. Les qualités qui lui ont permis de renforcer la puissance industrielle chinoise sont celles qui risquent aujourd’hui d’empêcher le rééquilibrage dont l’économie a besoin.
🤷♂️ J'estime que pour relancer durablement la demande intérieure, il faudrait transférer davantage de revenus vers les ménages, améliorer les retraites et la protection sociale, réformer le système du hukou, absorber les pertes immobilières et accepter qu’une partie des mauvais investissements soit liquidée. Cela signifie moins de capital dirigé par l’État, les gouvernements locaux et les entreprises publiques, et davantage de ressources laissées aux ménages et au secteur privé. Tout l'inverse de l'idéologie de Xi, celle où le Parti doit rester au centre, contrôler les secteurs stratégiques et orienter l’épargne vers les priorités définies par Pékin.
🧐 La Chine se retrouve enfermée entre trois mauvaises solutions. Elle peut accepter une croissance durablement plus faible pendant que l’immobilier et les dettes sont progressivement purgés. Elle peut soutenir beaucoup plus massivement les ménages et socialiser les pertes, au prix d’un endettement public supplémentaire. Ou alors elle peut continuer à produire et exporter toujours plus au risque de provoquer une confrontation commerciale généralisée. Pour le moment, Xi semble privilégier surtout la troisième voie, accompagnée de quelques mesures ciblées de soutien à la consommation.
⚠️ Dans ce cas, le risque le plus crédible est une lente stagnation avec un immobilier déprimé, une dette élevée, des pressions déflationnistes, une croissance progressivement plus faible et une dépendance persistante aux exportations. Une forme de japonisation mais dans une économie beaucoup plus autoritaire, plus industrielle et plus conflictuelle.
La Chine est peut-être en train de devenir la première puissance industrielle mondiale tout en échouant à transformer cette puissance en prospérité pour ses propres ménages. Toute la tragédie du modèle chinois actuel.
Jessy - Next Gain retweeted
Investir en actions US quand tu es européen, ce n'est PAS juste parier sur Apple ou Tesla.
C'est parier sur DEUX choses en même temps : l'entreprise ET la devise.
Exemple concret :
Tu achètes 100 € d'actions Apple. Cours à 100 $, EUR/USD à 1,00.
Un an plus tard, Apple monte à 110 $. Performance : +10%. Bravo.
Mais l'euro s'est renforcé. EUR/USD est passé de 1,00 à 1,20.
Résultat : tes 110 $ ne valent plus que 91,67 €.
Perf réelle en € : -8,3%.
Tu as gagné en dollars, perdu en euros. Ta réussite d'investissement s'est faite bouffer par la devise.
L'inverse est aussi vrai : entre 2022 et 2025, le dollar s'est apprécié face à l'euro. Les investisseurs européens sur actions US ont bénéficié de la hausse des marchés ET d'un effet devise favorable. Double gain.
Ce qu'il faut retenir :
🔹 Investir à l'international = risque actions + risque de change
🔹 Ne pas prendre en compte le change = risque invisible
🔹 Les devises les plus volatiles à éviter : livre turque, peso argentin, real brésilien...
🔹 Pour neutraliser le risque, il existe les ETF hedgés (couverts) : plus chers, mais performance en € stabilisée
🔹 Les ETF classiques (non hedgés) te font supporter 100% du risque de change
La formule :
Performance finale en € = Performance de l'action + Performance de la devise – Frais éventuels.
Comprendre ça, c'est mieux construire ton allocation entre zone euro et international.
Sources : BCE, AMF.
Jessy - Next Gain retweeted
Je pense qu’on sous-estime énormément l’impact que ce nouvel ETF Amundi PEA Global MSCI ACWI $GPEA pourrait avoir sur le PEA.
Avec une seule ligne, on obtient une exposition réellement mondiale :
🇺🇸 États-Unis : 63,9 %
🇯🇵 Japon : 5,0 %
🇹🇼 Taïwan : 3,3 %
🇬🇧 Royaume-Uni : 3,1 %
🇨🇦 Canada : 3,0 %
🇰🇷 Corée du Sud : 2,5 %
🇨🇳 Chine : 2,4 %
🇫🇷 France : 2,1 %
On retrouve aussi l’Allemagne, la Suisse, l’Inde, l’Australie, le Brésil et de nombreux autres marchés développés et émergents.
Côté entreprises, les principales positions restent les grands leaders mondiaux :
🇺🇸 Nvidia : 4,67 %
🇺🇸 Apple : 4,56 %
🇺🇸 Alphabet (A + C) : 3,73 %
🇺🇸 Microsoft : 2,68 %
🇺🇸 Amazon : 2,34 %
🇹🇼 TSMC : 1,87 %
🇺🇸 Broadcom : 1,73 %
🇺🇸 Meta : 1,31 %
🇺🇸 Tesla : 1,10 %
On conserve donc une forte exposition aux géants présents dans le Nasdaq, mais avec une concentration bien plus faible et une diversification géographique et sectorielle beaucoup plus large.
Plus besoin de combiner plusieurs ETF pour construire une allocation mondiale.
Pour rappel, cet ETF sera officiellement lancé le 15 juillet 2026. Il pourra toutefois apparaître plus ou moins rapidement dans votre PEA selon le courtier que vous utilisez, que ce soit XTB, BoursoBank, Fortuneo, Trade Republic ou une autre plateforme.
Et Amundi n’est probablement que le premier. Si cet ETF rencontre le succès attendu, il ne serait pas surprenant de voir iShares ou d’autres grands émetteurs arriver avec des frais encore plus compétitifs que les 0,30 % d’Amundi.
Cette arrivée pourrait donc lancer une vraie concurrence sur les ETF mondiaux éligibles au PEA.
Est-ce que certains d’entre vous envisagent de l’acheter pour remplacer leur ETF MSCI World ou S&P 500 actuel ? 🤔💬
🚨 Excellente nouvelle pour les investisseurs français : Amundi lance le tout premier ETF MSCI ACWI éligible au PEA 🇫🇷
🎖️ Nom : Amundi PEA Global (MSCI ACWI)
🆔 ISIN : FR0014017NX3
💸 Frais : 0,30 %
💰 Dividendes : Capitalisés
💵 Prix de la part : 5 €
🚀 Date de lancement : 15 juillet 2026
Pour moi, c’est clairement l’un des ETF les plus intéressants qui manquaient encore au PEA.
Avec le MSCI ACWI, l’idée est simple : avoir dans une seule ligne une exposition à environ 2 400 grandes et moyennes entreprises réparties partout dans le monde.
On retrouve évidemment une forte présence des États-Unis, avec les géants comme Microsoft, Nvidia, Apple, Amazon ou Meta, mais l’indice ne s’arrête pas au marché américain.
Il intègre aussi des entreprises européennes comme ASML, SAP, Novo Nordisk, LVMH ou Schneider Electric, ainsi que des sociétés japonaises, canadiennes, australiennes ou britanniques.
Et surtout, il ajoute une vraie exposition aux marchés émergents, notamment la Chine, l’Inde, Taïwan, la Corée du Sud ou encore le Brésil.
En une seule position, on obtient donc un portefeuille très large, réparti entre plusieurs zones géographiques et de nombreux secteurs : technologie, finance, santé, industrie, consommation, énergie, semi-conducteurs…
C’est ce qui rend ce lancement particulièrement intéressant. Jusqu’ici, pour construire une allocation vraiment mondiale sur un PEA, il fallait généralement accumuler plusieurs ETF et gérer soi-même leur pondération.
Là, Amundi propose quelque chose de beaucoup plus lisible : un seul produit pour investir à la fois sur les marchés développés et émergents.
De mon côté, cela va probablement me pousser à revoir mon allocation actuelle. J’ai aujourd’hui un ETF S&P 500 ainsi qu’un ETF marchés émergents dans mon PEA.
Je pourrais donc envisager de vendre ces deux lignes pour les remplacer par ce nouvel ETF, afin de simplifier mon portefeuille et de centraliser mon exposition mondiale sur un seul support, ce qui verrait également les frais de mes positions baisser.
Ce serait aussi une manière d’éviter de gérer moi-même la répartition entre les États-Unis et les émergents, puisque celle-ci serait directement intégrée dans l’indice.
Pour quelqu’un qui cherche une stratégie long terme simple, mondiale et facile à suivre, ce nouvel ETF pourrait vraiment devenir une option très sérieuse.
Alors, vous êtes contents de cette annonce ? Allez-vous investir sur ce nouvel ETF, ou préférez-vous conserver votre stratégie actuelle ? 🤔💬
Jessy - Next Gain retweeted
Les OCA. L'arme préférée des entreprises en difficulté pour piller leurs actionnaires en toute légalité.
Traduction pour ceux qui n'ont jamais entendu ce mot : Obligations Convertibles en Actions.
Sur le papier c'est joli : une entreprise émet une obligation, elle te verse un coupon, tu la détiens quelques années, et si le cours de l'action monte au-dessus d'un prix fixé, tu peux la convertir en actions et empocher la plus-value.
Sur le papier.
En vrai, sur les 10 dernières années, les OCA ont surtout servi à recapitaliser Casino, Atos, Solocal, Orpea, Vallourec, Genfit, Nanobiotix...
Toutes ces entreprises ont un point commun : leurs actionnaires historiques se sont fait diviser par 10, 20, parfois 100.
Pourquoi ? Parce que quand une entreprise en difficulté émet des OCA à répétition :
🔹 Elle crée des millions de nouvelles actions à chaque conversion
🔹 Chaque action existante représente une part plus petite de l'entreprise
🔹 Le bénéfice par action s'effondre (dans notre exemple : 10 € → 8,33 €)
🔹 Le cours de l'action chute mécaniquement
🔹 Les investisseurs OCA convertissent, vendent, empochent
🔹 Les actionnaires historiques regardent leur portefeuille fondre
Le tout parfaitement légal. Prévu par le prospectus. Voté en Assemblée Générale.
Règle d'or : si t'es actionnaire d'une entreprise qui émet des OCA, pose-toi UNE seule question :
Qui paie la dilution ?
Spoiler : souvent toi.
Ce qu'il faut retenir :
🔹 Les OCA sont un outil légitime pour les entreprises SAINES (levée de capitaux à moindre coût)
🔹 Elles deviennent un piège pour les actionnaires des entreprises FRAGILES
🔹 Toujours lire le prospectus intégral avant d'investir
🔹 Toujours vérifier la santé financière de l'émetteur
Les OCA ne sont pas mauvaises. C'est la santé de l'entreprise qui décide si tu vas y gagner ou te faire dépouiller.
Sources : AMF, prospectus émetteurs, Boursorama Finance et Pédagogie.
Jessy - Next Gain retweeted
🚨 Hier, 1X n’a pas simplement présenté une nouvelle main robotique. L’entreprise a montré pourquoi la prochaine grande étape de l’intelligence artificielle ne se jouera probablement plus uniquement dans nos écrans, mais directement dans le monde physique.
➡️ On parle ici d'une nouvelle génération de mains dotées de 25 degrés de liberté. 22 au niveau des doigts et de la paume auxquels s’ajoutent trois degrés de liberté au niveau du poignet. Plus une main possède d’articulations contrôlables, plus elle peut adapter précisément la position de ses doigts, opposer son pouce, modifier sa prise et manipuler des objets de formes, de poids ou de textures différentes. NEO peut ramasser des vis et des pièces, construire des LEGO, utiliser un tournevis, visser une ampoule, fermer une veste, brancher un câble USB-C, saisir un verre à pied, verser du thé ou encore manipuler des objets fragiles et déformables. Ce sont ces gestes du quotidien qui constituent l’un des obstacles les plus difficiles de toute la robotique.
🧐 La main est bien plus qu’un simple outil placé au bout du bras car elle constitue l’interface entre l’intelligence du robot et la réalité. Un robot humanoïde est en quelque sorte un ordinateur dont les mains constituent l’API vers le monde physique. Par contre, il faut être bien conscient que ces mains ne servent pas seulement à agir mais surtout à produire de la donnée. Chaque fois que NEO saisit un verre, ferme une fermeture éclair ou utilise un tournevis, le robot peut enregistrer la position de ses articulations, la force exercée, les zones de contact, les glissements et le résultat de l’action. Chaque tentative devient une expérience qui permet d’améliorer le modèle. Plus 1X déploie de robots, plus l’entreprise collecte de situations réelles, plus elle collecte de données, plus ses modèles deviennent performants, et plus ses modèles progressent, plus les robots deviennent utiles et peuvent être déployés à grande échelle.
⚠️ Je préfère quand même tempérer car l’annonce de 1X montre que le corps de NEO devient de plus en plus sophistiqué mais ne prouve pas encore que son cerveau est suffisamment autonome pour travailler seul pendant plusieurs heures dans un environnement inconnu. Combien de tâches NEO peut-il réellement achever de bout en bout sans intervention humaine ? Combien de minutes de téléopération sont nécessaires pour une heure de travail utile ? Quel est son taux de panne ? Combien coûte son entretien ? Combien d’unités seront effectivement fabriquées et livrées ? C'est ce qui comptera.
💪 Début 2025, nous publiions au sein du Club Finneko une thèse autour des robots humanoïdes. À l’époque, l’essentiel de l’attention médiatique et boursière restait concentré sur les LLM, les semi-conducteurs et les data centers mais notre raisonnement était pourtant assez simple. Après avoir appris aux machines à comprendre du texte, à reconnaître des images, à générer du contenu et progressivement à raisonner, la prochaine étape logique consistait à leur donner un corps capable d’agir sur leur environnement. Notre conviction reste la même : après l’IA générative, l’IA physique constituera la prochaine grande phase de la révolution technologique que l'on vit.
Nous n’en sommes encore qu’au début car il reste à démontrer toute l’ampleur des gains de productivité que l'IA pourra réellement générer (d'où notre thèse sur les biotechs). La direction que nous avions identifiée il y a plus d’un an devient, chaque jour, un peu plus difficile à ignorer.
Jessy - Next Gain retweeted
🚨 Les minutes de la Fed tombées hier ressemblent beaucoup plus à une pause hawkish qu’à un début de pivot !
🇺🇸 Tout d'abord, le maintien des taux ne doit pas être interprété comme un signal accommodant. La Fed a laissé ses taux inchangés mais elle reste loin d'être prête à baisser. Son souhait est surtout d'attendre parce que l’économie tient encore avec une inflation trop élevée pour relâcher la pression. Dans les minutes, plusieurs membres semblent même considérer qu’une nouvelle hausse pourrait se justifier si les données d’inflation ne vont pas dans le bon sens. On est donc dans un scénario où la Fed garde clairement l’option de rester restrictive plus longtemps voire de resserrer encore si nécessaire.
🤔 L'élément le plus intéressant est que la Fed ne parle plus seulement d’un choc inflationniste classique lié aux droits de douane, à l’énergie ou aux tensions géopolitiques. Elle décrit une inflation beaucoup plus large avec des pressions qui viennent des transports, des billets d’avion, des intrants agricoles, de certains biens industriels, des services hors logement, mais aussi et surtout de la demande liée à l’IA. Un point assez sous-estimé à mon sens et qui explique mon fameux "3% is the new 2%" depuis 2 ans, et c'est surtout pour cela que je disais à plusieurs reprises que Powell se trompait de politique.
🤷♂️ L’autre point clé est que le marché du travail ne donne toujours pas à la Fed une vraie excuse pour pivoter. Les créations d’emplois restent suffisamment solides, le chômage n’a pas dérapé et les salaires ne sont pas décrits comme un problème incontrôlable. La Fed n’est clairement pas face à une économie qui casse (n'en déplaise aux stagflationnistas/récessionistas). Elle est face à une économie qui ralentit peut-être par endroits mais qui tient suffisamment pour lui permettre de rester concentrée sur l’inflation. Tant que l’emploi ne se dégrade pas brutalement, il ne faut pas s’attendre à ce que la Fed sacrifie sa crédibilité anti-inflation pour faire plaisir au marché actions.
⚠️ On ne va pas se mentir, ce n’est pas forcément ce que les marchés avaient envie d’entendre. Depuis plusieurs mois, une partie du pricing reposait sur l’idée que le prochain grand mouvement de la Fed serait une baisse mais ces minutes ne valident pas vraiment ce scénario. Ces minutes ne changent pas tout du jour au lendemain, et le marché peut continuer de monter surtout si les résultats suivent et si l’IA continue de porter les anticipations de croissance (mon scénario principal). Par contre, il faut arrêter de croire que la Fed viendra aider le marché avec des baisses de taux à court terme.
Higher For Longer.
🚨 La FED est donc aujourd’hui dans une impasse qu’elle a elle-même contribué à créer.
👉 D’un côté, les indicateurs macro affichent une croissance qui paraît solide, tirée à bout de bras par les investissements colossaux dans l’IA. De l’autre, l’économie réelle se contracte silencieusement : consommation en berne, emploi qui se fragilise, immobilier figé.
🤔 Et pourtant, Powell, que tout le FinTwit français défend sauf moi, continue de faire mine de naviguer « data-dependent », alors même que les données sont profondément distordues par cette bulle technologique. L’illusion de croissance masque une demande intérieure en perte de vitesse. On célèbre des chiffres de PIB dopés au CAPEX d’une poignée d’acteurs ultra-capitalisés, alors que la majorité des ménages s’endette pour consommer le minimum.
⚠️ À ce stade, le risque que relève Bostic dans ses remarques, au delà d’une inflation persistante, est une récession invisible, masquée par la concentration extrême de la création de valeur.
📈 Les marchés financiers, eux, vivent leur propre réalité : complètement déconnectés, ils planent sous l’effet combiné du « Yen Carry Trade » (pauvre Japon), d’une gestion tactique des émissions via le QRA, et d’une complaisance monétaire à peine masquée. La FED n’a pas baissé les taux, mais les conditions financières, elles, se sont déjà considérablement assouplies, contrairement à ce que veut toujours affirmer Powell. Le marché price ce qu’il veut voir.
🤷♂️ La vérité, c’est qu’il faudrait tout simplement arrêter de jouer la partition d’un cycle monétaire classique. Ce à quoi on assiste, ce n’est pas une reprise, c’est une transition. L’IA modifie la nature même des indicateurs macro : on ne peut plus mesurer l’activité avec les outils d’avant. Les jobs détruits par l’automatisation n’apparaissent pas immédiatement dans les chiffres. La productivité mesurée s’améliore, mais le revenu médian stagne.
🤦♂️ Dans ce monde-là, continuer à piloter à vue avec un taux directeur figé et une politique de resserrement quantitatif, c’est courir le risque de casser tout ce qui reste d’économie vivante hors Nasdaq.
À la place de Powell, j’aurais acté le changement de paradigme 👇
1️⃣ Je n’aurais pas baissé les taux en juillet, ce serait valider une panique de marché, mais j’aurais stoppé net la rhétorique restrictive : préparer une baisse des taux dès septembre, stopper définitivement le QT, et arrêter de s’aligner sur une croissance bidonnée par l’IA.
2️⃣ J’aurais assumé que la FED ne combat plus seulement l’inflation, mais veille aussi à la soutenabilité du cycle réel.
3️⃣ J’aurais proposé un nouveau cadre, dans lequel les investissements IA sont analysés comme une composante à part, et où l’état de la consommation, de l’emploi et de la soutenabilité sociale devient le vrai thermomètre. En clair, j’aurais commencé à faire le tri entre l’économie qui tourne pour les actionnaires de Nvidia et celle qui doit continuer à exister pour les 90% restants.
❌ On ne peut plus piloter la politique monétaire avec des indicateurs du 20ème siècle dans une économie où 5 boîtes pèsent 30% du S&P 500, où les investissements IA ne génèrent pas d’emplois significatifs à court terme, et où l’inflation est de moins en moins monétaire mais de plus en plus structurelle, réglementaire et géopolitique.
Mais on a le président de la FED qu’on mérite : un homme politique avec une vision classique qui semble dépassé par les événements depuis 2021. Et toutes les péripéties de cette semaine le prouvent encore.
Jessy - Next Gain retweeted
Non, les banques ne créent PAS de l'argent en claquant des doigts.
Elles créent de la monnaie scripturale via le crédit. C'est différent. Et c'est encadré.
Voici comment ça marche vraiment :
1. Tu demandes un crédit
2. La banque analyse ta solvabilité et décide
3. Elle inscrit une créance à son actif (ce que tu lui dois)
4. Elle crédite ton compte à son passif (le dépôt qui te sert à payer)
5. Tu utilises l'argent
Le point clé que 99% des gens ratent : quand tu rembourses ton crédit, la monnaie DISPARAÎT. Le dépôt à ton compte est détruit. La créance est soldée. Il ne reste rien.
La monnaie scripturale n'existe que tant que la dette existe.
Ce qui est vrai :
🔹 Les banques créent de la monnaie via le crédit (position officielle Banque de France + BCE)
🔹 Cette monnaie est une dette de la banque envers toi
🔹 Elle représente la majorité de la monnaie en circulation
🔹 Elle disparaît au remboursement
Ce qui est FAUX (et qu'on entend partout sur les réseaux) :
🔹 « Les banques créent de l'argent sans contrepartie » → non, elles prennent un risque (défaut de l'emprunteur)
🔹 « Elles créent à l'infini » → non, elles doivent respecter Bâle III/IV (ratios de solvabilité, LCR, NSFR)
🔹 « Elles contournent la Banque Centrale » → non, elles doivent détenir des réserves et respecter des ratios
La monnaie fiduciaire (billets et pièces) est créée uniquement par les Banques Centrales. La monnaie scripturale (dépôts bancaires) est créée par les banques commerciales, mais sous contrôle réglementaire strict.
Ce n'est ni une illusion, ni un complot. C'est un mécanisme économique complexe et encadré.
Comprendre ça, c'est mieux comprendre les débats sur la dette publique, l'inflation et la politique monétaire.
Sources : Banque de France, BCE, BIS, rapport McLeay et al. 2014 « Money creation in the modern economy » (Bank of England).
BERNARD ARNAULT : CONFESSIONS INÉDITES DU PATRON DU LUXE MONDIAL (empire... youtu.be/npvbkg9EI3U?is=-zsK… via @YouTube
Jessy - Next Gain retweeted
🤖 “La main est la partie la plus difficile” - Elon Musk
J’ai essayé de mapper la supply chain de la main robotique
~30 fournisseurs, répartis sur 6 briques clés
Tout n'est pas côté donc a mon sens, voici les 5 sociétés cotées qui peuvent le plus encaisser si les robots humanoïdes explosent :
Layer 1 — Force & Tactile Sensing
Vishay Precision Group $VPG
MCAP : ~$1.7B
YTD : ~+215%
Les jauges de contrainte restent l’un des standards les plus robustes pour mesurer force, pression et couple.
Dans une main humanoïde, il faut mesurer ce qui se passe dans chaque doigt, chaque articulation, chaque contact.
Q1 2026 :
book-to-bill de 1.36 sur les Sensors
$1M de commandes humanoïdes déjà bookées
un 4e client en discussion
Les clients ne sont toujours pas confirmés publiquement, et c’est là que se situe l’asymétrie.
Si Figure, Tesla ou un autre gros intégrateur est validé, le rerating peut continuer. À l’inverse, le marché a déjà pricé de gros noms. Si les clients sont plus petits ou moins stratégiques, le repricing peut être violent.
Layer 2 — Edge Control / MCU / Motion Control
2. STMicroelectronics $STM 🇫🇷
MCAP : ~$65B
YTD : ~+180%
Le STM32 est quasiment devenu le MCU par défaut de beaucoup d’applications robotiques.
Une main dextre a besoin de contrôle embarqué, des drivers moteurs, des IMU MEMS, des capteurs, de la communication locale.
Une main robotique avancée peut embarquer des dizaines de puces ST, peu importe l’intégrateur final.
Ce qui me dit qu'il y a un coup à jouer c'est que ST a intégré ses solutions dans le pari NVIDIA Physical AI, notamment via Holoscan Sensor Bridge, Isaac Sim et les plateformes Jetson.
L’objectif annoncé est de simplifier la connexion des capteurs et actionneurs ST aux plateformes Jetson, en particulier pour les humanoid robots.
C’est aussi l’un des rares moyens d’avoir une exposition robotique cotée à Paris, éligible PEA.
Layer 3 — Precision Transmission
4. Harmonic Drive Systems $6324.T 🇯🇵
MCAP : ~$5.8B
YTD : ~+135%
Le réducteur harmonique est l’une des pièces les plus critiques d’une articulation robotique.
Harmonic Drive reste la référence mondiale du haut de gamme, avec des décennies de domination dans les robots industriels et le semicap.
Si les humanoïdes scalent, ce n’est pas un nouveau marché à inventer pour eux, c’est un marché incrémental sur une compétence déjà maîtrisée et pour moi le péage obligatoire de la robotique hors Chine.
Layer 4 — Position Feedback/Magnetic Encoders
3. Melexis $MELE 🇧🇪MCAP : ~€3.1B YTD : ~+15%
Chaque articulation doit savoir précisément où elle est, en permanence.
C’est le rôle des capteurs de position, notamment magnétiques.
Melexis est très fort sur ce segment avec sa gamme Triaxis. Aujourd’hui, l’entreprise reste surtout exposée à l’auto, avec un cycle encore déprimé.
C’est justement ce qui rend le dossier intéressant, en gros la robotique n’est pas encore vraiment pricée
Layer 5 — Flex Interconnect / FPC
Zhen Ding 🇹🇼
MCAP : ~$22B
YTD : ~+200%
Une main robotique à besoin de 20+ degrés de liberté, en gros c'est une horreur de cablage partout...
L'ensemble de ce qu'on a cité plus haut, capteurs, moteurs, encodeurs, contrôle, retour d’information, tout doit transiter dans un espace extrêmement compact.
Le FPC devient donc une brique invisible mais indispensable.
Zhen Ding est le n°1 mondial du PCB, dans la galaxie Foxconn, avec un historique très fort chez Apple.
La société n’a pas besoin des humanoïdes pour vivre.
Mais chaque main robotique vendue devient du revenu incrémental.
TLDR :
Ce ne sont pas forcément les noms les plus sexy
Mais si les humanoïdes scalent vraiment, ce sont les fournisseurs que toute la chaîne devra payer
Je précise que je suis positionné depuis Janvier et qu'actuellement tout le monde à le mot robotique à la bouche, j'attendrai potentiellement que le flux retail passe.
Concernant la Chine, c'est un marché complexe qui a aussi ses avantages mais peu d'exposition claire pour un occidental. Ils ont actuellement une industrie SOLIDE et sont largement sous estimés
Jessy - Next Gain retweeted
Cela avait été annoncé il y a quelques mois, c’est désormais officiel ✅
Donald Trump a officiellement lancé hier les “Trump Accounts” en faisant sonner les cloches d’ouverture de la Bourse depuis la Maison Blanche.
Le principe est simple : chaque enfant américain né entre 2025 et 2028 recevra 1 000 dollars à sa naissance, offerts par l’État américain et placés sur un compte investi sur le marché actions jusqu’à ses 18 ans.
Les familles qui le souhaitent peuvent ensuite venir compléter ce compte à hauteur de 5 000 dollars par an.
Plusieurs millions d’enfants américains seraient déjà concernés par ce dispositif.
Avec une hypothèse de croissance de 9% par an, proche de la performance historique du marché actions américain à long terme,
Et avec 1 000$ de dépôt initial puis 5 000 $ de dépôt par an, ces jeunes Américains pourraient atteindre plus de 210 000$ de capital à 18 ans.
De quoi entamer une vie d’adulte beaucoup plus sereinement.
Le gap de culture capitaliste entre les États-Unis et l’Europe continue de se creuser à vitesse grand V.
Jessy - Next Gain retweeted
🚨 Le discours de Warsh d'hier est beaucoup plus important qu’il n’en a l’air car c’est clairement une tentative de reprendre le contrôle du narratif autour de la Fed.
1⃣ Ce qui m’a le plus marqué est clairement le fait qu'il a voulu tuer l'idée que son arrivée à la Fed signifiait des baisses rapides des taux. Son message a été beaucoup plus dur que ça car il dit que la Fed reste indépendante, que l’objectif d’inflation reste 2%, et que ceux qui pensent que la banque centrale américaine va accepter une inflation durablement supérieure à sa cible seront déçus. C’est probablement la déclaration la plus importante du discours parce qu’elle parle de crédibilité.
2⃣ L’autre passage important concerne l’indépendance de la Fed. Warsh sait très bien qu’il arrive avec un soupçon politique énorme autour de lui, et dans l’esprit du marché, son nom reste associé à l’idée d’une Fed potentiellement plus sensible aux attentes de la Maison-Blanche. Son premier objectif était de montrer qu’il ne sera pas un relais politique. Quand il insiste sur l’État de droit, sur l’idée que la Fed doit simplement arbitrer les données, et sur le fait que la politique ne doit pas dicter la politique monétaire, il cherche à dire qu'il ne pilotera pas la Fed comme un outil politique.
➡️ Je trouve le discours assez intelligent car Warsh est ferme sur la crédibilité mais il n’est pas bêtement agressif sur les taux. Il reconnaît aussi que les risques d’inflation persistante ont diminué récemment, notamment parce que certaines mesures d’anticipations d’inflation se sont détendues.
🧐 Alors, pour les marchés, ce n’est pas un signal bullish car ça ressemble surtout à un rappel à l’ordre. Je le rappelle mais pendant des années, les investisseurs ont vécu avec l’idée d’un “Fed put” (la banque centrale qui finit toujours par venir au secours du marché). Là, Warsh rappelle que la priorité n’est pas de protéger les multiples de valorisation mais de préserver l’ancrage de l’inflation. Si les données macro se dégradent vraiment, la Fed pourra évidemment réagir, mais si l’inflation reste collante, il ne faudra pas attendre une Fed complaisante simplement parce que le marché en a envie.
🤔 Sa remarque sur l’IA est également très intéressante. Il voit bien que l’IA peut devenir un choc productif majeur, potentiellement désinflationniste à long terme si elle améliore réellement la productivité, mais il ne semble pas vouloir intégrer trop rapidement cette promesse dans la politique monétaire. J'estime qu'il a raison d’être prudent parce qu'entre le récit “IA = gains massifs de productivité” et la réalité macro observable, il peut y avoir plusieurs années d’écart même si on voit déjà de belles choses. Les marchés adorent anticiper les ruptures technologiques mais les banques centrales doivent travailler avec les données réellement visibles.
Warsh a envoyé un message simple qui est que ni les marchés, ni la Maison-Blanche ne piloteront la Fed à sa place. Le 2% reste la cible, l’indépendance reste la ligne rouge, et ceux qui espèrent une Fed complaisante risquent de se tromper lourdement.
Jessy - Next Gain retweeted
Quand je vois passer ces deux choses, à quelques secondes d’intervalle,
J’en viens à me demander si je suis vraiment né dans le bon pays.
ESTO ES UNA LOCURA
SpaceX acaba de presentar AI1: un satélite cuyo único trabajo es ejecutar IA en el espacio.
Ni internet. Ni GPS. Solo cómputo flotando en órbita.
El problema: los data centers en la Tierra ya no escalan.
Consumen demasiada energía, demasiada agua, y no queda red ni terreno donde construirlos.
La solución de Musk: construirlos en el espacio.
En órbita todo cambia:
→ El sol nunca se pone: energía gratis 24/7
→ No hace falta agua: el calor se irradia directamente al vacío
→ Los dos cuellos de botella de la IA en tierra prácticamente no existen ahí arriba
Y lo más loco:
Musk dice que es MÁS FÁCIL de construir que un satélite de Starlink.
Solo necesita células solares, un radiador y enlaces láser.
Las cifras hablan solas:
→ Cada AI1 = el cómputo de un rack Nvidia GB300, el hardware por el que se pelean los data centers
→ El plan: una constelación de hasta UN MILLÓN de satélites
→ SpaceX sale a bolsa esta semana con una valoración de ~1,75 billones de dólares
El timing no es casualidad.
SpaceX ya no es una empresa de cohetes: es la red eléctrica de la IA, en el espacio.
La carrera por el cómputo de IA acaba de salir del planeta.
Literalmente.
































