Head of Strategy & Communications @Bitstack & President @BitcoinPolicyFr / ex @BlockchainPartn @KPMG_France @Paymium

Paris, France
Joined October 2012
🇫🇷 Alors que la France vit une situation économique et politique critique, j'ai décidé de présenter ma candidature aux élections législatives de la 2e circonscription de Paris avec @aurore_btc. Monnaie, Énergies, Libertés : la voie française pour sortir par le haut👇🧵 Depuis 50 ans, dette et déficit explosent. L'inflation devient la norme. Les jeunes sont exclus de la propriété, les classes moyennes s’épuisent, et l’ascenseur social est bloqué. Tout cela n’est pas un bug. Ce n’est pas une erreur dans un système qu’il faudrait corriger. C'est le système même. Depuis les années 70, la monnaie n’est plus contrainte par le monde physique. Elle est devenue une promesse sans limite. Résultat : inflation chronique, clientélisme politique et boulimie étatique. Ce déclassement que nous vivons ne s'arrêtera pas tant que la règle du jeu le favorisera. Avec Bitcoin, nous pouvons sortir de cette ornière. Mais cela devra nécessairement passer par une prise de conscience citoyenne. Bitcoin c'est un exit silencieux et non violent d'un système inflationniste spoliateur. Une façon de dire : "J'ai compris votre jeu, et je refuse d'y participer.". C'est la reprise de contrôle sur votre argent. Et nous sommes déjà des millions en France à avoir franchi le pas. On ne peut plus nous ignorer. Avec Aurore, nous voulons insuffler dans le débat public des questions cruciales, trop longtemps ignorées : la monnaie, les libertés fondamentales, l'intégrité numérique... Et cela commencera par l'opportunité énergétique du minage. Tandis que la France s’engage pour une nouvelle stratégie énergétique à l’horizon 2035, il est absolument irresponsable de ne pas considérer l’intégration de la demande flexible que représente le minage de bitcoins pour ne pas faire peser la décarbonation du mix sur la facture d’électricité des Français. Le Commissaire à l’Energie Atomique appelait récemment à orienter nos efforts vers la demande et non sur l’offre de production électrique. Le minage répond à ce problème. Mais que fait la France ? Elle ferme les yeux sur l'opportunité, comme tétanisée, et vend la filiale d'EDF dédiée aux sujets numériques... à un mineur de Bitcoin américain. C'est inacceptable. Au lieu d'encaisser, les français payent ! Décarboner notre électricité, stabiliser le réseau, préserver notre souveraineté, notre sécurité d'approvisionnement, tout en réduisant la facture des français : voilà une promesse alléchante qui nécessite une seule chose pour voir le jour : du courage politique. C'est ce que nous allons faire avec Aurore. Il est évident que Bitcoin n’est ni un programme, ni un parti politique. Mais il devient tout aussi évident qu’aucun programme ni parti ne peut faire l’économie de l’incorporer comme une solution porteuse d'espoir pour l'avenir, pour l'environnement, pour la France et les Français. Le temps presse, le monde avance avec ou sans nous. 🟠En votant orange, vous votez à la fois bleu, blanc et rouge🔵⚪️🔴
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Matchday essentials. ❤️💛
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On rappelle évidemment que les risques de fuites de données sont TRES PEU PROBABLES selon un juge en référé. Avec des systèmes sécurisés par "azerty" ou "123456", on est vraiment au top !
BREAKING: A hacker accessed Denmark's national ID database with the password "123456," exposing details of 8.8 million people
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🇫🇷 B-Only is back this November, and Bitstack will be there. This year, we’re proud to support the event and join the conversations shaping the Bitcoin ecosystem in France. On the agenda: a session with @StachAlex exploring “Why women are the future of Bitcoin”, drawing on insights from Bitstack’s latest European barometers to look at how perceptions and adoption differ across Europe. 📍 Annecy 📅 November 2026 See you 👋
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🔐 L’Adan adresse un signalement à la CNIL sur des incidents de données impliquant des acteurs publics En mars dernier, l'Adan avait adressé un courrier au ministère de l'Économie et des Finances afin d'obtenir des précisions sur plusieurs incidents impliquant des données détenues par l'administration fiscale. Cette démarche faisait notamment suite aux accès illégitimes au fichier national des comptes bancaires (FICOBA), ainsi qu'aux soupçons de divulgation d'informations confidentielles concernant des acteurs du secteur des crypto-actifs par une agente de la DGFiP. En l'absence de réponse à cette première sollicitation, l'Adan poursuit sa démarche en adressant un signalement à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (@CNIL), afin de solliciter des vérifications sur le respect des obligations de protection des données personnelles. Avec l'accompagnement bénévole du cabinet @ORWL_Avocats, membre de l'@adan_asso, notre association souhaite notamment obtenir des éclaircissements sur : ➡️ L'étendue des données potentiellement compromises et l'identification des personnes concernées. ➡️ Le respect des obligations de notification et d'information prévues par le RGPD. ➡️ Les mesures de sécurité et de contrôle des accès mises en œuvre pour prévenir de nouveaux incidents. ➡️ La prise en compte des risques spécifiques auxquels peuvent être exposés les détenteurs de crypto-actifs et leurs proches, notamment en matière de sécurité physique. La protection des données personnelles représente un enjeu essentiel pour notre industrie. Au-delà du respect des obligations réglementaires, leur confidentialité contribue directement à la sécurité des professionnels du secteur et à la confiance dans les institutions qui en assurent le traitement. À travers cette initiative, l'Adan réaffirme son engagement en faveur d'une meilleure protection des acteurs de l'industrie des actifs numériques. Nous continuerons à travailler avec les pouvoirs publics et les autorités compétentes pour faire progresser la prise en compte de ces enjeux. 🙏 Nous remercions chaleureusement @ORWL_Avocats et particulièrement @romain_chilly et Hugo Ferraris, pour leur engagement à nos côtés sur ce dossier.
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En Novembre c'est le retour du B-only @alpinechain_xyz, soutenu cette année par @bitstack! J'aurai le plaisir d'y chanter tel Jean Ferrat pourquoi la Femme est l'avenir de Bitcoin. L'occasion de se plonger dans les baromètres d'opinion réalisés par @bitstack en UE Code promo👇
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Inscriptions : b-only.org/ Code promo pour le weekend entier à 150e : B26-SPONSOR-BITSTACK-150
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The best way to talk about Bitstack? Let our users do it. 💙
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In 1933, the United States banned Americans from holding gold. A historic decision that reminds us of one thing: the rules of money can change.
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Vous détenez du bitcoin ? Trois amendements au budget 2027 pourraient vous concerner. Passage en stablecoin imposable, exit tax, déclaration des bitcoins détenus en propre: On fait le point sur les changements proposés. Rien n’est voté à ce stade. On vous explique 👇
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Alors que la promesse du modèle communiste, elle, fonctionne parfaitement !
La gauche radicale retrouve des couleurs aux USA ces derniers temps et ce n’est pas pour rien : la promesse du modèle libéral capitaliste est cassée. Dans le graphique ci-dessous on voit la richesse des ultra-riches exploser depuis 20 ans sans tirer avec elle la richesse des autres. L’effet multiplicateur de la propriété d’actifs fonctionne mieux que jamais tandis que ceux qui ont peu d’actifs ne trouvent plus les moyens d’en acquérir, ou ne peuvent en acquérir qu’à un rythme très inférieur à ceux qui en ont déjà beaucoup. L’écart se creuse donc très vite et va aboutir à une crise majeure de surconcentration des richesses dans les mêmes mains.
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Bitcoin veut devenir une monnaie pour tous. Mais qui n’a-t-il pas encore convaincu ? @StachAlex : « La Femme est l'avenir de Bitcoin ». France, Italie, Espagne : les baromètres d’adoption vont parler. 🎟️ join.alpinechain.xyz/org/bon…
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JUST IN: 🇺🇸 President Trump says inflation could pay down the $40 trillion US national debt "very rapidly."
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Vous vous rappellerez de ceux qui vous disaient que les obligations d'Etat étaient "sans risque".
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Alexandre Stachtchenko retweeted
Méthode d'analyse de la nécessité et de la proportionnalité de toute mesure ou projet susceptible d'impacter des libertés. Elle est en particulier adaptée à la conception de la partie "nécessité et proportionnalité" du PIA/DPIA imposé à l'art. 35 du RGPD. xitter.cf/BitcoinPolicyFr/status…
Le 14 août, le Conseil constitutionnel a censuré l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. L’objectif, protéger les plus jeunes, n’était pas en cause : le Conseil l’a jugé légitime. Ce qui n’a pas tenu, c’est la mesure elle-même. Une interdiction de portée générale, appliquée sans considération de la situation de chaque mineur (âge, maturité, choix des parents) ni des risques propres à chaque service, et qui obligeait chacun à prouver son âge sans que la loi encadre cette vérification. En droit, une atteinte à une liberté doit être nécessaire, adaptée et proportionnée à l’objectif poursuivi. Celle-ci ne l’était pas. Cette question de la nécessité et de la proportionnalité se pose pour toute règle qui limite une liberté. Elle s’analyse avec méthode : quel besoin, quelle efficacité, quelles alternatives moins intrusives, quelles garanties, et au bout du compte, est-ce que le bénéfice justifie l’atteinte. @EstelleDeMarco, docteure en droit, spécialiste de la protection des données et de la vie privée, a conçu une grille d’analyse qui organise ce test étape par étape. Elle la met à disposition sous licence CC BY 4.0 (chacun peut l’utiliser, la diffuser et l’adapter, à la seule condition de citer son auteure et de signaler les modifications), et l’Institut National de Bitcoin en publie aujourd’hui le mode d’emploi, avec le protocole que nous suivrons pour l’appliquer sur des cas concrets. La note qui explique la méthode : inbi.fr/analyser-necessite-p… La grille d’Estelle De Marco (classeur, CC BY 4.0) : inbi.fr/wp-content/uploads/2… Merci à Estelle De Marco pour l’outil et pour sa relecture.
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Aujourd'hui littéralement l'agence responsable de la cybersécurité (ANSSI) et celle en charge de la surveillance financière (tracfin) seraient concernées par des data leaks. On rappelle qu'il y a qq jours, un juge en référé a déclaré que le risque de fuites était très faible.
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Alexandre Stachtchenko retweeted
Why does inflation feel higher than the official number? Because the inflation rate is an average. Your experience of inflation isn’t. Since August 2021, overall prices in France have risen by around 17%. But groceries are up 24%, energy: 44%. And that difference matters. The inflation index is built from an average basket of goods and services. But no household actually spends according to that exact basket. For households that spend a larger share of their budget on essentials like food, energy or housing, increases in those categories can weigh much more heavily. There’s also what the index can’t fully capture: how we adapt when prices rise. If the meat you usually buy becomes too expensive, you might not spend more. You might buy a cheaper cut instead. If your usual brand goes up, you switch to a lower-cost alternative. Or you simply buy less. On paper, your spending may not have changed much. But what the same amount of money gets you has. You’re spending the same to get less, or to get a lower-quality alternative. And over time, those compromises can mean a real decline in your standard of living, even if they aren’t obvious from the headline inflation number. That’s why the official number and what you feel at the checkout can both be true. Inflation measures the average. Purchasing power is lived individually.
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Alexandre Stachtchenko retweeted
Si utile, ma grille d'analyse de nécessité et proportionnalité est à disposition. Analyser ces (projets de) lois à sa lumière, c'est faire le travail du législateur. Quand l'analyse échoue, la loi ne doit pas être adoptée en l'état ou doit être révisée xitter.cf/BitcoinPolicyFr/status…
Le 14 août, le Conseil constitutionnel a censuré l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. L’objectif, protéger les plus jeunes, n’était pas en cause : le Conseil l’a jugé légitime. Ce qui n’a pas tenu, c’est la mesure elle-même. Une interdiction de portée générale, appliquée sans considération de la situation de chaque mineur (âge, maturité, choix des parents) ni des risques propres à chaque service, et qui obligeait chacun à prouver son âge sans que la loi encadre cette vérification. En droit, une atteinte à une liberté doit être nécessaire, adaptée et proportionnée à l’objectif poursuivi. Celle-ci ne l’était pas. Cette question de la nécessité et de la proportionnalité se pose pour toute règle qui limite une liberté. Elle s’analyse avec méthode : quel besoin, quelle efficacité, quelles alternatives moins intrusives, quelles garanties, et au bout du compte, est-ce que le bénéfice justifie l’atteinte. @EstelleDeMarco, docteure en droit, spécialiste de la protection des données et de la vie privée, a conçu une grille d’analyse qui organise ce test étape par étape. Elle la met à disposition sous licence CC BY 4.0 (chacun peut l’utiliser, la diffuser et l’adapter, à la seule condition de citer son auteure et de signaler les modifications), et l’Institut National de Bitcoin en publie aujourd’hui le mode d’emploi, avec le protocole que nous suivrons pour l’appliquer sur des cas concrets. La note qui explique la méthode : inbi.fr/analyser-necessite-p… La grille d’Estelle De Marco (classeur, CC BY 4.0) : inbi.fr/wp-content/uploads/2… Merci à Estelle De Marco pour l’outil et pour sa relecture.
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Alexandre Stachtchenko retweeted
Les gouvernements et la Commission ont oublié qu'ils s'étaient engagés à respecter une règle : la nécessité et la proportionnalité de toute limitation de libertés. La plupart des KYC sont disproportionnés. Chat control est disproportionné.
🚨 Deux salles, deux ambiances. À New York, une commissaire de la SEC brise le tabou du KYC : son coût "semble écraser son efficacité". À Bruxelles, on négocie aujourd'hui le scan de nos messages privés. Hester Peirce siège pour quelques jours encore à la SEC, le gendarme boursier américain. Le 23 septembre, devant le lobby des banques et courtiers de Wall Street, elle s'en est prise au KYC, ces obligations de "connaissance client" qui font de chaque banque un auxiliaire de surveillance. "Nous construisons des bottes de foin de données toujours plus grosses, en pariant qu'on y trouvera une aiguille ou deux. Mais plus la botte grossit, plus les aiguilles sont difficiles à trouver", a-t-elle résumé. Selon elle, l'approche actuelle "ne fonctionne pas particulièrement bien". Elle a même ironisé sur les régulateurs, aussi obsédés par le "data go up" que certains fans de crypto par le "number go up". Chaque donnée de plus, a-t-elle rappelé, augmente le risque qu'elle soit mal utilisée, par accident ou à dessein. Mi-septembre, Revolut a remis des copies de passeports de clients à un escroc qui écrivait depuis une adresse e-mail officielle d'une administration. En mai 2024, j'écrivais que le KYC avait été "érigé en religion malgré l'absence de résultats probants". J'avoue un certain plaisir à retrouver ce constat au pupitre de la SEC, devant ceux qui remplissent les formulaires. L'Europe, elle, applique la même logique à nos messages privés. En mars, le Parlement européen avait refusé de prolonger Chat Control 1.0. Ce texte autorise les plateformes à scanner nos messages non chiffrés, par dérogation à la directive ePrivacy, celle-là même qui oblige les sites à nous demander la permission avant de déposer des cookies. Le 9 juillet, 314 eurodéputés ont de nouveau voté pour le rejeter, contre 276. Cependant, il en fallait 360 à ce stade de la procédure, lors de la dernière session avant l'été. Le 23 juillet, tous les gouvernements l'ont approuvé, sauf la Hongrie (contre) et la Belgique (abstention). La France a voté pour. Le round qui s'ouvre aujourd'hui, le sixième, porte sur Chat Control 2.0, la version permanente. Les citoyens disent à chaque fois qu'ils ne veulent pas être surveillés, que c'est contraire aux libertés fondamentales, à la démocratie, à l'Etat de Droit. Dès 2022, les CNIL européennes jugeaient que le texte pouvait présenter "plus de risques pour les individus [...] que pour les criminels". Peu importe, la Commission et les gouvernements s'entêtent : on reposera la question jusqu'à ce que la surveillance de masse soit entérinée. Côté pédocriminalité en ligne, la botte de foin existe déjà. En 2024, l'Office mineurs a reçu 170 000 signalements, à 97 % issus de la détection des plateformes, et en a tiré 270 enquêtes. Son chef dit avoir parfois le sentiment de "vider la mer avec une petite cuillère". Deux salles, deux ambiances donc. Osera-t-on en Europe questionner aussi ce dogme de la surveillance à temps ?
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🚨 Deux salles, deux ambiances. À New York, une commissaire de la SEC brise le tabou du KYC : son coût "semble écraser son efficacité". À Bruxelles, on négocie aujourd'hui le scan de nos messages privés. Hester Peirce siège pour quelques jours encore à la SEC, le gendarme boursier américain. Le 23 septembre, devant le lobby des banques et courtiers de Wall Street, elle s'en est prise au KYC, ces obligations de "connaissance client" qui font de chaque banque un auxiliaire de surveillance. "Nous construisons des bottes de foin de données toujours plus grosses, en pariant qu'on y trouvera une aiguille ou deux. Mais plus la botte grossit, plus les aiguilles sont difficiles à trouver", a-t-elle résumé. Selon elle, l'approche actuelle "ne fonctionne pas particulièrement bien". Elle a même ironisé sur les régulateurs, aussi obsédés par le "data go up" que certains fans de crypto par le "number go up". Chaque donnée de plus, a-t-elle rappelé, augmente le risque qu'elle soit mal utilisée, par accident ou à dessein. Mi-septembre, Revolut a remis des copies de passeports de clients à un escroc qui écrivait depuis une adresse e-mail officielle d'une administration. En mai 2024, j'écrivais que le KYC avait été "érigé en religion malgré l'absence de résultats probants". J'avoue un certain plaisir à retrouver ce constat au pupitre de la SEC, devant ceux qui remplissent les formulaires. L'Europe, elle, applique la même logique à nos messages privés. En mars, le Parlement européen avait refusé de prolonger Chat Control 1.0. Ce texte autorise les plateformes à scanner nos messages non chiffrés, par dérogation à la directive ePrivacy, celle-là même qui oblige les sites à nous demander la permission avant de déposer des cookies. Le 9 juillet, 314 eurodéputés ont de nouveau voté pour le rejeter, contre 276. Cependant, il en fallait 360 à ce stade de la procédure, lors de la dernière session avant l'été. Le 23 juillet, tous les gouvernements l'ont approuvé, sauf la Hongrie (contre) et la Belgique (abstention). La France a voté pour. Le round qui s'ouvre aujourd'hui, le sixième, porte sur Chat Control 2.0, la version permanente. Les citoyens disent à chaque fois qu'ils ne veulent pas être surveillés, que c'est contraire aux libertés fondamentales, à la démocratie, à l'Etat de Droit. Dès 2022, les CNIL européennes jugeaient que le texte pouvait présenter "plus de risques pour les individus [...] que pour les criminels". Peu importe, la Commission et les gouvernements s'entêtent : on reposera la question jusqu'à ce que la surveillance de masse soit entérinée. Côté pédocriminalité en ligne, la botte de foin existe déjà. En 2024, l'Office mineurs a reçu 170 000 signalements, à 97 % issus de la détection des plateformes, et en a tiré 270 enquêtes. Son chef dit avoir parfois le sentiment de "vider la mer avec une petite cuillère". Deux salles, deux ambiances donc. Osera-t-on en Europe questionner aussi ce dogme de la surveillance à temps ?
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