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Catherine Deneuve....
What the modern world doesnât understand, what the culture has completely purged from its collective consciousness in its desperate, desperate desire for everything to be relatable and transparent, is the concept of... the enigma.
You see, in the 1960s, directors understood something profound about the cinema screen. They understood that the camera doesnât want you to spill your guts. They understood that the most compelling thing you can put on a giant piece of celluloid is a face that refuses to explain itself.
Look at her eyes in this photo. They are completely dark, completely wide, and entirely... unreadable. She isn't trying to charm you. She isn't trying to build rapport with you. She isn't doing that... that frantic, desperate, pleading look that actors do now on the red carpet, where they try to look simultaneously like a normal, down-to-earth person who enjoys a cheeky Nando's, and an unapproachable deity of late-stage capitalism.
She is just... there. She is a blank slate upon which the director, and the audience, can project their own neuroses, their own desires, their own terrifying psychological abysses.
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La 2CV devait pouvoir traverser un champ labourĂ© avec un panier d'Ćufs sur le siĂšge, sans en casser un seul.
Elle a été présentée au Salon de l'automobile de Paris il y a 78 ans, le 7 octobre 1948.
L'idée naßt dans les années 1930, chez Citroën. Son patron, Pierre-Jules Boulanger, veut une voiture pour les campagnes françaises.
Son cahier des charges tient en quelques lignes. Quatre places, 50 kilos de bagages, des chemins de terre.
Pas plus de 3 litres aux 100 kilomĂštres. Et le champ labourĂ©, sans casser les Ćufs.
On résume l'idée en une formule : quatre roues sous un parapluie.
En 1939, une premiĂšre sĂ©rie de 250 voitures est lancĂ©e. La guerre arrĂȘte tout.
Pour que les Allemands ne mettent pas la main dessus, presque tous les prototypes sont détruits. Quelques-uns sont cachés.
En 1994, on en retrouve trois dans une grange.
Le 7 octobre 1948, la 2CV apparaĂźt enfin au Salon de Paris. Un petit moteur, 64 km/h au maximum.
Les journalistes se moquent. Un Américain demande si elle est livrée avec un ouvre-boßte.
Mais les commandes affluent dĂšs le Salon. L'attente pour en avoir une monte jusqu'Ă cinq ans.
Agriculteurs, curés de campagne, étudiants : elle passe de génération en génération.
La derniĂšre sort de l'usine portugaise de Mangualde le 27 juillet 1990. AprĂšs 42 ans de production.
Plus de 3,8 millions de 2CV sont sorties des usines.
Aucune n'a été livrée avec un ouvre-boßte.
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Quand il Ă©tait prĂ©sident, Charles de Gaulle estimait que lâargent public devait ĂȘtre strictement intouchable.
Au Palais de lâĂlysĂ©e, il Ă©tait impensable que lâĂtat prenne en charge la moindre dĂ©pense personnelle.
Son Ă©pouse, Yvonne de Gaulle, tenait un petit carnet dans lequel elle notait avec rigueur toutes les dĂ©penses du foyer : Ă©lectricitĂ©, nourriture, vĂȘtements, savon⊠rien nâĂ©tait laissĂ© au hasard.
Chaque mois, le couple envoyait un chÚque au Trésor public afin de rembourser ces frais strictement privés.
Un jour, le comptable de lâĂlysĂ©e lui fit remarquer que cela nâĂ©tait « pas nĂ©cessaire ».
Elle répondit avec fermeté :
« Tout ce qui nâest pas public est privĂ©, et ce qui est privĂ©, câest Ă nous de le payer. »
Leur exigence allait encore plus loin :
leurs enfants et petits-enfants nâavaient pas le droit dâutiliser les voitures officielles pour des dĂ©placements personnels.
Charles de Gaulle refusait les privilÚges liés à sa fonction.
Il rĂ©glait lui-mĂȘme toutes ses dĂ©penses Ă lâĂlysĂ©e â jusquâau savon ou aux repas de famille â et avait mĂȘme choisi de renoncer Ă son salaire prĂ©sidentiel, vivant uniquement de sa pension de gĂ©nĂ©ral.
Ă sa mort, il ne laissa aucune fortune, seulement sa maison Ă Colombey-les-Deux-Ăglises, acquise avant la guerre.
On raconte mĂȘme quâil envoyait spontanĂ©ment des chĂšques au TrĂ©sor public dĂšs quâun doute existait sur une dĂ©pense privĂ©e rĂ©glĂ©e par lâĂtat.
Hommage Ă ce grand homme que j'admire đ
Un sens de lâintĂ©gritĂ© et du devoir qui force encore aujourdâhui le respectâŠ
et qui rappelle que le vĂ©ritable prestige ne rĂ©side pas dans les privilĂšges, mais dans lâexemplaritĂ©.
GivePeaceaChance đïžđđ
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Mes Ă©lĂšves de 7/8 ans me rapportent tous le mĂȘme phĂ©nomĂšne qd on parle des grands frĂšres ou soeurs ado. Ils me disent : il/elle est tjs ds sa chambre sur tiktok, il me parle pas.
Les réseaux ont cassé la fratrie.
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La jeune femme qui danse dans deux tableaux célÚbres de Renoir était une ancienne acrobate de cirque. Sans avoir jamais pris un cours de dessin, elle est devenue peintre à son tour.
Elle naßt Marie-Clémentine Valadon, le 23 septembre 1865, dans un village du Limousin. Sa mÚre, blanchisseuse, l'élÚve seule à Montmartre.
à 11 ans, elle travaille déjà . CouturiÚre, blanchisseuse, serveuse, vendeuse de légumes dans la rue.
Ă 15 ans, elle entre au cirque Fernando comme acrobate. Une chute de trapĂšze lui abĂźme le dos. C'est la fin du cirque.
Elle devient modÚle pour les peintres. Renoir la peint en 1883 dans « Danse à Bougival » et « Danse à la ville ».
Toulouse-Lautrec la peint aussi. C'est lui qui la surnomme Suzanne.
Pendant les séances, elle regarde. Puis elle dessine, seule.
Fin 1883, Ă 18 ans, elle a un fils, de pĂšre inconnu.
Degas découvre ses dessins. Il les achÚte et la pousse à continuer.
En 1894, elle entre à la Société nationale des beaux-arts, l'un des grands salons officiels de Paris. Aucune femme peintre n'y avait été admise avant elle.
En 1909, elle peint « Adam et Ăve ». Pour Adam, elle fait poser son amant, AndrĂ© Utter. Il a 21 ans de moins qu'elle.
C'est l'un des premiers nus masculins peints par une femme. Elle l'épouse en 1914, et meurt à Paris en 1938.
Son fils est devenu Maurice Utrillo, le peintre des rues de Montmartre. Il est souvent plus connu qu'elle. C'est elle qui lui a mis les pinceaux dans les mains.
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Le dĂ©clin du dĂ©sir de lire des livres longs sâaccentue Ă mesure que les rĂ©sumĂ©s et les textes courts se gĂ©nĂ©ralisent. Il en rĂ©sulte un environnement cognitif oĂč la profondeur cĂšde progressivement la place Ă la surface.
Un livre long exige une temporalitĂ© particuliĂšre. Pendant plusieurs jours, parfois plusieurs semaines, il faut garder en mĂ©moire lâunivers Ă©laborĂ© par lâauteur, retenir des Ă©lĂ©ments encore obscurs, accepter de ne pas comprendre dâemblĂ©e, suspendre son jugement et suivre un raisonnement dont la richesse nâapparaĂźt souvent quâĂ la fin de lâouvrage.
Savoir de quoi parle un livre grĂące Ă un rĂ©sumĂ©, ce nâest pas avoir vĂ©cu lâexpĂ©rience intellectuelle de sa lecture. En voulant faire lâĂ©conomie de cette expĂ©rience, nous ne risquons pas tant de perdre les grandes pensĂ©es que de les empĂȘcher de prendre racine en nous et de contribuer ainsi au dĂ©veloppement de notre intelligence.
GivePeaceaChance đïžđđ
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Elle a laissé quatre phrases sur une feuille, dans une Polo Volkswagen garée dans la cour, devant chez elle, dans un hameau du sud-FinistÚre.
« Je suis enfermĂ©e. Jâai mis la radio Ă fond. Personne nâest passĂ©. Jâai essayĂ© de casser la vitre. Je nâai pas rĂ©ussi. »
Le 13 aoĂ»t. Quatre-vingt-trois ans. Autonome, en bonne santĂ©, seule depuis des annĂ©es dans cette maison, et elle connaissait tous ses voisins. Ses clĂ©s et son tĂ©lĂ©phone Ă©taient restĂ©s sur la table de la salle Ă manger, Ă quelques mĂštres. Le klaxon de la voiture ne fonctionnait pas. Le dernier appel sur son portable date du mardi 11 aoĂ»t, en fin de matinĂ©e. Le FinistĂšre venait de basculer en vigilance orange canicule. Mercredi, Lanmeur a touchĂ© 38,8 °C. Jeudi, on lâa trouvĂ©e morte dans lâhabitacle.
Sa fille dit quâelle a dĂ» vouloir aller chercher quelque chose dans la voiture et quâelle sâest retrouvĂ©e coincĂ©e. Quâil faisait tellement chaud que personne ne lâa entendue. La radio Ă fond. Une route Ă cĂŽtĂ©. Un hameau. Personne nâest passĂ©.
Le piĂšge a un nom commercial. Safelock. Une pression sur la tĂ©lĂ©commande et les poignĂ©es intĂ©rieures ne servent plus. Câest fait pour le voleur qui casse une vitre : il ne peut plus ouvrir. Volkswagen lâĂ©crit noir sur blanc dans la notice : en cas dâurgence, les personnes enfermĂ©es ne peuvent plus sortir en dĂ©verrouillant les portes. Pour dĂ©sactiver le systĂšme, il faut appuyer deux fois, ou tourner deux fois la clĂ©. Elle nâavait ni la clĂ© ni le tĂ©lĂ©phone. Elle avait 83 ans et ses poings contre le verre. Elle nâa pas rĂ©ussi.
Le fils demande qui lit les cinq cents pages de la notice dâun vĂ©hicule. Le 14 aoĂ»t, les enfants ont Ă©tĂ© entendus par les gendarmes de QuimperlĂ©. La Polo a Ă©tĂ© placĂ©e sous scellĂ©s. Ils ont portĂ© plainte contre le constructeur. Le 24 aoĂ»t, le parquet de Quimper a classĂ© sans suite. On leur a rĂ©pondu que le propriĂ©taire est censĂ© connaĂźtre ce systĂšme. Dix jours. Une mĂšre cuite derriĂšre un pare-brise, un dossier refermĂ©.
On a des plans canicule, des communiquĂ©s, des consignes pour prendre des nouvelles des anciens. SantĂ© publique France a dĂ©jĂ comptĂ©, sur la vague de juin, des milliers de morts en trop. Quatre-vingt-cinq pour cent chez les 65 ans et plus. Les dĂ©cĂšs Ă domicile ont flambĂ©. Ici, le logement nâa mĂȘme pas eu le temps de tuer. La cour a suffi. La voiture fermĂ©e au soleil. Le silence autour dâune radio poussĂ©e Ă fond.
On fabrique des serrures trop malines pour les mains qui ont payĂ© la voiture. On remplace le voisin qui entend par une procĂ©dure. On protĂšge le coffre contre le voleur et on laisse la propriĂ©taire dans une cage thermique. Puis la justice range ça dans la case de celui qui nâa pas lu le mode dâemploi.
Les enfants ont dit une phrase simple : maman aurait voulu quâon alerte, alors on le fait pour elle.
Une femme de 83 ans est morte Ă quelques mĂštres de sa table, de son tĂ©lĂ©phone et de sa maison, dans un pays qui nâarrĂȘte pas de parler de lien.
Personne nâest passĂ©.
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Replying to @Rainmaker1973
Argan trees stay leafy and produce fruit longer than most other plants in that harsh environment. The goats simply climb up to reach the leaves and the pulpy fruit.
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Replying to @7559pr
Et de citer Yehudi Menuhin qui a dit « La liberté est ce qui exige la plus grande discipline. »
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Le cerveau humain nâa jamais Ă©tĂ© conçu pour lire. LâĂ©criture est trop rĂ©cente dans lâhistoire de lâhumanitĂ© pour que lâĂ©volution ait eu le temps de fabriquer des circuits destinĂ©s Ă la lecture. Elle a donc contraint des rĂ©gions cĂ©rĂ©brales qui existaient bien avant elle (notamment celles de la vision, du langage et de la reconnaissance des formes) Ă se rĂ©organiser pour traiter un systĂšme de signes apparu bien plus tard.
Lâinvention de lâĂ©criture nous a ainsi contraints Ă dĂ©velopper une capacitĂ© dont la nature ne nous avait pas dotĂ©s. MĂȘme si cette aptitude ne sâacquiert quâaprĂšs un long apprentissage, elle a considĂ©rablement Ă©tendu ce que notre esprit Ă©tait capable de faire. Mais depuis quelques annĂ©es, de nouvelles techniques commencent Ă opĂ©rer un mouvement inverse.
En voulant nous simplifier la vie, elles nous Ă©pargnent peu Ă peu les efforts par lesquels certaines de nos aptitudes se construisent et sâentretiennent. Le progrĂšs technique ne coĂŻncide donc pas toujours avec le progrĂšs de lâesprit. Il serait peut-ĂȘtre temps dâestimer la valeur dâune invention non seulement Ă ce quâelle nous permet de faire, mais aussi Ă ce quâelle nous fait perdre.
GivePeaceaChance đïžđđ
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A woman who colors her gray hair is not necessarily âafraid of aging.â
A woman who leaves it gray has not necessarily âgiven up.â
A woman who cuts it short isn't trying to look younger.
A woman who grows it long isn't refusing to grow up.
A woman who wears makeup isn't insecure.
A woman who doesn't wear makeup isn't making a statement.
Sometimes hair is just hair.
Sometimes lipstick is just lipstick.
Sometimes a woman makes a choice because she likes the way it looks when she sees herself in the mirror, and that is reason enough.
It's remarkable how often women's personal choices are treated as public declarations open for analysis, criticism, and psychological evaluation.
Gray hair becomes a debate.
Dyed hair becomes a debate.
Wrinkles become a debate.
Botox becomes a debate.
Meanwhile, men can go gray, shave their heads, dye their hair, grow a beard, lose a beard, gain twenty pounds, lose twenty pounds, and somehow it's all just considered... existing.
Women do not owe anyone a performance of aging.
They do not owe the world gray hair to prove confidence.
They do not owe the world hair dye to prove they still care.
They do not owe anyone an explanation at all.
If she wants to color it, great.
If she wants to leave it gray, great.
If she wants purple streaks at 75, even better.
The point is that it belongs to her.
And that should be the end of the conversation.
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Montmartre's hill is so unstable that Sacré-Coeur needed a second, invisible foundation as large as the building itself before a single visible stone went up.
When construction began in 1875, engineers found that Montmartre was riddled with old gypsum quarries, the same soft rock that had been mined out from underneath the hill for plaster since the Middle Ages. The ground was too weak to carry a basilica this size.
The fix was to sink 83 wells, each 108 feet (33 meters) deep, straight down through the loose rock to solid bedrock. Engineers filled them with concrete and linked them underground with arches, building a hidden second foundation before the visible basilica ever rose above ground.
That foundation work alone cost more than 4 million francs and took months of debate before officials even approved it. It is often said, only half joking, that Sacré-Coeur does not rest on the hill so much as hold it up.
The basilica took nearly 40 years to finish, from 1875 to 1914, and was not consecrated until 1919, delayed by the First World War.
No one has ever actually dug up and exposed those 83 wells the way the image above shows them. That part is a digital illustration built to match the real engineering record, not a photo of an excavation.
(The image above is a digital illustration, not a real excavation.)
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Replying to @WohlstandsWal
I just had to renew my driving licence online. Absolute nightmare back & forth from laptop to phone. QR codes & access codes sent to my phone. Sending pics of my passport. Facial recognition on my phone! It costs extra to do it at the post office but for some this is only option!
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Watch how these pros perfectly install tiles around tricky wall corners. đ§±
Replying to @akarahasanoglu @dgrszlzynp
Kısmen doÄru. Kapı açmaya çalıĆma doÄru (basınç engeller). BaĆlıkla cam kırmak bazen mĂŒmkĂŒn ama tasarlanmamıĆ, zor ve gĂŒvenilmez; yan camları tercih et, özel alet daha iyi. "Cam açma" tavsiyesi yanlıĆ: hemen camları indir (elektrik kısa çalıĆır) ve çık. Araba motor aÄırlıÄından burun aĆaÄı batar, arka yĂŒksek kalır ama özel tasarım deÄil, fizik. 30-60 sn kritik.
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ALERTE ! (cf vidĂ©o —ïž)
Ursula Von der Leyen vient dâannoncer quâelle avait dans le collimateur lâĂ©pargne des gens !
« LâEurope a de lâĂ©pargne ! »
« Malheureusement cette épargne est paresseuse ! »
Elle lâannonce : elle compte sur « lâUnion de lâĂ©pargne et de lâinvestissement » pour pouvoir se servir !âŠ
âĄïž Non, Ursula Von der Leyen, ce sont les gens qui ont de lâĂ©pargne, pas « lâEurope » !
Ăa leur appartient !
Sortons de lâUE, vite
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En 1927, une jeune chercheuse russe entra dans un café berlinois pour déjeuner et remarqua quelque chose d'étrange dans le comportement du serveur, ignorant que cette simple observation allait changer la psychologie à jamais.
Je me suis approchĂ© du serveur et je lui ai demandĂ© quelque chose de trĂšs simpleâŠ
Quelques semaines plus tard, cette observation fortuite s'est transformée en l'une des découvertes les plus célÚbres de la psychologie au cours du XXe siÚcle.
Aujourd'hui, cette coĂŻncidence permet d'expliquer pourquoi de nombreux adultes ressentent une fatigue lĂ©gĂšre et persistante, mĂȘme lorsqu'ils ne pratiquent aucune activitĂ© physique particuliĂšrement intense.
La chercheuse s'appelait Bluma Zegarnik. Elle avait 26 ans. Elle était arrivée à Berlin pour étudier dans le laboratoire de Kurt Lewin, l'un des psychologues les plus influents de l'époque.
Lewin étudiait le fonctionnement de l'esprit dans la vie réelle, au quotidien, et non pas seulement dans des conditions artificielles de laboratoire.
Câest cette approche qui a conduit Zegarnik Ă une observation qui a radicalement changĂ© notre comprĂ©hension de la mĂ©moire et de lâattention.
Ce soir-là , Zigarnik est allée dans un café avec un groupe de collÚgues. Ils ont commandé beaucoup de plats. Le serveur s'est souvenu de toutes les commandes sans rien noter et les a servies correctement, sans aucune erreur.
AprĂšs avoir rĂ©glĂ© l'addition, tout le monde s'apprĂȘtait Ă partir. ArrivĂ©e Ă la porte, Zegarnik se souvint qu'elle avait oubliĂ© quelque chose sur la table et fit demi-tour.
Je me suis approchĂ© du mĂȘme serveur et je lui ai simplement demandĂ© :
Pourriez-vous nous retourner ce que nous avons commandé aujourd'hui, s'il vous plaßt ?
Le serveur la regarda avec surprise. Il ne se souvenait d'aucun détail concernant la commande.
Quelques minutes auparavant, il avait parfaitement mémorisé toutes les informations. Mais maintenant, le compte clÎturé et l'argent encaissé, toutes ces informations avaient disparu comme si elles n'avaient jamais existé.
Pour Zegarnik, cet incident a été le point de départ d'une importante question de recherche : pourquoi le cerveau se souvient-il des choses inachevées et oublie-t-il celles qui sont terminées ?
De retour au laboratoire, elle mit au point une expérience simple.
Les participants ont reçu une vingtaine de tùches différentes. La moitié d'entre eux ont pu les mener à bien, tandis que l'autre moitié a été interrompue à mi-chemin et invitée à passer à une autre activité.
Je leur ai ensuite demandé : Quelles tùches avez-vous accomplies aujourd'hui ? Veuillez les énumérer.
Les résultats ont été cohérents et clairs dans toutes les itérations de l'expérience.
Les participants se souvenaient des tùches interrompues (incomplÚtes) presque deux fois plus souvent que des tùches terminées.
Les tĂąches en suspens ne s'Ă©vanouissaient pas facilement. Elles continuaient d'occuper une partie de la mĂ©moire et de l'attention, comme si elles exigeaient d'ĂȘtre reprises et achevĂ©es.
Zeigarnik a publié ses résultats dans une revue de psychologie allemande en 1927. Aujourd'hui, ce phénomÚne est connu sous le nom d'« effet Ziegarnik ».
PrÚs d'un siÚcle s'est écoulé. L'adulte d'aujourd'hui vit dans des conditions que Zygarnik n'aurait jamais pu imaginer.
Il a des dizaines de choses inachevĂ©es en mĂȘme temps : une lettre sans rĂ©ponse, une conversation importante reportĂ©e, un projet inachevĂ©, un problĂšme familial non rĂ©solu.
Tout ce qui reste inachevé occupe une partie de l'esprit en arriÚre-plan, comme une commande oubliée par un serveur. Et plus les choses inachevées s'accumulent, moins il reste d'énergie pour vivre normalement.
GivePeaceaChance đïžđđ
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Ă insopportabile la libertĂ obbligatoria di dover prenotare sui siti online ogni ingresso, visita, museo, monumento& affini quando visiti una cittĂ . Non si puĂČ piĂč fare nulla di improvvisato nĂ© decidere all'ultimo momento
Intanto i mega server divorano energia e producono vacuitĂ




























