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Paris, France
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Jean-Christophe Gatuingt retweeted
Une photo de premier jour avec un badge autour du cou, et Sylvain Hajri (@epieos) a de quoi préparer une intrusion physique.
Ce 2ème épisode de Signal Faible sur l'OSINT est plein d'exemples de ce genre.
À découvrir ici : urlr.me/TBqfNW
Jean-Christophe Gatuingt retweeted
Octave Klaba (OVHcloud) : « Nous allons apporter sur le marché un LLM très en avance sur son temps »
latribune.fr/article/tech/in…
Jean-Christophe Gatuingt retweeted
Wow, l’horreur, soutien à toutes les équipes de @getqonto, @alex_prot
Image saisissante des restes de l’auditorium flambant neuf de la banque Qonto, qui a inauguré son siège il y a 3 semaines bd de Bonne Nouvelle. Un salarié présent sur place est sous « le choc ». @Le_Figaro
Jean-Christophe Gatuingt retweeted
Attaquer une mairie, ça vous met dans le camp de ce genre de personnes et surement pas l'inverse.
Jean-Christophe Gatuingt retweeted
Alerte : le système de retraite français privé est tout aussi lourdement déficitaire que le régime public.
Hier un rapport de l'IGF a mis en évidence le réel déficit du système de retraite public. 50 milliards d'euros manquants chaque année, camouflés par des surcotisations comptables.
Beaucoup trop de gens en ont déduit que le problème des retraites était donc cantonné au public.
Oh que non.
Le régime privé des retraites lui est déficitaire de…. 77 milliards.
Comment ça se fait ?
- Pour camoufler le déficit du régime public, on ajoute des surcotisations sur les fiches de paie de fonctionnaires. 82 % pour l'État, 126 % pour les militaires. En réalité la norme comptable la plus propre devrait être de cotiser seulement 25 % - comme dans le privé - et de compter ce qui manque en déficit du système. Donc 45 milliards de surcotisations, 50 milliards de trou en tout.
- Pour le privé, c'est pareil, on compte les cotisations réellement versées par les actifs, ça fait 228 milliards. Or le privé verse 300 milliards de pensions, 305 avec les frais de gestion. Ça fait donc un trou de 77 milliards !
Ce trou est camouflé non pas par des surcotisations (pas possible de faire contribuer plus les entreprises sans les couler) mais par diverses subventions, affectations d'impôts et de la dette.
- c'est exactement le même principe que les surcotisations du public. On a un système prétendument par répartition qui verse beaucoup plus qu'il ne reçoit, donc on ponctionne discrètement tout le reste de la société pour combler le trou.
- Dans le cadre du public, ça veut dire que le coût des retraites se fait au détriment des budgets des ministères. Et que donc nous avons une justice et une école paupérisées malgré des budgets élevés. Dans le cadre du privé, ça veut dire que le coût des retraites se fait au détriment des actifs et des entreprises, taxés par la CSG et les impôts affectés (37 milliards), et du budget de l'État, qui rembourse 24 milliards d'exonérations de charges. Principalement, et aussi au détriment des familles et des chômeurs (17 milliards pris aux caisses famille et chômage) et de nos enfants, par la dette.
Voici ce qu'il s'est passé, tout simplement, et que pas grand monde n'a encore capté :
Le système par répartition aurait dû être ajusté il y a 25 ans. On aurait dû soit baisser les pensions, soit augmenter l'âge de départ à la retraite. Simplement parce que la population vieillissait massivement et que le nombre d'actifs par retraité diminuait.
Globalement tout le reste de la planète l'a fait sauf nous.
Comme aucun politique n'a eu le courage de le faire et que le peuple français a abondamment menacé de cramer le pays si quelqu'un le faisait, il n'y a jamais eu de vraie réforme.
Il a donc bien fallu trouver le pognon manquant quelque part.
Pour le public, ce fut les surcotisations, qui petit à petit ont bouffé une part énorme des budgets des ministères et qui expliquent que l'État semble à poil alors même qu'il dépense plus que jamais.
Pour le privé, ce fut les affectations d'impôts et les subventions, qui petit à petit ont fait exploser la pression fiscale et la dette et diminué le pouvoir d'achat des actifs et toute capacité d'investissement de l'État dans l'avenir.
Il n'y a pas de secret, on a laissé le poids des retraites exploser, on n'a jamais réformé, donc on a petit à petit sucé toute la sève vitale de ce pays.
L'impression qu'on n'a jamais assez d'argent pour rien en France, alors qu'on paye masse d'impôts, de taxes et de cotisations tout le temps ? On se demande tout le temps où passe tout l'argent ? La réponse est simple : dans les retraites.
Le COR qui dit que le déficit n'est que de 5 milliards ? Ce n'est qu'un artifice comptable.
La réalité nue est que chaque année nous dépensons 420 milliards pour les retraites et ne collectons que 282 milliards de cotisations.
Les 137 milliards manquants sont grattés sur le reste de l'économie, par une tuyauterie fiscale complexe, nous mettant ainsi tous en difficulté.
Pourquoi tout cela est-il caché ?
Parce que les retraités étant le premier électorat de France, absolument aucun politique n'a envie de s'attaquer au sujet.
Parce que chaque fois qu'un politicien a essayé, il a perdu ou failli perdre son poste.
Alors on camoufle.
Jusqu'au moment où le pays devient trop dysfonctionnel pour continuer à camoufler.
Nous y sommes.
C'est pour cela que la vérité sort enfin aujourd'hui.
(J'ai fait quelques graphes pour illustrer le problème.)
Jean-Christophe Gatuingt retweeted
Petite bombe de l’IGF qui révèle une mascarade inconnue du grand public et qui explique pourquoi on a l’impression que l’état est à poil sur toutes ses dépenses régaliennes et éducatives, alors qu’elle n’apparaît pas si mauvaise en comparisons internationales et que les milliards semblent bien là.
Le secret : pour ne pas faire apparaître l’immense déficit des retraites, on impute des cotisations sociales allant jusqu’à 80% du salaire des fonctionnaires. Ce qui gonfle tous les budgets.
Ainsi non seulement on empêche de prendre conscience d’à quel point le système est déficitaire, que la retraite des fonctionnaires est sur le point de devenir le premier budget de dépense de l’état, mais aussi on fausse toutes les comparaisons internationales.
En réalité sur le régalien la France est proche du bas de classement, parce qu’elle crame tout son argent en retraites.
J’ai fait quelques graphes pour expliciter.
Jean-Christophe Gatuingt retweeted
C'est HISTORIQUE: Bercy publie pour la 1ère fois le poids réel des pensions dans le budget de chaque ministère.
Attention, ça pique: 32% du budget de l’Éducation nationale et 30% du budget de l'Intérieur part en réalité dans... les retraites
Tous les ministères sont concernés⤵️
Replying to @ovh_support_fr
@ovh_support_fr @olesovhcom je reçois un SMS pour impayé de la société Intrum qui ressemble à un fishing, alors que j'ai reçu aucune notification de OVH ni par email ni par SMS. WTF...
Jean-Christophe Gatuingt retweeted
Je confirme qu’une cyberattaque touche depuis cette nuit les installations de production de froid de plusieurs magasins de notre réseau @CooperativeU.
Nos équipes sont pleinement mobilisées, en lien avec les frigoristes, pour rétablir la situation au plus vite. Une enquête devra permettre de faire toute la lumière sur cette attaque.
S’attaquer à des équipements essentiels à la conservation des produits frais et à l’approvisionnement alimentaire des Français est d’une extrême gravité et est inédit. C’est inacceptable.
Jean-Christophe Gatuingt retweeted
Résultats primaire !
🟡Gluscksmann : 66.15 %
🌹Faure : 14.48 %
🌹Royal : 7.62 %
🔴Maurel : 5.92 %
🌹Guedj : 5.83 %
Jean-Christophe Gatuingt retweeted
Quelques points sur Mistral pas encore lus dans le débat public :
1. mistral large 4 est exactement aussi bon que ce que les Américains arrivent à produire à puissance de calcul égale. Cela signifie que l’écart est désormais sur de la taille de centre de calcul, probablement pas sur la compétence.
2. Étant données les prévisions de montée en charge de Mistral dans le calcul, ils devraient pouvoir produire un modèle de niveau Opus 5.5 dans 12 à 18 mois.
3. Cela peut paraître lointain, mais il faut bien comprendre à quoi ça sert d’avoir des modèles français. Essentiellement, au-delà de la question que tout le monde connaît de sécurité des données et de dépendance étrangère pour le fonctionnement de ses entreprises, à deux autres choses : 1. La souveraineté régalienne. 2. La balance des paiements.
La souveraineté régalienne aujourd’hui se joue avant tout sur la cybersecurité : la capacité à sécuriser son infrastructure militaire et civile de façon autonome pour ne pas être vulnérable aux IA étrangères.
Surprise surprise, Mistral Large 4 est particulièrement bon dans ce domaine. Ce n’est bien sûr pas un hasard.
La balance des paiements : le grand risque qui nous pend au nez, c’est que les entreprises françaises dépensent en masse en tokens américains, et souvent au détriment des salaires français, ce qui a pour conséquence que l’argent français s’enfuie de l’autre côté de l’Atlantique, vidant notre pays de ses richesses.
Or pour des usages entreprises, la course à la frontière n’est pas infinie. Quiconque a déjà utilisé opus 5.5 avec son harnais cowork sait qu’il y a déjà de quoi faire fonctionner l’essentiel des postes de l’économie de services. En d’autres termes nous arrivons en haut de la sigmoïde : les progrès subséquents des modèles frontières seront clés pour le progrès scientifique, pour des usages très avancés, mais pas forcément pour suppléer les fonctions marketing et comptabilité des boîtes du cac40.
Nous sommes donc à 18 mois d’avoir un Mistral qui peut faire le gros de ce dont a besoin l’économie française. Et ainsi stopper l’hémorragie de cash.
4. Le goulet d’étranglement est de plus en plus le harnais, la couche d’orchestration et d’exécution qui permet au modèle d’évoluer dans des environnements complexes, de se connecter à des outils, de gérer de multiples agents en parallèle, etc. Or il se trouve que nous avons en France aussi Dust, qui excelle sur cette couche. (Encore un truc de X d’ailleurs. Avez-vous pensé à remercier Napoléon et ses blocs de granit récemment ? Parce que de la même façon que nous vivons encore 75 ans plus tard sur les efforts de De Gaulle avec la dissuasion et le parc nucléaire, nous vivons en bonne partie sur de l’héritage TECHNOLOGIQUE napoléonien. Pour la Patrie les sciences et la gloire les amis.)
5. Pour continuer le parallèle. De la même façon que notre dissuasion nucléaire est toute petite par rapport à l’américaine ou la russe, mais que comme disait De Gaulle, on hésite à attaquer un pays qui peut tuer 80 millions de tes habitants en un instant, même si toi tu peux raser la France, la France est en train de construire une indépendance IA de taille réduite, mais rendant le service effectif minimum pour rester une véritable puissance. Et la France est le seul pays sur terre aux côtés de la Chine et des US à réussir cela. Au lieu de pleurnicher sur le fait que ML4 ne fait pas de jolies fusées en vectoriel, on devrait plutôt prendre du recul et se rendre compte de l’immensité de l’accomplissement.
6. Rien n’est joué et tout peut s’écrouler bien sûr. La survie d’une nation se joue à chaque instant.
Il faut encore monter en charge, construire masse de nucléaire et de centres de calcul, développer une industrie de puces d’inférence. Dans un contexte de chaos.
Mais merde. Même à terre, même après des décennies de déréliction, la France reste la France.
Jean-Christophe Gatuingt retweeted
Visibrain lance Signal Faible, son nouveau podcast dédié à celles et ceux qui observent et analysent ce qui se passe sur le web et les réseaux sociaux.
Avec @ClemenceHutinet, directrice marketing de @visibrainFR, et pour le 1er épisode, @reillesoult, présidente de @FrBackbone.
À découvrir ici ⤵️
youtube.com/watch?v=sAfuCNKt…
Jean-Christophe Gatuingt retweeted
🎙️ Signal Faible, le podcast de Visibrain est lancé !
Pour ce 1er épisode, @reillesoult décrypte la Présidentielle 2027 → 6M de messages en 30 jours : où et comment va se jouer la campagne ?
🎧 À écouter ici : urlr.me/ujUwZ9
Jean-Christophe Gatuingt retweeted
10 ans de réseaux sociaux : qu’est-ce qui a vraiment changé ?
Réponses avec Jonathan Noble, CEO de Swello 💡
→ urlr.me/3fRD9r
Jean-Christophe Gatuingt retweeted
Replying to @Dan_Jeffries1
Question for everyone :
Are you pro-intelligence or anti-intelligence ?
Do you think more intelligence in the world is intrinsically good ?
Or do you think more intelligence is intrinsically dangerous ?
AI amplifies human intelligence.
It makes PEOPLE smarter and more effective.
It's like search engines, libraries, education, literacy, language: it makes PEOPLE smarter and more empowered.
If you want intelligence (artificial or natural) to be under control of a few companies or governments, you are a neo-obscurantist or a neo-feudalist.
Jean-Christophe Gatuingt retweeted
🎂 15 ans de Visibrain !
Depuis 2011, une même ambition : aider les professionnels à mieux comprendre le web et les réseaux sociaux.
Merci à nos 3 fondateurs, à notre équipe, nos clients et partenaires pour cette belle aventure 🙏
Jean-Christophe Gatuingt retweeted
Visite de Léon XIV en France = 1 million de messages publiés sur X sur les 7 derniers jours.
2 fois plus que l'activité habituelle autour du Pape.
Jean-Christophe Gatuingt retweeted
🤝 descrypt et @visibrainFR sont désormais partenaires.
Un rapprochement logique, qui vient officialiser une relation de confiance construite de longue date.
Cette collaboration marque notamment le lancement d'un cycle de conférences cet automne.
Jean-Christophe Gatuingt retweeted
🚨OVHcloud prépare son alternative à Microsoft 365
"Ce n’est pas « pourrait ». Ça va arriver. Je l’annonce dans quelques semaines. On va dévoiler OVHcloud AI Workspace : mail, visioconférence, drive et chat, boostés à l’IA"
💬Octave Klaba
🎙️@Fsorel
Jean-Christophe Gatuingt retweeted
Quelques mots sur « Balance ton Claude », projet à travers lequel nous avons révélé que « C’était ça ou mourir », livre phénomène de la rentrée littéraire, est sans doute très largement rédigé par une IA.
1) Je n’étais pas seul ; il s’agissait d’un projet collectif. Les autres révéleront leur identité en temps voulu s’ils le souhaitent.
2) À tous ceux qui nous reprochent d’avoir nui à Orélien, pensez plutôt à l’auteur qui a passé des centaines d’heures sur son manuscrit pour écrire un magnifique livre, qui aurait mérité le Goncourt, et qui ne l’aurait pas eu. Aurait-il été plus juste de laisser cet auteur être floué ? Et des milliers de lecteurs être trahis ? Nous avons évidemment de la compassion pour les jours difficiles que doit vivre Orélien, et nous espérons qu’il est soutenu. Mais il nous a semblé être de notre devoir de lancer l’alerte.
3) Quelles étaient nos motivations ? Ceux qui me lisent savent que je mène, depuis un an, une reflexion sur les effets de l’IA sur nos vies. Pourtant plutôt techno-optimiste, je redoute qu’après plusieurs millénaires de civilisation fondée sur l’écrit, l’IA provoque la disparition de la lecture et de l’écriture.
L’IA peut, et pourra de plus en plus (les tics d’écriture disparaîtront avec le progrès des modèles) produire des oeuvres exceptionnelles, en quasi autonomie. Le contenu humain sera (est déjà ?) noyé dans un océan de contenu IA d’excellente qualité. Un jour l’écrivain humain se dira : à quoi bon ? À quoi bon passer des centaines d’heures à me documenter, à réfléchir, à choisir mes mots pour être dans tous les cas soupçonnés d’avoir copié-collé Chat GPT (parce que certains trompent leurs lecteurs, le soupçon se généralisera) et pour ne pas être lu (l’attention humaine est une ressource finie ; plus elle est absorbée par du contenu IA, moins elle est allouée aux productions humaines) ?
Pour preserver les incitations à écrire dans ce nouveau monde, il faudrait que les lecteurs puissent savoir s’ils ont affaire au texte d’un humain ou d’un robot, pour pouvoir, si tel est leur souhait, allouer disproportionnellement leur attention aux productions humaines. Je chéris donc l’existence de Pangram (entreprise dans laquelle je ne suis pas investisseur, même si cette théorie est amusante), tout en redoutant que le logiciel soit dépassé par les progrès des modèles. En disant ça, je ne pense pas uniquement aux écrivains, mais avant tout aux lecteurs. Les lecteurs semblent aimer lire un roman rédigé par une IA, mais uniquement… lorsqu’ils ne savent pas qu’il s’agit d’IA ! Or on peut collectivement s’aveugler un certain temps, mais le jour où la plupart des écrivains humains auront abandonné, le jour où chaque lecteur comprendra qu’il fait face, avec une forte probabilité, à la prose de Chat GPT, il cessera sans doute de lire. En effet, ce qui comble, dans la lecture d’un bon roman, voire d’un essai, n’est pas uniquement le fait de lire une suite de mots intéressante (même si cela compte !), mais aussi le fait de lire des mots qu’un autre humain a pensés, pesés, qui reflètent sa subjectivité et sa singularité. Et ainsi d’entrer, par cette lecture, en contact avec un autre esprit. L’être humain n’est pas fait pour rester longtemps isolé de ses semblables, or la lecture d’un roman rédigé par un humain le lie à l’un de ses semblables ; la lecture d’un roman produit par Chat GPT ne fait rien de tel.
C’est pourquoi il est important de dénoncer les auteurs qui proposent un copié-collé de Chat GPT en prétendant qu’il s’agit de leur plume. Non seulement ils trahissent le pacte moral qui les lie à leur lectorat, mais en plus, ils contribuent à retirer, de façon déloyale (car ils mentent sur la nature de leur produit !) des lecteurs à ceux qui font encore l’effort de choisir leurs mots (et donc à décourager cet effort). Et surtout, ils contribuent à la généralisation du soupçon, ils érodent la présomption d’humanité dont bénéficie un texte face à de potentiels lecteurs. Ils précipitent l’avénement d’un monde où plus personne ne lira et n’écrira, avec toutes les regressions cognitives et culturelles que cela implique. (Je m’étonne d’ailleurs de voir certains écrivains ne pas comprendre qu’en défendant la démarche d’Orélien, ils scient la branche qui a permis à la littérature d’exister.) Entendons-nous bien : si des producteurs de contenu IA souhaitent concurrencer les écrivains humain, c’est leur droit le plus strict *du moment qu’ils ne mentent pas sur la nature de leur travail et qu’ils laissent donc les lecteurs choisir en connaissance de cause*. S’il se trouve que dans ces conditions, l’attention des lecteurs se porte toute de même massivement vers l’artificiel plutôt que l’authentique, les écrivains humains auront perdu à la loyale. Mais les réactions à l’affaire Orélien montrent que les lecteurs semblent avoir une forte préférence pour l’authentique.
Le projet est donc né de ces préoccupations. Ni les idées politiques d’Orélien ni le thème de son livre ne nous importaient (ceux qui me lisent savent que mon combat contre le slop n’a rien de politiquement partisan). Il se trouve que des lecteurs attentifs nous ont parlé d’importants soupçons sur ce livre en particulier. Nous avons testé beaucoup d’autres livres ; aucun n’atteignait de tels scores d’IA.
4) Je pense (cela n’engage que moi, pas les autres membres du collectif) qu’un mauvais procès est fait aux jurys des prix littéraires et aux critiques ayant encensé ce livre. Le style du texte pouvait être pénible pour quiconque a l’habitude de discuter avec des LLM, mais pour les autres, l’admiration est compréhensible : si chaque mot de ce livre avait été choisi par un humain, il aurait sans doute fallu saluer une forme de génie dans le rythme de cette écriture, soutenue ainsi sur 250 pages. L’angle le plus profond dans cette polémique n’est pas la naiveté des jurys (nous serons tous, à un moment ou un autre, dépassés par les progrès de ces modèles), mais justement, cette vitesse de progression, illustrée ici par la capacité des IA non seulement à passer le test de Turing mais à remporter nos prix littéraires les plus prestigieux. Cela donne le vertige et soulève des questions existentielles sur la place de l’homme dans ce nouveau monde.
5) Merci à tous les médias, parmi lesquels Libération, France Info, France Inter, Le Huffington Post ou Les Échos, qui ont fait un travail d’enquête honnête et rigoureux pour établir la fiabilité de Pangram.

































