🔴☪️ - « Je ne fais aucune différence entre une femme qui arbore le voile et une personne qui porte une cagoule du Ku Klux Klan. »
« On exhibe dans les 2 cas les symboles d'une idéologie sanguinaire et indésirable »
📹: @StephaneAzihari
Spiratus retweeted
Je peux comprendre que certaines personnes, musulmanes ou non, s’offusquent du fait que l’image d’une personne réelle soit exploitée et modifiée sans son consentement. Qu’on lui ajoute un hijab, qu’on le lui retire ou qu’on change sa tenue.
Cette critique est recevable.
Mais de là à parler de « déshabiller une femme », il y a un pas.
La personne n’a pas été représentée nue. Elle apparaît toujours vêtue, simplement avec une autre tenue et sans hijab.
Pourquoi alors parler de « déshabillage » plutôt que de modification de son image ou de retrait artificiel du voile ?
Derrière ce vocabulaire existe aussi tout un imaginaire moral profondément ancré dans les corpus religieux sunnite et chiite, qui réglementent ce que le corps féminin doit couvrir.
Et dans le corpus sunnite, on trouve une expression particulièrement parlante.
Dans Sahih Muslim 2128, Abou Hourayra rapporte que Muhammad décrit parmi les gens de l’Enfer des femmes :
كاسيات عاريات
kāsiyāt ʿāriyāt
« vêtues mais nues ».
Al-Nawawi explique notamment cette expression par des femmes qui couvrent une partie de leur corps et en découvrent une autre, ou portent des vêtements suffisamment fins pour laisser apparaître la peau.
Autrement dit, une femme peut être parfaitement habillée au sens courant tout en étant considérée religieusement comme insuffisamment couverte, voire comme « nue ».
Les femmes « vêtues mais nues » sont même présentées dans le corpus sunnite comme un signe de la fin des temps.
Je ne prétends évidemment pas que tous ceux qui parlent aujourd’hui de « déshabillage » connaissent ce hadith. Mais des représentations morales peuvent être intégrées sans connaître les textes qui les ont nourries.
Et c’est précisément ce qui m’interpelle ici.
En parlant de « déshabillage » pour une femme qui reste vêtue, on risque de réintroduire l’idée que la femme voilée serait véritablement habillée et pudique, tandis qu’une femme tête nue, en pantalon ou en débardeur serait déjà, d’une certaine manière, « dénudée ».
Une femme doit être libre de porter un hijab. Une autre doit être tout aussi libre de sortir tête nue ou en débardeur, sans que sa dignité soit remise en cause.
Concernant ceux qui réclament l’interdiction de ce type de contenu, je ne les suis pas non plus.
Si l’utilisation de l’image d’une personne réelle lui cause un préjudice concret ou porte atteinte à ses droits, il existe des recours juridiques. Mais la réponse à un contenu jugé choquant ne peut pas être systématiquement son interdiction.
Et si le principe défendu est réellement le consentement, il doit fonctionner dans les deux sens.
Ajouter artificiellement un hijab à une femme qui n’en porte pas doit poser le même problème que retirer celui d’une femme qui en porte un.
Sinon, on ne défend plus seulement son droit à son image. On défend aussi une certaine manière de considérer comment une femme devrait être habillée.
Sources :
Sahih Muslim 2128
sunnah.com/muslim:2128
Al-Nawawi, commentaire de « kāsiyāt ʿāriyāt »
islamweb.net/ar/library/cont…
Jurisprudence chiite sur le hijab, al-Sistani
sistani.org/english/qa/01152…
#Hijab #LibertéDExpression
Ce qui me dérange dans cette polémique, ce n’est pas qu’on puisse reprocher à Julien Odoul d’avoir utilisé l’image d’une femme réelle pour la transformer artificiellement. Cette critique je peux parfaitement l’entendre : je n’ai pas davantage envie qu’un militant islamiste prenne une photo de moi en débardeur pour me coller un hijab, couvrir mes bras et flouter ma "awra" afin de me rendre conforme à sa conception rétrograde de la femme respectable. Maintenant est-ce que je souhaite que cela soit interdit ? certainement pas et je pourrai apporter mes arguments dans un futur proche.
Ce que je trouve réellement alarmant dans cette histoire, c’est la rhétorique du "il a déshabillé une femme sans son consentement", utilisée comme si cette femme avait été mise nue, sexualisée ou humiliée alors qu'elle apparaît simplement tête nue, en pantalon et débardeur, c'est à dire dans une tenue parfaitement banale portée chaque jour par des millions de femmes.
Le mot "déshabiller" n'est d'ailleurs pas anodin et encore moins neutre : il présuppose qu'un état "habillé" de référence existerait, et que ce serait le voile. C'est déjà un problème et pas des moindres.
Car derrière le choix de ce mot et surtout derrière les références à la "pudeur" ou à la "dignité" qui accompagnent souvent ces messages et posts, une vieille hiérarchie morale s'impose avec le soutien des indignés : la femme couverte est digne et pudique alors que celle dont les cheveux ou les épaules apparaissent l'est moins voir pas.
Si le problème est le consentement à la transformation de son image, alors soyons cohérents et sérieux deux minutes : retirer artificiellement un hijab à une femme doit nous poser exactement le même problème que d'en imposer artificiellement un à une autre. Sinon, ce n'est plus l'autonomie et le droit de la femme que l'on défend mais une certaine manière de l'habiller.
Donc si "déshabiller" une femme vous révolte, "habiller" ou "rhabiller" quiconque devrait vous révolter tout autant car le principe dépasse largement cette simple affaire. Le jour où l'indignation portera aussi loin, sur tous les individus et dans les deux sens, alors seulement on pourra dire qu'on défend leur liberté et pas simplement leur uniforme.
"Ta pudeur, tes cheveux, ya que ton homme qui peut les voir. Préserve toi pour ton mari"
"Demain si j'ai une fille, elle ne s'expose pas. Tu ne mets pas telle tenue, tu t’habilles comme ça. C’est de la pudeur, c’est le plus beau dez charmes."
"Vous laissez les femmes de votre famille s'exposer ? Vous avez rien compris. Honte à vous."
Contexte: un croyant musulman tient des propos totalement misogynes sur Tik Tok et encourage les hommes à "préserver" les femmes de leur famille et de chercher des épouses pudiques qui se plient aux contraintes de l'islam.
📹: Aminović
📹☪️ Balti appel les femmes musulmanes qui se battent contre l’excision à « ne pas être excessives » et à se tourner vers les "savants" :
« Tournez vous vers les gens de sciences et les prédicateurs parce que c’est un sujet qui va faire polémique malheureusement. »
🔴 « Est-ce que l’homosexualité c’est haram dans l'islam ? »
Une femme musulmane et lesbienne appelle un imam afin de savoir si coucher avec une personne de même sexe est condamné par Allah.
📹: ness_tbg
🔴 Une femme musulmane assume ouvertement d'accepter de se faire violer par son mari pour « satisfaire ses besoins » :
« C’est mon mari, je l'aime. Je peux me sacrifier pour mon mari. »
Elle revendique ensuite sa soumission totale et renchérit :
« Le mariage, c’est un contrat. »
Contexte: ces déclarations s’inscrivent dans un débat sur Tik Tok sur le consentement au sein du mariage en islam.
📹: @agnoslim, 16 août 2026
🚨🚨😨 Casus Lady BLASPHÈME et CRACHE sur le Coran en plein live.
« [Le coran] vient de Bédouin du 7ème siècle […] Il n'a rien de divin. »
Contexte: lors d’un débat, un interlocuteur enjoint fermement Casus Lady de ne pas toucher le Coran, considéré comme sacré. En réponse, elle crache dessus devant la caméra pour illustrer que le livre n’a rien de divin et n’est qu’un objet ordinaire.
📹: @CasusLady
☪️🏳️🌈 Une musulmane lesbienne se fait harceler et menacer après s’être montré avec son imam gay.
"Qu'est-ce qu'on a fait exactement à part vous montrer que 2 personnes musulmanes et homosexuelles existent […]"
"Vous montrer un homosexuel et une lesbienne musulmane ce n’est pas une honte mais c’est un honneur
📹: ness_tbg
« La dangerosité féroce des écoles publiques. Elles égarent musulmans et non musulmans à la racine […] C’est des écoles athées qui attaquent la religion. »
On incite tout enfant musulman et tous les parents à ne pas mettre leurs enfants dans ces écoles et de les mettre dans des écoles musulmanes.
« Y en a, ils croient à la molécule, y en a ils croient au big bang, ils croient en n’importe quoi »
« Préservez votre foi, gardez-la »
Contexte : le créateur de la chaîne YouTube "Citadelle de la foi" s’attaque aux écoles publiques et les accusent d’égarer les enfants musulmans en promouvant l’esprit critique.
🚨☪️ Sur Tik Tok, Casus Lady déclare ouvertement que le VIOL CONJUGAL est autorisé dans l'islam.
Face à ces révélations choquantes, son interlocuteur affirme : « Chez nous si elle se marie, c’est qu'elle est consentante de ces choses là. »
📹: @CasusLady
🔴📹 Daniel et Clément, deux musulmans étudiants en sciences islamiques, affirment que le prophète de l'islam MAUDIT le féminisme, et appellent les femmes musulmanes à "ne pas tomber dans cette philosophie qui peut atteindre un degré de mécréance majeure" :
« Le féminisme, c’est quoi ? C’est se masculiniser. T'es une femme mais tu peux faire tout comme un homme »
« Le prophète a blâmé gravement le féminisme lorsqu’il dit que Allah a maudit les hommes qui tente de ressembler aux femmes, et les femmes qui tentent de ressembler aux hommes. »
📹: La Citadelle de la Foi
☪️⚡️ Islam et islamisme : même chose ?
La question semble sérieusement diviser la sphère des apostats après la critique acerbe du militant @BolbBilal contre l’anthropologue @FBBlackler, qu'il traite de fraude intellectuelle, qui distingue les deux notions.
Alors qu'Alibabal juge non-pertinente la distinction entre islam et islamisme, d'autres comme @adelaxiafr critiquent cette position.
Contexte : Florence Bergeaud-Blackler (spécialiste du frérisme) est régulièrement accusée par certains ex-musulmans de trop « ménager » l’islam en distinguant soigneusement islam et islamisme. Pour des figures comme Ali Babal, cette distinction est une illusion dangereuse qui empêche de s’attaquer frontalement aux textes et à la doctrine.
🔴📹 Le N répond à @CasusLady et affirme être contre le mariage des petites filles, pourtant autorisée dans l'islam sunnite.
Il lui demande ensuite de JUSTIFIER en quoi le mariage des petites filles est objectivement MAL.
L'influenceur musulman "Le N" (180k abonnés sur Tik Tok) s'en prend VIOLEMMENT à @CasusLady en tenant des propos handiphobes et sexistes.
« Elle a même pas de jambes. »
« Elle a même pas d’éloquence. Casus Lady ça ressemble plus à une hystérique qui tape une crise. Je ne la trouve pas pertinente »
🔴📹 Le streameur musulman Balti appelle les femmes musulmanes à COMBATTRE le féminisme et à se battre pour que la loi d'Allah soit appliquée :
« L’islam et le féminisme sont incompatibles. […] Bas-toi pour avoir un pays qui applique les lois d'Allah »
Il révèle ensuite vouloir une femme soumise : « Moi je veux une femme soumise à Allah et qui ne dira rien au sujet des textes et des ordres qu'Allah lui a donné »
Le message de @WXelka à Barbara Butch :
« C’est pas cool de se prendre des petits cailloux mais essayez de prendre des obus dans la gueule Madame Barbara Butch »
« Je m'en bas les couille. Je te le dis sincèrement. »
➡️ Contexte: Wissam Xelka réagit à la vidéo de Barbara Butch qui affirme avoir été visé par des jets de cailloux lors de son concert
🟣📹 La streameuse @emmodem_ légitime la violence des militants LFI venus interrompre le concert de la DJ Barbara Butch samedi 18 juillet à Grenoble
Sur une bouteille balancé lors du concert, elle affirme : « même si c’est un militant, est-ce que j'en ai quelque chose à foutre… ? (rires) »
« Je ne sais même pas si y'a eu de la violence. Les militants disent qu’il n'y en a pas eu, je leur fait confiance. »
« C’est pas le scandale du siècle mais c’est utilisé contre LFI »
Elle lit ensuite un commentaire affirmant que la violence à l’égard d'un sioniste est méritée : « Perso si c’est pour un ou une sioniste c’est mérité, déso pas déso »
➡️ Contexte : Emmodem, streameuse d’extrême-gauche réagit à la polémique autour de Barbara Butch qui a dû être exfiltrée, après l’intervention de militants propalestiniens et de La France insoumise, qui lui reprochent d’avoir signé une tribune en soutien à la contestée proposition de loi Yadan


