Joined December 2012
Vous répétez vos mensonges ?! OK. La vérité ⤵️ Plus vous mentiez sur votre absentéisme / inaction à l'Ambassade des Pôles, plus on vous débunkait. Et plus vous étiez acculée dans vos mensonges, plus vous avez attaqué personnellement @EmmanuelMacron… pour faire contre-feu.
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Je viens de découvrir que @lecreuset avait sorti une collection @StarTrek. lecreuset.fr/fr_FR/c/collect…
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These SFO airport signs are such a lie. I looked carefully and there was only 737 and A320.
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Replying to @VirginieMartin_
Madame, vous êtes professeure, docteure en sciences politiques, et donc en théorie, bien mieux qualifié que moi pour traiter de l'aspect politique d'un tel sujet. Pourtant, vous êtes vraiment loin du compte, je vais donc me permettre de remettre quelques faits et réalité. Rien contre vous, j'en ai juste marre de lire et entendre n'importe quoi sur les canadairs depuis plus de 15 jours, vous avez du être contaminée par cette désinformation généralisée. 1) La production de canadair a cessé en 2015 par Bombardier qui détenait alors la marque canadaire. Le modèle d'alors, qui est toujours le modèle actuel, le CL-415 a été produit à 95 exemplaires (dont 16 pour la France) sur plus 20 ans, à un rythme d'un d'environ 4 appareils par an. C'est un marché de niche, d'avions hyper spécialisés, pour quelques états, et qui n'est pas très rentable. Les principaux états étant alors dotés, constatant aucune perspective de commande à court terme, Bombardier ne maintient pas la chaîne de montage et revend en 2016 toute sa filière hydravion, pas que les canadairs, à Viking Air, société canadienne qui se positionne uniquement sur des marchés de MCO (de maintenance du parc mondial). 2) Tous les pays européens commencent à éprouver le besoin de renouveler leur canadair vers 2020. L'Espagne prend même le parti de rénover le modèle des années 60-80, le CL-215, en changeant sa motorisation. La France cherche des solutions, de remplacement et d'appoint, investit dans d'autres appareils, le kit pour l'A400M (ça ne sort pas d'un chapeau magique, plus de 10 ans de R&D) et finance des projets français qui ne sont pas encore finalisés (c'est long de développer un bombardier d'eau sans expérience, sans brevet dans le domaine). 3) Pendant ce temps, au Canada, le groupe propriétaire de Viking Air, regroupe plusieurs de ses entreprises, dont Viking Air, pour faire naitre De Haviland Canada (DHC), avec comme projet réel de peut-être faire naitre une 3ème génération de Canadair, pourvu qu'une commande d'au moins 25 appareils soit là. Ce nouveau Canadair, on n'en connait alors pas les capacités, les caractéristiques et encore moins le prix. On entre dans un travail de négociations entre le gouvernement canadien, plusieurs états européens dont la France, et DHC. On implique finalement l'union européenne (ce qui augmente le nombre d'acteur à coordonner), pour augmenter le volume de commandes et enfin décider DHC à lancer vraiment le projet. Tout ce que je raconte là est vérifiable très simplement via Wikipédia, sur les pages de 3 modèles de Canadair et on peut aisément remonter aux sources. fr.wikipedia.org/wiki/De_Hav… Un annonce sera faite en 2025 que l'UE commande globalement 22 appareils, en voici un compte rendu dans la presse : lemonde.fr/economie/article/… 4) En réalité, pour la France, le contrat a été signé le 12 août 2024. La preuve dans ce rapport du Sénat : senat.fr/rap/l25-139-328-2/l… (Le contrat est mentionné partie 2 paragraphe 4) Une commande ferme de 2 appareils via l'UE, et de 14 autres en options. On oublie les histoires d'intention d'achat de 4 appareils dont on ne trouve aucun trace réelle (à moins que vous ayez une source pour le prouver), là on a une vraie commande de 2 appareils et une officialisation d'une intention globale de 16 (voir le premier paragraphe du point 3 qui parle des 14 en options). Vous noterez dans le paragraphe suivant que le coût unitaire d'un appareil (on lit parfois qu'il serait de 45 millions) est en réalité de 91 millions d'euros. Pour 45 millions, vous achetez un Canadair, sans avoir de quoi le faire voler, et sans pouvoir le ramener en France (taxe et douane). En 3ème partie de ce document, vous pourrez lire qu'en 2025, date de ce rapport, on envisage une commande de 2 supplémentaires sur fond propre, sur fond français cette fois. 2 parmi les 14 en options. Ce qui a bien été fait la France a actuellement 4 appareils en commande, vous pourrez en trouver confirmation dans toutes les sources ouvertes à ce sujet. Une source journalistique à ce sujet : france24.com/fr/info-en-cont… 5) En 2028, si tout se passe bien (on parle d'un avion dont la construction vient de débuter là, en mars 2026, qui n'a pas encore sa certification, des retards sont encore possibles) la France recevra le 2ème canadair jamais produit dans le monde depuis 2015, juste après la Grèce. Car oui, dans les négociations que j'ai évoqué dans mon point 3, on a négocier l'ordre de priorité dans la réception de ce qui sera produit. DHC nous promet une production de 10 appareils par an, j'en doute fort. Historiquement, la production de canadair n'a jamais dépassé les 6 appareils par an. Nous verrons bien. En tout cas ce simple fait démonter qu'en 2024, ce qui a compté pour être servi au plus tôt, c'est bien les contrats signés, ce qui matérialise véritablement une commande, et pas des prévisions de budgétaires annulées. Quand on est docteur en sciences politiques, on pourrait espérer qu'on ne confonde pas des notions de budget avec une notion de commande, de contrat. 6) Revenons maintenant plus en détails sur ce décret de février 2024. Ce décret signé Attal contient 10 milliards d'annulation de crédit divers, sur plus de 150 lignes. On peut le constater ici : legifrance.gouv.fr/jorf/id/J… Pour retrouver la ligne qui fait tant parler d'elle, il faut faire une recherche avec le code 161, qui est le petit nom numérique du BOP sécurité civil. C'est précisément 52 766 476 € qui sont annulé sur ce BOP, ce qui représente environ 0,5% de ce décret. Cet argent ne correspond pas eu prix de 2 canadairs, même pas d'un seul. Parce qu'en 2023, alors qu'on négocie encore avec DHC et nos partenaires, personne ne sait encore combien ça va coûter, aucun prix n'a été finalisé. C'est ... au doigt mouillé, et on ne sait pas encore qu'on passera par l'UE pour paye l'essentiel de cette première commande. Et début 2024, quand on nous dit que ça va passer par l'UE, ben on accepte de rendre l'argent dans cette quête d'économie. Ce qui n'aura AUCUNE incidence sur la signature du contrat. Enfin Docteure, avez-vous la naïveté de croire que ce décret est véritablement l'œuvre d'Attal lui-même ? Vous ne pouvez pas ignorer la réalité du fonctionnement des ministères. On demande de trouver 10 milliards d'écolonomie, on laisse travailler les administrations diverses, les petites fourmis de Bercy prépare un décret en fonction de ce qui remonte des autres ministères, et on va briefer le ministre sur les grandes lignes qu'il contient. Les lignes qui chiffrent en milliards, ou au moins à un demi-milliards. Cette ligne à 50 patates, vous pensez sérieusement qu'elle a été même évoquée ? Transformer la signature de ce décret, dont l'objet central n'est pas la sécurité civile, ni les canadairs, ni le BOP 161, en une véritable décision consciente et intentionnelle d'annuler quoi que ce soit dans l'achat de Canadairs est une manipulation malhonnête qui ne correspond en rien de la réalité du travail budgétaire. Je n'arrive pas à comprendre qu'une femme de votre niveau universitaire puisse croire cela, et participe ainsi à une polémique largement artificielle. Avec cette attitude, vous jetez aussi le discrédit sur le travail réel des services, des chargés d'affaires ou de missions, de tout ceux qui portent réellement le travail de fond au long court, pendant que des ministres se succèdent, pour parvenir enfin à un contrat qui tienne la route et permette à la France de faire enfin des commandes de canadair. Et qui ont l'honnêteté de ne pas engager la France plus que nécessaire dans un achat démesuré en nombre, dont les livraisons s'étaleraient sur des années, quand d'ici peu des possibilités d'achats d'avion français produits en France seront possible, et que des échéances électorales majeures approchent. Au bilan, nous serons parmi les tout premiers à avoir des canadair neuf, nous en attendons bien 4 entre 2028 et 2033, et nous avons jusque 2030 pour en commander d'avantage si nécessaire dans le cadre de notre contrat, tout en pouvant y renoncer au profit d'un autre fournisseur, choix qui sera tranché par la prochaine législature. Veuillez maintenant m'expliquer ce qu'on aurait pu faire de mieux sans tordre les réalités diplomatiques et industrielles, madame la professeur ?
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Du surplus militaire au largage de précision : un demi-siècle de lutte aérienne contre les feux Le 25 juillet 2026, un Airbus A400M Atlas de l'armée de l'Air et de l'Espace largue 20 000 litres de retardant au-dessus de Lacanau, en Gironde. C'est la première utilisation opérationnelle de cet avion de transport militaire en bombardier d'eau en France. Plus de 44 000 hectares ont déjà brûlé depuis janvier. Les douze Canadair de la Sécurité civile, dont l'âge moyen approche les trente ans, ne suffisent plus. Le recours à un quadrimoteur militaire de 70 tonnes pour éteindre des feux de forêt n'a rien d'une innovation : c'est un retour aux origines. Car toute l'histoire de la lutte aérienne contre les incendies oscille entre deux logiques : adapter un appareil existant à la mission, ou en concevoir un pour elle. L'ère des reconversions (1955-1969) L'aviation de lutte anti-incendie naît aux États-Unis dans les années cinquante, à partir d'un stock de surplus militaires de la Seconde Guerre mondiale. Le premier bombardier d'eau est un Boeing Stearman 75, biplan d'entraînement équipé d'un réservoir de 640 litres avec trappe articulée. Le Grumman TBF Avenger suit, ses trappes à bombes se prêtant naturellement au largage. Le Consolidated PBY Catalina révèle l'avantage décisif de l'amphibie : le ravitaillement en eau sans retour à la base. Les années soixante marquent l'explosion du secteur. Les cellules ne manquent pas : F7F Tigercat, B-25 Mitchell, A-26 Invader, PB4Y-2 Privateer. Dans les années soixante-dix, les Douglas DC-4, DC-6 et DC-7 sont reconvertis, dont certains voleront un demi-siècle. Le Grumman S-2 Tracker, avion embarqué de lutte anti-sous-marine, est choisi par CAL FIRE comme plateforme d'attaque initiale. Le Lockheed P2 Neptune apporte environ 11 350 litres de capacité. Parallèlement, le Canada développe les premiers amphibies : DHC-2 Beaver, DHC-3 Otter, Martin JRM-3 Mars. Le système d'écopage moderne est inventé : une sonde rétractable qui remplit les réservoirs pendant que l'avion glisse sur l'eau sans se poser. Mais ces appareils restent des reconversions. L'idée de concevoir un avion entièrement nouveau pour cette mission ne germera qu'à la fin des années soixante. Le mouvement de reconversion obéit à une logique économique irrésistible : des cellules robustes, disponibles à prix modéré. Mais un paradoxe structurel se dessine. Struminska et Filippone, dans une étude publiée en 2024 dans The Aeronautical Journal, ont exploité les données ADS-B de FlightRadar24 pour reconstituer les profils de vol réels d'une dizaine de types d'appareils en mission. Leur constat est net : les schémas opérationnels des bombardiers d'eau non amphibies sont identiques quelle que soit la taille de l'appareil. Du Grumman S-2T au DC-10, la séquence est invariable : décollage, transit, boucle pour perdre altitude et vitesse, largage au voisinage du front, remontée, retour. Le goulot d'étranglement est le temps au sol : vingt-neuf minutes en moyenne pour un DC-10, onze pour un S-2T. Pour un bombardier d'eau conventionnel ravitaillé au sol, c'est le temps passé en transit et au sol, bien plus que la capacité unitaire, qui détermine l'efficacité du dispositif. Le CL-215 : la naissance du purpose-built (1967-1993) Le 23 octobre 1967, un appareil radicalement différent effectue son premier vol à Montréal. Le Canadair CL-215 est le premier avion de l'histoire conçu intégralement pour la lutte contre les incendies. Au lieu de ramener l'avion à l'eau, on amène l'eau à l'avion. Deux sondes rétractables s'abaissent sous la coque. La vitesse de l'appareil force l'eau à remonter dans les réservoirs par pression dynamique. L'opération dure douze secondes, pendant lesquelles plus de 6 000 litres sont aspirés. L'avion redécolle sans s'être arrêté. L'architecture de l'aile est un choix de sécurité. Aile haute, droite (zéro degré de flèche), sans dièdre, avec un profil épais : maniabilité à basse vitesse pour les virages serrés en relief escarpé, décrochage doux et prévisible (vitesse minimale de contrôle de 84 nœuds), robustesse structurelle pour absorber les forces d'écopage et les variations brutales de masse lors du largage. Le prix est une vitesse de croisière d'environ 180 nœuds. Mais pour un scooper dont le cycle se mesure en minutes entre le plan d'eau et le feu, la vitesse de transit est secondaire. Les données de Struminska et Filippone le confirment : l'efficacité du CL-415 atteint 410 litres par minute opérationnelle, plus du double de celle du Dash 8-400AT (187 litres par minute), un avion de transport converti de capacité pourtant supérieure. Les CL-415 italiens analysés effectuaient quinze à dix-neuf écopages par sortie, pour des missions d'environ deux heures et demie. L'évolution vers le CL-415 en 1993 apporte les turbopropulseurs Pratt & Whitney PW123AF en remplacement des moteurs à pistons, une avionique modernisée et une capacité portée à 6 137 litres. L'appareil est doté de deux réservoirs d'eau et de deux réservoirs de mousse (680 litres) pour le mélange en vol. Sa masse maximale au décollage atteint 19 890 kg au sol et 16 783 kg sur l'eau. L'envergure est de 28,60 mètres, la longueur de 19,80 mètres. L'appareil devient la référence mondiale du scooper, déployé par l'Italie, la France, la Grèce, l'Espagne, la Croatie et le Canada. Mais la production cesse en 2015 lorsque Bombardier, alors propriétaire du programme, arrête la chaîne. Et la flotte vieillit. Sur les dix-huit CL-415 opérés par l'européen Avincis, premier opérateur privé de services aériens d'urgence en Europe avec plus de 180 bases dans huit pays, l'âge moyen atteint vingt-cinq ans. L'entretien des plus anciens devient de plus en plus complexe et coûteux. Le Tracker et la doctrine du guet aérien armé (1976-2019) L'été 1976 et ses 80 000 hectares brûlés précipitent un tournant. La flotte amphibie ne suffit pas. La start-up canadienne Conair propose une version bombardier d'eau du Grumman Tracker, avion embarqué reconverti en profondeur, avec une soute de 3 292 litres en quatre compartiments. Le coût d'acquisition d'un seul Canadair CL-215 neuf permet de financer la reconversion de huit cellules Tracker issues des surplus militaires, un ratio qui reflète moins la valeur relative des deux appareils que la différence entre construire et recycler. Les trois premiers arrivent à Marignane en juin 1982. Dix-neuf appareils seront mis en service entre 1982 et 2000, remotoriés en turbopropulseurs PT-6A à partir de 1988 sous le nom de Turbo Firecat. L'apport décisif du Tracker est doctrinal. De cet appareil naît le guet aérien armé (GAAr) : deux Tracker chargés de retardant patrouillent à 3 000 mètres sur un circuit défini par les données météorologiques et les zones à risque. Dès qu'une fumée suspecte apparaît, ils descendent et effectuent un largage en V pour emprisonner le feu naissant. L'objectif : un délai maximal de quinze minutes entre détection et premier largage. Des pélicandromes implantés à Nice, Carcassonne et Bastia permettent un ravitaillement moteurs en marche. Le résultat revendiqué : 80 % des départs de feu fixés, maîtrisés ou éteints par ce scénario. Si l'attaque initiale ne suffit pas, l'escalade engage les Canadair, puis les DC-6 et les Hercules C-130. Le choix du retardant est central dans cette doctrine. L'eau, facilement dispersée par le vent et évaporée par la chaleur, a un effet immédiat mais éphémère. Le retardant chimique crée une barrière rémanente qui continue à ralentir la progression du feu après le largage. Pour une mission d'attaque initiale où l'objectif est de fixer le feu naissant avant l'arrivée des renforts lourds, cette rémanence est décisive. L'architecture opérationnelle française se déploie alors en couches successives : le Tracker léger et rapide pour le premier contact, les Canadair en pivot central pour le volume d'eau, les DC-6 puis les C-130 loués à des opérateurs américains en escalade pour la saturation des lignes de défense. Chaque type d'appareil occupe une niche tactique distincte. Le bilan humain est lourd : sept Tracker perdus en opération entre 1985 et 2019. En septembre 2019, un incident de train d'atterrissage sur le T12 à Béziers-Cap d'Agde entraîne le retrait définitif du type après trente-sept ans de service. Le Dash 8-400 MR prend le relais, mais la doctrine née des Tracker, GAAr et attaque initiale, reste le socle opérationnel français. Les doctrines tactiques : du point d'ancrage au flanking algorithmique La machine n'est qu'un outil. Son efficacité dépend de la tactique qui guide son emploi. La distinction fondamentale oppose l'attaque directe (largage sur les flammes) et l'attaque indirecte (construction de lignes d'arrêt à distance du front). Une règle d'acier domine les deux : le point d'ancrage. On ne commence jamais une ligne de défense en plein milieu d'une zone combustible. On l'ancre à une barrière existante, route, plan d'eau ou zone déjà brûlée. Sans ancrage, le feu contourne la barrière et rend la mission inutile. Le projet COLOSSUS (Collaborative System of Systems), financé par Horizon Europe, a fait entrer ces doctrines dans l'ère algorithmique. Les travaux publiés en mai 2026 par le Georgia Institute of Technology et le DLR ont introduit deux tactiques majeures dans un cadre de simulation intégrant conception d'aéronef, coordination de flotte et tactiques de mission. Le largage sur ligne de crête (ridge-based drop) exploite la physique du feu en montagne : le feu accélère en montant les pentes et préchauffe les combustibles au-dessus par convection. Larguer sur un versant ascendant est donc d'efficacité limitée. Le logiciel attribue à chaque cellule de terrain une « valeur de prominence de crête » et guide les appareils pour larguer au sommet, exploitant le temps d'arrêt naturel du front avant basculement sur l'autre versant. Le flanking, ou attaque par les flancs, est la tactique la plus significative. L'algorithme sélectionne un point d'ancrage routier (via OpenStreetMap) à l'opposé de la direction du vent et construit des lignes de défense en parabole pour encercler le feu par les côtés plutôt que par le front. Les résultats simulés sont saisissants : à Salamis, le flanking limite la surface brûlée à environ 500 hectares contre 818 en méthode indirecte classique. À Palisades, en combinaison avec la protection prioritaire des zones résidentielles, 83 hectares brûlés contre 3 644. Au-delà des tactiques de largage, l'analyse des données de la saison 2020 en Californie (modèle de Cox) révèle que la température maximale est le facteur le plus prédictif du déploiement aérien. L'indice NDVI (stress hydrique de la végétation) joue un rôle complémentaire : une anomalie négative d'un écart-type augmente la probabilité de mobilisation aérienne d'environ dix pour cent. Un aspect souvent négligé concerne les systèmes de déploiement. Les systèmes pressurisés (comme le MAFFS II du C-130, dont la capacité a été portée à 11 000 litres en 2007) produisent une couverture au sol plus uniforme et plus dense que les systèmes gravitaires (DC-10, S-64). La différence est significative en conditions de vent, où le largage gravitaire subit davantage de dispersion. Pour les hélicoptères, le Bambi Bucket produit une traînée de largage plus longue et étroite que le réservoir interne du S-64, dont les trappes ventrales libèrent la charge en moins de trois secondes. Le suivi ADS-B, enfin, est devenu un instrument d'analyse opérationnelle de premier rang, permettant de mesurer la densité de largage sur les lignes de défense et d'identifier les lacunes en temps réel. Struminska et Filippone ont exploité ces mêmes données, accessibles via FlightRadar24, pour reconstituer les profils de vol réels de tous les types d'appareils étudiés. Ces doctrines sophistiquées exigent des appareils à la hauteur. Or la flotte vieillit. La Cour des comptes, dans un référé de 2022, déplorait l'absence de vision stratégique de la DGSCGC face au renouvellement. Le Sénat, en 2023, relevait un décalage entre les annonces présidentielles et la réalité des livraisons. En 2026, la Sécurité civile dispose de douze Canadair, huit Dash, douze hélicoptères bombardiers d'eau, six Air Tractor et vingt-sept hélicoptères départementaux, soit environ soixante-cinq appareils. Le recours à l'A400M, premier largage opérationnel le 25 juillet au-dessus de Lacanau, témoigne de la tension sur les moyens. L'appareil apporte une capacité inédite de vol nocturne, mais c'est une solution d'urgence : il ne peut pas écoper, il opère depuis des pistes conventionnelles, et sa mobilisation prive l'armée de l'Air d'un de ses vingt-cinq avions de transport tactique. L'ironie est frappante : soixante-dix ans après le Stearman 75, on en revient à l'adaptation militaire. La course au successeur : trois philosophies pour un même feu Trois programmes se disputent l'avenir. Chacun incarne l'une des philosophies qui ont structuré toute l'histoire de la discipline. Le DHC-515 Firefighter est l'héritier direct. Cellule composite, avionique numérique avec vision synthétique et HUD, moteurs PW127XT, capacité portée à environ 7 000 litres. Le premier exemplaire est en assemblage à Calgary : fuselage avant, fuselage central et caisson de voilure de 28,60 mètres achevés en juillet 2026. La France a commandé quatre appareils (2+2), le second lot annoncé le 4 juin 2026. Premières livraisons attendues début 2028. Vingt-deux appareils commandés par les pays européens au total. Le Kepplair 72 incarne l'adaptation optimisée. Conversion d'un ATR-72 en bombardier d'eau de 7 500 litres, ravitaillé au sol. C'est le concept « FF72 » modélisé par COLOSSUS, avec ses avantages (260 nœuds, coût réduit) et ses risques : ce que les chercheurs appellent la « boîte de Pandore » du baselining de fatigue structurelle lors du passage d'un usage transport à des cycles de largage répétés. Un parallèle difficile à ignorer avec les Tracker, dont les problèmes de train d'atterrissage ont précipité le retrait. Le prototype est en transformation à Blagnac, premiers essais de largage prévus fin 2026. Le Frégate-F100 d'Hynaero est le purpose-built de nouvelle génération. Hydravion à coque, 10 tonnes d'eau, 250 nœuds, autonomie de combat de plus de trois heures à 250 kilomètres de la base. La société, fondée par quatre cadres issus de la Sécurité civile, de l'armée, d'Airbus et de Bombardier, a noué des partenariats avec Airbus Defence and Space, Safran, Thales et Aresia. Levée de fonds de 117 millions d'euros bouclée en mars 2026. L'installation industrielle est prévue à Istres, avec un vol inaugural visé vers 2029-2030 et une mise en service opérationnelle espérée en 2031-2032. Des lettres d'intention pour vingt-sept appareils ont été signées, représentant environ 1,5 milliard d'euros. À l'horizon 2035, les concepts eVTOL du COLOSSUS X-Challenge explorent le décollage vertical, la propulsion électrique distribuée et les batteries interchangeables de 500 Wh/kg. Coût unitaire estimé par Monte Carlo : 45,95 millions de dollars contre 34,4 pour le conventionnel. Ces concepts restent à l'état d'étude. Le bon vecteur pour le bon relief Les données opérationnelles de Struminska et Filippone éclairent un point que les débats publics occultent souvent : la comparaison brute des capacités d'emport masque des réalités opérationnelles très différentes. Un hélicoptère de Type I comme le Sikorsky S-64, avec ses 10 030 litres de réservoir, atteint une efficacité de 637 litres par minute opérationnelle, comparable aux VLAT comme le DC-10 (606 litres par minute), et ce pour un coût par litre largué très inférieur puisqu'il utilise de l'eau gratuite plutôt que du retardant facturé. Le plus petit hélicoptère Type III, le Bell 206B avec ses 454 litres de seau, n'atteint que 82 litres par minute mais reste le moins coûteux par litre largué de tous les appareils étudiés. La question n'est donc jamais « quel est le meilleur appareil ? » mais « quel appareil, pour quel terrain, à quel moment de la progression du feu ? ». L'enseignement convergent de toutes les sources tient en une phrase : la flotte homogène est une erreur stratégique. La diversité des incendies exige un mix technologique. Le cadre COLOSSUS formalise cette approche : un noyau de scoopers modernisés pour la robustesse et la fréquence de rotation, complété par des appareils rapides pour le transit éloigné et à terme des vecteurs VTOL pour les interfaces urbaines. Le concept de « closest resource », issu de l'expérience californienne, impose que l'appareil le plus proche intervienne en premier, au-delà des frontières administratives. La doctrine française du guet aérien armé contenait déjà cette logique : placer les appareils au plus près du risque. Derrière les chiffres, les simulations et les appels d'offres, il reste la réalité du cockpit. Des pilotes qui descendent à 45 mètres du sol dans des panaches de fumée, au-dessus de reliefs qu'ils ne voient pas toujours, pour larguer six tonnes d'eau en une seconde. Des navigants qui effectuent quinze écopages de suite dans le golfe de Porto (Ota), ou sur le lac de Berre, avec des virages serrés entre chaque rotation. Des mécaniciens qui ravitaillent les Dash 8 sur les pélicandromes, moteurs en marche, sous quarante degrés de chaleur au sol. La stèle de Calasima (crash du Pélican 22 le 4 juillet 1970, 3 morts), celle de Calenzana où le Pélican 36 s'est écrasé le 1er août 2005 (deux pilotes tués), et toutes les autres qui jalonnent le maquis méditerranéen et les forêts du continent, rappellent que la technologie n'est pas un substitut à l'humain. Elle est le minimum qu'on lui doit. L'A400M au-dessus de Lacanau, le 25 juillet 2026, est à la fois un aveu d'échec et un acte de nécessité. Il dit que la flotte a vieilli plus vite que la volonté politique de la renouveler. Il dit aussi que lorsque les forêts brûlent, on envoie ce qu'on a. Les Tracker, adaptés de la chasse sous-marine, ont servi trente-sept ans. Les Canadair, conçus pour la mission, en ont bientôt trente. Le DHC-515 est en assemblage à Calgary. Le Kepplair 72 attend ses premiers essais à Blagnac. Le Frégate-F100 lève des fonds à Istres. La course au successeur est lancée. La question n'est plus de savoir quel appareil l'emportera. C'est de savoir s'il arrivera à temps. Sources - Struminska A. et Filippone A., « Flight performance analysis of aerial fire fighting », The Aeronautical Journal, vol. 128, 2024. DOI: 10.1017/aer.2024.29. - Sheshadri S.M. et al., « Advancing Aerial Firefighting with Extended Operational Design Using Novel Strategies and Aircraft Concepts », Eng. Proc., vol. 133, 2026. DOI: 10.3390/engproc2026133133. - Netpompiers, « Le bombardier d'eau Grumman Tracker de la Sécurité civile (1982-2019) », par O. Gabriel, 2022. - Fiche technique CL-415, Avincis. De Havilland Canada, communiqués DHC-515, 2026. Hynaero, communiqué -Frégate-F100, mars 2026. Kepplair Evolution, communiqué Kepplair 72, mai 2026. Rapport Sénat n° 838, 2023. 📷 Photos personnelles @IAviateur
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Le plus beau, si les Bleus l’emportent, ce sera la descente Deschamps-Olise.
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Surtout que le canot sns 87 est localisé à …Dunkerque (position ais d’hier). Caramba encore raté pour le stagiaire…
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En 2013, PlayStation moquait la Xbox One sur le jeu physique. 12 ans plus tard, Sony annonce la fin des disques sur PlayStation l.frandroid.com/tba
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🇺🇦/🇷🇺 Je propose à CNews un débat entre Xenia Fedorova et moi 2 russes, 2 regards complètement différents : le terrain contre la propagande Si CNews est "la chaîne de la liberté d'expression" -qu'ils le démontrent Ont-ils peur du vrai débat ? PARTAGEZ SI VOUS VOULEZ VOIR ÇA !
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L’extrait est fantastique : Praud qui se croit intelligent et transgressif en questionnant son invité sur l’Ukraine et la Russie, l’invité interloqué, puis Praud qui remet en cause le statut d’agresseur de la Russie.
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La presse se fait l'écho du témoignage de M. Benjamin Brière, ex otage en Iran, qui a rencontré des difficultés avec plusieurs services publics à son retour en France en 2023.
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Après 7 années passées à Gorki suite à sa condamnation par le tribunal populaire dans l’appartement qu’occupait le renégat Sakharov, Thomas Guénolé, enfin rééduqué de son déviationnisme, fait son autocritique en direct. Une autocritique qui lui vaudra peut être une circonscription l’an prochain. Comme chantaient les Beatles: « Back in the USSR, you don’t know how lucky you are boy! »
Dans une interview récente à @LeMediaTV, Sophia Chikirou a annoncé que nous nous sommes réconciliés. C'est vrai. En 2019, il y a 7 ans, j'ai subi à l'intérieur de #LFI un procès stalinien. J'ai fait deux ans de dépression. A l'époque, j'ai cru que Sophia et Jean-Luc #Mélenchon étaient les responsables. J'ai eu tort. Je me suis trompé. J'ai donc présenté mes excuses à Sophia et à Jean-Luc, qui les ont acceptées. Mais accuser en public et s'excuser en privé, c'est trop facile. Alors je le dis aussi ici, publiquement. @chikirouparis @JLMelenchon
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L’utilisation de Telegram restreinte en Russie, les autorités dénoncent une absence de lutte contre l’usage « à des fins criminelles et terroristes » de la messagerie. On attend la réaction enflammée d elon et Pavel sur la la censure… lemonde.fr/international/art…
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N’importe quoi. Le premier amendement de la constitution dit explicitement: “Congress shall make no law respecting an establishment of religion”. Les Présidents prêtent serment sur la Bible seulement par tradition (et certains, très rares, ne l’ont pas fait). On peut jurer au tribunal sur une bible, sur un autre texte religieux, ou simplement prêter serment au choix: la pratique est largement établie dans le système fédéral et dans les autres systèmes. La société américaine est bien plus religieuse que la société française, mais il n’y a aucune religion d’Etat.
Replying to @wanda_wanda42
Les USA ne sont pas laïcs. Le christianisme est la religion d’Etat. Quand les gens se présentent au tribunal ils doivent jurer sur la Bible. Qu’il refuse et jure sur le Coran à la place est problématique puisque cela fait scission avec l’Etat alors qu’il est maire.
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In a speech yesterday, Pete Hegseth told service-members that “diversity is not your strength.” This is Thomas Begay, one of the two living Navajo Code Talkers from World War II, who Hegseth previously removed from DOD websites. RETWEET if you stand with Begay against Hegseth!
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On trouve des trésors au musée de l armée qui me rappellent un épisode du collimateur sur le camouflage @alexjubelin
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Précision : il s’agit des tenues resada expérimentales pour l adt avant 1914. On sait ce qu’il en advint
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