
Journaliste, ex-Directeur adjoint de la rédaction de @LaTribune
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ALT Quant au caractère inéluctable, irrésistible, de ces bouleversements : je pense que les technologies actuelles ont déjà un fort potentiel de bouleversement, et je ne vois pas comment on pourrait en empêcher le déploiement et l’utilisation. Parce que la concurrence sur le marché des LLM est déjà forte (avec des options open source puissantes) ; qu’il est très difficile de contrôler l’usage qu’en feront les chercheurs ; que ces derniers auront des incitations fortes à les utiliser pour gagner du temps ; sans même parler de la volonté de résister (y aurait-il une masse critique de chercheurs suffisante pour s’y opposer ?). En ce sens, oui, je pense quil est raisonnable de dire qu’ils sont inéluctables, qu’on les juge souhaitables ou non.

ALT Mais ce n’est pas du tout une raison de ne rien faire, au contraire ! Les chercheurs ont une réelle marge de manœuvre pour peser sur le développement et le déploiement des IAs futurs, mais aussi pour décider de la façon dont l’IA actuelle sera intégrée à leurs pratiques, et pour exclure, le cas échéant, certains usages jugés néfastes. Par exemple : veut-on favoriser les modèles open source ? Est-on prêt à accepter qu’une IA ait le statut d’auteur ? Comment gérer la surcharge de production académique ?

ALT Mais pour avoir cette capacité d’action, il me semble nécessaire de prendre conscience des capacités et des limites actuelles des IA, et de se poser ces questions : Quelles seront leurs capacités et leurs limites dans deux, cinq ou dix ans ? Comment s’y préparer pour orienter le monde académique dans la meilleure direction ?
























