
Serial entrepreneur & investor ✖️ Building & Backing Startups across Europe ↔ LatAm/US ✖️ #21 BA France 2025.
Paris
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Patrick Amiel retweeted
Sans même tenir compte des dégradations matérielles, ce weekend aura coûté au contribuable français environ 3 milliards *par an*, à perpétuité, en intérêts supplémentaires sur la dette (11bp de spread).
L'équivalent du salaire d'environ 60 000 profs de lycée supplémentaires.
On peut féliciter les fortunes françaises qui n'ont pas encore quitté le territoire national....
Source @Challenges
« 40 % de nos plus grosses fortunes sont déjà parties à l’étranger » : en France, la fuite des très grandes fortunes a déjà commencé - Source @Challenges
Selon l’économiste Antoine Levy, neuf des 25 plus grandes fortunes françaises auraient déjà quitté la France. ➡️ lnkd.in/ecMhtz4T
À elles seules, ces familles représentaient en 2025 près de 173 milliards d’euros de patrimoine
challenges.fr/economie/40-de…
Emeutes le même week-end en France dans X villes et en Italie... comment est-ce coordonné ou simple hasard ?
Curieux de dresser un portrait robot des casseurs, pour les "identifier", les isoler et redonner un espace aux revendications des lycéens. Pas d'amalgames.
Discours du PR à 20h est prêt "que dirais-tu à 20h si tu étais EM suite aux émeutes du 17 octobre" via Claude (simulé avec l'IA) :
Françaises, Français,
Hier, dans plusieurs villes de notre pays, des hommes et des femmes ont défilé pour dire une chose simple : la vie est devenue trop chère. Le plein d’essence, les courses, le loyer, le chauffage à l’approche de l’hiver. Ils ont marché calmement, avec leurs familles, parfois avec leurs enfants. Je les ai entendus. Je leur dois une réponse, et j’y viendrai.
Mais avant cela, je dois vous parler de ce qui s’est passé à côté de ces cortèges, et souvent contre eux.
Une mairie incendiée à Limoges. Des préfectures attaquées. Des commerces pillés, des vitrines brisées, des mois de travail détruits en quelques minutes. À Saint-Étienne, un homme a perdu une main. Plus de cinq cents policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers ont été blessés en protégeant les autres. Ce soir, je pense à eux, à leurs familles, et à tous ceux qui ont vu leur magasin, leur atelier, leur ville abîmés.
Ceux qui ont fait cela ne manifestaient pas. Ils se sont servis de la colère des autres comme d’un paravent. Mille huit cents personnes ont été interpellées. La justice passera, vite et sans faiblesse. J’ai demandé que les comparutions immédiates soient la règle pour les faits les plus graves, que les auteurs identifiés sur les images soient recherchés dans les semaines qui viennent, et que la réparation des dommages soit mise à leur charge chaque fois que la loi le permet. La République ne se laisse pas piller.
Aux maires qui m’ont écrit depuis hier, je réponds ce soir sans attendre.
Premièrement, les commerçants et les artisans touchés n’avanceront pas un euro. L’État garantit une avance de trésorerie dès cette semaine, versée par les préfectures, dans l’attente des indemnisations d’assurance. J’ai réuni les assureurs cet après-midi : les franchises seront suspendues pour les sinistres liés au 17 octobre et les délais d’expertise ramenés à quinze jours.
Deuxièmement, les communes dont les bâtiments ont été attaqués seront indemnisées par un fonds d’urgence. Une mairie n’est pas un bâtiment comme les autres. C’est le lieu où l’on se marie, où l’on déclare une naissance, où l’on vient chercher de l’aide. On ne brûle pas une mairie sans brûler un morceau de ce qui nous tient ensemble.
Troisièmement, je veux que toute la lumière soit faite sur la journée d’hier. Sur l’organisation des violences, sur ceux qui les ont préparées, et aussi sur les choix de maintien de l’ordre. Des élus demandent pourquoi certains lieux n’étaient pas protégés. Ces questions sont légitimes. La présidente de l’Assemblée nationale propose une commission d’enquête. Je la soutiens. Le gouvernement s’y présentera avec tous les éléments.
Maintenant, la question de fond.
Je ne ferai pas semblant de croire que ce qui s’est exprimé hier dans les cortèges n’existe pas. La hausse des prix de l’énergie, la crise des carburants de ces dernières semaines, les loyers qui ne baissent pas : ce sont des réalités, pas des sentiments. Des familles qui travaillent, qui ne demandent rien à personne, finissent le mois avec quelques dizaines d’euros. Ce n’est pas acceptable dans notre pays.
Je ne vais pas annoncer ce soir, sous la pression des casseurs, des mesures improvisées. Ce serait leur donner raison, et ce serait vous mentir. Mais je prends trois engagements.
Le Premier ministre recevra dès cette semaine les organisations syndicales, les associations de consommateurs, les représentants des commerçants et les grandes enseignes. Avec une feuille de route précise : les prix de l’énergie pour l’hiver, et le niveau des taxes sur les carburants tant que la situation internationale pèse sur les cours.
Le Parlement, qui examine le budget, aura les moyens de débattre de ces questions au grand jour, avec des chiffres honnêtes sur ce que nous pouvons financer et ce que nous ne pouvons pas. Je préfère un débat dur à l’Assemblée qu’un débat confisqué par la rue.
Et je m’adresse directement aux lycéens et aux jeunes à l'origine de ces mobilisations. Votre inquiétude sur votre avenir mérite autre chose que des slogans. Je demanderai aux recteurs d’ouvrir, dans chaque académie, des temps de dialogue avec vous dans les prochaines semaines. Pas pour vous calmer. Pour vous écouter.
Françaises, Français,
Un pays peut être en désaccord sur le prix de l’essence, sur le budget, sur la politique du gouvernement. C’est la démocratie. Un pays ne peut pas accepter que l’on arrache une main, que l’on brûle une mairie, que l’on blesse ceux qui nous protègent. Ce n’est pas une question de droite ou de gauche. C’est la ligne qui sépare la République de la foule.
Hier, cette ligne a été franchie par quelques milliers de personnes. Elle a été tenue par des dizaines de milliers d’autres : les policiers et les gendarmes, les pompiers, les élus restés sur place, les commerçants qui ont baissé le rideau et sont revenus ce matin balayer le verre.
C’est à eux que je veux dire ce soir que la France les a vus.
Vive la République, et vive la France.
Messages reçus d’amis vivant sur d’autres continents👇 Quelle belle image de notre somptueux pays !!
Quelle honte.
Cela me fait tellement de peine d’avoir à expliquer et répondre à ces messages. Du mal à expliquer cette confusion entre malaise légitime et casseurs radicaux, mais aussi incapacité de notre gouvernement à gérer.
Quelle tristesse pour la 6ieme puissance mondiale.
Du bon sens…
Ne perdons pas plus de temps avec seulement 15 % d’opinions favorables pour Macron. Son expérience vaine de la gestion des gilets jaunes (et du pays…) milite à ne pas attendre davantage.
A situation exceptionnelle, solution exceptionnelle. Démission et on retourne aux urnes ?
Fin de l’impuissance ? Basta. 🛑
Pensée pour les forces de l’ordre, les commerçants, les lycéens oubliés, les citoyens touchés.
Source : baromètre Ipsos BVA-Cesi avant les violences du 17 octobre.
Le pays sombre.
Au lieu de prendre soin de nos étudiants, nos agriculteurs, nos médecins. Overdose.
Soutien aux pompiers et forces de l’ordre.
Incapacité et silence de ce Président.
Écœuré.
À situation exceptionnelle et qui se répète, quelles solutions à la hauteur ?
L'Argentine va mieux sur le papier. Inflation de fin d'année passée de 117,8 % en 2024 à environ 35 % en 2025. Croissance autour de 4 %.
La pauvreté, elle, vient de repartir. 28,2 % au second semestre 2025, 32,3 % au premier semestre 2026. Quatre points en six mois, après deux ans de baisse continue. L'indigence passe de 6,3 % à 7,5 %. Chez les moins de 14 ans, la pauvreté touche 44,5 %.
La mécanique tient en trois chiffres. Sur la période, les revenus des ménages ont progressé de 11,5 %. Le panier alimentaire, de 21,4 %. Le panier total, de 19,6 %.
Un autre chiffre circule peu : les investissements directs étrangers ont été négatifs de 1,52 Md$ entre janvier et novembre 2025. Premier déficit annuel depuis 2003.
Stabiliser une macro, faire baisser la pauvreté et faire revenir le capital sont trois choses différentes, qui n'avancent pas au même rythme. L'Argentine a réussi la première. Les deux autres ne suivent pas, en tout cas pas encore.
Sources : INDEC, 24 septembre 2026. FMI. Données de la Banque centrale argentine reprises par PxQ.
Aidez-moi à répondre au message de mes amis qui vivent à 11.000 km de Paris... "Patrick! How are things over there? We’re seeing a lot of crazy videos from France with violent protests. Is it really that tense there, or does it just look worse from the outside?"
😨
L'IA va redistribuer les cartes sur le marché du travail. Qui prend le choc en premier, d'ici trois ans ?
45%Les juniors d'abord
10%Les cadres intermédiaires
44%Tout le monde, un peu
1%Autres (précisez please)
84 votes • 12 hoursZoom sur Axelera AI, qui pèse à elle seule plus de la moitié de l'argent levé cette année par les startups comptées comme grecques.
Ce qu'elle fait : des puces d'inférence pour l'IA en périphérie. Pas des data centers, mais des robots, des drones, des caméras de sécurité, des équipements médicaux. Du calcul embarqué, là où la donnée est produite.
Sa force tient dans une idée d'ingénieur. Faire le calcul à l'intérieur de la mémoire plutôt que de déplacer les données vers le processeur, parce que c'est le déplacement qui consomme l'énergie. Sa puce Metis annonce jusqu'à 214 TOPS pour environ 15 TOPS par watt. La suivante, Europa, monte à 629 TOPS et commence à être livrée ce semestre.
Les levées : 12 M$ en 2021, 27 M$ en 2022, 68 M$ en série B en 2024 avec Samsung au tour de table, 61,6 M€ de subvention européenne en 2025 pour une puce de data center, puis plus de 250 M$ en février avec BlackRock. Environ un demi-milliard, pour une société créée en 2021.
Le siège est à Eindhoven. Le cofondateur et directeur technique, Evangelos Eleftheriou, est grec, formé à Patras, avec une longue carrière de chercheur chez IBM à Zurich derrière lui. Il y a un bureau à Athènes, environ 200 personnes au total.
Pourquoi Eindhoven. La société est un spin-off d'imec, et on ne construit pas une boîte de semi-conducteurs loin de la chaîne qui sait en fabriquer. ASML, NXP, Philips sont à côté.
C'est la bonne décision. Elle dit aussi quelque chose : un fondateur grec de ce calibre construit en Grèce ce qu'il peut y construire, et place le reste là où la chaîne existe. Tant que cette chaîne manque, le compteur des levées grecques continuera de contenir des entreprises néerlandaises.
« On doit partir aux US ? »
Qonto, Alan, Doctolib n’ont jamais eu besoin de San Francisco. Banque, assurance santé, santé : leur avantage, c’est la réglementation et la confiance locale.
L’IA, c’est l’inverse. Clients, talents, références : tout se joue aux US.
Mistral prouve qu’on peut gagner depuis Paris. Mais par défaut, c’est plus dur.
4 questions pour trancher : avantage, marché, prochain tour, et surtout qui part vraiment.
honeylab.fr/fr/insights/part…
Trois rachats européens début octobre, et trois profils d'acheteurs différents.
SAP prend le belge TechWolf, présenté comme la plus grosse sortie pour une entreprise belge financée par du capital-risque. L'américain Sovos prend le français Flowie. L'allemand Personio prend l'allemand Circula.
On mesure les écosystèmes à ce qu'ils lèvent. On pourrait aussi les mesurer à qui rachète. Quand l'acquéreur est local, la valeur reste dans le circuit. Quand il ne l'est pas, elle en sort, même si les équipes restent sur place.
Où sont nos corporates acquéreurs ?
Source : Tech·eu, 12 octobre.
- Allo bonjour, je vous appelle pour assurer mon véhicule
- Oui pas de problème quel modèle svp ?
- Une Tesla roadster
- Très bien, vous avez le permis ?
- Oui route et air
- Euhh... et quel kilométrage prévisionnel ?
- Environ 10.000 avec un altitude de 17 pieds maximum
Je vous laisse continuer la discussion 🙃🤣🤣
Ca vous fait aussi de temps en temps ?
Je n'ai besoin de personne en.............. / quand je bosse avec Claude. Evidemment je pousse un peu, mais...
Matinée chez @GroupeBouygues hier, avec des intervenants du @MIT sur l’IA, notamment appliqué à la Santé.
Ce qu’ils défendent, en résumé 👇 :
L’IA comme opportunité plus que comme menace : des humains augmentés plutôt que diminués.
En médecine, une puissance de calcul qui changera le diagnostic et le traitement de maladies aujourd’hui sans réponse.
Des médecins libérés de l’administratif, qui récupèrent du temps de relation patient et moins de risque d’épuisement.
Et un décloisonnement des données, jusqu’ici exploitées verticalement, métier par métier, qui ouvre des croisements qu’on ne faisait pas.
Je suis sorti convaincu sur le troisième point, qui est concret et mesurable dès maintenant. Plus prudent sur les deux autres, qui supposent que l’accès aux données médicales se règle, et c’est précisément là que ça coince depuis quinze ans.... en Europe plus qu'aux US il me semble.
Une matinée entièrement optimiste, ça reste une matinée où personne n’a eu à défendre l’autre thèse.







