Citoyen engagé contre le simplisme et les vendeurs de rêve La France de 2023, un enfer ? Elle vous manquera.

Monde
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C’est en fait le paradoxe de Tocqueville qui nous éclate à la figure. Dans l’un des pays qui redistribue le plus au monde, le pays qui égalise le plus les conditions objectives d’existence, qui donnent le plus de chance à tous, qui donne culture, éducation et enseignement supérieur gratuitement à tous, qui respecte le plus les droits de l’homme, dans ce pays de cocagne donc, une part significative de la population est persuadée qu’elle vit dans un enfer d’injustices et de violences systémiques. Comme l’avait très bien montré Tocqueville, plus il y a d’égalité, plus les inégalités qui restent deviennent insupportables. Notamment parce que la société méritocratique, par rapport à l’ancien régime fondé sur la naissance, a cela de terrible qu’elle rend les gens responsables de leurs conditions.
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Des « cadeaux fiscaux » ? Même après les réformes de 2018, la France se situait largement au-dessus des autres pays de l’OCDE en matière de taxation du capital. Et nous divergeons encore plus fortement depuis deux ans en surtaxant tous azimuts le capital (contribution « exceptionnelle » à l’IS, CDHR, hausse du PFU…). ▶️ La suppression de l’ISF ? Son équivalent a été supprimé à peu près partout dans le monde, car il entraînait, au-delà du risque de fuite des capitaux, des coûts administratifs élevés au regard de son rendement limité. L’Autriche, le Danemark ou encore l’Allemagne l’ont abandonné dans les années 1990. Le Luxembourg, la Finlande et la Suède ont suivi dans les années 2000. Depuis que la France a remplacé l’ISF par l’IFI, seuls 4 pays de l’OCDE ont gardé un impôt récurrent sur le patrimoine global (alors qu’ils étaient encore la moitié à en avoir un en 1990). ▶️ La baisse de l’IS ? La France présente en 2025 le taux le plus élevé de l’UE et de l’OCDE, supérieur par exemple de plus de 6 points à celui de l’Allemagne, de plus de 10 points à celui des États-Unis et de plus de 11 points à celui du Royaume-Uni… ▶️ La « flat tax » sur les revenus du capital ? Tous les pays nordiques l’ont mise en place avec succès dès les années 1990. Là encore le rattrapage de la France fut incomplet en plus d’être tardif. La taxation des revenus du capital reste nettement supérieure en France (31,4 % voire 38,6 % avec la CDHR) par rapport à celle de tous nos voisins européens (26,4 % en Allemagne, 30 % en Belgique, entre 19 et 30 % en Espagne, 26 % en Italie…). ▶️ La suppression de la taxe d’habitation fut en revanche une sacrée connerie, pour des raisons tout à la fois économiques, budgétaires et civiques. La théorie économique justifie l’existence d’un impôt résidentiel local responsabilisant élus et électeurs locaux. Le problème de la TH, c’était surtout le même problème que la TF : des bases obsolètes déconnectées de la réalité du marché immobilier. Le même problème sans l’avantage de la TH qui était de concerner tous les résidents (propriétaires comme locataires).
Replying to @gabriel_zucman
D’après les travaux de l’OFCE, ce manque à gagner provient de différentes réformes et cadeaux fiscaux : suppression de l’ISF, baisse de l’impôt sur les sociétés, “flat tax” sur les revenus du capital, suppression de la taxe d’habitation, etc. Nombreux ont bénéficié aux acteurs économiques les plus privilégiés.
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Le grand angle mort de la gauche radicale est la dynamique et l'exposition au risque en raison de la dette. On a passé trois mois à discuter de la taxe Zucman qui en scénario optimiste prend 20 milliards (5 milliards selon d'autres). Les mêmes disent : "faisons rouler la dette plutôt que la rembourser". C'est ce qu'on fait. On emprunte pour rembourser les emprunts. Mais là, la facture monte. Ceux qui veulent bien nous prêter veulent 4,92% d'intérêts. C'est +1,2 points depuis juillet, en trois mois. Si ça ne redescend pas (si les prêteurs ne nous trouvent pas fiables), dans quatre ans, c'est un surcoût de 22 milliards sur l'année. Dans cinq ans, 28 milliards. Dans neuf ans, 40 milliards. C'est donc beaucoup plus que la taxe Zucman qui, je le rappelle, consiste à ponctionner l'appareil productif. Alors on fait quoi ? On la double ? On la triple ? Après le refus de nous prêter de l'argent à pas cher, on va se retrouver à solder les entreprises pour que les fonds de pension américains se gavent ? Je croyais que c'était le modèle à ne pas suivre, et pourtant on fait tout pour les avantager. La situation est d'une dangerosité totale, méfions-nous comme de la mort de ceux qui proposent les mêmes solutions qu'il fasse beau ou moche. Là c'est la tempête.
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Bernard Arnault éjecté du top 10 des fortunes mondiales: il a "perdu" 56 milliards d’euros en 2026, le milliardaire français est désormais dépassé par 10 Américains l.bfmtv.com/Y3zj
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La Banque de France n'a effectivement plus versé de dividende à l'État depuis celui de l'exercice 2021. C'est parfaitement exact. Prenons le temps d'expliquer pourquoi ce fait n'invalide pas le propos de Jordan Bardella (qui est, d'ailleurs, le même que celui d'Olivier Blanchard) et qui est le cancre dans cette histoire. D'abord, pourquoi ce dividende s'est-il arrêté ? En temps normal, une banque centrale reverse l'essentiel de ses bénéfices à l'État. C'est ce que les économistes appellent les « remittances ». La Banque de France a ainsi versé au Trésor environ 4 milliards d'euros par an entre 2015 et 2022. Puis plus rien. La raison remonte à 2015. La BCE a lancé cette année-là un vaste programme de rachat de dette souveraine pour soutenir l'économie, puis l'a démultiplié pendant le Covid. Au pic, à l'été 2022, l'Eurosystème détenait près de 5 000 milliards d'euros de titres, dont 4 200 milliards de dette publique : environ un tiers du marché souverain de la zone euro, contre 5 % avant 2015. Or ces titres paient des intérêts fixes (les « coupons »), faibles puisque achetés à l'époque des taux zéro : 0,68 % en moyenne pour le portefeuille de la Banque de France, à échéance longue, environ sept ans. Dans le même temps, l'Eurosystème rémunère à taux variable l'essentiel des réserves qu'il a créées pour acheter ces titres. Il s'est donc retrouvé dans une position géante de ce que la finance appelle un « carry trade ». Tant que les taux restaient au plancher, la position était gagnante : les coupons dépassaient des intérêts alors nuls ou négatifs. Quand l'inflation a forcé la BCE à remonter son taux jusqu'à 4 %, la position s'est retournée. Depuis, l'Eurosystème paie sur ses réserves plus que ne rapportent ses titres. Les comptes sont publics. La Banque de France a vidé son fonds pour risques généraux (12,4 milliards en 2023, 10,1 en 2024), puis affiché 7,7 milliards de perte nette en 2024. Elle n'est repassée en bénéfice en 2025 que grâce à une opération exceptionnelle sur son or. La Bundesbank porte 27,8 milliards de pertes cumulées, la BCE elle-même 10,5. Selon mes calculs, en l'état, il faudra environ cinq années de bénéfices à la BCE pour éponger ses pertes, et plus d'une décennie à la Bundesbank. Les Néerlandais, eux, ne prévoient aucun versement avant le milieu des années 2030. Voilà pourquoi votre dividende a disparu. Maintenant, quelles seraient les implications de la proposition de LFI ? LFI veut annuler la part de la dette française détenue par l'Eurosystème : environ 600 milliards d'euros, l'équivalent d'un cinquième de la dette négociable de l'État. Dans ce cas, la banque centrale ne subirait plus seulement l'écart entre coupons reçus et intérêts versés. Elle ne recevrait plus aucun coupon... et d'ailleurs plus de principal non plus. Les réserves créées pour acheter ces titres, elles, ne s'annulent pas : elles restent au passif et continuent, pour l'essentiel, de porter intérêt. Rien ne disparaît dans une annulation : ce que l'État gagne d'un côté, sa banque centrale le perd de l'autre. En valeur de marché, la perte serait de l'ordre de 500 milliards d'euros. Aucune suspension de dividende ne peut absorber un choc pareil à horizon prévisible : 450 milliards, c'est environ quinze fois les pertes que la Banque de France vient d'encaisser en 2023 et 2024, et près d'un siècle de ses versements à l'État d'une année normale. C'est surtout du même ordre que tout ce qu'elle possède, or compris, et tout ce qu'elle peut espérer gagner à l'avenir. Autrement dit, la frontière de l'insolvabilité économique, et non plus simplement comptable. Passé cette frontière, il ne reste que des options coûteuses: Recapitaliser, par l'impôt ou par l'emprunt, c'est-à-dire réintroduire ce qu'on prétendait effacer. Ou laisser l'inflation absorber le choc. C'est la démonstration de Ricardo Reis (@R2Rsquared) dans son article de 2015 au Journal of Monetary Economics (personal.lse.ac.uk/reisr/pap…), à la suite de Del Negro et Sims. L'absence de dividende ne prouve donc pas que l'annulation serait indolore. Elle est le symptôme, encore bénin, de la maladie que votre proposition multiplierait par quinze.
Ce cancre de Bardella ne sait même pas qu’il n’y a pas eu de dividende versé par la Banque de France à l’Etat depuis 2021.
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Des fonctionnaires payés par vos impôts utilisent leur temps de travail et leurs accès pour préparer des notes pour LFI. Je l’ai vu de mes propres yeux. J’ai fait l’X, promo X2019. Beaucoup de gens que je connais travaillent aujourd’hui à Bercy, dans des ministères ou des cabinets. Le réseau des Phrygiens révélé par France Info (80 membres revendiqués, tous les ministères) n'est que la partie visible. Et le problème va bien au-delà du réseau de hauts fonctionnaires pro-LFI révélé par France Info. Oui, cela existe. Je connais personnellement des gens qui ont utilisé leur temps de travail et les ressources auxquelles leur poste leur donnait accès pour aider des candidats NUPES à préparer leur programme et leur campagne. Une administration répond notamment aux demandes des parlementaires : données, analyses, notes techniques pour préparer lois et amendements. En théorie, le service rendu devrait être identique quelle que soit l’étiquette politique. Dans la pratique, j’ai vu exactement l’inverse : minimum syndical pour certains élus, travail beaucoup plus poussé pour ceux politiquement proches des personnes dans le service. Dans ce que j’ai personnellement observé, le biais allait vers NUPES/LFI. Peut-être que le même phénomène existe à droite : ce serait tout aussi scandaleux. Vous votez pour des élus. Vous financez l'administration. Et des gens que personne n'a élus décident ensuite quels élus ils aident vraiment. C'est ce qui arrive dans une organisation sans objectifs, sans mesure et sans conséquences individuelles. Fonction publique d'État, 2022 : 13 licenciements pour insuffisance professionnelle. Sur 2,5 millions d'agents. À force, certains fonctionnaires ne se voient plus comme les serviteurs d'un État démocratique. Ils deviennent des acteurs politiques. Des objectifs, une performance mesurée, des conséquences. Comme dans n'importe quelle organisation qui fonctionne. La neutralité sans conséquences est une fiction.
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🇫🇷 Je me suis laissé un peu de temps parce qu'on entend bien des choses sur Pigasse et la dette française. Si les élections présidentielles démarrent avec ce niveau de déclaration, je peux vous dire qu'on n'est pas sorti de l'auberge... 🤷‍♂️ Déjà, Pigasse a raison sur un point essentiel, le seul d'ailleurs. La France n’a toujours pas de problème pour se financer. L’Agence France Trésor continue d’émettre plusieurs centaines de milliards d’euros de dette chaque année et trouve des acheteurs. Il n’y a ni adjudication qui échoue, ni absence de liquidité, ni scénario comparable à la Grèce de 2010. ✅ D'ailleurs, la France dispose d’un avantage immense que l’on oublie souvent. La maturité moyenne de sa dette est de 8,4 ans. À titre d'exemple, la France est largement moins sensible à une hausse des taux que les États-Unis à court terme dont la maturité moyenne est de 5,9 ans. Quand les taux montent, les 3 500 milliards d’euros de dette publique ne se refinancent pas du jour au lendemain au nouveau taux du marché. La hausse du coût de financement se diffuse progressivement, à mesure que les anciennes obligations arrivent à échéance et doivent être remplacées. 🚨 Voilà, les compliments pour Pigasse s'arrêtent déjà ici mais avant de continuer, je veux être très clair sur une chose. Le problème français n’est pas le niveau actuel de dette. 117% ou même 150% du PIB ne sont pas une frontière magique au-delà de laquelle un État devient insolvable. Le Japon en est l’exemple le plus évident. Par contre, ce qui compte, c’est la dynamique derrière ce ratio. Toute la soutenabilité d’une dette peut presque être résumée par trois variables : le taux d’intérêt payé par l’État, la croissance nominale de l’économie (dont toute la classe politique française se fout clairement) et le solde budgétaire primaire (le déficit avant paiement des intérêts). Tant que la croissance nominale est suffisamment forte par rapport au coût de la dette et que le déficit primaire est maîtrisé, un État peut parfaitement supporter un stock de dette très élevé. C'est LA clé de ce système financier. 🤨 Du coup, on y vient. Je suis sacrément critique quand j'entends Pigasse évoquer l’annulation de la dette détenue par l’Eurosystème. Je peux entendre que l'on raisonne en bilan public consolidé quand une banque centrale nationale détient des obligations de son propre État. Une partie des intérêts versés revient indirectement au secteur public à travers les profits de la banque centrale. Par contre, passer de cette observation à l’idée selon laquelle il suffirait d’annuler la dette et que “rien ne se passerait” est d'une faiblesse immense parce que notre cher ami oublie qu'une banque centrale possède aussi un bilan. 🇪🇺 Quand la BCE a acheté massivement des obligations d'État, elle n’a pas fait apparaître ces actifs par magie. La fine équipe a créé en contrepartie des réserves bancaires qui figurent à son passif. Annuler l’obligation détenue à l’actif ne fait donc pas disparaître les réserves créées au passif. On améliore visuellement le bilan de l’État mais on détériore celui de la banque centrale. Autre chose, si une banque centrale peut acheter la dette d’un État pour ensuite l’annuler, où est-ce qu'on place la limite entre politique monétaire et financement permanent des déficits publics ? 💸 Pigasse semble oublier (exprès) que l’interdiction du financement monétaire des États est l’un des piliers de l’architecture de la zone euro. Une banque centrale doit pouvoir fixer ses taux en fonction de l’inflation et de la stabilité monétaire, pas en fonction de la capacité de l’État à supporter sa dette. Si la dette publique devient tellement importante que chaque hausse de taux menace les finances publiques, on entre dans la dominance fiscale (et pendant ce temps là, ça critique Trump sur les plateaux TV, quelle ironie...). Ce n’est plus la politique budgétaire qui s’adapte à la politique monétaire, c’est la banque centrale qui commence à être contrainte par la situation budgétaire des gouvernements. ➡️ Appliquons la proposition de Pigasse pour voir. La BCE annule plusieurs centaines de milliards d’euros de dette française. Le ratio dette/PIB chute immédiatement, les responsables politiques célèbrent l’opération et tout le monde rentre chez soi. Le lendemain, la France conserve toujours son déficit de 5% du PIB et doit donc revenir sur les marchés pour emprunter plusieurs dizaines de milliards supplémentaires. Soit les investisseurs privés continuent de financer la France mais ils savent désormais qu’une partie de la dette souveraine peut être restructurée politiquement, du coup la prime de risque exigée augmente. Soit on considère que ce risque n’existe pas parce que la BCE pourra simplement acheter les nouvelles obligations, puis les annuler à nouveau. Dans ce cas, il faut appeler les choses par leur nom, et on ne parle plus d’une opération exceptionnelle sur le stock de dette mais de monétisation permanente des déficits publics. ⚠️ De l'autre côté, l'opération ne sera absolument pas neutre pour l’économie. Le premier effet serait monétaire car si le marché interprète l’opération comme le début d’une politique dans laquelle la BCE finance durablement les États, l’euro se dépréciera car la crédibilité de la banque centrale dans sa capacité à défendre la stabilité des prix serait remise en cause. Une devise plus faible renchérit alors les importations, notamment l’énergie et les matières premières, ce qui alimentera une inflation importée et réduira le pouvoir d’achat. Le second serait que si l’inflation repart ou si les anticipations d’inflation se désancrent, la BCE serait théoriquement obligée de maintenir des taux plus élevés pour restaurer sa crédibilité. On aurait donc créé un soulagement comptable immédiat sur le stock de dette mais un coût de financement plus élevé sur toute la dette future, tout l’inverse de l’objectif de départ recherché. À cela on ajoute le risque politique au sein de la zone euro car si la dette française peut être annulée, pourquoi pas celle de l’Italie ou de l’Espagne ? ❌ Bref, le débat sur la dette passe complètement à côté du véritable risque. La dette publique est avant tout une question de marge de manœuvre future. Plus vous empruntez aujourd’hui pour financer des dépenses qui n’améliorent pas votre croissance potentielle, plus vous engagez une partie de vos recettes futures au bénéfice de vos créanciers. À l’inverse, une dette utilisée pour financer des investissements capables d’augmenter durablement la productivité peut parfaitement être rationnelle. Pas un seul politique français ne semble aujourd’hui capable de comprendre cette distinction. Toujours subjugué par cette obsession de chercher des solutions de facilité plutôt que de s’attaquer aux causes structurelles. Terrible.
On nous répète que la dette serait un mur infranchissable et qu’il n’y aurait pas de marges de manœuvre. C’est faux. La BCE détient environ 20 % de la dette française. Cette dette peut être annulée. Sans coût financier. Pendant le Covid, ce qui était prétendument impossible est devenu possible : des centaines de milliards ont été mobilisés. La leçon est simple : il n’y a pas de contrainte économique, il n’y a que des choix politiques. Quand on veut, on peut. Une autre politique est possible.
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Kylian Mbappe vs England 🏴󠁧󠁢󠁥󠁮󠁧󠁿 xitter.cf/kyliank2o/status/20788…
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Étienne Klein est un ingénieur en physique, essayiste, vulgarisateur scientifique et producteur de radio. La #LFI l’a pris pour cible le croyant juif. Voici sa réponse aux antisémites de la meute.
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Bonjour @marinetondelier en fait la France a exporté tte la journée (pic à 11GW). Avec une production éolienne très faible, notre nucléaire avec l’hydro ont été un vrai soutien à nos voisins au coucher du soleil. Ce soir l’Allemagne n’est pas 100%ENR mais 55% gaz et charbon.
Énergies: "Le 100% renouvelable, c'est possible", détaille Marine Tondelier, Secrétaire nationale du parti Les Écologistes
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L'Allemagne produit environ 58% de son électricité à partir d'énergies renouvelables en 2025, et non 80% ou 100%. La température de la Garonne est de 28°C et non 38°C, avec un seul réacteur arrêté à Golfech. allemagne-energies.com/2026/01/07/all… fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lec… 20minutes.fr/societe/423065…
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12 millions de Français exposés. Le coupable ? Pas Moscou. Pas Pékin. Un gamin qui a changé UN chiffre dans une barre d’adresse. Avec l’aide de l’intelligence artificielle Claude. 🤦 Laissez-moi vous expliquer le niveau de nullité. Et qui paie pour ça. 🧵👇
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Replying to @arthur_jve
J'étais conseiller à Bercy lorsque s'est posée la question de sous-indexer ou non les pensions au 1er janvier 2024 alors qu'une revalorisation automatique représentait +5,3% avec l'inflation (soit environ +15 Md€ de dépenses ; c'est l'équivalent du budget des universités pour donner un ordre de comparaison). Évidemment que ce scénario a été débattu. @BrunoLeMaire l'évoque d'ailleurs dans ses récentes interviews. Dans le même temps, nos voisins européens choisissaient de sous-indexer pour maîtriser leurs dépenses publiques. Nous pouvions choisir par exemple une augmentation forfaitaire de +50 € par mois de toutes les retraites, ce qui permettait de maintenir les petites retraites tout en répartissant l'effort justement. Et pourquoi cette décision n'a pas été prise ? Tout simplement parce qu'en situation de majorité relative à l'Assemblée nationale (nous étions en 2023), tous les groupes parlementaires d'opposition avaient menacé de censure en cas de sous-indexation des retraites dans le PLFSS. Vous constaterez que les positions n'ont pas varié depuis. Et les mêmes débats ont lieu tous les ans sur les transports sanitaires, les cures thermales, etc. etc., avec des refus systématiques de réaliser des économies et rééquilibrer notre modèle, qui pèse aujourd'hui beaucoup trop sur les actifs. Il faudra une nouvelle majorité pour changer tout cela.
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Je viens de regarder la déclaration de Juan Branco dans Le Crayon, qui nous explique, le verbe grave et l'œil sombre, que les grandes écoles seraient le tombeau du peuple et le berceau d'une caste honnie. Alors Juan, deux secondes. Moi je m'appelle Brivael, je viens de Lorient, mes grands-parents étaient agriculteurs. J'ai grandi dans un lycée de province où les couches sociales se croisaient sans se mélanger, et j'ai découvert l'existence des prépas et des grandes écoles le jour où j'ai commencé à travailler. Pas à 12 ans dans un dîner familial parisien, pas dans les couloirs feutrés de Henri-IV, pas par capillarité dans un milieu où le mot "khâgne" se prononce avant le mot "papa". Le jour où j'ai commencé à travailler. Et j'ai fini par construire l'une des plus belles boîtes de l'IA française, par lever avec les meilleurs VCs de la planète, par côtoyer ceux que toi tu appelles "les élites". Et tu sais quoi? Je n'ai aucun ressentiment pour ces gens-là. Aucun. Ce ressentiment qui te dévore, toi, je ne le partage pas une seconde. Toi, tu connais ce monde par naissance. Moi, je l'ai découvert par effraction. Et c'est précisément pour ça que je peux te dire ce qui suit, sans aucun complexe. Premier point. Ta description de la conférence de Laurent Alexandre à Polytechnique est une malhonnêteté intellectuelle pure. Tu prends une phrase, tu la sors, tu la tords, tu la brandis comme un drapeau, et tu construis dix minutes de discours sur cet épouvantail que tu as fabriqué de tes mains. C'est de la rhétorique de tribunal, pas de la pensée. Et le pire, c'est que tu sais très bien ce que tu fais. Deuxième point. Tu parles d'un milieu (le mien) que visiblement tu cherches à protéger en feignant de l'attaquer, et tu te trompes royalement sur ce que sont les élites. Tu les empaquetes dans un seul bloc, avec les mêmes intérêts, les mêmes trajectoires, les mêmes péchés. Comme si un agriculteur devenu ingénieur, un fils de prof devenu chercheur, un gamin de Lorient devenu fondateur de boîte, et un héritier du seizième formaient la même nation. C'est une fiction. C'est même une fiction paresseuse. Il y a quinzz ans, quand je commençais à m'élever et que j'avais peut-être encore l'âge mental d'un gamin de quinze ans (cet âge mental que, visiblement, tu as conservé sur beaucoup de sujets), j'aurais pu avaler ton discours. J'aurais hoché la tête, j'aurais serré les poings, j'aurais rêvé de barricades. Mais en grandissant, on découvre une chose désagréable pour les démagogues de ton espèce: la réalité est plus nuancée que les slogans. Et quand on continue, à 35 ans passés, à servir le même brouet manichéen, ce n'est plus de la conviction, c'est un fonds de commerce. Troisième point, et celui-là je le dis lentement pour qu'il rentre bien. Pour un type parti des couches basses, je me suis hissé jusqu'à côtoyer certains des meilleurs cerveaux européens. J'ai fait Y Combinator, le système le plus impitoyablement élitiste de la planète en matière de startups, où l'on entre parce qu'on construit, pas parce qu'on est né. Je n'ai jamais mis les pieds dans une école prestigieuse, et pourtant je ne passe pas mes journées à cracher dans la soupe d'un système que je n'ai pas eu. Toi, en revanche, tu as bu à toutes les mamelles de la République: Sciences Po, Normale Sup, les antichambres du pouvoir, les éditeurs prestigieux, les plateaux télé. Et de cette position-là, tu joues les sans-culottes. C'est presque touchant. Presque. Aujourd'hui, le système des grandes écoles est précieux, parce que côtoyer des polytechniciens, des normaliens, des gens qui ont passé sept ans à se taper la tête contre les maths ou la philo, ça élève. À Polytechnique, en moyenne, les gens sont brillants. Pas parfaits, pas saints, brillants. Et fabriquer une lutte fictive entre les élites et le peuple, quand tu es toi-même un produit pur de ce système, c'est une imposture qu'aucun spectateur attentif ne devrait laisser passer. Moi je ne viens pas des élites. Je connais infiniment mieux que toi les couches basses, parce que j'y ai grandi, et j'ai eu la chance, par le travail, de me connecter aux couches hautes. Ta vision est binaire, théâtrale, et profondément datée. Il y a, derrière chacune de tes phrases, un petit garçon qui rêve d'être le Che Guevara de 2026, un Robespierre en chemise blanche, un Saint-Just qui aurait lu trop de Bourdieu et pas assez la réalité. Tu rejettes un système qui ne te donne pas la place que tu estimes mériter, et tu transformes ta rancune personnelle en révolution de papier. Juan, je vais être très clair. Ta caricature permanente des élites, des riches, des ingénieurs, des entrepreneurs, c'est du néo-communisme tiède qui agite les guillotines pour vendre des livres et remplir des plateaux. Si tu venais réellement du peuple, ce serait au moins cohérent, on pourrait en débattre, on pourrait t'écouter. Mais venant de toi, fils du sérail, ce n'est pas un combat: c'est un costume. Et le costume commence à mal vieillir.
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🚨 Ce qui me choque avec TotalEnergies, c’est qu’on est en train de transformer une crise énergétique en débat moral simpliste en cherchant un coupable facile plutôt qu’en regardant les mécanismes en face. 🛢️ Le prix du carburant reste une chaîne complexe avec un prix du brut négociés sur les marchés internationaux, des coûts de raffinage, de la logistique, de la distribution, l’impact du taux de change euro/dollar, et surtout de la fiscalité. En France, une part majeure du prix final est liée aux taxes et c’est une décision politique. Pendant des années, cette fiscalité a été acceptée, justifiée, intégrée dans le modèle. Apres, quand le prix devient trop élevé socialement, on change de narratif. On ne parle plus de fiscalité. On ne parle plus de dépendance énergétique. On ne parle plus de stratégie industrielle. On parle de Total. ➡️ On transforme un sujet complexe en opposition morale et ça devient intellectuellement faible parce que TotalEnergies n’est pas une station-service isolée. C’est un groupe mondial avec des activités diversifiées, des investissements massifs, des risques géopolitiques, et des cycles violents. Réduire toute cette réalité à “ils gagnent trop pendant que le plein coûte cher” relève du refus de penser. 📈 Il y a surtout une forme d’hypocrisie profonde dans ce débat. Quand les prix sont élevés et que cela génère des recettes fiscales importantes, personne ne remet en cause le système. Quand les prix deviennent politiquement sensibles, on cherche un responsable externe. 💰 C’est là que le terme de “superprofits” devient révélateur. Ce n’est plus un concept économique mais un outil rhétorique. Il ne cherche pas à comprendre d’où viennent les profits mais à les disqualifier. Il suggère qu’au-delà d’un certain niveau, le profit devient illégitime. On ne peut pas demander à ces entreprises d’investir des milliards, de prendre des risques industriels et géopolitiques considérables, de financer la transition énergétique, et dans le même temps considérer que leur rentabilité devient un problème dès qu’elle est visible. On ne peut pas construire une stratégie énergétique, industrielle et climatique crédible en diabolisant les acteurs capables de la financer. 🧐 Le plus frappant est que derrière cette polémique, il y a en réalité des contradictions que personne ne veut vraiment assumer. On veut une énergie accessible mais on veut aussi réduire la consommation d’énergies fossiles. On veut accélérer la transition mais on critique les profits qui permettent de l’investir. On veut protéger le pouvoir d’achat mais sans toujours questionner la structure du prix de l’énergie. On veut de la souveraineté énergétique mais on s’en prend aux groupes capables d’opérer à l’échelle mondiale. Quel désastre ! 🤷‍♂️ Si le prix à la pompe est trop élevé, parlons fiscalité, dépendance énergétique, offre mondiale, infrastructures, mobilité. Si le pouvoir d’achat est sous pression, parlons salaires, redistribution, organisation du territoire. Si la transition énergétique est insuffisante, parlons investissements, réglementation, délais, acceptabilité sociale. Déplacer tout cela sur Total, c’est éviter le cœur du problème et relevé de la puérilité. ⚠️ Je suis très clair, le “Total bashing” n’est pas une analyse, c’est un raccourci. Un raccourci pratique, politiquement efficace mais économiquement pauvre. TotalEnergies ne fait rien d’autre que ce qu’une entreprise performante est censée faire dans son secteur : produire, investir, optimiser, et rémunérer ses actionnaires quand les conditions de marché le permettent. 🤔 La seule question qui compte est celle-ci : pourquoi notre système est-il à ce point vulnérable qu’un choc sur les prix de l’énergie suffit à déclencher une crise politique majeure ? Pourquoi préfère-t-on pointer une entreprise plutôt que d’assumer collectivement les choix énergétiques, fiscaux et industriels accumulés depuis des années ? C’est là que se trouve le débat, pas dans le cours de Bourse de TotalEnergies.
🚨 Pendant que tout le monde regarde le prix du baril ou la guerre en Iran pour expliquer la hausse de l’essence, il faut rester conscient que la majeure partie de ce que vous payez à la pompe n’a que peu de choses à voir avec le pétrole. 💸 Prenons un litre d’essence autour de 1,80€. Premièrement, le pétrole brut ne représente qu’une petite partie du prix final, environ 30 % du prix à la pompe. Le reste est constitué de raffinage, de transport, de marges de distribution et surtout de fiscalité. En France, 60% du prix du carburant correspond directement à des taxes. La principale est la TICPE, la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques, qui représente environ 68 centimes par litre. À cela s’ajoute la TVA de 20%, qui s’applique non seulement au carburant lui-même mais aussi à la taxe elle-même. Oui oui, on paie une taxe sur une taxe. Au total, sur un litre à 1,80€, environ 1€ part directement dans les caisses de l’État. 💰 Le carburant est l’une des recettes fiscales les plus importantes du pays. La TICPE rapporte à elle seule entre 35 et 40 milliards d’euros par an. Pour donner un ordre de grandeur, c’est plus que l’impôt sur les sociétés certaines années. Cela signifie que chaque baisse significative du prix du carburant décidée par l’État crée immédiatement un trou budgétaire de plusieurs milliards. 🧐 Beaucoup de gens regardent uniquement le prix du baril et se demandent pourquoi l’essence reste chère quand le pétrole baisse. La raison est que le pétrole brut ne représente qu’une minorité du prix final. Même si le baril chutait fortement, le prix à la pompe resterait élevé parce que la fiscalité, elle, ne bouge pas. La TICPE est une taxe fixe par litre et ne dépend pas du prix du pétrole. Donc quand le baril baisse, la part fiscale devient encore plus dominante dans le prix du litre. 1️⃣ Face à tout cela, plusieurs solutions existent. La première serait de mettre en place une taxe flottante. Lorsque le baril monte, l’État baisse temporairement la TICPE pour amortir le choc. Lorsque le baril baisse, il remonte la taxe. L’objectif serait de stabiliser le prix à la pompe et d’éviter les pics de tension sociale. Par contre, cela rendrait les recettes fiscales beaucoup plus instables pour l’État. 2️⃣ Une autre option serait de supprimer la TVA appliquée sur la TICPE. Supprimer ce mécanisme ferait baisser le prix du litre d’une dizaine de centimes environ. Là encore, cela représenterait plusieurs milliards d’euros de recettes fiscales en moins. 3️⃣ Il existe aussi une approche différente, qui consiste à ne pas toucher au prix du carburant mais à compenser certains ménages. C’est ce que font de plus en plus de gouvernements via des chèques carburant, des aides ciblées pour les travailleurs qui utilisent leur voiture, des dispositifs spécifiques pour les zones rurales. Baisser le prix pour tout le monde coûte extrêmement cher alors que cibler les aides coûte moins et permet de protéger les ménages les plus exposés. 4️⃣ Certains économistes proposent de repenser complètement la logique de taxation. Plutôt que de taxer chaque litre de carburant, on pourrait taxer l’usage de la route via une taxe au kilomètre parcouru. Cela permettrait de faire payer davantage ceux qui roulent beaucoup plutôt que ceux qui consomment simplement du carburant. Par contre, c’est un sujet explosif et très difficile à mettre en place. 🤷‍♂️ Le souci est que le carburant est à la fois une ressource fiscale majeure pour l’État et un outil utilisé pour orienter les comportements dans la transition énergétique. Tant que ces deux objectifs existeront, les gouvernements auront très peu d’incitation à réduire fortement la fiscalité sur l’essence. À moins de comprendre qu’il faille surtout réduire les dépenses ailleurs comme on le dit depuis des années…
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Sur 100€ dépensés par votre employeur, vous touchiez 70€ il y a 50 ans. 54€ il y a peu. 52,80€ aujourd’hui. Pour augmenter VOTRE net, il faut baisser les charges. Et pour baisser les charges, il faut réformer les retraites: Désindexation au-delà du SMIC CAPITALISATION
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J'ai lu le programme de LFI, je vous raconte. LFI propose de passer de 57% à 66% de dépense publique/PIB, soit le grand record de l'histoire de l'humanité à l'exception des soviétiques, ce faisant tracant le chemin pour faire exploser la dette qu'ils laisseront aux enfants. Ils accréditent la possibilité d'une vente des actifs francais aux étrangers avec la taxe Zucman, faisant de la souveraineté un slogan contredit par l'obligation de la vente d'actifs. Ils proposent que sur toute augmentation de salaire hors smic, en raison des taux de cotisation accentués, 70% aille surtout aux retraités plutôt qu'aux salariés. Ils proposent un smic en superbrut de 3300€ comme s'il n'existait pas de personne produisant moins de valeur que cela. Ils ne répartissent pas le fruit du travail, ils répartissent des richesses qui ne sont pas produites. Ils veulent abandonner le nucléaire et s'allier avec la Chine et la Russie, au point que Mélenchon parle de plus en plus de la Chine dans ses derniers meetings. Ils veulent dépenser 45 milliards pour un revenu étudiant sans travail en contrepartie, soit trois fois le budget des universités de France, qui de fait deviendront des guichets d'abord, des lieux d'études ensuite. Et toute position en-deça serait forcément de l'ultra-libéralisme parcequ'eux au fond ne seraient que de simples socio-démocrates soucieux de l'équilibre du pays. Un phare dans la brume, ce parti.
Le PS a publié ce matin son "projet" pour 2027. Je l'ai lu pour vous. Je vous raconte et je vous explique ce que ni eux, ni les médias ne vous diront. Ce programme se prétend "novateur". Il tournerait la page de la social-démocratie et des trahisons. Et pour ce faire, ils reprennent un maximum de concepts popularisés par la France insoumise. Les titres et sous-titres sont un copié-collé : “vivres libres”, “écologie populaire”, “progrès humain”, “planifier la bifurcation écologique”, “nouvelles frontières”... Tout y passe. La première impression est frappante. Et puis, on lit les mesures. Et là, c’est le drame. Derrière les grands mots, le vide. Deux tiers des mesures d’urgence du programme du Nouveau Front populaire ont disparu. Augmenter les salaires des apprentis et alternants, mettre en place des prix plancher pour les agriculteurs, revaloriser les APL de 10%, réquisitionner des logements vides, interdire l'exportation de pesticides interdits en Europe… Je ne vous fais pas toute la liste. Face à l'urgence de la vie chère, l'absence de réponse à la hauteur est criante. Il n’y a pas besoin de chercher ce qui n’y est pas pour constater que ce programme ne répond pas aux enjeux actuels. Le flou énorme sur les retraites est édifiant : une réforme de la durée de cotisation, sans aucun chiffre. Hollande a allongé la durée de cotisations nécessaire pour une retraite à taux plein, comment croire que le PS va faire le contraire ? Le programme international est une catastrophe. Le PS propose de renforcer le pilier européen de l’OTAN et d’étendre la dissuasion nucléaire à l’ensemble de l’UE. La politique rêvée des marchands de canons au service des États-Unis, de l’industrie allemande et de la marche à la guerre. Enfin, je dois vous dire que j’ai beaucoup de mal à prendre au sérieux ce que j’y lis. « Réduire les restes à charge en santé, sauver l’hôpital », vraiment ? De la part du parti qui a validé 1,6 milliard de coupes dans les hôpitaux et 500 millions d’euros de déremboursement dans les hôpitaux et de médicaments pour les malades chroniques dans le budget de la sécurité sociale de cette année ? « Adapter les domiciles pour prévenir la perte d’autonomie », vraiment ? De la part du parti qui a validé la suppression du crédit d'impôt pour les travaux d'adaptation dans le budget de cette année ? Et puis, plus largement : à quoi bon avoir un programme quand on est au Parti socialiste ? Qui peut croire que François Hollande, leur bientôt candidat, y prêtera attention ? Ils n'en ont jamais rien eu à faire. J’ai de la peine pour celles et ceux qui y croient sérieusement. Plusieurs aspirants candidats annoncent déjà qu’ils n’en reprendront que certains morceaux. Quelle cohérence d'ensemble dans ce cas ? Espérons plus de sérieux pour la suite de cette campagne présidentielle.
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📊L’ifop, en partenariat avec Cision a réalisé un quizz anti-fake news, visant à évaluer la capacité des Français à repérer et comprendre les mécanismes de la désinformation. 🧐La note moyenne s’établit à 5,4/20. Dans le détail, 45% des Français obtiennent une note comprise entre 0 et 4/20, et 44% entre 5 et 9/20. Au total, seuls 11% atteignent la moyenne ou la dépassent, dont 1% seulement entre 15 et 20/20.
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La gauche démocrate n'a cessé de condamner LFI, notamment pour ses dérives violentes et antisémites, pour ses multiples insultes ad hominem, et de jurer qu'elle ne s'allierait jamais avec eux. « Pas d'accord national » ont-ils dit. Résultat aujourd'hui ? Les fusions fleurissent partout. Partout des accords locaux qui constituent de fait un accord national ! L'hypocrisie règne en maître. Déjà à cette heure à Toulouse, Lyon, Limoges, Besançon, Tours, Avignon, Brest, Clermont-Ferrand... Ces alliances ne sont pas faites pour faire barrage au RN. Elles se font par calcul pour sauver des postes ou en gagner. Partout où il faut faire le choix entre la défaite et le déshonneur, ils font celui du déshonneur. Rien ne pourra racheter ce reniement des directions des Écologistes et du PS. Trop rares sont ceux qui, à gauche, ont décidé, malgré tout, de garder leurs convictions et de tenir leurs engagements. Ce n'est jamais facile et je tiens à les saluer tout autant individuellement que collectivement. Je sais comme cela peut être difficile. Comme nous, ils refusent de se rendre complices de ceux qui, faisant l’absolution des fautes de Jean-Luc Mélenchon, ne font que précipiter l’arrivée au pouvoir du RN.
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Même dérive démocratique au niveau local qu’au niveau national : quand ceux qui votent pour des promesses ne sont pas ceux qui les financent, le clientélisme devient une stratégie électorale gagnante. La suppression de la taxe d’habitation, la multiplication des subventions et l’extension du logement social ont créé une situation où une partie des électeurs a intérêt à soutenir des politiques dont elle ne supportera jamais le coût, mais percevra les bénéfices. Résultat : une asymétrie d’intérêt où les payeurs deviennent minoritaires face aux bénéficiaires. Un système où ceux qui financent perdent progressivement le pouvoir face à ceux qui perçoivent.
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