@maxthooni
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Paris
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Maxime Thoonsen retweeted
Un calcul qui donne à réfléchir.
La réduction du déficit (que ce soit par une baisse des dépenses ou/et une hausse des recettes) nécessaire pour stabiliser la dette par rapport au PIB : 150 milliards (par exemple, une diminution du deficit de 30 milliards chaque annee par rapport a l'annee precedente, sur un quinquennat).
150 milliards est un chiffre très abstrait. Plus concretement :
Il implique un ajustement de 3 750 euros par an par contribuable (foyer fiscal).
Si l'on exclut les contribuables qui ne paient pas d'impôt aujourd’hui, il implique un ajustement de 7 500 euros par contribuable.
Plus on attend pour procéder à cet ajustement, plus les investisseurs s'inquiètent et plus les taux d'intérêt augmentent.
Une hausse de 1 % des taux d'intérêt implique de trouver 30 milliards supplémentaires, soit 1 500 euros par contribuable.
Des chiffres a garder en tête quand on regarde les programmes et les promesses des candidats a la Présidence.
Maxime Thoonsen retweeted
Holy crap.
Rick and Morty just explained Jev AI to me better than any tech demo could.
This media is unavailable
I asked Opus 5.5 to explain camera focus by building an interactive lens lab
Here's what it came up with after 1 hour 26 minutes in one shot, $25.66 API cost
lens.lab.sael.net
Move the focus ring and you can see the glass elements shift the sharp plane through the scene
Maxime Thoonsen retweeted
One data point in technology making everyone richer: the cost of lighting has decreased by over 1000x.
Maxime Thoonsen retweeted
GPT-6 Astra has just beaten a standard game of Factorio with enemies enabled after nearly 44 hours in-game time, and 4 days 11 hours on his Codex /goal clock.
At API pricing, logs indicate it would've cost about $4500. It could probably be 50x cheaper by offloading more to Luna and providing some standard scripts for common tasks.
My next test might be Astra coaching Muse Spark or Qwen 3.8 27B into solving a random seed, now that we have successful logs to review.
super smash bros melee is fully decompiled, this project started in july 2020, so it took over 6 years. the progress was hugely accelerated by llms and finished off with astra. it's a very large game with 3.88mb of compiled code.
github.com/doldecomp/melee
Maxime Thoonsen retweeted
Asked GPT-6 Astra to create a highly detailed, interactive visualization of a V8 engine
The result is pretty impressive
Maxime Thoonsen retweeted
La courbe noire montre la quantité d'énergie solaire qui est absorbée par la Terre. La rouge, c'est le rayonnement infrarouge émis par la Terre vers l'espace. La différence, c'est donc la quantité d'énergie qui chauffe la Terre.
Maxime Thoonsen retweeted
Side note: when we released ARC-AGI-3 in March, and frontier models scored <1% on it, a few Singularitarian poasters took it as a personal insult, and got very worked up about it. They argued the benchmark was fundamentally broken, that it could not even be solved by the smartest humans, that the max reachable score was actually 40%, etc.
We had to deal with a torrent of insults and hate poasts since because we had released an unsaturated benchmark.
As it turns out, the benchmark is perfectly calibrated. It is straightforward for a human to score 100% if they do better than average people – all you need is to use fewer actions than our human baseline (which is not a strong baseline, as we used unfiltered human testers).
And naturally as a result it's also very feasible for AI to score 100% once real progress towards agentic general intelligence has been made. The trajectory of AI from <1% to 100% over the course of 6 months shows that the benchmark was able to snapshot the recent rise of agentic capabilities. And that rise has happened faster than most people expected, including us.
Maxime Thoonsen retweeted
GPT-6 Astra represents a step-function change in model capability for interactive reasoning problems. It scores 66% on ARC-AGI-3 using our standard harness, and nearly 100% with a continuous conversation harness and custom compaction, at a cost of roughly $360 per game.
In fact, the continuous harness version significantly outperforms our human baseline in action efficiency across almost all levels. When we examined the reasoning chains to understand how the model operates, we found it performing highly efficient, on-the-fly symbolic world modeling for each game and level. It goes as far as developing its own shorthand DSL to represent in-game situations -- essentially a game-specific algebraic notation.
Overall, Astra exhibits symbolic modeling behaviors we had previously only seen with sophisticated harnesses -- so harness capabilities are increasingly shifting into the model itself.
We see Astra as a major breakthrough in model intelligence.
Read our post on Astra and what these results mean: arcprize.org/blog/astra
Maxime Thoonsen retweeted
Encore une fois, il n'y a pas grand-chose de correct dans ce fil. Point par point :
« Selon eux, on perdrait en dividendes versés par la Banque de France ce qu'on gagnerait en intérêts que l'on aurait plus à verser. C'est un second mensonge. D'abord car l'intégralité du résultat de la Banque de France n'est pas reversé en dividendes à l'Etat. 1) Il n'y a aucun dividende versé depuis 2022. 2) Entre 2015 et 2022, la Banque de France a dégagé 46 milliards de résultat et n'a reversé que 32 milliards en dividendes. »
C'est la même erreur que dans le tweet précédent : une confusion entre les flux et le stock. Le dividende d'une année est un flux ; ce qui appartient à l'État, c'est le stock, les fonds propres de sa banque centrale. Un bénéfice mis en réserve n'est donc pas un bénéfice perdu, seulement un versement décalé : il revient plus tard en dividendes, ou il absorbe des pertes que le Trésor aurait dû combler. Les 14 milliards non distribués ont fait exactement cela : ils ont rempli les provisions qui encaissent les pertes actuelles. J'avais détaillé ce point ici : nitter.cf/QuentinVandewe2/status….
« Surtout, car en retirant une partie de la dette du refinancement sur les marchés, cela empêche que la hausse des taux d'intérêts viennent augmenter drastiquement le coût du refinancement de la dette française. On soustrait la dette à la spéculation. L'intérêt est évident. »
Ce n'est pas ce que fait une annulation. Le titre sort du marché au moment où la banque centrale l'achète. Pour la dette dont on parle, c'est fait depuis des années. Ce que l'annulation supprime, c'est un paiement de l'État à sa propre banque centrale, paiement qui lui serait revenu de toute façon, tôt ou tard. C'est l'arithmétique simple exposée par Olivier Blanchard : nitter.cf/ojblanchard1/status/20….
« On a ensuite entendu Monsieur Breton et le ministre Monsieur Samuel décréter qu'une telle mesure conduirait à la hausse des taux d'intérêts sur le reste de la dette française. C'est une pure affirmation, sans aucune preuve, que l'on peut facilement réfuter. »
Cette affirmation a pour elle la théorie monétaire et à peu près toute l'histoire des dettes monétisées. La hausse des taux en est même le scénario le plus favorable : le scénario noir, c'est la monnaie qui décroche et l'inflation qui repart. Pour ne prendre qu'un exemple: de mars 1924 à avril 1925, la Banque de France a publié des bilans falsifiés pour masquer le dépassement du plafond légal d'émission de billets, franchi pour financer l'État. La révélation a fait tomber le gouvernement Herriot, et la confiance avec lui : la livre sterling, qui valait environ 100 francs en 1924, en valait 243 en juillet 1926. Il a fallu le retour de Poincaré, des impôts nouveaux et un budget en excédent pour stabiliser.
« On résume leur raisonnement : "puisqu'on a congelé la dette détenue par la BCE, on pourrait décider de faire la même chose sur les titres détenus par le privé. Inquiets, les investisseurs vendraient notre dette et les taux augmenteraient". Ce raisonnement est absurde. »
Ce raisonnement est un homme de paille. Le mécanisme réel avancé par les détracteurs sérieux est celui du signal quant à la responsabilité budgétaire de l'État français. En annulant la dette de la BCE, la France annoncerait de la manière la plus solennelle possible qu'elle ne compte pas traiter son problème de déficit et qu'elle retire à sa banque centrale les moyens de défendre la stabilité des prix. Face à un emprunteur qui annonce cela, les prêteurs exigent une prime de risque supplémentaire pour détenir sa dette nominale. Ce raisonnement-là est valide.
« En vérité, c'est le contraire : si l'on réduit la dette en en congelant une partie, on empêche la spéculation et on réduit le ratio dette/PIB qui définit l'endettement selon les critères européens. Cela conduirait donc à renforcer la confiance dans la signature de la France. »
C'est encore faux car le gain serait purement comptable. Ces titres ne circulent déjà plus : ils ont été remplacés, au moment de l'achat, par des réserves de banque centrale, qui portent elles aussi intérêt. L'annulation rend l'échange permanent, mais l'intérêt sur les réserves reste dû. Si le ratio de Maastricht ne compte pas ces réserves comme de la dette, c'est uniquement parce que personne, en 1992, n'imaginait des bilans de banque centrale de cette taille. Les investisseurs, eux, comptent l'État et sa banque centrale comme un tout. Aucune capacité budgétaire n'est créée, et tout le monde le voit.
« Enfin, voici Bruno Lemaire et Gabriel Attal qui nous expliquent maintenant que la proposition de Jean-Luc Mélenchon serait synonyme d'une sortie de la France de la zone euro. Encore un pur mensonge. »
L'annulation supposerait l'accord du Conseil des gouverneurs de la BCE et, en réalité, une révision des traités à l'unanimité. Il n'existe aucun scénario dans lequel l'Allemagne, dont toute l'architecture monétaire est construite sur le souvenir de l'hyperinflation de 1923, accepte. Maintenir l'exigence face à ce refus ne laisse que deux issues : y renoncer, ou partir.
« Les actions de rachat de dettes publiques par la BCE ont été validés par la Cour de Justice de l'Union Européenne qui les ont jugés conformes aux règles européennes. Or, aucun traité n'encadre ce que doit faire la BCE des titres de dettes qu'elle détient dans son bilan. »
L'article 123 du traité interdit le financement monétaire des États. La Cour de justice a validé les programmes d'achat précisément parce qu'ils n'en relevaient pas : l'arrêt Weiss (2018) rappelle que la détention des titres jusqu'à l'échéance « n'implique aucune renonciation au paiement, par l'État membre émetteur, de sa dette » (point 146). La légalité des rachats repose sur la promesse que la dette sera honorée. L'annulation retirerait au dispositif la condition même de sa légalité.
« Il est donc tout à fait possible d'obtenir de la BCE de telles dispositions. Rappelons comment la période du COVID a conduit à mettre au feu les dogmes ultra-libéraux des traités européens. »
Cette « mise au feu » est précisément la raison pour laquelle nous en sommes là...
« Enfin, comme rappelé la semaine dernière dans une tribune signée par plus de 50 économistes, la Banque Centrale des États Unis (la FED) vient de relancer des rachats de titres de dette souveraine. Pourquoi ce qui serait possible là-bas ne le serait pas ici ? »
L'opération n'a aucun rapport. Depuis décembre 2025, la Fed achète des bons du Trésor à court terme pour une raison de plomberie : maintenir un niveau de réserves suffisant dans le système bancaire à mesure que la demande de liquidité croît. Powell le répète à chaque conférence de presse : ces achats n'ont aucune implication pour l'orientation de la politique monétaire. Surtout, la Fed paie ces titres au prix du marché, les garde à son bilan, et le Trésor américain continue de les honorer jusqu'au dernier dollar. Personne n'annule rien.
La tribune des « plus de 50 économistes », elle, existe bel et bien. Je ne doute pas de la qualité des travaux des signataires, mais l'immense majorité d'entre eux travaille sur de tout autres sujets, et on cherche en vain leurs publications sur la politique monétaire dans les grandes revues. Je me permets ce contre-argument d'autorité car les enjeux sont suffisamment importants pour ne pas laisser s'installer dans le public l'idée que ces arguments ont quoi que ce soit de sérieux. J'aimerais d'ailleurs pouvoir faire autre chose de mes journées que de répondre à un débat de ce niveau sur X.
« Aucun argument utilisé par nos adversaires n'est donc une objection sérieuse. [...] D'un certain point de vue, la manière avec laquelle nous les voyons passer d'un argument à l'autre montre à quel point aucune de leurs déclarations ne tient la route. Alors pourquoi s'entêter ? »
Chacun de ces arguments a été publiquement réfuté maintes fois. Une sélection biaisée : Olivier Blanchard (nitter.cf/ojblanchard1/status/20…) et mes fils précédents (nitter.cf/QuentinVandewe2/status…, nitter.cf/QuentinVandewe2/status…).
M. Bompard et ses collègues de LFI ne répondent à aucun de ces arguments sur le fond ; ils répètent leurs arguments erronés, plus fort.
Je suppose que c'est ça, le populisme...
Maxime Thoonsen retweeted
Today, we’re launching Meteoric (YC S26).
Our drones clear clouds over solar farms to increase their annual output by 10-30% without using any chemicals.
Ultimate target: weaken severe storms and hurricanes.
meteoric.earth
Maxime Thoonsen retweeted
Depth-aware light injection in TypeGPU
I got a 448x448 monocular depth model down to ~8 ms on my M4 Pro across ~250 dispatches, which is fast enough to use in realtime :D
Since the inference is written directly in TypeGPU, I can just feed the depth buffer straight into the lighting pass. It never has to leave the GPU or go through any extra synchronization/interop step
Inference, lighting and draw all go through the same command encoder.
Maxime Thoonsen retweeted
Okay electromagnet landing pads work actually pretty well. Just gotta train a landing routine and we have a the full auto land/recharge cycle active, aka 24/7 flying if rotate a few drones
Maxime Thoonsen retweeted
François Mitterrand sur les retraites:
«Le danger n’est pas pour aujourd’hui, il est pour après l’an 2000. Ce sont mes successeurs qui auront à s’en occuper.»
Réécouter ce saisissant extrait et le off d’un ministre désabusé: «Les retraites, c’est le jeu de l’avion. Il manque de payeurs à la fin.»
Maxime Thoonsen retweeted
My dog Rosie was given months to live. Chemo and immunotherapy failed
I used chatgpt + computational genomics to design a personalised mRNA cancer vaccine for her tumour. Several of her tumours shrank
Today we launch Gamgee (YC S26): personalised mRNA cancer vaccines for dogs
I wrote a bit about @Cloudflare 's computer and why and when to use it.
useago.com/blog/cloudflare-c…
Maxime Thoonsen retweeted
A man in Australia asked his agent (Claude running on OpenClaw) to book him a spot in a popular gym class. The agent found a software vulnerability that let it book the class weeks further ahead than should have been possible. When the user then asked if it could move him up the waitlist, the agent discovered the API had no authorisation checks on cancelling other people’s reservations, so it cancelled the person in the first spot and moved him up the list.
Some people will call this misalignment, but his agent was perfectly aligned to him - it was only trying to help its user get what he wanted. The most important thing about this story, in my opinion, is that it gives you a window into what is about to start happening on a massive scale once millions of people have an agent trying to get their beloved users the best seats, bookings, appointments or reservations through absolutely any means necessary.