Have a cigar.

Castro, Puglia
Joined November 2024
En dehors du fait que tu ne trouveras certainement pas meilleur que moi dans des domaines aussi variés que la cuisine, le sexe, l’intelligence pure, l’humour ou encore la broderie, je n’ai guère de certitudes…
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Le maintien de l’ordre ce week-end : Centaure et cent reproches.
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Avant, nous avions des ancêtres chasseurs-cueilleurs. Dorénavant, certains pourront dire que leurs ancêtres étaient des casseurs-pilleurs.
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C’est marrant de se dire que les auteurs de certains tweets condamnant les émeutiers pourraient être plus sévèrement punis par la justice que les émeutiers eux-mêmes.
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La cause lycéenne a véritablement progressé aujourd’hui.
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13 octobre : les femmes arrêtent de bosser, car elles ne seraient plus payées après en raison des « inégalités salariales ». Rappelons qu’à l’échelle de l’histoire humaine elles ont quasiment toujours été entretenues par les hommes. Alors au boulot les feignasses !
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Le couple fait la une. Ce mot évoque la relation toxique qui unit la France et l’Allemagne. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Tu l’auras compris : couple nous vient du latin 𝑐𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎, qui signifie « lien », « chaîne », mais aussi « groupe de deux personnes liées par l’amitié ou l’amour ». Ainsi, le couple franco-allemand est-il censé qualifier une histoire sinon d’amour, tout au moins d’amitié sincère et profonde. Mais ce couple est en réalité dysfonctionnel. Les dernières nouvelles révèlent en effet que l’Allemagne s’en donne à cœur joie pour planter dans le contrat d’union des coups de canif assassins : fin du SCAF et achats de F35, abandon du char commun, renoncement à Mistral chez Ecosia, prise de contrôle rampante d’Airbus, entente privilégiée avec les États-Unis au sein d’un petit groupe de pays membres de l’OTAN, volonté de court-circuiter la France pour vendre des sous-marins à l’Argentine, j’en passe et des meilleures… Pendant que le président français lui fait des yeux de Chimène, l’Allemagne fait main basse sur les bijoux de famille du couple et roucoule avec son amant d’outre-Atlantique. On l’aura compris, nous sommes les cocus de l’affaire et dans cette histoire, nos voisins n’ont retenu qu’une chose : à la racine de couple, on trouve copuler et ils ne s’en privent pas en nous la mettant bien profond !
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Bleu pour les garçons, rose pour les filles : les couleurs genrées, c’est pas bien. Aussi : tiens, si on organisait un événement autour de la prévention du cancer du sein et qu’on appelait ça Octobre rose ?
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Le lycée fait la une. Ce mot évoque les émeutes, les incendies et l’irresponsabilité. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Tu l’auras compris : lycée nous vient du grec ancien 𝐿𝑢́𝑘𝑒𝑖𝑜𝑛, par l’intermédiaire du latin 𝐿𝑦𝑐𝑒𝑢𝑚. Le Lycée était un gymnase situé près d’Athènes, où Aristote enseignait la philosophie en marchant, cet enseignement prenant par là même le nom d’école péripatéticienne. Rappelons que le gymnase était alors un établissement d’exercice physique ET d’enseignement. Ce n’est que bien plus tard que les lycées deviendront des lieux consacrés à l’éducation, le terme étant institutionnalisé en France en 1802, avec la création des lycées. Longtemps les lycées ont été des références tant ils incarnaient l’excellence et le sérieux, projetant peu à peu des générations d’élèves vers des études supérieures brillantes. Mais les choses, hélas, ont changé et la situation actuelle, entre classement PISA catastrophique et violences urbaines, ne permet plus de croire que les bacheliers qui en sortent promettent au pays un avenir radieux. Sauf pour LFI, pour qui tout cela est un avant-goût du grand soir et qui racole de façon grotesque auprès des lycéens. Il n’est qu’à voir les expressions priapiques de ses lieutenants pour comprendre qu’ils rêvent déjà des petits matins blafards où cette jeunesse transformée en police politique ferait irruption dans les foyers pour semer la terreur. Les citoyens, eux, comprennent en voyant se consumer l’avenir du pays, ce que les Grecs anciens savaient déjà : les Barbares écervelés n’ont rien d’autre à exprimer que la violence. Que feraient-ils de lycées ?
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« C’était ça ou mourir », c’est pas le titre du nouveau James Bond ?
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Ma prose est garantie 100% sans IA Elle carbure aux effets de l’apéro C’est plus rigolo D’écrire comme ça.
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Le comble, c’est de consacrer mon dernier achat à des bouquins juste avant la fin de mon abonnement Prime.
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La guerre fait la une. Ce mot évoque le malheur, la violence, la mort. Mais il n’en a pas toujours été exactement ainsi. Tu l'auras compris : guerre vient du francique 𝑤𝑒𝑟𝑟𝑎, généralement donné avec les sens de « trouble », « dispute », « querelle », « désordre ». Le latin 𝑏𝑒𝑙𝑙𝑢𝑚, qui signifiait pourtant exactement « guerre », a été évincé, mais on le retrouve dans belliqueux ou belligérant par exemple. Notre mot courant pour désigner la guerre ne vient donc pas de la bataille elle-même, mais de ce qui la précède : le trouble, la dispute, la confusion. Il a pourtant fini par désigner le conflit armé. Le sens initial a donc été transformé, comme si l’escalade de la dispute était une fatalité et que la guerre devenait inéluctable. C’est du reste le sentiment que l’on peut avoir ces derniers jours. Exemple après exemple, déclaration après déclaration, tout semble suivre le même sens tragique sans que nul ne songe plus à arrêter la course vers le conflit, préférant au contraire s’y préparer. La peur s’installe et les Français, face à la guerre, chouinent. Mais nos responsables politiques ont décidé que la seule musique qui vaille désormais est une marche militaire qui pourrait devenir funèbre…
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L’école fait la une. Ce mot évoque la contrainte, la chute, l’échec. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Tu l'auras compris : école vient du latin 𝑠𝑐ℎ𝑜𝑙𝑎, lui-même emprunté au grec ancien σχολή (𝑠𝑘ℎ𝑜𝑙𝑒̄́). En grec, 𝑠𝑘ℎ𝑜𝑙𝑒̄́ signifiait d’abord « loisir », « repos », « temps libre ». Ce temps est celui dont on disposait pour étudier, pratiquer la conversation intellectuelle ou s’occuper de philosophie. Le mot a ensuite évolué pour prendre les sens qu’on lui connaît aujourd’hui : établissement scolaire, ensemble des élèves et des enseignants, courant de pensée ou de pratique. En prenant connaissance des résultats des élèves français parus dans le classement PISA 2025, on se dit que nos chères têtes blondes ont certainement redécouvert le sens premier d’école et surtout retenu la dimension « loisir ». Pour elles, l’école, c’est (s)c(h)ool et on applaudira leur maîtrise de la langue anglaise au passage… L’effondrement du niveau scolaire révélé par les tests PISA est donc bien plus rapide que celui de la Tour de Pise dont chacun s’inquiète pourtant depuis des siècles sans que son sort tourne au tragique. Quant aux propositions des politiques devant la catastrophe qu’ils ont consciencieusement provoquée, elles tiennent du pis-aller plutôt que d’une volonté réelle de redressement. Les Français ont, eux, bien compris l’état de délitement de l’éducation nationale et se tournent vers l’enseignement privé. Jules Ferry, lui, se retourne sûrement au fond de sa tombe pendant que le bateau de l’école coule…
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Imagine, tu fais des trajets entre Metz et Bath en chuchotant. Tu fais des Metz-Bath.
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Pourquoi prétendre se préparer à une guerre extérieure inutile quand on a une guerre civile en gestation ?
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Quand on lui met son nez dans son caca, ce Napoléon se montre aussi fragile qu’un homme soja et bloque.
Replying to @NapoLeon1226391
Je ne suis ni l’un ni l’autre. Mais il y a suffisamment de faits réels à rendre publics pour éviter de propager de la merde. Et quand t’es pris à mentir, assume…
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J’aurais pris les spaghetti alla bottarga, mais comme c’est de thon, je dirais les linguine con gamberi rossi.
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Les privilèges font la une. Ce mot évoque les passe-droits, les avantages ou les inégalités. Et il n’en a pas toujours été ainsi. Tu l'auras compris : privilège vient du latin 𝑝𝑟𝑖𝑣𝑖𝑙𝑒𝑔𝑖𝑢𝑚, lui-même composé de 𝑝𝑟𝑖𝑣𝑢𝑠, « particulier, privé », et de 𝑙𝑒𝑥, 𝑙𝑒𝑔𝑖𝑠, « loi ». Le terme signifie donc littéralement : loi particulière, disposition juridique concernant une personne ou un groupe déterminé. Cela n’était pas nécessairement synonyme d’avantage à Rome : la disposition particulière pouvait être favorable ou défavorable. Mais par la suite, en passant dans la langue française, privilège prend son sens de droit ou avantage particulier accordé à quelqu’un. On sait tous que les privilèges seront ensuite « abolis » la nuit du 4 août 1789, marquant ainsi le début du combat de la gauche pour imposer l’égalitarisme… pour les autres. Aujourd’hui, donc, le candidat d’une certaine gauche bourgeoise reprend le flambeau autrefois porté par les révolutionnaires. Quelque chose me dit que sa sincérité est plus facile lorsqu’elle s’applique aux autres, lui qui n’a renié ni son capital familial, social et culturel, ni son réseau, ni son aisance et qui n’aspire finalement qu’à obtenir un peu plus de privilèges à l’abri des ors républicains…
Je suis candidat à l’élection présidentielle. Mon premier combat: rebâtir une société qui valorise le travail plutôt que la rente et l’héritage. La lutte contre les privilèges a façonné l’histoire de la gauche française et de la République. Cette lutte continue.
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La pudibonderie fait la une. Ce mot évoque la pudeur, la honte et la volonté moralisatrice de cacher les corps. Et il en a toujours été ainsi... Tu l'auras compris : pudibonderie est formé à partir de pudibond qui vient du latin 𝑝𝑢𝑑𝑖𝑏𝑢𝑛𝑑𝑢𝑠, « qui éprouve de la honte », dérivé lui-même de 𝑝𝑢𝑑𝑒𝑟𝑒, « avoir honte », « être honteux ». Pour être plus précis, cela vise bien évidemment les parties honteuses, à savoir les organes sexuels. Au Moyen Âge, époque où la morale ne prenait pas des airs effarouchés, le nu ne provoquait pas tant d’indignations. D’ailleurs, la tapisserie « Le Bain », l’un des six éléments de la tenture La Vie seigneuriale exposée au musée de Cluny, le montre bien : on y voit une femme aux seins nus se baignant sans que cela choque quiconque. Il faudra attendre notamment la Contre-Réforme pour codifier avec vigueur la pudibonderie et ses excès, voilant ainsi des corps devenus honteux dans les représentations. Heureusement, l’émancipation des sociétés occidentales et des femmes viendra battre en brèche les anathèmes vertueux et les hypocrisies toxiques. Aujourd’hui, la pudibonderie fait son grand retour. Non pas (encore) dans l’art, mais à la télé où elle impose désormais de cacher les corps des athlètes féminines. Les néo-féministes s’en réjouissent autant que des talibans lorsqu’ils fouettent leurs femmes impudiques. Quelque chose me dit que cette convergence des pudeurs a des relents électoralistes peu élégants. Gageons qu’une majorité de Français clairvoyants sera prompte à faire rengainer ces épées moralisatrices dans leurs fourreaux pudibonds, tranchant ainsi définitivement les aspirations faussement vertueuses de ceux qui les avaient sorties…
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