#Niger 💧 Il ne s’agit plus de fermer des écoles ou de sommer toute une communauté de quitter ... Aujourd'hui, l'inconcevable est franchi , refuse l’accès à l’eau à des êtres humains.
Un hadith authentique du Prophète Muhammad (ﷺ) nous rappelle pourtant la valeur sacrée de la miséricorde "Un chien, sur le point de mourir de soif, tournait autour d’un puits. Une prostituée parmi les enfants d’Israël le vit, retira son chausson, le remplit d’eau et le fit boire. Pour ce seul geste, Allah lui pardonna tous ses péchés."
Si une telle miséricorde a été accordée pour avoir sauvé un animal, quelle justice divine attend ceux qui assoiffent délibérément des êtres humains ?
Mais Tiani, ce sont des nourrissons, des enfants, des femmes, des vieillards etc.... qu’il condamne à la soif. C'est tout simplement inhumain.
L'eau est la vie...la priver à des innocents est un crime contre l'humanité
De #Tinzaouaten à #Kidal, de #Niamey à Ouaga : quel est le véritable coût de l’addition russe au Sahel ?
À l'approche du sommet Russie-Afrique à Moscou, Yayé Djibo dresse un bilan critique et rigoureux de la coopération sécuritaire au Mali, au Niger et au Burkina Faso.
Premier épisode de cette nouvelle série de 7 jours pour saisir l’essentiel.
🟥▪️De Tinzaouaten à Kidal, de Niamey à Ouaga : quel est le véritable coût de l’addition russe au Sahel ?
À l'approche du sommet Russie-Afrique à Moscou, Yayé Djibo dresse un bilan critique et rigoureux de la coopération sécuritaire au Mali, au Niger et au Burkina Faso.
Premier épisode de cette nouvelle série de 7 jours pour saisir l’essentiel.
#NIGER 🛢 Les coulisses des 3 000 milliards chinois "non rapatriés" et le piège du prêt algérien
Avec 496 puits d'exploration raccordés et une production hissée de 110 000 barils initiaux à près de 138 000 barils par jour, cet effort se heurte à nouveau à un bras de fer tendu entre le géant chinois et la junte militaire de Niamey, depuis l'offensive géopolitique d'Alger dans le pré carré socio-économique du Niger.
Dans la pratique, au port de Sèmè, au Bénin, sur chaque série de cinq (5) navires de 1,2 million de barils chargés, quatre (4) reviennent de droit à la compagnie chinoise CNPC et le cinquième est dévolu à la part souveraine de l'État du Niger, conformément à l'accord renégocié et entériné par le régime militaire.
Cette quote-part nigérienne, fait toutefois l'objet d'un accord financier préalable, elle est directement attribuée à Sonatrach (Algérie) pour être commercialisée sur les marchés internationaux, jusqu'au remboursement progressif du prêt de 600 millions de dollars contracté par Niamey auprès d'Alger.
C'est précisément là que le ver s'est introduit dans le fruit. Présidé par le ministre de la Justice Aliou Daouda, le comité de négociation s'est rapproché de traders indépendants pour brandir la perspective d'un appel d'offres sur la part de pétrole nigérien, pourtant formellement hypothéquée en garantie du prêt algérien. Ce qui a suscité de vives contestations des Algériens, ferment sur l'intangibilité du contrat de remboursement de leur prêt en cours...
Face à cette volte-face, les Algériens ont fait miroiter aux militaires nigériens qu'ils seraient même prêts à racheter la totalité des investissements chinois sur le bloc d'Agadem et les parts de la SORAZ. C’est cette surenchère algérienne qui a mis le feu aux poudres et déclenché ce nouveau bras de fer entre Niamey et son partenaire chinois.
Ainsi, comme prétexte, la junte militaire brandit la gestion des recettes tirées de la part chinoise du brut, dénonçant un "non-rapatriement de plus de 3 000 milliards de FCFA" depuis le début de l'exploitation par la CNPC. Il faut préciser que la mesure ne sort pas de nulle part, c'est une réglementation financière de la BCEAO et de l'UMOA, selon laquelle toute recette générée par l'exploitation et l'exportation de ressources dans la zone doit être domiciliée et rapatriée dans le réseau bancaire communautaire.
Mais dans les faits, ce n'est un secret pour personne. Comme toute grande multinationale, la CNPC domicilie une partie des recettes de ses ventes internationales sur des comptes européens, en devises (euros et dollars). Selon des sources financières, ce mécanisme évite à la compagnie les surcoûts d'une double conversion., échanger d'€uros ou des dollars en yuans (¥), pour devoir ensuite les reconvertir en devises (€ & $) en cas d'investissements à l'étranger, particulièrement en Afrique.
C'est précisément sur ces avoirs que la junte de Niamey a jeté son dévolu, espérant contraindre la CNPC à rapatrier ces capitaux à la BCEAO sur un compte contrôlé au Niger, afin d'en tirer un bénéfice financier, sur les intérêts générés, tout en conservant la faculté d'y piocher directement en cas de tensions de trésorerie.
En se comportant de la sorte avec ses partenaires, aucun investisseur sérieux ne prendra plus le risque d'engager ses capitaux dans le pays.
Le plus troublant dans cette affaire reste l'inconstance des autorités. Souvenez-vous, le 18 mai 2026, lors de la signature des récents accords, les mêmes putschistes tressaient des couronnes de lauriers aux Chinois en vantant "un rééquilibrage stratégique en faveur des intérêts nationaux".
Ce sont les mêmes.
Souvenez-vous encore du 6 juin 2024, quand ce même Aliou Daouda qualifiait en conférence de presse les chinois d' "habitués à de longues pratiques corruptives".
Ce sont toujours les mêmes.
Sans oublier l'épisode de la fermeture des vannes par le ministre Barké qui, au final, s'est retrouvé lui-même enchaîné pendant un an.
Ce sont, encore, les mêmes...
#Niger 🚨 #Insécurité 🥷 #Diffa
Le 06 Octobre 2026, des éléments de Boko Haram sont venus à N’Guel Kolo et ont enlevé Abba Djokoss, membre du Banga du village. Il faut rappeler que l’un de ses collègues avait récemment été égorgé et que les assaillants étaient repartis avec sa tête. Depuis cet événement, le responsable du Banga du village est en fuite à Diffa.
Au cours de la même nuit, les assaillants se sont également rendus à l’école primaire, où ils ont capturé le gardien. D’après les informations disponibles, celui-ci aurait finalement été relâché.
Toujours dans la même nuit, ils ont enlevé Ba Wakil Madou Koura, chef du village et représentant du chef de canton de Chétimari.
Et ce n’est pas tout. Il y a moins de deux semaines, Boko Haram était déjà venu vider le CSI de N’Guel Kolo, emportant tout ce qui s’y trouvait.
Face à cette situation, on aurait espéré voir les autorités de Diffa venir rassurer la population et lui apporter un minimum de soutien et de réconfort. Malheureusement, elles sont à leur tour venues récupérer les batteries et les panneaux solaires qui alimentaient le CSI, ainsi que les armoires, les réfrigérateurs et d’autres équipements.
Aujourd’hui, il n’y a même plus de médecin au CSI. Seuls des stagiaires assurent les soins de 8 h à 15 h. Après 15 h, il n’y a plus de prise en charge et les malades doivent attendre le lendemain, faute de personnel pour assurer les soins pendant la nuit.
Le plus inquiétant dans tout cela, c’est l’absence totale de soutien visible de la part des autorités. Personne ne semble être venu apporter, ne serait-ce qu’un peu de réconfort, rassurer la population ou montrer qu’elle n’est pas abandonnée à son sort.
N’Guel Kolo est en train de se vider progressivement de sa population et de sombrer dans une situation de crise. La peur s’est installée partout. Les habitants sont profondément inquiets et ne savent plus vers qui se tourner.
Cette population mérite au minimum protection, présence et assistance. Il est urgent que les autorités prennent la mesure de la situation et apportent une réponse concrète à une population qui se sent aujourd’hui complètement abandonnée.
#Niger 🛢 #PÉTROLEGATE ⛽️ LES PUZZLES DE TINI
Le ministre Tini affirme qu’il a un écart de 1,5 et 2,5 millions de litres de Super/essence par jour pour satisfaire le marché local. Converti en barils, cela représente environ 9.435 à 15.725 barils d’essence par jour.
- Primo: le comité de crise annonce un raffinage de 15.000 barils/j à la SORAZ, tous produits confondus (essence, gasoil et autres produits pétroliers). Ces 15 000 barils ne représentent donc pas 15.000 barils d’essence, bien entendu.
- Secundo : la consommation nationale globale serait d’environ 11.000 barils/j, tous produits confondus (Super, gasoil et autres carburants).
Dès lors, une question, si la consommation nationale totale est estimée à 11.000 barils/j, comment expliquer que le déficit annoncé pour le seul l'essence puisse atteindre jusqu’à 15.725 barils/ j?
Supposons même que la SORAZ ne produise pas un seul litre d’essence
Comment le déficit d’essence seul pourrait-il dépasser, à lui seul, la consommation nationale annoncée de tous les produits réunis ?
Et concernant les pénuries de gasoil ? Le déficit annoncé sur les 8 premiers mois de 2026 s’élève à 52,60 millions de litres, soit environ 330.818 barils au total. Or, le gasoil représenterait officiellement 55% des produits raffinés par la SORAZ.
Comment expliquer alors ces pénuries malgré une telle part dans la production de la raffinerie ?
RÉCAPITULATIF :
• Raffinage annoncé: 15.000 barils/j, tous produits confondus.
• Consommation nationale annoncée : 11.000 barils/j, tous produits confondus.
• Déficit de l'essence annoncé au CCR: 15.725 barils/j (2,5M/l/j)
• Déficit moyen de gasoil sur 8 mois : environ 1.361 barils/j
🅰️ les titres de journaux officiels "sur les 8 premiers mois de 2026 "un déficit de 196,62 millions de litres de Super et de 52,60 millions de litres de gasoil".
🅱️ Déclaration du ministre au CCR "un écart entre la production nationale d’essence et la consommation estimé entre 1,5 et 2,5 millions de litres par jour, à combler par des importations".
Les chiffres sont officiels...cherchez l'erreur ....
#ÉNIGME ⛽️ De la surproduction théorique aux pompes à sec, le coût exorbitant des subventions, qui paie la facture ?
Comment un pays qui raffine entre 12 000 voire 15 000 barils par jour, pour une consommation nationale globale estimée à 11 000 barils, peut-il continuer à faire face à des pénuries de carburant et à des importations en pagaillote ?
Selon les chiffres disponibles, la SORAZ tourne actuellement autour de 12 000 barils/jour et le Comité de crise retient une estimation à 15 000 barils. S'agissant de la consommation nationale globale serait d’environ 11 000 barils/j, tous produits pétroliers confondus.
Sur le papier, l’écart paraît donc favorable (+1000 à +4000 barils/jr).
"Por supuesto", nous le savons tous, qu'un baril de brut traité ne donne pas que de l'essence. La SORAZ produit différentes coupes pétrolières, principalement du gasoil, super/essence, GPL etc.....tout comme le parc automobile et les équipements industriels du pays ne fonctionnent pas uniquement à l’essence.
Donc pour une meilleure compréhension, il est indispensable de connaître la production quotidienne par produit, les volumes vendus au Niger, les quantités exportées (à prix préférentiels) et celles stockées.
C’est précisément là que réside notre énigme, d'où va la production et pourquoi les pénuries d'essence persistent malgré la surproduction théorique (15 000 barils par jour)?
Lors de la session extraordinaire du CCR, le 05 octobre 2026, M. le Ministre du pétrole a présenté un écart de 1,5 à 2,5 millions de litres d’essence par jour entre la production nationale et la consommation., selon lui, ce déficit est comblé par des importations autrement dit plus de 75 millions de litres par mois, qui donnent ≈471.736 barils, l'équivalent de 2.500 camions-citernes de 30.000 litres par mois soit 83 camions par jour). Soit.
Toujours selon les propres chiffres du Ministre, l’écart entre le prix de cession (324 fcfa/litre) et le coût estimé (496 fcfa/litre, Platts août) ressort à 172 fcfa par litre, grimpant ainsi à 272 fcfa par litre avec une hypothèse logistique de 100 fcfa/litre.
En appliquant ces écarts aux volumes annoncés, on obtient une facture théorique de 7,7 à 12,9 milliards fcfa par mois (hors logistique), et de 12,2 à 20,4 milliards fcfa par mois (avec logistique).
Alors qui absorbe cette différence, la Sonidep ou L’État ?
- Si c'est l'État, se fait donc au détriment d'autres secteurs vitaux comme l'agriculture, l'élevage, la santé, l'éducation , la sécurité etc...❓️
- et si c’est la SONIDEP, c’est le naufrage assuré. Déjà plombée par plus de 418 milliards d’impayés et des caisses vidées par la Présidence, la SONIDEP finira par ne plus pouvoir livrer un seul litre de carburant sur l’ensemble du territoire.
Mr le ministre, le Niger a vraiment besoin d’un audit pétrolier clair, complet et sincère sur la production détaillée par produit, consommation réelle, importations, exportations, stocks, prix d’achat, frais logistiques etc.... c'est le seul moyen de mettre fin aux marmailles et aux zones d'ombre qui asphyxient ce secteur.
On ne peut pas, en recto, nous afficher un raffinage supérieur à la consommation nationale (15000 barils par jour) et, en verso, nous fanfaronner un déficit abyssal d'essence compris entre 9.435 et 15.725 barils/j.
M. le Ministre, les Nigériens attendent de la sincérité. Dites-les avec précision quelle est la production journalière réelle de la SORAZ : ..... ?..... barils/j dont =
- X barils de gasoil (...?...%)
- Y barils de Super/essence (...?..%)
- Z barils de GPL (...?...%)
Monsieur le Ministre, les Nigériens ont droit à cette transparence sur leur pétrole et sur chaque franc engagé au détriment des secteurs prioritaires, alors même que les pénuries d'essence, de gasoil et de GPL persistent, et plongeant le pays dans de sombres délestages et des coupures d'eau à répétition.
J'y reviendrai sur le brut...
#Niger 🚨 URGENT 🚨️ Diffa 👥️ #TRIBALISME
Après les fermetures manu militari d'établissements scolaires communautaires d'Arabes Mahamid dans la région de Diffa, à Garin Toudoun (Maïné-Soroa), c'est le pire , l'obstruction de l'accès à l'eau potable en fermant des châteaux d'eau et l'enterrement de leurs puits pastoraux....
Plusieurs familles rapportent être sommées de déguerpir et de quitter le pays, peu importe la direction qu'elles choisissent, l'essentiel étant de partir.
Il est paradoxal de voir le ministre des Droits de l'Homme monter au créneau pour dénoncer des violations à l'étranger, tout en restant silencieux face au pogrom qu'ils font subir à leurs propres concitoyens. Les droits humains ne sauraient être à géométrie variable.
TRIBUNE 📄 Affaire Moussa Tchangari : le juge à l'ombre du pouvoir militaire
Mamadou Ismaïla KONATE
Avocat aux Barreaux du Mali et de Paris
Arbitre international
Ancien Garde des Sceaux, Ministre de la Justice du Mali
Arrêté le 3 décembre 2024, Moussa Tchangari attend toujours que la justice démontre la validité du titre qui le maintient en prison. Le pouvoir militaire allonge les délais le juge s'en satisfait.
L'arrêt du 18 septembre 2026 expose ainsi une faillite du contrôle judiciaire une liberté contestée, une motivation indigente et une déférence qui offre à l'arbitraire les habits du droit.
@vieuxmko
#Pétrole 🛢️ Comité de crise ⛽️ session facturée 12 millions à la SORAZ pour pondre des centaines de milliards de pénalités fictives contre elle-même.
Le comité de crise s'est réuni hier, mais sur la table, aucun dossier consistant, aucun document valable, rien nada de nada. Ils sont venus les mains vides, leur seule "preuve", c'étaient mes publications chiffrées sur le pétrole.
Ils n’avaient aucune idée de la ventilation de la dette de 418 milliards de la SONIDEP envers la SORAZ, rien nada de nada. C'est dans mes posts qu'ils ont découvert que la Nigelec doit 12% à la SONIDEP, l'Armée en a siphonné 18%, et les 70% soit plus de 290 milliards, sont partis en cash-out dans des valises de la SONIDEP au Palais, gardé par Tiani.
Revenons à la réunion d'hier, lundi 12 octobre 2026, à la Primature, présidée par le Premier ministre de fait, Lamine Zeine.
Selon les informations en notre possession, le comité a demandé à la SORAZ de débourser 12 millions de FCFA d'indemnités pour cette même session.
La SORAZ a répondu que c’est hors de question. 8 comités avaient déjà été organisés, dont 3 présidés par Lamine Zeine lui-même. À chaque fois, c’est la SORAZ qui prenait en charge les indemnités de session, sans qu’aucune solution concrète ne ressorte de ces réunions. La seule chose qui a véritablement progressé, ce sont les pénalités infligées à la SORAZ, parties de 6 milliards de FCFA, elles ont grimpé jusqu’à atteindre 76 milliards.
Cette fois-ci, la SORAZ a tapé du poing sur la table et dit plus question de financer des sessions qui, au lieu de contribuer à résoudre la crise, aboutissent à la pénaliser davantage.
Quant au soi-disant mécanisme d’apurement des créances et dettes croisées entre l’État, la SONIDEP, la NIGELEC, la SORAZ et la CNPC, qui devrait faire l’objet d’un audit d’État, c'est juste de "estafa". Leur plan, c'est de créer des pénalités fictives à hauteur de centaines de milliards, allant de 200 à 400 milliards, contre la SORAZ pour pouvoir faire une compensation avec la dette de 418 milliards que la SONIDEP doit à la SORAZ.
Comme ils n'ont pas les moyens d'équilibrer cette lourde dette en 3 mois et aucune possibilité, ils cherchent la petite bête pour éponger cette dette de Sonidep envers la SORAZ. Mais la SORAZ a bien compris la marmaille et elle dit qu'elle n'est pas d'accord et ne sera pas d'accord.
Pour ce qui est de passer de 15.000 à 20.000 barilrs/jr, là aussi, ils n’ont pas dit la vérité. En réalité, la production a chuté jusqu'à 12.000 barils/j depuis que les Algériens sont venus forcer les vannes de la SORAZ à la demande de Tiani.
Today, les installations surchauffent et mettent en danger aussi bien le personnel que toute l'infrastructure. C'est d'ailleurs pour cela que les Chinois cherchent à céder leurs parts pour se dédouaner et se protéger face à toute éventualité.
Quant à la grande maintenance, elle était initialement prévue pour ce mois d'octobre, avant d'être repoussée à mai prochain, ce qu'ils ont démenti. Et voilà que le comité sort maintenant une clause de prorogation prévoyant que si la maintenance n'est pas terminée au bout de 12 mois ou si la situation pétrolière ne s'est pas stabilisée, leur mandat sera automatiquement prolongé jusqu'à la fin des travaux.
Mais pourquoi alors s'octroyer un mandat d'un an modulable pour gérer une opération technique qui ne doit durer que quelques semaines ?
C'est pour quand la fin des pénuries ? Étant donné que théoriquement, si la SORAZ raffine 12.000 barils/j et que le marché local n'en consomme que 11.000, il y a un surplus quotidien de 1.000 barils au moins. Dan Allah, où va ce surplus et où passe l'argent des 11.000 barils consommés par jour? Que le comité de crise nous réponde .
J’ai encore quelques lignes en suspens…
N.B.: Enfin, la question du corridor algérien (convention avec la raffinerie de Ader), véritable catalyseur qui est venu amplifier la crise, fera l'objet d'un décryptage à part entière dans une prochaine publication....
#Niger 🧑🚒 La farce du tyran pyromane devenu pompier… et qui récolte les lauriers
Le tyran donne l’ordre, le ministre l’exécute fidèlement. Convoquée par décret n°2026-517/PRN...du 1/10/2026 au banquet des ombres, la chambre de résonance examine le dossier le 05/10/2026, formule ses recommandations et multiplie les justifications sur les réseaux sociaux comme un perroquet. Ce qui fut dit fut fait, et voilà que la grille des nouveaux tarifs s'invite sur la toile.
Mais le peuple ne se laisse pas faire...l’indignation grandit, la pression monte et le tyran commence à craindre un autre 28-29 août.
Dans un simulacre grotesque, le tyran pyromane change alors de posture, comme si toute cette décision ne relevait ni de sa volonté ni de ses responsabilités, faisant comme s’il venait d’être informé de sa propre tyrannie au détour des réseaux sociaux des apatrides.
Dès lors, le ministre devient embarrassant, les recommandations de la chambre de résonance deviennent encombrantes et la meute des prébendiers se retrouve livrée en pâture à la fureur populaire.
Côté apatrides, nous ne cherchons pas à savoir qui a décidé, qui a exécuté ou qui a cautionné… nous le savions déjà bien avant que la chambre de résonance ne se réunisse en présence de tous les membres de la junte putschiste pour soutenir le ministre sacrifié.
Pour nous, c’est l'histoire d'un clown qui écrit la pièce, distribue les rôles et impose le scénario… puis, quand le public conspue la marmaille qui s'enflamme, le clown monte sur scène pour éteindre le feu qu'il a lui-même allumé et réclamer la couronne.
Toute ressemblance avec l’actualité en cours au Niger n’est que pure coïncidence…
📸 image d'illustration/ DR
#Niger 🥷 Bilan macabre de Tiani pour le mois de #Septembre 2026 = 52 / 6 148 décès civilo-militaires
🪖 FDS: 19 morts
👥 ️ Civils : 27 morts
🥷 Miliciens : 6 morts
■ Cartographie des incidents par région
#Région. - #incidents - #victimes
Tillabéri | 4 attaques | 25 (15 fds, 10civils)
Dosso | 1 attaque | 14 (0 fds, 12 civils)
Diffa | 4 attaques | 7 (4 fds, 7 civils)
Tillabéri | 2 attaques | 9 ( 4 fds, 5 civils)
Tahoua | 2 attaques | 2 (0 fds, 2 Civils)
■ Tillabéri concentre à elle seule la moitié des décès totaux, principalement en raison de l'embuscade d'Abala-Filingué (15 FDS).
Dosso enregistre le plus lourd bilan exclusivement civil sur un seul événement (14 civils lors de la bavure militaire présumée à Kra-Kra).
● Les acteurs impliqués : ISSP/Lakurawa, EIGS, JNIM, Boko Haram....
#Récapitulatif: 11 incidents
• 30 septembre 2026 (Tahoua) : 1 civil (tué suite à des tirs à l'aéroport)
• 30 septembre 2026 (Tahoua - Abalak) : 1 civil (attaque véhicules de transport)
• 26 septembre 2026 (Diffa - N'Guigmi) : 3 militaires / FDS (engin explosif improvisé)
• 23 septembre 2023 (Tillabéri - Abala-Filingué) : 15 militaires / FDS (embuscade contre patrouille mixte GARSI-CMCF)
• 19-20 septembre 2026 (Tillabéri - Filingué) : 1 milicien / civil (dirigeant de la milice Sakaye)
• 17 septembre 2026 (Dosso - Karakara) : 14 civils (bavure militaire)
• 17 septembre 2026 (Diffa - Kintchaindi) : 1 civil / collaborateur FDS (Elhadji Bagarama, égorgé)
• 9 septembre 2026 (Diffa - N'Guigmi) : 1 civil (gardien de station-service)
• 8 septembre 2026 (Diffa - Bosso) : 6 morts (5 civils + 1 militaire / FDS)
• 3 septembre 2026 (Zibane) : 6 morts (5 miliciens + 1 civil /vieillard)
• 2 septembre 2026 (Tillabéri) : 3 civils (2 fillettes + 1 homme)
🛑 N.B.: Ce bilan de 52 civilo-militaires morts reste partiel, plusieurs incidents dissimulés au public pour faire croire que la situation sécuritaire serait sous contrôle.
#Niger #Stigmatisation 📚 #Diffa ✏️ #Éducation
#Ciblage systématique de l'éducation des enfants de la composante arabe Mohamid dans la région de Diffa, avec le début de la nouvelle année scolaire
Dans une escalade dangereuse et soudaine coïncidant avec le début de l'année scolaire, les autorités nigériennes ont procédé le 8 octobre 2026 à une campagne de fermeture forcée visant plusieurs écoles dans les villages arabes relevant du région de Diffa.
Détails de ce qui s'est passé sur le terrain
■ Village de Karam Tédou (commune de Mainé Soroa)
Des forces armées gouvernementales ont encerclé l'école primaire en utilisant 3 véhicules militaires armés. Elles ont confisqué et vidé entièrement tout le matériel et les fournitures scolaires, et fermé les portes de l'école aux élèves. Lorsque les habitants ont demandé les raisons de cette mesure, la seule réponse a été : "Ordres émanant d'autorités supérieures".
■ Village de Tou Trowa
Le village a connu le même scénario militaire : intrusion dans l'école, confiscation de son contenu et fermeture définitive sans fournir aucune justification légale ou administrative.
■ Arrondissement de N'Guigmi et villages voisins
Fermeture confirmée d'environ 9 autres écoles de manière totale et pour des raisons inconnues, privant ainsi des centaines d'enfants de leur droit fondamental à l'éducation et les laissant en dehors des salles de classe dès les premiers jours de l'année scolaire.
Privation intentionnelle et marginalisation continue
Ce qui se passe aujourd'hui dans le département de Diffa n'est pas une simple mesure administrative passagère, mais les habitants y voient un nouvel épisode de la politique de restriction et de marginalisation systématique contre la composante arabe, qui dépasse la privation d'éducation pour toucher aux questions de droits civils, de déni d'identité et de citoyenneté.
Nous portons ces abus devant l'opinion publique et les organisations de défense des droits de l'homme et humanitaires concernées par les droits à l'éducation et des minorités, afin qu'elles interviennent pour mettre fin à cet arbitraire à l'encontre de nos enfants.
418 milliards de dette et siphonnage ⛽️ Décryptage de la faillite de la SONIDEP
1/3
J'ai suivi le verbiage du CCR (chambre de résonance), et 2 points ont retenu mon attention :
🅰️) - "accorder une subvention à la SONIDEP pour faire face aux difficultés d'importation" ;
🅱️) - "clarifier la gouvernance du secteur, réaliser un audit institutionnel de la SONIDEP".
Ça veut dire tout simplement qu’ils reconnaissent que la gestion de la SONIDEP est opaque et que cette dernière croule sous le poids d'une dette qu'ils ne peuvent plus continuer à dissimuler. C’est tout, il n’y a pas à chercher midi à 14 h.
Bon, comme on sait tous que ces pétro-kidnappeurs sont incapables d'auditer la chaîne pétrolière, je vous balance ce petit décryptage pour que chacun fasse sa propre opinion sur le cancer qui gangrène la SONIDEP.
🅰️ Comment est-on passé de 43 milliards en cours de remboursement en 2023 à plus de 418 milliards d'impayés en 2026 (en 3 ans de cette gestion putschiste), malgré la production pétrolière qui est passée de 20 000 à 110 000 barils/j ?
Tenez-vous bien, avant le coup d'État du 26 juillet 2023, la dette structurelle de la SONIDEP envers la SORAZ s'élevait à 43 milliards de FCFA. L'administration Bazoum avait négocié un règlement du contentieux avec la DGI et obtenu la signature d'un protocole d'accord en bonne et due forme, engageant la SONIDEP à apurer cette ardoise en 36 mensualités. Le remboursement avait déjà commencé. Puis Tiani a été parachuté nuitamment et a tout gelé.
• Déjà en septembre 2024, un an après la forfaiture de Tiani, la SONIDEP commençait à s'enfoncer sous la dette avec près de 200 milliards de FCFA dus à la SORAZ. Et la SORAZ, de son côté, peine à honorer ses engagements envers la CNPC.
• Au 28 février 2026, les impayés réclamés par la SORAZ à la SONIDEP atteignaient le chiffre record de 327,2 milliards de FCFA.
• Au 25 septembre 2026, les impayés atteignent plus de 418 milliards de FCFA, et continuent de monter exponentiellement...
■ La dette Sonidep 2021 - 2023 (sous la Présidence de Bazoum)
Voici les faits bruts, chiffrés et vérifiables à la SONIDEP comme à la DGI, l’équipe installée par le Président Bazoum a trouvé 3 gros problèmes structurels à la SORAZ. Et elle les a tous réglés, sans tourner autour du pot.
Ventilation de 43 milliards :
1 - Une dette héritée de 16 milliards de FCFA de la SONIDEP envers la SORAZ, liée à la baisse du prix des hydrocarbures que l’État avait imposée de façon unilatérale ;
2 - Une dette de 27 milliards de FCFA qui remonte à une proposition de la SONIDEP visant à opérer un croisement financier avec le contentieux fiscal hérité. La SORAZ a refusé et, en représailles, la SONIDEP a arrêté de payer la SORAZ jusqu’à accumuler 27 milliards.
Cela faisait un cumul de 43 milliards (16 + 27 milliards). L'administration Bazoum a négocié un règlement du contentieux susmentionné.
3 - Un contentieux fiscal de 53 milliards de FCFA pour la SORAZ, un bricolage fiscal hérité pour soutirer des dessous-de-table. L'administration mise en place par le Président Bazoum a résolu ce litige de façon transparente et correcte.
■ Pour ce qui est du détail de ces 418 milliards de FCFA de dette de la SONIDEP envers la SORAZ :
1 - La dette de la Nigelec envers la SONIDEP représente 12%, soit 50,16 milliards de FCFA correspondant aux impayés de la Nigelec pour le combustible fourni par la SONIDEP.
2 - La dette de l'armée envers la SONIDEP représente 18%, soit 75,24 milliards de FCFA liés à la consommation de carburant et aux créances des forces armées, en parallèle du budget voté de l'armée. À noter que le détournement des 12 millions de litres d’essence initialement destinés à l'armée relève de la dotation. Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.
..... // ......
.....//..... (suite) 2/3
3 - Les 70%, soit plus de 292,60 milliards, représentent le cash out, c'est-à-dire le montant déboursé par la SONIDEP au profit de la Présidence ; autrement dit, des sorties directes des valises de billets de la SONIDEP au profit du palais gardé par Tiani. Un gouffre financier auquel s'ajoute la part de l'État dans les subventions d'importation, (le FMI estime 42 milliards de FCFA de pertes pour l'année 2026).
En résumé, si la SONIDEP est en faillite aujourd'hui, c'est parce que les pétro-kidnappeurs siphonnent tout sur leur passage : du brut jusqu'aux caisses, déjà qu'ils sont en permanence branchés aux cuves de stockage, ponctionnant chaque goutte de carburant à mesure qu’elle est produite.
● Pour rappel, à la prise du pouvoir du Président Bazoum, les impayés de la Nigelec envers la SONIDEP ne dépassaient pas 3 milliards. Il a hérité aussi d'une dette de 65 milliards de FCFA due par l'État à la SONIDEP. Là encore, c'était le fait de l'armée qui se servait à la SONIDEP, creusant un trou béant dans les comptes de l’État.
Le Président Bazoum y a mis un terme, en ordonnant de stopper net ce pillage organisé. Il a été clair là-dessus, déclarant en substance : "La Défense dispose déjà d'un budget alloué pour le carburant voté par l'État. Si le budget ne suffit pas, on l'augmente dans les règles pour qu'il y ait de la transparence et du contrôle dans la bonne gouvernance ; mais il est hors de question d'aller encore vider les cubes de la SONIDEP en parallèle."
Le plus grave, c'est que même Tiani, alors chef de la GP, se servait aussi, faisant son traficotage en toute impunité. Bazoum a dit : "À la rigueur, une unité au front à Téra ou à Diffa qui prend du carburant en urgence au dépôt SONIDEP local, ça se comprend. Mais pas la GP à Niamey." Il a strictly interdit à la GP d'aller encore siphonner les stocks de la SONIDEP, en disant là aussi : "Si leur dotation ne suffit pas, il faut simplement la réévaluer dans le budget, point barre"
Cette dette de 65 milliards était même sur le point d’être réglée parce que l’État s'apprêtait à céder un bloc pétrolier à la SONIDEP pour éponger l'ardoise. Malheureusement, Tiani et sa clique sont venus tout parachuter pour foutre le bordel.
Précision, les chiffres sont clairs :
• Les 43 milliards, c'est ce que la SONIDEP doit à la SORAZ, avant le 26 juillet 2023, et en cours de remboursement en 36 mensualités ;
• Les 65 milliards, c'est ce que l’État doit à la SONIDEP. Grosso modo, avant le 26 juillet 2023, on peut dire que la SONIDEP n'avait même pas de dette, parce que ce qu'elle devait à la SORAZ était largement couvert par l'argent que l’État lui devait.
Pour les subventions de 2024 - 2026, j’en ai déjà parlé dans mon post du 6 juillet 2026, titré "SONIDEP sous perfusion" en absorbant la perte sur les volumes importés.
Donc, en comparant la dette héritée de l'État de 65 milliards entre 2021 et 2023 envers la SONIDEP au gouffre de plus de 290 milliards décaissé au profit de la Présidence entre 2023 et 2026, le constat est sans appel, nous sommes passés d'une gestion à un pillage organisé où l'État ne gère plus ses ressources, il les dilapide.
N.B.: Il y a un autre dossier à ne pas ignorer, lorsque le Président Bazoum a nommé le nouveau DG, il lui a donné des instructions pour fouiller dans la gestion des exonérations afin d'y voir clair. Un beau matin de juin 2022, en prélude d'une inspection, des documents se sont volatilisés par la fenêtre comme par enchantement. Et pas de n’importe quel bureau, celui du comité interne chargé du recouvrement des créances, emportés par un orage, cet ennemi juré des archives confidential...
Ce qui s'est volatilisé, paraît-il, c'est la preuve des manœuvres frauduleuses d'exonérations que la SONIDEP et la DGI fabriquaient ensemble depuis des années ; où plus de 80% du carburant sortant de la SORAZ était exonéré.
...... //.....
......// .... 3/3
À travers lequel, l’État perdait plus de 40 milliards chaque année. Dès son arrivée, en 2021, le Président Bazoum a tapé du poing sur la table et coupé le robinet, et ça a été stoppé net, séance tenante.
Avant le coup d'État du 26 juillet 2023, l'affaire était déjà pendante devant la justice. On parlait de gros prédateurs en boubou blanc et chéchia rouge, recyclés en citoyens honnêtes, en novembre 2025, par Tiani.
🅱️ En ce qui concerne les audits, il y a déjà eu 3 tentatives qui sont restées partielles :
- juin 2024, le Ministre Barké annonce en grande pompe d'un audit financier et de gestion... ministre éjecté.
- février 2025, le Ministre Dr Sahabi, relance l'audit SORAZ-Sonidep... ministre éjecté et emprisonné pendant 1an;
- mars 2026, le Ministre Tini, exigé un audit et confié à son propre cabinet privé (Mazars) ... jusqu'ici R.A.S.
J'en ai aussi parlé dans mon article, 24 juin 2026, titré "les coulisses d'un flagrant délit d'initié..."
Important: il convient toutefois de saluer l’effort des partenaires chinois de la CNPC, qui assurent seuls le ravitaillement de la SORAZ. De son côté, la junte au pouvoir a bradé la part du Niger, avant de céder récemment son quota de 25 000 barils/jr à l’Algérie, en contractant une dette de 600 millions de dollars auprès de la Sonatrach enfin de solder le reliquat du prêt chinois de 420 millions de dollars, contracté en avril 2024.
⚠️ Ce récit chiffré est un panorama de l'héritage laissé en 2021 concernant la dette de la SONIDEP envers la SORAZ et des mesures prises pour l'éponger entre 2021 et 2023, en comparaison avec la dette accumulée entre 2023 et 2026 sous Tiani.
Concernant la gouvernance 2011-2021, certains documents sont toujours accessibles en ligne via les rapports de la HALCIA, de la Cour des comptes, des inspections d’État, des audits SONIDEP/SORAZ, des dossiers judiciaires et des enquêtes de presse...
🛑 Face aux incertitudes qui entourent la SORAZ, les Chinois cherchent à se débarrasser de leurs parts … Nous y reviendrons en détail.
@ighazer
#Niger 🚨 #ALERTE_ÉCOLOGIQUE 🚨
Dans la région de #Diffa, pôle pétrolier à l’est du Niger, une catastrophe écologique se déroule dans l’indifférence générale. Ni mot ni ligne .
Cela fait presque une semaine que du pétrole brut s’écoule et se répand, formant une marée noire qui s’étend sur des kilomètres, selon des témoignages. Si elle n’est pas rapidement maîtrisée, cette pollution risque d’avoir des dégâts sur l’écosystème.
L’aridité ne signifie pas que l’environnement est dépourvu de vie ou qu’une pollution pétrolière disparaîtra sans conséquences.
Pagoui retweeted
I'll be hosting this Space today with my @ResistBureau colleagues on a topic close to my heart: political prisoners in Africa. It will feature those who've been through the struggle: @HEBobiwine, @namataik_, @Winnie_Byanyima and @AnaiseKanimba. Join us: xitter.cf/i/spaces/1pKdRDvgywpJW…
#Justice ⚖️ Le lobby des @magistrats hors d'âge
Une situation pour le moins cocasse se déroule au ministère de la Justice. Il s'agit de quelques magistrats du bureau de la Cour d'État , atteints par la limite d'âge et qui ont déjà bénéficié d'une prorogation de leur âge, qui s'incrustent à leurs postes et demandent à Tiani de proroger leurs services et de les maintenir à leurs postes.
Parmi les personnalités indexées figureraient des figures clés de l'appareil judiciaire, notamment Abdou Dan Galadima (président de la Cour d'État), son vice-président Hassan Hodi, et plusieurs présidents de chambres et conseillers (Salissou Ousmane, Yaou Aboubacar, Nouhou Mounkaila, Kalla Garba, Abdouraman Gousmane et Aissata Zakaria).
Selon des sources internes, ces magistrats retraités justifient cette démarche par les nombreux services rendus au régime putschiste depuis le 26 juillet 2023. Parmi les dossiers évoqués, il y a la procédure ayant conduit à la levée de l’immunité du Président Mohamed Bazoum en juin 2024, dont , eux seuls peuvent continuer à entretenir la fiction juridique, et d’autres affaires judiciaires sensibles concernant des membres du CNSP ou concernant l’État du Niger.
Cette manigance se fait, d’après les informations qui nous ont été transmises, avec le soutien de certains agents proches de Tiani, dont le SGG Roufai, mais sans l'implication du ministre de la Justice.
Ce dernier, qui se serait retrouvé mis devant le fait accompli, ne cache pas son courroux et refuse de cautionner le projet des retraités, d’autant que d'autres magistrats ayant atteint la limite d’âge ont déjà été admis à la retraite.
Reste à savoir qui aura le dernier mot: les vieux retraités qui s’accrochent à leurs fonctions au nom des services rendus aux putschistes, ou le ministre de la Justice ?
Au Niger, décidément, la retraite n'est plus une limite d'âge mais un bail à durée modulable pour loyaux services rendus à l'injustice.


















