gniW🏨 retweeted
Madame @MathildePanot , la lutte contre le cancer du sein mérite mieux que des approximations scientifiques et des polémiques politiques.
Oui, le nombre de diagnostics de cancer du sein a doublé entre 1990 et 2023. Mais vous oubliez une réalité essentielle : la population française a augmenté et vieilli. Entre 2019 et 2023, le taux d’incidence corrigé de l’âge n’a progressé que de 0,2 % par an, tandis que la mortalité diminuait de 1,5 % par an.
Cette baisse de la mortalité, nous la devons aux progrès de la recherche, des traitements et du dépistage. Selon les données publiées par l’Institut national du cancer en 2026, le dépistage a permis d’éviter 23 000 décès entre 2004 et 2018.
Et contrairement à ce que vous affirmez, notre action ne se limite pas à porter un ruban rose.
Depuis 2024, nous avons réorganisé avec l’Assurance maladie les invitations et les relances au dépistage, en renforçant les démarches pour aller vers les femmes les plus éloignées du système de soins. La mammographie réalisée dans le cadre du dépistage organisé est prise en charge à 100 %, sans avance de frais. Parce que notre priorité est que chaque femme puisse accéder au dépistage, quels que soient ses revenus ou son lieu de vie.
Sur les pesticides, les inquiétudes sont légitimes et nous devons agir pour réduire les expositions. C’est précisément l’ambition d’Écophyto 2030 : réduire de 50 % les usages et les risques et développer des alternatives. C’est un objectif que nous nous sommes fixé.
Mais il faut aussi respecter les faits scientifiques : vous présentez comme des certitudes scientifiques des affirmations que vous ne documentez pas. Des études soulèvent des inquiétudes sérieuses sur les liens entre certaines expositions aux pesticides et le cancer du sein, mais rien ne permet d’affirmer que les pesticides expliquent à eux seuls le doublement des cancers du sein, ni d’établir la responsabilité directe des substances que vous mettez en cause. La prévention exige de la détermination, mais aussi de la rigueur.
Et nous agissons également pour les femmes qui vivent avec la maladie : remboursement à 100 % des prothèses capillaires, élargissement des soins de support, expérimentation de l’activité physique adaptée et simplification du renouvellement des prothèses mammaires. Ce sont des avancées concrètes pour accompagner les patientes pendant et après leur cancer.
Enfin, je veux saluer toutes les patientes, les associations, les soignants, les chercheurs et les milliers de bénévoles qui se mobilisent contre le cancer du sein.
Le ruban rose n’est pas une politique publique à lui seul. C’est un symbole de sensibilisation, de mobilisation et de solidarité. Et derrière ce symbole, il y a des femmes, des familles et des engagements humains qui méritent notre respect.
Vous avez parfaitement le droit de contester nos politiques publiques et nos priorités de prévention. Mais jeter la suspicion sur celles et ceux qui se mobilisent aux côtés des femmes touchées par le cancer ne rend service ni à la vérité scientifique ni à la cause des patientes.
Notre responsabilité, c’est de soutenir les patientes, de prévenir les risques, de réduire les expositions lorsqu’elles sont avérées et de faire progresser la recherche et les soins.
Voila. Tout va mieux.
Alerte générale?
Bonne nouvelle !
Le Conseil d'état à annulé l'avertissement de trois médecins signataires de la tribune de 2018 !
@APMinfos :
Rappel de la liberté d'expression, de l'intérêt pour le public d'un débat ouvert









