Joined April 2011
François Esnol-Feugeas retweeted
Bismillah, c'est PHP.
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Vous voulez savoir comment un pays sacrifie son avenir; pourquoi il s'appauvrit ? Et pourquoi, aussi, les lycéens ont des raisons de se plaindre ? C'est simple. Il n'y a rien de plus productif qu'un professeur; c'est très largement de lui dont dépend les compétences, donc la productivité - donc la richesse - des hommes et des femmes de demain. Mais cela fait 45 ans, en France, qu'on méprise les enseignants. En 1980, un professeur certifié débutant hors primes touchait l’équivalent de 2,17 fois le SMIC. Aujourd'hui, hors primes, il touche 1,04 fois le SMIC. Avec les primes : 1,25 fois le SMIC. Aujourd'hui : un professeur, en Allemagne, est donc deux fois plus payé qu'en France. Résultat : l'OCDE estime qu'en France, le déficit de compétences des adultes (salariés... et dirigeants) explique la moitié de l'écart de productivité que nous enregistrons, face aux pays riches les plus performants. La moitié. Résultat, aussi : plus personne, ou presque, ne veut devenir professeur. Depuis plusieurs années, les concours de recrutement ne font pas le plein : dans certaines académies, il y a parfois moins de candidats que de postes. On a donc dû réduire le niveau de ceux qui peuvent passer ces concours. Mais cela ne suffit pas. Et de nombreux postes restent non pourvus. Résultat : il n'est pas étonnant que les lycéens aient parfois des profs absents, qui ne sont pas remplacés pendant des mois. Ce qui, bien sûr, réduit encore leurs compétences, donc la productivité et la richesse de demain. Résumons : si vous voulez appauvrir un pays à moyen terme, il y a peu de moyens aussi efficaces que de sous payer les professeurs. PS. Je me souviens, à la fin des années 80 : je m'étais étonné auprès d'un ministre socialiste de cette baisse des salaires des enseignants. Il m'avait répondu, avec un sourire cynique : "Bof, de toute façon, les profs voteront toujours pour nous !" Le PS a trahi, le PS trahit toujours... Mais la droite n'a pas fait mieux. Graphique via @Fab_Abj
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Le fiasco des 3000 remplacements était acté avant d’avoir lieu À H+36 les retours sont catastrophiques De nombreux TZR viennent d’être affectés sur une autre discipline que la leur à + de 100km. Cela traduit le désarroi d’un ministre aux abois et son mépris des enseignants.
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Comme quoi c'était un choix
🔴 EN DIRECT Laurent Nuñez annonce suspendre l'usage des grenades lors des mobilisations lycéennes l.bfmtv.com/pBB5
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- 15 ans, la main arrachée - 16 ans, l’usage de son œil perdu - 14 ans, la mâchoire fracturée - 14 ans, étranglée par un policier - 17 ans, interpellé le visage face à un cours d’eau - ... Un pouvoir « sans retenue » face à la mobilisation lycéenne mediapart.fr/journal/politiq…
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Je ne sais pas d'où sort cette affirmation, probablement des mouvances d'ayants droit, mais elle est évidemment fausse, ce que tout le monde peut le vérifier. Je ne comprends pas l'absence de rectification sur le plateau face à une désinformation aussi grossière.
"Aujourd'hui, quand vous utilisez Claude, quand vous utilisez ChatGPT, vous avez accès à du contenu intellectuel, artistique, scientifique pour lequel vous n'avez pas payé. Ni Anthropic ni OpenAI n’ont payé. Mais vous non plus, vous n’avez pas payé. Donc ça s’appelle du pillage, ça s’appelle du vol de propriété intellectuelle, et ce n’est pas acceptable. " 🎙️ Grand débat présidentiel sur l’IA
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Il faut une taxe Excel. Sans informatique, chaque comptable serait accompagné de dix personnes avec des bouliers 🧮 pour faire les calculs. C’est une énorme perte pour la sécurité sociale.
Il faut un dividende IA ! Dans une entreprise où il y a dix comptables, demain, avec l’IA, il n’y en aura peut-être plus qu’un seul. Ce sont neuf salaires économisés, mais surtout neuf cotisations sociales en moins pour financer les retraites, l’éducation et la santé, et neuf personnes au chômage prises en charge par notre système de solidarité. Il faut donc qu’une partie des gains de productivité liés à l’IA bénéficie à la collectivité, avec un dividende IA, pour éviter de fragiliser progressivement notre propre modèle social.
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Un dividende est un versement aux actionnaires décidé par l'assemblée générale ou le conseil d'administration de l'entreprise : fr.wikipedia.org/wiki/Dividende M. Faure propose un versement à l'Etat (ou aux caisses sociales), imposé par l'Etat. Ça s'appelle un impôt : fr.wikipedia.org/wiki/Imp%C3%B4t
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Non seulement l'Etat me vole 5000 balles sur mon superbrut mais je dois en plus payer 350 balles pour utiliser ces 5000 balles volés. @SebLecornu ce foutage de gueule XXL 😂😂😂😭😭😭
EXCLUSIF - Compte personnel de formation : les salariés devront payer jusqu'à 350 euros de malus ebx.sh/d7HpeX
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C'est quand même fou que l'Agirc-Arrco se dirige vers une revalorisation des pensions au lieu de baisser les cotisations des salariés... Que le législateur fasse n'importe quoi pour capter les votes des retraités ça se comprend, mais que les partenaires sociaux renchérissent, c'est problématique.
Retraites complémentaires Agirc-Arrco : les contours de la prochaine revalorisation se précisent ebx.sh/96gyyR
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Est-ce que LFI organise un concours Lépine pour la théorie du complot la plus idiote sur la dette ? Après la Banque de France qui revendrait la dette en secret, Mélenchon découvre que l'État « vient de proposer de nouveau des titres indexés sur le capital et des intérêts compensant l'inflation ». Une faveur de Lecornu au capital, « l'échelle mobile des profits ». En réalité: 1. Le Trésor émet ces titres depuis 1998, à peu près 10 % de ses émissions chaque année. 2. La protection contre l'inflation, l'investisseur la paie. Le 20 août, sur la même échéance 2032, l'OAT indexée est partie à 1,26 % et l'OAT classique à 3,52 %. Deux points et quart d'intérêt gagnés chaque année en échange de l'assurance. Si l'inflation reste sous 2,3 % en moyenne d'ici 2032, l'État est gagnant. 3. Il l'a d'ailleurs été. Malgré 2022 et 2023, le programme a fait économiser environ 5 milliards au contribuable depuis 1999. En résumé, le seul scénario où ces titres coûtent vraiment cher, c'est celui d'une spirale inflationniste. Un point d'inflation de plus, c'est 3 milliards par an. Comme le reste des propositions de LFI tend précisément à rendre ce scénario plausible, il y a peut-être, finalement, une forme de cohérence dans toute cette confusion mentale... Sources : aft.gouv.fr/fr/publications/… aft.gouv.fr/fr/publications/…
Comment comprendre une telle faveur de Lecornu faite au capital ? L'État vient de proposer de nouveau des titres indexés sur le capital et des intérêts compensant l'inflation. À savoir : le plus lourd de l'augmentation de la charge de la dette vient de ce type de titres. Bref, l'échelle mobile des profits à l'heure où les mêmes refusent l'échelle mobile des salaires pour compenser l'inflation.
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Disneyland génère d’importantes retombées économiques en Seine-et-Marne. Il faut que l’Assurance Maladie rembourse Space Mountain.
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Oui bah c'était ça ou les cures thermales. Il faut savoir faire des choix, pour faire adopter - en responsabilité - un budget équilibré pour la France. (Rappelons que la hausse des pensions de retraite en janvier 2026 a été de 4 milliards d'euros)
Canicule : le gouvernement réduit l'enveloppe destinée à la rénovation des écoles de 50 millions d'euros à 10 millions ➡️ l.ici.fr/Phvg
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Proposition de résolution par le député Philippe LATOMBE : création d’une commission d’enquête / failles de cybersécurité / fuites et extractions illégitimes des données / SSI : assemblee-nationale.fr/dyn/1…
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« Dans le système judiciaire, les crimes informatiques sont considérés comme particulièrement monstrueux. À Paris, les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes sont membres d'une unité d'élite appelée Unité spéciale pour les victimes. Voici leurs histoires. » Tum-dum.
Sébastien Lecornu crée une nouvelle unité spécialisée. → l.lefigaro.fr/vZRt
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Pendant ce temps, à 1700km de Paris, en Lettonie, le directoire de la sécurité routière, le CSSD, est touché par une fuite de données affectant 1,2 million de personnes et 200 000 entreprises. Son patron a démissionné. eng.lsm.lv/article/economy/t…
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Parce qu'une image vaut mieux que mille mots...
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L’administration fiscale bulgare est piratée. Les données de millions de contribuables se retrouvent en ligne. Une contribuable saisit la justice. Son préjudice ? La peur. La crainte que ses données soient utilisées contre elle, un jour. La Cour de justice de l’Union européenne lui donne raison (CJUE, 14 déc. 2023, C-340/21) : La crainte fondée d’un usage abusif futur de ses données peut, à elle seule, constituer un dommage moral réparable. À retenir : 1/ C’est à l’administration de prouver que ses mesures de sécurité étaient appropriées. Pas à la victime de démontrer la faille. 2/ L’attaque d’un pirate tiers ne l’exonère pas automatiquement. 3/ La jurisprudence la plus récente exige la démonstration d'un préjudice réel, même minime (CJUE, 19 mars 2026, C-526/24
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J'ai voulu aller un peu plus loin pour comprendre la situation dans laquelle la France se retrouve depuis plusieurs années. C'est loin d'être aussi simple qu'on le dit. 🔴 Piratage des impôts : comment en est-on arrivé là ? Newsletter en accès libre : cybernetica.fr/piratage-des-…
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Après plus de trente ans passés dans la cybersécurité de milieux sensibles, j’observe toujours le même écart structurel. L’effort principal ne porte presque jamais sur la construction de défenses techniques réelles. Il se concentre sur l’obtention de certifications et le respect formel de normes. ISO/IEC 27001, RGS et son processus d’homologation, guides ANSSI d’hygiène informatique, analyses EBIOS, qualification PASSI ou SecNumCloud, bientôt le socle NIS 2. On accumule les preuves documentaires. On alimente les tableaux de bord. On tient des réunions Teams interminables pour commenter des indicateurs verts. Ces tableaux de bord sont souvent des pastèques : verts à l’extérieur, rouges à l’intérieur. Ils satisfont le reporting, rassurent le management et permettent de dire « nous sommes conformes ». Ils ne disent presque rien sur la capacité réelle à détecter une usurpation d’identifiants, à limiter les extractions massives ou à segmenter correctement les accès privilégiés. Les profils ont suivi la même évolution. Les équipes se peuplent désormais de managers formés à dérouler des process, à produire des plans d’action et à animer des comités. Les vrais experts techniques, ceux qui savent lire un journal d’authentification, comprendre une architecture de VPN ou concevoir un contrôle d’accès non contournable, deviennent minoritaires. On les écoute peu. On les fait rarement piloter. L’aspect financier confirme le diagnostic. Peu de directions acceptent d’investir au-delà du strict nécessaire à la conformité tant qu’aucun incident majeur n’est survenu. La sécurité est traitée comme un coût de reporting, pas comme une capacité opérationnelle. On finance les audits, les certifications et les outils de visualisation. On sous-finance la détection fine, la segmentation, les tests adverses et la formation technique profonde. Le cas récent de la DGFiP illustre parfaitement le mécanisme. En juin et juillet 2026, des accès illégitimes obtenus par usurpation d’identifiants d’un agent et d’un tiers habilité ont permis la consultation et l’extraction de données fiscales concernant 678 000 particuliers et professionnels (revenu fiscal de référence, quotient familial, taux de prélèvement à la source, SIREN, données cadastrales associées). L’administration a coupé les accès une fois détectés, notifié la CNIL et promis d’informer les usagers. Pourtant, pendant des semaines, l’extraction avait eu lieu. Malgré le cadre réglementaire applicable aux systèmes d’information de l’État, malgré les obligations d’homologation et de maîtrise des risques, un simple détournement d’identifiants a suffi. Ce n’est pas un accident isolé. C’est le résultat prévisible d’une culture où la conformité documentaire a pris le pas sur l’ingénierie de défense. Tant que les indicateurs restent verts en réunion et que le budget ne s’ouvre qu’après la crise, on continuera à produire des pastèques et à découvrir trop tard ce qu’elles contiennent.
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