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Câest en fait le paradoxe de Tocqueville qui nous Ă©clate Ă la figure.
Dans lâun des pays qui redistribue le plus au monde, le pays qui Ă©galise le plus les conditions objectives dâexistence, qui donnent le plus de chance Ă tous, qui donne culture, Ă©ducation et enseignement supĂ©rieur gratuitement Ă tous, qui respecte le plus les droits de lâhomme, dans ce pays de cocagne donc, une part significative de la population est persuadĂ©e quâelle vit dans un enfer dâinjustices et de violences systĂ©miques.
Comme lâavait trĂšs bien montrĂ© Tocqueville, plus il y a dâĂ©galitĂ©, plus les inĂ©galitĂ©s qui restent deviennent insupportables. Notamment parce que la sociĂ©tĂ© mĂ©ritocratique, par rapport Ă lâancien rĂ©gime fondĂ© sur la naissance, a cela de terrible quâelle rend les gens responsables de leurs conditions.
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« Comment des Français peuvent-ils faire ça à la France ? »
Toujours ce fossé entre les commentaires que ces images suscitent à l'étranger et l'attitude des autorités, qui insultent les Français en étendant leur banniÚre à ceux qui jouissent de leur humiliation.
Du prĂ©sident amĂ©ricain au premier ministre hongrois en passant par le trĂšs centriste chef du gouvernement polonais, tous n'ont aucune difficultĂ© Ă relever ce qu'ils voient : la surreprĂ©sentation, parmi les pillards, de cas sociaux du tiers-monde, d'Ă©lĂ©ments africains, maghrĂ©bins et autres islamopithĂšques - dont le vocabulaire se limite à « Wallah » ; mĂȘme si ces derniers sont secondĂ©s par des bourgeois dĂ©soeuvrĂ©s et orphelins d'utopie depuis la chute du mur de Berlin, prĂ©tendant lutter contre « la vie chĂšre » en dĂ©truisant les Ă©quipements qui font vivre le pays.
La dimension ethnique est tue en vertu d'un universalisme mal compris et du refus de tirer les conclusions qui s'imposent. La plupart de ces pillards arborent des drapeaux étrangers, filment leurs exactions avec leur téléphone dernier cri, narguent leurs victimes, se délectent du désespoir des commerçants qui voient partir en cinq minutes l'oeuvre d'une vie, quand ils ne les agressent pas en réunion.
Loin dâavoir le cĆur brisĂ©, ou dâĂ©prouver la moindre gĂȘne, le moindre remord, devant le chaos, ils se rĂ©jouissent de voir les villes de France vaciller, les institutions impuissantes, des Ă©difices de style Renaissance partir en fumĂ©e, quand ils avaient jusqu'ici survĂ©cu Ă deux conflits mondiaux. Ils dĂ©truisent avec dâautant plus dâallĂ©gresse quâils se savent Ă lâabri dâun appareil rĂ©pressif qui confond les rejetons de Jean Valjean avec ceux des barbaresques.
La question n'est donc pas de savoir comment de prétendus Français peuvent faire ça à la France. Elle est de savoir comment mettre hors d'état de nuire ces éléments hostiles, pour qu'ils ne vivent plus parmi nous.
Adresse aux Français. xitter.cf/i/broadcasts/1nxnRBMXpâŠ
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Un jeune de 18 ans aujourdâhui avait 4 ans lors des tueries de Mohamed Merah Ă Toulouse et Montauban. Il avait 6 ans lors de Charlie Hebdo et de lâHyper Cacher. 7 ans au moment du Bataclan et des attentats du 13 novembre. 8 ans lors de lâattentat de Nice, de Magnanville et de lâassassinat du pĂšre Jacques Hamel. 10 ans lorsque le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est mort Ă TrĂšbes. 12 ans lors de lâassassinat de Samuel Paty et de lâattentat de la basilique Notre-Dame de Nice. 15 ans lorsque Dominique Bernard a Ă©tĂ© assassinĂ© Ă Arras.
Ă cela se sont ajoutĂ©s le Covid et les confinements au dĂ©but de lâadolescence, la guerre en Ukraine, puis les Ă©meutes de 2023.
Autrement dit, cette génération a grandi avec le terrorisme, les hommages, les minutes de silence, les dispositifs de sécurité et les images de violences devenus une toile de fond presque permanente.
Et aprĂšs tout ça, tâas une connasse de Sciences-po qui te sort : "le 17 octobre 1961"
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"Je ne pense pas que ces jeunes vivent dans des hordes anomiques qui les pousseraient Ă voler et Ă piller. Mais je crois plutĂŽt quâils se donnent le «droit» de piller parce que, dans leur systĂšme de normes, il nâest pas si grave de sâen prendre Ă des «mĂ©crĂ©ants» ou Ă des «colons». Pour qui Ă©coute les prĂ©dicateurs, pour qui a enquĂȘtĂ© pendant des dĂ©cennies auprĂšs de ces populations et en a rendu compte dans des livres, ces dimensions culturelles, religieuses et symboliques sont essentielles : elles structurent leur pensĂ©e. Ce nâest pas parce quâelles nous Ă©chappent, ou quâon ne les comprend pas, quâelles nâexistent pas (...)
Depuis trois gĂ©nĂ©rations, les jeunes musulmans sont abreuvĂ©s par les mosquĂ©es et les mĂ©dias des pays dâorigine, dâimages dâenfants palestiniens morts, prĂ©sentĂ©es comme des illustrations de lâinjustice envers les musulmans, tandis que le 11 septembre et le 7 octobre sont dĂ©peints comme des complots juifs. Quand ils frappent les policiers et pillent les richesses de lâOccident, les jeunes se vivent aussi en justiciers, ils peuvent Ă©ventuellement sâidentifier aux razzias perpĂ©trĂ©es par le prophĂšte de lâislam, rapportĂ©es dans une sourate du Coran. Ils sont hors la loi mais dans le droit musulman, du moins tel quâils le conçoivent..."
C'est l'un des non-dit ou des tabous de ces émeutes : leur dimension culturelle. Eclairante analyse de @FBBlackler qui met en évidence l'existence en banlieue d'un systÚme de norme qui encourage la violence...
lefigaro.fr/vox/societe/florâŠ
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#BalanceTonPilleur !! Affichons ces sous merdes
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TĂ©moignage dĂ©chirant dâAudelia Sitbon, pharmacienne Ă Paris, qui dĂ©couvre, en larmes, lâĂ©tat de sa pharmacie complĂštement dĂ©truite. đ
Rarement je nâavais ressenti une telle haine envers ces salauds de casseursâŠ
De tout cĆur avec elle. â€ïž
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Bizarrement, le fameux camp du bien progressiste qui veut aider la planĂšte entiĂšre sont les pires pourritures Ă lâintĂ©rieur
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« Les blancs de gauche qui veulent tiers-mondiser la France. » J'en ai croisé des dizaines, et le profil ne varie jamais. Nés dans la bourgeoisie intellectuelle, formés à la Sorbonne, Sciences Po ou HEC, biberonnés à la French Theory dÚs l'enfance : Foucault pour apprendre que tout pouvoir est oppression, Derrida pour déconstruire tout ce qui tient debout, Bourdieu pour se convaincre que leur propre réussite est un vol. Le socialisme leur a donné la culpabilité de classe, la French Theory y a ajouté la culpabilité de civilisation. Ils en ont fait une identité : le sanglot de l'homme blanc, comme l'écrivait déjà Bruckner en 1983. Ce sentiment de culpabilité les rend racistes à leur insu, car ils ne voient jamais l'étranger comme un égal capable de réussir ou de mal agir, mais toujours comme un misérable à excuser. Et il les rend, surtout, disponibles pour n'importe quelle force occupante.
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Il y a lâembarras du choix mais pour moi la pire câest celle lĂ .
#ZeroParrainagePourMelenchon
Question Ă la meute tĂ©lĂ©visĂ©e qui rend LFI responsable des exactions du #17octobre : pouvez-vous citer une seule phrase de MĂ©lenchon appelant Ă lâinsurrection urbaine ou Ă la violence?
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Un angle peu étudié jusqu'à présent est la complicité active des familles de ceux qui se livrent à ces razzias.
Il est peu probable qu'un brigand qui rentre chez lui les bras chargés de marchandises un soir de pillages n'attire pas l'attention de la communauté avec laquelle il vit.
En l'absence de dĂ©nonciation et de restitution, chaque voleur est Ă lui seul un arbre qui cache toute une forĂȘt de receleurs.
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đŽđ«đ· đđČ đđ¶đđźđŽđČ đ±đČ đč'đźđŽđżđČđđđČđđż đ±đ đœđźđđżđŒđ» đ±đČ đ đ¶đ°đżđŒđșđźđ»đ¶đź đźÌ đĄđ¶đ°đČ ! â ïž
Ce jeune a agressé sans pitié le gérant d'un magasin Micromania à Nice.
Diffusez ce visage sans modération pour aider les forces de l'ordre à l'identifier et le retrouver.
Ce patron ne voulait qu'une chose, protéger sa boutique contre les pillards.
Il a été attaqué par derriÚre et projeté sur des bris de verre au sol.
Tous ces agresseurs doivent ĂȘtre dĂ©noncĂ©s et ne pas rester impunis. Il faut changer cette France, mais pas par la violence.
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Jeanne dâArc voilĂ©e au cĂŽtĂ© dâun drapeau Palestinien.
AllĂ©gorie de lâislamisation de la France voulue par la « Nouvelle France ».
Nous nous battrons contre, tout le temps, partout.
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FlorilÚge de déclarations insoumises qui ont précédé ce 17 octobre 2026 :
@JLMelenchon : « Abattez la citadelle. »
@RimaHas : « Il nây a quâune seule solution, câest la dĂ©sobĂ©issance civile. »
@BallyBagayoko : « La violence peut ĂȘtre lĂ©gitime. »
@GuiraudInd : « Câest pas dans les quartiers quâil faut manifester, câest plutĂŽt Ă lâĂlysĂ©e. »
@alma_dufour : « La fin justifie les moyens. »
@ALeaument : « Les manifestations prennent la forme quâelles veulent. [...] On ne va pas jouer les pompiers. »
@Portes_Thomas : « La sauvagerie policiÚre française est sans limite. »
@JLMelenchon : « Les chiens de garde nous ordonnent dâappeler au calme. Nous appelons Ă la justice. »
@RimaHas : « Il faut investir lâambassade dâIsraĂ«l pour ĂȘtre entendus ? »
Et vous ĂȘtes Ă©tonnĂ©s aprĂšs ça ?
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Quel scandale, quelle honte pour la France. Manifestement, les consignes dâ « empathie » du prĂ©sident de la RĂ©publique ont Ă©tĂ© appliquĂ©esâŠ
Comment notre pays peut-il tomber si bas ? Comment le gouvernement peut-il laisser les voyous ĂȘtre maĂźtres de la rue, dĂ©truire les biens publics et dâautrui ?
Comment nos gouvernants peuvent-ils laisser prendre et agir cette gangrÚne incendiaire, dévastatrice, pilleuse ?
Total soutien aux forces de lâordre, aux policiers et aux gendarmes, aux pompiers, aux commerçants.
Nous changerons la doctrine dâemploi des forces de lâordre, qui comme pour toute crise, doivent intervenir le plus tĂŽt et le plus fort possibles.
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En France, on a inventé le Concorde.
En 1969, il décollait et atteignait Mach 2 symbole de la grandeur gaullienne, conçu pour défier les Américains.
En 1972, le TGV 001 battait le record mondial Ă turbine (318 km/h).
En 1981, le TGV électrique reliait Paris à Lyon à 260 km/h. En 2007, il pulvérisait encore le record mondial sur rail : 574,8 km/h.
Dans les annĂ©es 70, le plan Messmer lançait le plus grand programme nuclĂ©aire civil de lâHistoire : 58 rĂ©acteurs, jusquâĂ 70-80 % de notre Ă©lectricitĂ©, une indĂ©pendance Ă©nergĂ©tique que le monde entier nous enviait.
Dassault, Sud-Aviation, EDF, Framatome, la SNCF : nos ingĂ©nieurs Ă©taient les meilleurs. On avait dix Ă vingt ans dâavance sur presque tout le monde.
Puis 1981, Mitterrand. Nationalisations massives (banques, acier, chimie, électronique, aéronautique). Semaine de 39 heures. Lois Auroux. Charges sociales qui explosent. Syndicats tout-puissants. Fiscalité punitive. Droit du travail rigidifié.
En moins de cinquante ans, le socialisme a transformĂ© un pays dâingĂ©nieurs conquĂ©rants en un pays de grĂšves, de dĂ©localisations et de stagnation relative.
Lâindustrie est passĂ©e dâenviron 28 % du PIB Ă 11 %.
Le Concorde a été abandonné. Notre nucléaire a été presque démantelé pendant des décennies faute de choix politique mortifÚre.
Ce nâest pas le destin, câest le prix dâune idĂ©ologie qui a prĂ©fĂ©rĂ© redistribuer et rĂ©glementer plutĂŽt que construire et innover.
A bon entendeur.
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Monsieur Askolovitch @askolovitchC mâa bloquĂ© aprĂšs que je lui eus transmis les chiffres de lâexode des Français juifs hors de lâĂ©cole publique. Une attitude qui en disait dĂ©jĂ long sur son rapport Ă la vĂ©ritĂ©. NâĂ©tant plus autorisĂ© Ă lui rĂ©pondre directement, quâil me permette de le faire par capture dâĂ©cran interposĂ©e.
Comme à son habitude sur ce sujet, ses envolées lyriques sont au service de la vieille stratégie rousseauiste de la diversion : « Commençons donc par écarter tous les faits, car ils ne touchent point à la question. »
De tous les faits politiques, historiques ou sociologiques que notre texte avance, pas un seul ne fait lâobjet dâune rĂ©futation de sa part. Monsieur Askolovitch cherche moins la vĂ©ritĂ© quâĂ la noyer sous son narcissisme pĂ©nitentiel. Nous parlons de lâavenir de lâEurope et de la France ; il ne parle que de lui.
Les yeux rivĂ©s sur son nombril, il se refuse Ă discuter, ne fĂ»t-ce que sur une ligne, les donnĂ©es que nous mettons en avant pour dĂ©crire les menaces qui pĂšsent sur les Français juifs et, avec eux, lâensemble de leurs compatriotes.
Le titre que sâest choisi lâauteur procĂšde dâune manipulation odieuse et dâun procĂšs dâintention. Nous rappelons dans notre texte que la lutte contre lâislamisation de nos sociĂ©tĂ©s est dans lâintĂ©rĂȘt de tous, musulmans compris. Câest en effet en dehors de la prison de Mahomet que ces derniers jouissent des meilleures conditions. De cela, Monsieur Askolovitch ne discute point. En un demi-siĂšcle de carriĂšre dans les mĂ©dias, il ne sâest jamais demandĂ© pourquoi la quasi-totalitĂ© des pays Ă majoritĂ© musulmane croupissent sous le despotisme et peinent Ă rejoindre les standards dĂ©mocratiques que tant dâautres cultures ont fini, dans la douleur, par embrasser.
Pire encore, la question du rapport que lâislam entretient historiquement Ă la libertĂ© et Ă lâaltĂ©ritĂ© serait « oiseuse ». Les chrĂ©tiens du Nigeria massacrĂ©s par Boko Haram, les athĂ©es et libres-penseurs emprisonnĂ©s par des dictateurs sanguinaires, les rĂ©formateurs issus du monde musulman exĂ©cutĂ©s par leurs propres coreligionnaires â tous apprendront avec soulagement que leur sort relĂšve de considĂ©rations futiles. Sous couvert dâune tolĂ©rance affichĂ©e envers la superstition, câest une indiffĂ©rence profonde que Monsieur Askolovitch cultive Ă lâĂ©gard de ses victimes, nâhĂ©sitant pas Ă sacrifier le sort de ses concitoyens - juifs ou non - sur lâautel dâun verbiage prĂ©tentieux.
« Ni Drumont ni Maurras ni les auteurs des Protocoles des Sages de Sion nâĂ©taient mahomĂ©tans », nous dit-on. Câest exact. Nous nâavons jamais prĂ©tendu le contraire et nous rappelons que lâantisĂ©mitisme a revĂȘtu, en Europe, de nombreux visages, ceux du christianisme, du nationalisme, du socialisme. Mais lĂ oĂč certains enfoncent les portes ouvertes du passĂ© pour se barricader contre les vĂ©ritĂ©s du prĂ©sent, nous tentons de cerner les maux propres Ă notre Ă©poque. Demeure ce fait incontestable : les Juifs assassinĂ©s en France parce que Juifs, depuis le dĂ©but du XXIe siĂšcle, ne lâont pas Ă©tĂ© par des lecteurs de Maurras, ni au cri de « Drumont Akbar ».
Ă supposer que ces assassins sussent lire, ils se rĂ©fĂ©raient avant tout Ă une tout autre littĂ©rature et Ă un tout autre imaginaire, quâil convient au minimum dâinterroger, sauf Ă considĂ©rer quâil serait vain de confronter lâislam Ă ses propres contradictions, ses adeptes Ă©tant prĂ©sumĂ©s inaptes Ă cet exercice.
Cette condescendance transparaĂźt dâailleurs lorsque Monsieur Askolovitch Ă©voque « la rĂ©surgence de lâantisĂ©mitisme du Lumpen, une haine venue des classes mĂ©prisĂ©es » : lecture misĂ©rabiliste qui fait fi de lâensemble des travaux martelant que la variable Ă©conomique et sociale ne saurait rendre compte de la prĂ©valence des prĂ©jugĂ©s haineux. Nul besoin dâĂȘtre un damnĂ© de la terre pour haĂŻr son prochain.
Sâattachant Ă rappeler que les idĂ©ologies antisĂ©mites furent forgĂ©es en Europe, Monsieur Askolovitch relativise la prĂ©valence extraordinaire des prĂ©jugĂ©s antijuifs en milieu musulman, sans chercher Ă comprendre pourquoi certaines cultures peinent si singuliĂšrement Ă sâaffranchir de la haine de lâautre. Quand on se refuse Ă examiner les ressorts dâun phĂ©nomĂšne, il reste toujours la ressource de mettre la poussiĂšre sous le tapis.
Lâislamisation de la France et de lâEurope est de mĂȘme mise en doute. On se demande par quelle grĂące du Saint-Esprit un pays qui ne comptait quâune centaine de mosquĂ©es dans les annĂ©es soixante-dix en dĂ©nombre aujourdâhui plus de deux mille. « La violence de la poussĂ©e islamique est le phĂ©nomĂšne social majeur de notre Ă©poque », jugeait Malraux il y a plus de soixante ans, signifiant par lĂ que lâislam bouleverse les paramĂštres anthropologiques qui ont forgĂ© notre modernitĂ©. LĂ©thargie culturelle et haine de soi aidant, certains sâaccommodent de ce processus. Quâil soit permis aux autres de refuser que soient mis Ă bas, en quelques dĂ©cennies, des institutions qui ont mis des siĂšcles Ă ĂȘtre polies.






























