Média d'investigation 🕵️ & collectif citoyen 🇫🇷 | Lutte contre la désinformation et l'ingérence étrangère, analyse géopolitique et enquêtes OSINT.

Joined May 2024
🚨 ENQUÊTE | Telegram : du mythe libertaire à l’influence du Kremlin Voyages cachés de Durov, serveurs liés au FSB et fausses promesses de sécurité : notre investigation révèle la face cachée de l'application aux 950M d'utilisateurs. ⤵️ debunkcafe.fr/telegram-mythe…
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C'est faux. ❌ L'État avait déjà communiqué publiquement via le @CERT_FR avant même la publication de ce tweet. Les autres institutions gouvernementales ont ensuite pris le relais pour détailler le dispositif technique et accompagner le déploiement des correctifs : - L'alerte initiale du @CERT_FR (antérieure à ce tweet) : xitter.cf/CERT_FR/status/2112861… - Le suivi et les consignes de l'@ANSSI_FR : xitter.cf/ANSSI_FR/status/211290… - Les explications de la @prefpolice sur la maintenance : xitter.cf/prefpolice/status/2112… L'État a appliqué les protocoles de sécurité standards en mettant ses sites en maintenance préventive pour les protéger en attendant les patchs officiels de 16h. Plus de détails ici : bfmtv.com/tech/cybersecurite…
Dans deux heures, des millions de sites pourront être piratés. Le service de cybersécurité pour les institutions de l'🇪🇺 appelle à en mettre des milliers en quarantaine. Côté gouvernement🇫🇷 @ALehenanff ? Aucune annonce, ni communication. Comme partout, ils sont en dessous de tout
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Le gouvernement a publié plusieurs bulletins d'alerte via le CERT-FR suite à l'annonce de la découverte de la faille PHP cert.cyber.gouv.fr/alerte/CERTFR-… Le sites institutionnels ont été mis en maintenance dès le correctif déployé afin d'effectuer la mise à jour franceinfo.fr/internet/secur…
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Maintenance également pour @debunkcafe, le temps que le correctif soit déployé sur nos serveurs. Pour plus d'informations, vous pouvez lire cet article de @Numerama @foxteh : numerama.com/tech/2357537-ph…
‼️ PHP UPDATE: The Dutch parliament, the Dutch national cyber agency and Finland's central government have pulled websites offline ahead of the PHP patch. Finland's state IT centre Valtori is shutting down public-facing central government web services. The National Land Survey of Finland is already down. In the Netherlands, the Tweede Kamer, the NCSC and the Dutch Data Protection Authority are offline. So are tech site Tweakers and NotuBiz, which runs council information for 100+ local governments. The University of Vienna switched off its websites, webmail and Moodle. The University of Freiburg and Finland's Haaga-Helia have taken services down too. Fur Affinity, Pinboard, explain xkcd and every wiki on Miraheze are dark as well. Valtori says its shutdown is a precaution, not the result of an attack or breach. PHP was created by Rasmus Lerdorf in 1994, it initially stood for Personal Home Page PHP's fix is due at 14:00 UTC today.
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Il y a tellement de choses à dire qui prouvent le contraire, que ça m'aurait prit toute l'année. Alors voici une liste non exhaustive par Gemini (cc @AmourskyCyrille) : 1. Violations territoriales et annexions illégales - Invasion initiale (2014) : Annexion illégale de la péninsule de Crimée et orchestration d'un soulèvement armé dans le Donbass. - Invasion à grande échelle (2022) : Lancement d'une offensive militaire majeure sur de multiples fronts en février 2022 dans le but de s'emparer du pays et de renverser le gouvernement de Kiev. - Annexions forcées (2022) : Revendication illégale de l'annexion de quatre régions ukrainiennes supplémentaires (Louhansk, Donetsk, Zaporijjia et Kherson) à la suite de référendums factices tenus sous occupation militaire. 2. Crimes de guerre et atrocités contre les civils - Massacres et tortures : Découverte de centaines de civils exécutés sommairement (souvent avec les mains liées dans le dos) et de preuves de tortures et de viols systématiques après le retrait des troupes russes de villes comme Boutcha et Irpin au printemps 2022. - Frappes délibérées sur des abris : Bombardement ciblé du théâtre de Marioupol (mars 2022) où s'abritaient des centaines de civils, et ce malgré le mot « ENFANTS » (ДЕТИ) peint en lettres géantes sur le sol, bien visible du ciel. - Déportations d'enfants : Transfert forcé de milliers d'enfants ukrainiens vers la Russie en vue de leur assimilation. Cette politique a entraîné l'émission d'un mandat d'arrêt international par la Cour Pénale Internationale (CPI) contre Vladimir Poutine en 2023. 3. Destruction systématique des infrastructures vitales - Ciblage du réseau énergétique : Campagnes massives de tirs de missiles et de drones durant les hivers successifs, visant spécifiquement les centrales électriques et thermiques pour priver la population de chauffage, d'eau et de lumière. - Destruction d'hôpitaux et d'écoles : Frappes documentées sur de multiples infrastructures civiles et médicales, allant de la maternité de Marioupol en 2022 jusqu'à l'hôpital pour enfants Okhmatdyt de Kiev, frappé en plein jour par un missile de croisière russe en juillet 2024. - Villes rasées : Villes entières — telles que Marioupol, Bakhmout, Volnovakha, et Avdiïvka — totalement effacées de la carte par des mois de pilonnage d'artillerie et de bombes planantes avant leur capture. 4. Écocide et menaces environnementales - Barrage de Kakhovka (Juin 2023) : La destruction du barrage hydroélectrique a provoqué des inondations catastrophiques dans la région de Kherson, noyant des dizaines de localités, détruisant l'agriculture locale et provoquant un désastre écologique majeur. - Chantage nucléaire : Occupation et militarisation de la centrale nucléaire de Zaporijjia (la plus grande d'Europe), utilisée comme base de tir et exposant le continent à un risque permanent d'accident radioactif. - Pollution par les mines : L'Ukraine est devenue l'un des pays les plus minés au monde. Près d'un tiers de son territoire est contaminé par des explosifs et des mines, rendant de vastes étendues de terres agricoles mortelles pour les décennies à venir. 5. Crise humanitaire et bilan humain abyssal - Des millions de réfugiés : La guerre a déclenché la plus grande crise de réfugiés en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, forçant plus de 6 millions de personnes à fuir à l'étranger et causant le déplacement de millions d'autres à l'intérieur du pays. - Pertes civiles massives : Des dizaines de milliers de morts civiles ont été recensées par les Nations Unies. Les chiffres réels sont estimés être beaucoup plus élevés ; à Marioupol seule, les estimations indépendantes font état de plus de 25 000 morts civils restés sous les décombres ou enterrés dans des fosses communes.
❗️ [ 🇺🇦 UKRAINE | 🇷🇺 RUSSIE ] 🔸 « Franchement, la Russie s’est plutôt bien comportée avec l’Ukraine. Elle n’a pas fait grand-chose. » - Donald Trump
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Same day a Russian drone killed six civilians, including children, in a Kharkiv region park. Overnight strikes cut power to 550,000 households. Ukrainian civilian casualties up 85% y/y in September. usnews.com/news/world/art… abcnews.com/International/… mb.com.ph/article/109408…
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42 députés européens ont récemment refusé de déclarer la Douma russe illégitime. Pourquoi ? @InsiderEng vient de sortir une très grosse enquête sur les élus de l'UE qui continuent de fréquenter Moscou comme si de rien n'était. C'est assez dingue. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Depuis l'annexion de la Crimée en 2014, un eurodéputé sur dix a fait le voyage en Russie. Parmi le Parlement actuel, au moins une vingtaine affichent ouvertement leur soutien au Kremlin. Côté français, on retrouve évidemment Thierry Mariani. Déjà ciblé par des enquêtes pour corruption liées au Dialogue Franco-Russe, de nouvelles fuites montrent que son voyage pour le Mondial 2018 a été géré par l'équipe de Konstantin Malofeev, un oligarque qui gère des réseaux d'influence étrangère pour Moscou. On y croise aussi une autre Française, Virginie Joron. Elle s'est carrément rendue en Crimée annexée pour légitimer le vote constitutionnel de 2020 permettant à Poutine de se maintenir au pouvoir. Elle a même trouvé le moyen de justifier publiquement l'arrestation d'Alexei Navalny. Mais il y a plus grave que le simple lobbying. Le Slovaque Ľuboš Blaha, par exemple, a rencontré Sergueï Narychkine en 2025 à Moscou. Pour rappel, Narychkine est tout simplement le patron des services de renseignement extérieurs russes (SVR). Le réseau tape un peu partout. On y retrouve l'extrême droite allemande de l'AfD avec des élus comme Bystron, Buchheit ou Froelich. Ça touche même les nouveaux profils atypiques, comme le fameux TikTokeur chypriote fraîchement élu, Fidias, qui s'est rendu au défilé militaire du 9 mai 2025 à Moscou où il a rencontré le président de la Douma. Bref, les réseaux de Poutine au Parlement européen se portent très bien. Pour lire toute l'enquête (en anglais), voir les méthodes utilisées et vérifier qui sont les autres élus impliqués, c'est par ici : theins.press/en/inv/298273
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Là encore, image générée par IA. Cette fois-ci, c'est Gemini qui reconnait son watermark "SynthID". Contrairement à OpenAI qui propose une page dédiée à la détection, avec Gemini, c'est intégré. Il suffit d'envoyer l'image et de demander si c'est généré par lui. Simple, efficace. Plus d'infos : support.google.com/gemini/an…
🔴L'Ambassade de la Côte d'Ivoire🇨🇮 en France🇫🇷 à été in*cen*dier par les manifestants. Si tu ne crois pas va à l'info et reviens confirmer ou infirmer. @MONOOPINION , @Abidjanpost225 , @Ivoirowsky , @lsiafrica , @NCI_Television , un étudiant dît que la France🇫🇷 finance 1/2
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Image générée avec OpenAI, qui détecte son watermark. openai.com/fr-FR/research/ve…
L’image du couple de personnes âgées en sous-vêtements, reprise par beaucoup de comptes anglo-saxons, est probablement créée par IA, selon les différents outils testés. Mais impossible d’en être sûr à 100%…
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Financée par le Kremlin, la plateforme « International Reporters » sert d'outil de propagande à la Russie. Elle réunit des voix internationales chargées de relayer les récits de Moscou pour légitimer l'invasion de l'Ukraine et promouvoir sa politique étrangère. rsf.org/fr/russie-internatio…
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✅ COMMUNITY NOTE UTILE Compte : @ThomasPretti91 Sujet : Edouard Philippe Raison : désinformation Relais de fausses accusations concernant Edouard Philippe, provenant notamment d'un faux site se faisant passer pour celui de La Repubblica.
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✅ COMMUNITY NOTE UTILE Compte : @jalle51 Sujet : Russie / Steven Seagall Raison : désinformation Relais de vieille actualité en la faisant passer pour récente.
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✅ COMMUNITY NOTE UTILE Compte : @FranceRsistance1 Sujet :Zelensky Raison : désinformation Relais de fausses images liant Zelensky à Epstein
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Nouvel exemple d'ingérence potentielle sur les élections présidentielles françaises avec un faux site reprenant la charte du journal italien La Repubblica, et s'attaquant à Édouard Philippe ⬇️
Un nouveau site bidon, reprenant la charte du site du journal italien la Repubblica, s'attaque à Édouard Philippe 🧵1
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Non il n'y a pas eu 8 morts de la rougeole aux USA récemment, ces 8 décés ont eu lieu au Bangladesh ⬇️ xitter.cf/barribart/status/20896…
Non, il n'y a pas eu 8 décès dûs à la rougeole en 24 heures au USA. L'information provient en fait du Bangladesh et a été detournée par certains pour citer les USA. L'article original: thedailystar.net/news/bangla… 🧵1
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✅ COMMUNITY NOTE UTILE Compte : @TheQNewsPatiot Sujet :fausse video Raison : désinformation Relais d'une fausse video du Hezbollah produite par le groupe russe Storm 1516.
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« De quel droit ? » De la Constitution, Mme Pécresse. Littéralement. L’article 61 prévoit que les lois peuvent être déférées au Conseil constitutionnel avant leur promulgation pour qu’il contrôle leur conformité à la Constitution. Et l’article 62 précise qu’une disposition déclarée inconstitutionnelle sur ce fondement « ne peut être promulguée ni mise en application » et que les décisions du Conseil s’imposent aux pouvoirs publics. Donc non, le Conseil constitutionnel ne « s’érige » pas en contre-législateur. Il fait son boulot. Celui que la Constitution lui donne. Demander « de quel droit ? » le Conseil constitutionnel contrôle la constitutionnalité d’une loi, c’est quand même assez lunaire. Mais le passage le plus inquiétant est peut-être celui-ci : « au nom de la prétendue protection de leur "liberté" » La liberté entre guillemets. Et sa protection qualifiée de « prétendue ». La liberté d’expression et de communication n’est pourtant pas une lubie de juristes qui empêcherait les responsables politiques de faire ce qu’ils veulent. C’est une liberté constitutionnellement protégée. Et oui, évidemment, une liberté peut être limitée. Mais encore faut-il que la restriction soit nécessaire, adaptée et proportionnée. C’est justement à ça que sert le contrôle de constitutionnalité. Une liberté fondamentale n’existe pas uniquement les jours où elle ne gêne pas le pouvoir politique. Quand une responsable politique commence à mettre "liberté" entre guillemets et à demander « de quel droit ? » le Conseil constitutionnel contrôle une loi, ce n’est peut-être pas le Conseil constitutionnel qui devrait nous inquiéter. Ensuite arrivent les fameux « spécialistes de l’enfance » qui considéreraient cette interdiction comme « indispensable ». Lesquels ? Parce que « les spécialistes disent que » n’est pas une démonstration scientifique qu’une mesure politique précise est efficace, nécessaire et proportionnée. Les problèmes que vous citez peuvent parfaitement être réels. Les effets de certains usages des réseaux sociaux sur la concentration, la santé mentale, l’autonomie de pensée, les relations sociales ou l’exposition à des contenus violents et inappropriés ne disparaissent pas parce qu’on critique votre loi. Ce n’est simplement pas la question. Constater l’existence d’un problème ne démontre pas que l’interdiction générale que vous défendez est la bonne réponse. Et qualifier quelque chose d’« urgence de santé publique » ne dispense ni de démontrer que la mesure choisie fonctionne, ni de respecter la Constitution. L’urgence n’abolit pas l’État de droit. Heureusement. L’Anses a justement mené une expertise fondée sur l’analyse de plus d’un millier d’études scientifiques. Elle confirme des risques réels liés aux réseaux sociaux, notamment pour la santé mentale des adolescents. Mais sa réponse n’est pas simplement « interdisez tout ». Elle recommande d’agir à la source, notamment sur la conception des plateformes et les mécanismes pensés pour capter et retenir l’attention des jeunes. Et ce n’est pas une interprétation sortie de nulle part. Le 21 juillet, au Sénat, Catherine Morin-Desailly parlait elle-même de « deux contributions convergentes ». Le Conseil d’État préconisait un système gradué, avec une interdiction ciblée sur les réseaux jugés dangereux et une autorisation parentale pour les autres. Elle ajoutait ensuite que l’Anses était « allée dans le même sens », en recommandant que les réseaux conçus de manière protectrice restent accessibles aux mineurs. Donc le grand consensus des « spécialistes » selon lequel cette interdiction générale serait une évidence scientifique est déjà beaucoup moins évident. Mais j’imagine que les spécialistes sont surtout pratiques quand ils disent ce qu’on voulait entendre. Le Conseil constitutionnel, lui, n’a évidemment pas déclaré : « Tant pis pour la santé mentale des enfants, vive la liberté ». Il reconnaît l’objectif de protection des mineurs. Il juge simplement qu’on ne peut pas leur interdire de façon générale l’accès à une multitude de services sans tenir compte de leur situation ni des risques propres à chacun de ces services, y compris lorsque ces risques ne sont pas établis. Et il y avait un autre petit problème. Pour que la mesure fonctionne, toute personne, même majeure, aurait dû faire la preuve de son âge pour accéder aux services concernés. Tout le monde. Or la loi n’encadrait pas suffisamment les conditions et les limites de cette preuve d’âge pour garantir le respect de la vie privée. Donc, en français courant : on voulait imposer une preuve d’âge à tous les utilisateurs concernés, adultes compris, sans avoir correctement fixé dans la loi les garanties entourant le système. Formidable idée. Précision importante quand même : le texte ne disait pas que chaque Français devrait obligatoirement envoyer sa carte d’identité. Il ne disait pas non plus que la vérification reposerait forcément sur l’adresse IP. C’est justement l’une des faiblesses du texte : les modalités étaient insuffisamment encadrées. Et quand on impose un contrôle généralisé sans verrouiller précisément ses limites, c’est là que commencent les dérives. Et puisqu’on nous présente cette interdiction comme une évidence, regardons le pays qui l’expérimente déjà à grande échelle : l’Australie. Là encore, évitons la caricature. L’Australie ne se contente pas juridiquement d’un bouton « j’ai 16 ans ». Les plateformes doivent prendre des mesures raisonnables pour empêcher les moins de 16 ans de créer ou de conserver un compte, et eSafety précise que l’âge simplement déclaré par l’utilisateur ne suffit pas à lui seul. La mesure a eu un effet réel : les plateformes avaient restreint ou supprimé l’accès à environ 4,7 millions de comptes attribués à des moins de 16 ans au début de son application. Ce sont bien des comptes, pas 4,7 millions d’enfants. Très bien. Sauf que trois mois plus tard, l’évaluation officielle d’eSafety montre que la proportion des 10-15 ans interrogés possédant encore au moins un compte sur une plateforme concernée n’était passée que de 52,4 % à 42,1 %. Et 81,5 % déclaraient encore avoir utilisé au moins une plateforme soumise à la restriction au cours des quatre semaines précédentes, contre 85,9 % avant son entrée en vigueur. Ça ne veut pas dire que 81,5 % avaient leur propre compte. Certaines plateformes restent accessibles sans connexion et un jeune peut aussi utiliser le compte de quelqu’un d’autre. eSafety le précise lui-même. Mais pour une mesure censée éloigner les moins de 16 ans des réseaux sociaux, ça calme quand même un peu le triomphalisme. Et là, on arrive aux contournements. Parmi les jeunes qui avaient encore au moins un compte, 50,2 % disaient que la plateforme ne leur avait même pas demandé de confirmer leur âge. 37,1 % avaient simplement indiqué 16 ans ou plus sur leur compte. 18,2 % disaient que le système s’était trompé sur leur âge. Pour le reste, on trouve du grand banditisme numérique : maquillage pour tromper l’estimation, pièce d’identité de quelqu’un d’autre, aide des parents, nouveau compte après désactivation et, oui, VPN. 7,4 % déclaraient avoir utilisé un VPN. C’est le chiffre du tableau 4 du rapport eSafety, sur les 357 jeunes de 10 à 15 ans qui détenaient encore au moins un compte lors du suivi à trois mois. Voilà donc la terrible cyberarmée adolescente contre laquelle il faut sauver la République : des gamins qui mentent sur leur date de naissance, recréent un compte, empruntent une pièce d’identité ou installent un VPN. Qui aurait pu prévoir ? Le rapport explique d’ailleurs que les contournements plus élaborés, comme le VPN, étaient moins fréquents et avance une raison assez simple : les barrières étaient encore tellement faibles que beaucoup de jeunes n’avaient pas besoin d’aller jusque-là. La principale cause du maintien des comptes était justement la mauvaise mise en œuvre du contrôle d’âge par les plateformes. Vous parliez de « déconnexion du réel ». Le réel, justement, ce sont aussi ces chiffres australiens. Des comptes supprimés, oui. Mais encore 42,1 % des 10-15 ans interrogés avec au moins un compte trois mois plus tard, 81,5 % utilisant toujours au moins une plateforme concernée, et des contournements allant de la fausse date de naissance au VPN. Le réel est parfois assez désagréable quand il refuse de se conformer au slogan politique. Et quand on renforce les barrières, on fait quoi face aux contournements ? Le guide australien donne déjà un aperçu : adresse IP, informations liées à l’appareil, détection des VPN, cohérence de la géolocalisation, changements suspects d’adresse IP et autres signaux techniques peuvent entrer dans l’arsenal utilisé pour déterminer si un utilisateur est concerné et repérer les contournements. Voilà le problème du technoflicage : quand un contrôle est contourné, la tentation est d’ajouter une nouvelle couche de contrôle pour empêcher le contournement du contrôle précédent. Je ne vais pas inventer un projet français d’interdiction des VPN. Il n’y en a pas dans ce texte. Mais croire qu’on peut généraliser la vérification d’âge sur Internet sans que se posent ensuite les questions des VPN, des adresses IP, de la localisation, des appareils et des techniques permettant de contourner le système, c’est être sacrément naïf. L’Australie est déjà confrontée à ces questions. Et puisqu’on aime tant « les spécialistes », parlons aussi de la CNIL. Elle a étudié les principales méthodes de vérification d’âge en ligne. Sa conclusion était assez frappante : aucune des solutions qu’elle avait analysées ne remplissait de manière satisfaisante les trois exigences de fiabilité, de couverture de la population et de respect de la vie privée et de la sécurité. Les systèmes reposant sur un document d’identité ? Ils peuvent être contournés en utilisant la pièce de quelqu’un d’autre, tout en nécessitant le traitement d’un justificatif officiel. L’analyse faciale ? Elle est intrusive, comporte une marge d’erreur et ouvre un autre joli dossier : la webcam. La CNIL va jusqu’à mettre en garde contre le risque de captation vidéo et de « chantage à la webcam » lorsqu’un système d’estimation de l’âge demande l’accès à la caméra. Elle estime que ces solutions doivent être certifiées, passer par un tiers de confiance et, autant que possible, effectuer l’estimation directement sur l’appareil afin de limiter les fuites de données. Donc, pour protéger les internautes d’un risque en ligne, on banalise potentiellement un nouveau réflexe : « Un site veut vérifier votre âge ? Activez votre webcam et montrez votre visage. » Niveau sensibilisation à la cybersécurité, on a connu des messages légèrement différents. Et le VPN ? La CNIL explique elle-même qu’un simple VPN permettant de se localiser dans un autre pays peut contourner certains dispositifs de vérification d’âge. Et elle rappelle dans le même temps que les VPN sont aussi des outils essentiels à la sécurité des échanges et à la protection contre le traçage. Mais surtout, elle met noir sur blanc en garde contre l’évolution vers un « monde numérique fermé », où les internautes seraient poussés vers des espaces authentifiés afin d’éviter la multiplication des contrôles d’identité ou d’attributs d’identité. Une évolution qui, selon elle, présente des risques importants pour les droits et libertés. Tiens donc. Et ce n’est pas une vieille inquiétude oubliée dans un rapport de 2022. En juin 2026, les autorités de protection des données du G7 ont rappelé qu’une utilisation indifférenciée des technologies de vérification de l’âge pouvait présenter des risques importants pour les droits et libertés individuels. Elles demandent aussi que ces systèmes ne permettent pas d’identifier, suivre, profiler ou surveiller les personnes au-delà de ce qui est nécessaire à la vérification de l’âge. Mais j’imagine que ces spécialistes-là sont moins pratiques à citer. Protéger les mineurs est un objectif légitime. Les risques liés aux réseaux sociaux sont réels. Personne n’a besoin de les nier pour constater qu’une interdiction générale peut être juridiquement disproportionnée, techniquement contournable et problématique pour la vie privée. « Protéger les enfants » n’est pas une formule magique qui transforme automatiquement n’importe quelle mesure en bonne politique publique. Pas plus que le mot « urgence » n’autorise à sauter l’étape où l’on démontre que la mesure est efficace, nécessaire, proportionnée et respectueuse des droits fondamentaux. Et la liberté n’est certainement pas une valeur « prétendue » qu’on met entre guillemets dès qu’elle devient gênante. Réussir, dans le même tweet, à mettre "liberté" entre guillemets, à demander « de quel droit ? » le Conseil constitutionnel contrôle une loi, à invoquer vaguement « les spécialistes » comme si le débat était clos, à parler de « déconnexion du réel » tout en présentant comme une évidence une méthode dont le retour d’expérience australien montre déjà de grosses limites pratiques... Oui, « on marche sur la tête ». Mais ce n’est peut-être vraiment pas le Conseil constitutionnel qui devrait nous inquiéter.
Encore une fois, le Conseil constitutionnel s’érige en contre-législateur… De quel droit ? L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans est une urgence de santé publique considérée par les spécialistes de l’enfance comme une mesure indispensable pour protéger leur capacité à se concentrer, à penser par eux-mêmes, à tisser de vraies relations humaines, mais aussi pour limiter leur exposition à des contenus violents et inappropriés. Censurer une loi urgente pour la santé mentale de nos jeunes au nom de la prétendue protection de leur « liberté », quelle déconnexion du réel ! On marche sur la tête.
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Les arts. 61, 61-1 et 62 de la Constitution chargent le Conseil constitutionnel de contrôler la conformité des lois aux droits et libertés constitutionnels. legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTE… L'inconstitutionnalité est entre autres prononcée pour violation du droit au respect de la vie privée des majeurs. conseil-constitutionnel.fr/actualites/com…
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Les violons sont de sortie. Philippot et Dupont-Aignan rivalisent d'indignation pour défendre une ancienne directrice de RT France, entre "dictature", "censure" et "atteinte à la liberté d'expression". Les réflexes des relais du narratif du Kremlin sont d'une régularité presque touchante. 👇
Xenia Fedorova, ancienne directrice de RT France, média de propagande du Kremlin interdit de diffusion dans l'UE, continue aujourd'hui de défendre le narratif du pouvoir russe sur les plateaux des médias de Vincent Bolloré. Elle est désormais visée par un arrêté d'expulsion du ministère de l'Intérieur. franceinfo.fr/economie/media…
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Xenia Fedorova, ancienne directrice de RT France, média de propagande du Kremlin interdit de diffusion dans l'UE, continue aujourd'hui de défendre le narratif du pouvoir russe sur les plateaux des médias de Vincent Bolloré. Elle est désormais visée par un arrêté d'expulsion du ministère de l'Intérieur. franceinfo.fr/economie/media…
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❌ Le Hezbollah diffuse une vidéo montrant l'effigie d'un soldat français décapité ? 😱 NON ! ❌ Il s'agit d'une fausse vidéo, celle-ci reprend les codes de deux autres vidéos déjà produites par un groupe de propagande russe, « Storm 1516 », dans lesquelles il menaçait de brûler Notre-Dame ou encore menaçait des athlètes israéliens pendant les JO, sous faux drapeau Hamas et HTS. Plusieurs éléments prouvent que ceci est une fausse vidéo : - L'accent. - La mise en scène, qui ne correspond pas au Hezbollah. - Aucun canal Telegram pro-Hezbollah n'a repris cette information. - La « menace » vise le 14 Juillet, une date / un événement important, tout comme les précédentes menaces (JO). - L'information est amplifiée par des comptes diffusant de la propagande russe. - Le Hezbollah ne s'est jamais mis en scène de cette manière, à chaque fois qu'une menace a été faite par le Hezbollah, c'était Nasrallah (leader) qui la faisait et non de simples membres.
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✅ COMMUNITY NOTE AVORTEE Compte : @AlexandreD53587 Sujet : Ukraine Raison : désinformation Relais des mensonges de Donald Trump sur le montant des aides accordées par les USA à l'Ukraine. Le compte ayant été suspendu, cette note ne deviendra sans doute jamais utile..
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