
Jeune agriculteur en polyculture élevage, vaches laitières Prim'hosltein. Tarn. #FrAgTw #Ceuxquifontlelait #leseleveursdusudouest #sodiaalcoop
Lempaut, France
Joined October 2017
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C. Sablayrolles retweeted
Tous les facteurs d'une crise agricole majeure sont en train de se conjuger.
La situation hydrique en France se détériore rapidement, au point de compromettre les semis d’automne et d’hiver. C'est indiscutable : sur 95 % du territoire, l’indice hydrique des sols atteint 0 % dans les neuf premiers centimètres (carte de droite). Les horizons superficiels sont totalement desséchés, rendant les conditions de germination et de levée particulièrement défavorables.
Et les perspectives météorologiques n'offrent guère de répit : aucune pluie véritablement efficace n'est attendue à l'échelle nationale avant le 27 septembre au plus tôt (carte de gauche).
Je ne sais pas si vous mesurez pleinement ce qui est en train de se jouer. Nous assistons à une convergence de facteurs susceptibles de provoquer une grave crise agricole et alimentaire :
➡️ L'énergie : des coûts énergétiques élevés qui fragilisent les exploitations agricoles et renchérissent les coûts de production, de transformation et de transport.
➡️ La géopolitique : des tensions internationales croissantes qui accentuent l'incertitude sur les marchés agricoles, énergétiques et alimentaires.
➡️ Le climat : cinq mois de conditions climatiques particulièrement éprouvantes, qui ont déjà lourdement affecté les récoltes de 2026. Désormais, la sécheresse se prolonge jusqu'aux semis des cultures qui seront récoltées en 2027. Nous ne parlons donc plus seulement des conséquences sur une campagne agricole, mais d'un risque de transmission des difficultés d'une année à l'autre.
➡️ El Niño : le réchauffement des eaux du Pacifique équatorial constitue un facteur de risque supplémentaire pour les productions agricoles mondiales. Selon son intensité et son évolution, il pourrait perturber les régimes de précipitations de plusieurs grandes régions productrices, avec des répercussions possibles sur les récoltes et les prix alimentaires internationaux.
J’observe les crises climatiques, je les analyse et je les documente depuis des années. Mais aujourd’hui, nous entrons dans une multicrise.
Une situation où les crises climatiques, agricoles, énergétiques et géopolitiques ne se succèdent plus, mais se superposent, interagissent et amplifient mutuellement leurs conséquences.
Le danger ne réside plus seulement dans la gravité de chaque crise prise isolément, mais dans leur accumulation et leurs effets en cascade. Et c’est précisément ce qui rend la situation actuelle particulièrement préoccupant...
C. Sablayrolles retweeted
[Appel au vote] J’ai l’immense plaisir de vous annoncer ma nomination au titre de « Personnalité engagée de l’année 2026 » dans le cadre du Grand Prix de la Marque Engagée ! Ce prix met à l’honneur des personnalités qui, par leur engagement et leurs actions, contribuent à faire bouger les lignes face aux grands enjeux de notre société.
Cette année, quatre personnalités sont en lice et c’est à vous, le public, de les départager ! La cérémonie de remise des prix se tiendra le 30 septembre à 17h30, à Paris, lors du salon Produrable.
Lien vers les votes : forms.sbc29.com/6759679edd7f…
N’hésitez pas à participer et à partager largement autour de vous ! Un immense merci pour votre soutien et pour la force que vous donnez, chaque jour, à mon engagement en faveur de l’agriculture et du climat.
Serge Zaka
Je sème les couverts végétaux... Parceque a moment donné il faut avancer sur les travaux..
#secheresse
#viedemaferme
Une page se tourne aujourd'hui.
Mon père prend sa retraite après une vie consacrée à notre exploitation familiale. Créé en 1983 par mon père et mon oncle, le GAEC devient aujourd'hui une EARL.
Fier de poursuivre cette aventure familiale, de faire vivre les valeurs transmises et
de continuer à faire évoluer notre ferme.
Bonne retraite Papa, et merci pour tout. 🌾🚜
#Agriculture #Transmission #Famille #FrAgTw
C. Sablayrolles retweeted
5 jours de travail et des millions de données analysées. Je peux enfin répondre à deux questions :
➡️Comment qualifier la sécheresse de 2026 ?
➡️Et surtout, comment les sécheresses évoluent elles en France ?
Je vous présente les résultats dans ce thread richement illustré.
1/10
Voilà. Il en manque un peu. 32ha de maïs ensilé contre 24ha une année normale pour bien remplir les silos.
#autonomiealimentaire
#canicule
#FrAgTw
Top départ pour les #ensilages de #maïs 2026. Historique par sa précocité et sûrement aussi par son faible rendement..
#viedemaferme
#canicule
#tarn
#FrAgTw
C. Sablayrolles retweeted
#Albi #Tarn⚠️ 🚨 ⚠️
Mardi matin 9h manifestion pacifique devant la préfecture pendant le réunion CSO où est décidé nos restriction…
A diffuser massivement pour être le plus nombreux possible.
#Tousensemble
C. Sablayrolles retweeted
Je considère que les réserves agricoles en eau sont nécessaires dans un contexte d'adaptation au changement climatique. Mais les canicules de 2026 m'auront aussi conforté dans une conviction que je défends depuis longtemps : on ne luttera pas contre les stress thermiques uniquement avec l'irrigation. Il faut aller beaucoup plus loin.
C'est là que se situe le véritable débat. A mon goût, la question n'est pas seulement de savoir s'il faut stocker de l'eau car ça sera inévitable. Elle est surtout de savoir dans quel projet agricole cette eau s'inscrit.
Cette image satellite (source : sentinel, centre-ouest de la France) montre deux choses :
1⃣ Les parcelles irriguées sont, bien sûr, en meilleur état que les parcelles non irriguées.
2⃣ Mais en 2026, elles souffrent malgré tout beaucoup plus qu'en 2025. L'irrigation ne compense pas les effets des chaleurs extrêmes lors de l'implantation, de la croissance ou de la reproduction des cultures. Lorsque certains seuils thermiques sont dépassés, l'eau ne suffit plus à éviter les pertes de rendement.
Cet exemple n'est malheureusement pas isolé. J'ai consulté plusieurs dizaines de situations similaires dans le Centre-Ouest, et le constat est le même.
L'irrigation n'est donc qu'une pièce du puzzle de l'agriculture de demain. Elle doit s'accompagner d'autres évolutions majeures :
1⃣ Faire évoluer les filières.
Il faudra progressivement transitionner vers des espèces et des variétés plus tolérantes à la chaleur et moins exigeantes en eau. Cela implique aussi de construire de nouvelles filières. Cette transition ne peut pas reposer uniquement sur les agriculteurs (notamment en terme économique) : industriels, distributeurs, consommateurs, recherche et pouvoirs publics doivent avancer ensemble, de manière coordonnée. On a besoin d'une vision étatique soutenue à long terme.
2⃣ Repenser les paysages agricoles.
Haies, arbres, bandes enherbées ou mosaïques paysagères permettent de ralentir le vent, de limiter l'évaporation, de favoriser l'infiltration de l'eau et de créer des microclimats plus favorables. Là encore, ces services rendus à la société devraient être rémunérés. En Suisse, par exemple, certains services écosystémiques assurés par les agriculteurs sont financés par les collectivités. Il est hors de question que ces transitions reposent uniquement sur le dos des agriculteurs.
3⃣ Restaurer les sols.
Le sol est une ressource stratégique. Toutes les pratiques qui renforcent sa structure, sa vie biologique et sa capacité à stocker l'eau (réduction du travail du sol, couverts végétaux lorsque les conditions le permettent, augmentation de la matière organique) devront être privilégiées. Mais cette transition entraîne souvent, selon les contextes pédoclimatiques, une baisse de rendement pendant plusieurs années. Ce risque économique ne peut pas être assumé par les seuls agriculteurs : il doit être partagé par l'ensemble de la chaîne alimentaire et accompagné par les politiques publiques.
4⃣ Poursuivre les progrès génétiques.
La sélection variétale devra continuer à améliorer l'efficience de l'utilisation de l'eau, la capacité des systèmes racinaires à explorer le sol, la régulation de la transpiration ainsi que la résistance des cultures aux fortes chaleurs, notamment pendant la floraison et le remplissage des grains. En revanche, je ne me prononce pas sur les nouvelles techniques génomiques : je ne maîtrise pas suffisamment ce sujet pour avoir un avis éclairé.
5⃣Repenser l'élevage.
Le lien entre élevage et cultures est essentiel au fonctionnement d'un terroir : fertilisation organique des sols, entretien des zones humides, limitation du risque d'incendie par le pâturage, maintien des paysages bocagers et de nombreux services écosystémiques.
En revanche, dans les régions où les ressources fourragères estivales deviennent de plus en plus limitées sous l'effet du changement climatique, il faudra adapter progressivement les systèmes d'élevage. Cela pourra passer, selon les territoires, par des races plus rustiques, des animaux de plus petit gabarit ou encore des espèces moins exigeantes en fourrage, comme les caprins.
En parallèle, une évolution de notre consommation est également nécessaire. Réduire les importations de viande produite dans des conditions parfois moins durables et privilégier une viande française, issue de systèmes plus résilients, constitue un levier cohérent pour limiter les émissions de gaz à effet de serre tout en soutenant notre agriculture.
En résumé, l'irrigation est une composante importante de l'adaptation, mais elle ne constitue en aucun cas une solution miracle. En agriculture, les solutions sont presque toujours multifactorielles. Miser sur un seul levier serait prendre le risque d'une maladaptation. C'est en combinant plusieurs approches que nous construirons une agriculture réellement résiliente face au changement climatique.
Top départ pour les #ensilages de #maïs
On sauve ce qui peut encore l'être.. les maïs irrigués vont attendre encore 15j..
#viedemaferme
#canicule
#FrAgTw
Petit tour dans les #maïs en sec. C'est dommage ils étaient pas trop mal 🥵🌽
Début de floraison du #maïs ensilage indice 550! On aura bientôt une date approximative du chantier d'ensilage 🌽🔥💦
#canicule #viedemaferme #FrAgTw
























