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Artiste-hédoniste de pop/rock/folk chanté en français Breton ascendant Toulousain Youtube, Deezer, Spotify, Site, etc : https://xitter.cf/t.co/zmKivBBeT1

Paris, Toulouse, France
Joined December 2015
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Pour bien commencer la journée, je partage avec vous la beauté de la Basilique Notre-Dame de Fourvière (Lyon 🇫🇷).
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Dans les témoignages recueillis sur place, les mêmes difficultés reviennent : ne plus arriver à boucler les fins de mois, se retrouver très vite à découvert, ne plus pouvoir se nourrir correctement. À ces difficultés matérielles s’ajoutent l’incompréhension et le sentiment d’être dépassé par ce qui se passe. #Manifestation #VieChère #31Octobre #Lycéens
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Dans un café, un homme aborde une jeune femme : - Puis-je vous offrir un verre ? - Si vous étiez plus beau, j’aurais accepté. - Si j’étais plus beau, ce n'est pas vous que j’aurais invitée.
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Supprimer les réseaux sociaux, mais supprimer quoi au juste ?
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C'est un mensonge. Le contrôle continu, c'est le gonflement des notes. Un système qui produit technocratiquement les résultats qui l'arrangent. #Gefffray #Blanquer #Lyceens "Le contrôle continu s'est traduit objectivement par l'amélioration des résultats des élèves au baccalauréat, mais il peut aussi renforcer le stress", affirme @EdouardGeffray share.google/02bWBjgfALzoTNP…
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Ce chantage de Bruxelles sur nos EPR2 est insupportable : on t'autorise à les financer si tu nous laisses tuer leur rentabilité en t'innondant d'électricité intermittente allemande et espagnole. Vivement que l'UE implose qu'on arrête ces inepties lalettre.fr/fr/entreprises_e…
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Qui l’avait dit dans le petit monde des médias ? Nous étions quelques-uns à l’avoir expliqué par le menu, comme pour les GJ, le Covid, la réforme des retraites, l’Ukraine, Gaza. En retour, nous avons eu les défakateurs animés par le pouvoir (bénéficiant de détournements de fonds pour vivre), qui nous ont diffamés, jusqu’à ce que le réel les rattrape tous.
Interdictions de manifester, couvre-feux, élargissement des compétences de Pharos pour surveiller internet et - bientôt ? - blocage des réseaux sociaux. Pour débrancher la mobilisation, l’exécutif ne résiste pas à la tentation de museler TikTok et d’autres plateformes utilisées par les jeunes. Les garde-fous sautent les uns après les autres... l.lecanardenchaine.fr/xq
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Tous les jours 5 minutes sur la réforme #Blanquer en particulier et l'éducation nationale en général. 10 ème jour Réponse aux annonces #Geffray - Lecornu pour éteindre le feu. Nous voulons des assises nationales de l'éducation avec les professionnels. Tout reprendre dans le sens du système public d'éducation. #Lyceens #31octobre2026 #blocusuniversités #MacronLeFaux
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Rappelons qu’Alain Juppé, alors adjoint au maire de Paris chargé des finances, avait signé de sa main une baisse de loyer pour son fils, qui comme lui bénéficiait d’un somptueux appartement du parc privé de la Ville de Paris à loyer déjà (très) réduit. Sa signature et sa parole ne valent : RIEN. Rappelons aussi que les deux personnages indélicats, qui sont censés dire le droit dans la plus haute instance de la République, ne sont pas juristes et ont bénéficié de classement sans suite, prescription et non-lieu (Ferrand dans son affaire des Mutuelles de Bretagne, Juppé dans l’affaire susvisée).
Hier, Alain Juppé a suivi Richard Ferrand. C’est simple : pour les juges, il est interdit de réviser la Constitution par référendum. Plus que jamais, l’Etat de droit est en train de détruire la démocratie. En violant, au passage, la souveraineté populaire. @Cercle_Aristote
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Nous avons annoncé notre volonté de mener à bien un coup d'État légal. Les modalités sont simples: mettre en oeuvre une réforme de la constitution par référendum au titre de l'article 11. Nous proposons par ce biais, dès l'élection présidentielle passée, de faire adopter le RIC, les mandats impératifs et révocatoires, l'expropriation des médias oligarchiques et la décision de demeurer au sein des institutions européennes et l'OTAN par ce biais ; ainsi que la convocation d'une assemblée constituante. De Gaulle et tout juriste sérieux ont vu en cet article le moyen naturel de laisser au peuple le contrôle son destin, et en particulier le choix de l'organisation de ses institutions, consacrant le principe d'ultima ratio populi. Or, les membres du Conseil constitutionnel, en dehors de tout cadre juridictionnel, et donc en dehors de leur compétence, viennent à l'unanimité de déclarer qu'ils s'opposeraient à ce que des réformes constitutionnelles soient adoptées par ce biais. Ils suivent en cela Richard Ferrand, dont l'élection à la Présidence de cette institution a été permise par le Parlement, et en particulier par le RN, dans le cadre des négociations relatives à la prochaine présidentielle. De sorte qu'un contre-coup d'Etat légal, mené par des personnes qui n'ont de légitimité que celle que leurs ont offerts nos dirigeants actuels, vient d'être annoncé. Il est en effet impossible en réalité de passer une quelconque réforme d'ampleur par l'article 89 de la Constitution, qui soumet au Sénat et à l'assemblée toute réforme, et donc à des négociations interminables avec la république des Partis. Cela pose la question des mesures qu'il faudra prendre à leur égard, une fois au pouvoir, pour rétablir la souveraineté populaire. Et cette question se posera à toute force politique qui souhaite réellement permettre au peuple français de retrouver sa souveraineté. Résistez. Luttez. Venez. ruches.org
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À l'Assemblée, un député lance à Clemenceau : - Moi, je suis comme saint Thomas, je ne crois que ce que je vois. - Et saint Thomas, l'avez-vous vu ?
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Un château que j'aime tout particulièrement : Le château de Saumur. Allez le visiter, ça vaut le détour !
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Comment l'Allemagne et l'UE mettent EDF, notre État et le nucléaire français à genoux. Clair et précis. ⬇️ ⬇️ ⬇️
🔴 Il y a quatre jours, Bruxelles s'inquiétait du poids d'EDF sur le marché si elle construisait seule les six EPR2. On sait maintenant ce que la Commission réclame en échange de son feu vert. Selon La Lettre, Bruxelles conditionne l'approbation du financement public des six réacteurs à des concessions sur l'organisation du marché électrique français. Deux demandes sont au cœur des négociations : davantage d'interconnexions entre la France et ses voisins, et des garanties permettant à des acteurs tiers d'accéder à une partie de la production des futurs réacteurs. EDF et l'État défendent une position commune et veulent conclure avant la fin de l'année. Le second point est décisif. La question n'est plus seulement de savoir si la France peut construire de nouveaux réacteurs, mais qui vendra l'électricité qu'ils produiront, et à quelles conditions. La France connaît déjà ce scénario. De 2011 à 2025, l'ARENH a obligé EDF à céder jusqu'à 100 TWh de sa production nucléaire par an à ses concurrents, à 42 €/MWh, un prix resté figé pendant plus de dix ans. Comparons maintenant les calendriers. Juillet 2026 : l'Allemagne vote une loi pour financer 12 GW de nouvelles centrales, surtout au gaz. 2 septembre : Bruxelles approuve jusqu'à 35 milliards d'euros d'aides. Novembre 2025 : la France notifie le financement de six EPR2. Mars 2026 : la Commission ouvre une enquête approfondie. Octobre 2026 : toujours aucune décision, mais une liste de conditions. Moins de deux mois pour des centrales au gaz. Onze mois, et ce n'est pas fini, pour des réacteurs nucléaires. En mars, Ursula von der Leyen reconnaissait pourtant que l'Europe avait commis une « erreur stratégique » en tournant le dos au nucléaire. EDF doit prendre sa décision finale d'investissement fin 2026. L'enquête européenne se trouve sur le chemin critique du projet.
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Usus, fructus, abusus : petite leçon de liberté et de droit à l’usage des Français (et à monsieur Melenchon). Aujourd’hui, je voudrais vous parler de trois mots latins. -Premier mot : l’usus. C’est le droit d’utiliser la chose. J’habite ma maison, je conduis ma voiture, je lis mon livre. -Deuxième mot : le fructus. C’est le droit d’en percevoir les fruits. Je loue ma maison et j’encaisse le loyer, mon champ produit du blé et le blé est à moi. C’est le fructus qui transforme un bien en capital, c’est-à-dire en revenu futur. -Troisième mot : l’abusus. Et c’est là que tout se joue. L’abusus, c’est le droit de disposer de la chose : la vendre, la donner, la transmettre à mes enfants, et même la détruire si cela me chante. Celui qui a l’usus et le fructus mais pas l’abusus n’est pas propriétaire. C’est un locataire de luxe. Retenez bien ceci : l’abusus, c’est la liberté. D’où vient cette idée ? Pas seulement de Rome. Et il y a eu ce moment extraordinaire, au début du XIVe siècle, où les franciscains, voulant vivre dans la pauvreté absolue, prétendaient n’avoir que l’usage des choses, sans jamais en être propriétaires. Le pape Jean XXII leur a répondu, en substance : impossible. Quand vous mangez votre pain, vous en disposez, donc vous en êtes propriétaire. L’usage sans la propriété est une fiction. Voilà une leçon d’économie que bien des ministres des Finances feraient bien de méditer. Pourquoi est-ce fondamental ? Parce qu’à partir du moment où ma propriété est un droit qui m’appartient et non une concession du souverain, le roi ne peut plus prendre ce qui est à moi. Tout le reste en découle : l’épargne, l’investissement, l’État de droit, et finalement la prospérité de l’Occident. On vous parle souvent de Locke qui l’a écrit; notre Code civil l’a gravé dans son article 544, et Bastiat a passé sa vie à le défendre contre ce qu’il appelait la spoliation légale. et Attention : la propriété n’est pas le capitalisme ce que monsieur Mélenchon a du mal a appréhender. Et maintenant, je voudrais tordre le cou à une confusion que l’on entend partout, à gauche comme à droite. On vous explique que "défendre la propriété, c’est défendre le capitalisme". C’est faux. Le droit de propriété existait bien avant que quiconque parle de capitalisme. Le paysan du XIIe siècle qui transmettait son champ à son fils, le moine qui défendait les biens de son abbaye contre le seigneur du coin n’avaient jamais entendu parler du "capitalisme". La propriété n’est pas un système économique : c’est un droit de la personne, une frontière entre ce qui est à moi et ce qui appartient au pouvoir. Elle relève de la morale et du droit, pas de l’économie. Le capitalisme, lui, n’est qu’une des choses que des hommes libres font avec leur propriété, quelque part la capitalisme est un outil, c'est un marteau, une clé de 12 : ils épargnent, ils investissent, ils prennent des risques. Mais il peut tout aussi bien se retourner contre elle. Regardez ce qui se passe aujourd’hui : quand vous achetez un jeu vidéo, un film ou un logiciel, vous ne possédez plus rien, vous louez un droit d’usage que l’éditeur peut vous retirer quand il veut. L’usus sans l’abusus, exactement ce que Jean XXII jugeait impossible ! Défendre la propriété, ce n’est donc pas défendre les grandes entreprises. C’est défendre l’individu, contre le prince d’hier comme contre l’État et les géants d’aujourd’hui. Un mot pour Monsieur Mélenchon. Et c’est là que je voudrais m’adresser amicalement à Monsieur Mélenchon, qui fait toute sa carrière politique sur cette confusion. Il croit combattre le capitalisme quand il s’attaque à la propriété. Il propose de comptabiliser l’ensemble des dons et héritages reçus tout au long de la vie et de créer un héritage maximal de 12 millions d’euros, et pour 2027 il va plus loin : limiter à 5 le nombre de biens transmissibles par héritage, au-delà duquel les biens seraient réquisitionnés par l’État puis redistribués entre le logement social et l’accession à la propriété. (Au nom de quoi? Mais autre sujet) Regardez bien ce que cela veut dire : vous garderiez l’usus et le fructus de votre vivant, mais l’abusus, le droit de transmettre, appartiendrait à l’État. Exactement le monde des éditeurs de jeux vidéo, avec Bercy à la place d’Ubisoft ! Monsieur Mélenchon ne s’attaque pas aux multinationales, qui se moquent bien des droits de succession puisqu’elles ne meurent jamais. Il s’attaque au paysan, à l’artisan, à la famille qui a mis trois générations à constituer un patrimoine. Ce n’est pas le capitalisme qu’il combat, c’est la liberté du petit propriétaire, celle-là même que les canonistes défendaient contre les princes il y a huit siècles. Le seigneur féodal aussi trouvait que les paysans possédaient trop.
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Le baccalauréat n'a plus aucune valeur. Je répète : le baccalauréat n'a plus aucune valeur. C'est devenu un certificat de scolarité. Il manque des places à l'Université c'est un fait mais trois questions subsistent : 1) Pour y faire quoi ? Sur 150 étudiants inscrits en L1 de philosophie, combien valideront une licence de philosophie - en sachant que cette licence ne garantit aucun travail. Je me souviens déjà en 1999 de la réponse qui a été faite à un ami qui avait un DEA de philosophie et qui pointait à l'ANPE. "Avez-vous d'autres compétences" ? "Je parle couramment l'italien." Réponse : "ça je le note, c'est utile." 2) Faire des études supérieures devrait être un droit pour tous à partir du moment où vous obtenez le diplôme pour y accéder. Un droit qui n'a pas être limité par un manque de moyen. C'est le sens du baccalauréat. Sur le papier. Sauf que ce diplôme n'a plus de valeur certifiante. C'est devenu un vaste simulacre. Encore plus après la réforme #Blanquer. Sans compter que faire des études supérieures à l'Université demande une détermination sans faille. Tout le monde ne veut pas passer des années sur les bancs d'une Université sans aucune certitude pour son avenir dans des conditions économiques souvent difficiles. Une minorité des élèves que nous envoyons dans le supérieur a les moyens de suivre un cursus à l'Université. Ce n'est pas eux qu'il faut incriminer mais une formation générale qui ne tient pas debout. Mal pensée, mal structurée, avec des moyens réels en berne, des professeurs démotivés, mal payés, dans un non sens administratif de plus en plus patent. Une formation au rabais qui a progressivement perdu ses exigences de formation. Faute de moyens, aussi. De moyens aux bons endroits. Oui l'école #Blanquer est une calamité car elle a détruit de la qualité pour le plus grand nombre et a renforcé les inégalités en favorisant l'agilité et la connaissance d'un système de sélection largement opaque. Le contrôle continu a été en partie voulu par les élèves et les parents. Je m'y suis toujours opposé. Sauf qu'il a été mis en place parce que le baccalauréat n'avait déjà plus aucun sens dans un système où la qualité et la sens de ce qui est transmis ne sont plus pensés. 3) Reste les universités publiques. C'est un massacre. Elles tiennent avec des vacataires très mal payés - à la limite du bénévolat. Elles doivent gérer l'ingérable avec des moyens en baisse. Des formations sont fermées. C'est intenable. Là encore, tout doit être pensé dans le sens de la qualité. La formation des futurs professeurs est catastrophique. Qui en parle ? Tout centrer sur #Parcoursup en mettant en avant le tri social est une entourloupe séduisante mais qui se heurte au mur de la réalité. #Parcoursup #Blanquer #Geffray #lyceens #blocusuniversites
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Et la grève générale, cher @FrancoisBoulo, ça se prépare avec des caisses de grève (entre autres) et une véritable stratégie sur le long terme. Cela fait bien longtemps que le syndicalisme de contrition sans stratégie ne s'occupe plus de ces quelques détails bassement matérialistes. #5novembre #24octobre #31octobre
Une marée humaine, mais le pouvoir n’écoutera rien. Vous voulez vraiment faire plier Macron ? Il faut préparer la grève générale à compter du 5 novembre. #GreveGenerale #5novembre
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Ce n’est pas un hasard si la révolte des jeunes se passe d’abord en France, qui est depuis longtemps un des pays les plus fertiles d’Europe et un des plus gérontocratiques… et au lieu d’être remerciée par l’UE pour son investissement dans l’avenir la France se fait gronder pour ses déficits par une UE qui a abandonné l’idée de faire des enfants et réclame 4 millions de migrants par an, et doit comprimer son budget d’éducation qui est composé à 30% de retraites et au total 5 fois inférieur au budget des retraites!
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Quand j'ai déménagé au Japon il y a une vingtaine d'années, la première chose qui m'a marqué, c'est que tout était japonais. Les téléphones portables étaient Sony, Sharp ou Panasonic. Les téléviseurs étaient Toshiba. Les voitures étaient Honda et Toyota. Les trains étaient Hitachi et Kawasaki. Les escaliers mécaniques, les climatisations et les ascenseurs étaient Mitsubishi. Toute l'infrastructure matérielle du pays semblait construite sur place. Un ami marocain m'a dit qu'il avait eu la même sensation en venant en France pour la première fois il y a fort longtemps. Des voitures françaises, des trains français, des ascenseurs français. Les téléviseurs étaient Thomson, les ordinateurs de l'administration étaient Bull. Il y avait même des téléphones portables Alcatel et Sagem. (J'en avais un, c'était pas ouf, et pas le sommet de la classe comparé au Nokia 3310, mais ça existait. Sagem vendait plus de mobiles en France que Nokia en 2004.) En venant du Maroc, tout cela semblait très impressionnant et nouveau. Nvidia produisait ses puces en France La toute première, en 1995, puis la RIVA 128 de 1997 qui a sauvé la boîte de la faillite : les deux sont sorties des usines de SGS-Thomson, l'ancêtre de STMicroelectronics. Nvidia était alors une start-up d'une centaine de personnes qui cherchait quelqu'un pour graver ses puces, et c'est chez nous qu'elle l'a trouvé. L'année suivante elle a pris TSMC en second fournisseur, puis l'a gardé seul. Nvidia vaut aujourd'hui deux fois l'ensemble du CAC 40. 20 ans plus tard notre environnement matériel et donc industriel est de moins en moins français. Thomson a cédé ses téléviseurs au chinois TCL en 2004, Alcatel ses mobiles la même année, Sagem a disparu des rayons en 2008. Nous avons aussi lâché la course aux puces : l'alliance Crolles 2, qui devait faire de l'Isère la pointe européenne de la gravure, est morte fin 2007 quand Philips et Motorola s'en sont retirés, et ST-Ericsson, dernière tentative européenne de fabriquer des processeurs de smartphone, a fermé en 2013 avec près de trois milliards d'euros de pertes. Les puces qui entraînent aujourd'hui les modèles d'IA sortent presque toutes de Taïwan. Même histoire en robotique. Nao, le petit humanoïde conçu à Paris par Aldebaran, est devenu le robot officiel de la RoboCup, la coupe du monde des robots. Aldebaran a été vendu au japonais SoftBank en 2012, revendu à un groupe allemand en 2022, placé en redressement judiciaire en 2025. Les robots industriels de Renault, eux, étaient déjà passés sous pavillon italien à la fin des années 1990. Cela ne fait pas mal par patriotisme blessé, pas même par ses conséquences sur la prospérité et l'emploi, peut-être même pas comme rappel constant des choix désastreux faits en conscience par une élite politico-industrielle sans vision. Cela fait mal car alors que nous entrons dans un nouveau monde de tensions géopolitiques, notre capacité à maîtriser notre propre infrastructure industrielle est la seule garante de notre liberté. Ce n'est plus théorique. Les Chinois menacent de couper les accès aux terres rares si nous ne laissons pas leurs produits finir d'achever notre industrie. Les Américains coupent les accès aux modèles IA les plus avancés quand ils craignent qu'ils puissent être trop puissants pour en laisser l'usage à leurs vassaux. Nous sommes entrés dans le XXIe siècle et ses tensions en bazardant progressivement tout ce qui garantissait notre liberté et notre prospérité, sur l'autel de croyances absurdes. L'idée que la production intellectuelle était supérieure à la production matérielle. L'idée que la mondialisation garantie par l'US Navy serait là pour toujours. Ces croyances absurdes n'ont pas encore disparu. L'idée simple et évidente que la France ne restera un pays riche et libre ce siècle que si elle triple son parc nucléaire et transforme son énergie abondante et bon marché en centres de calcul et en industries robotiques paraît encore, pour une grande partie de l'élite, incongrue ou blasphématoire. Le parallèle a souvent été fait, mais il faut le répéter inlassablement : nous sommes la Chine des Qing qui refuse la machine à vapeur, nous sommes l'Empire ottoman des oulémas qui interdit l'imprimerie. Nous sommes une vieille civilisation qui refuse d'acter sa décadence et les actions indispensables pour retrouver son rang. Il est tard, mais pas trop tard.
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Je rappelle que @BinetSophie qui appelle à la grève générale le 5 novembre ne fait pas grève. Elle est payée. Les syndicats ne devraient réfléchir qu'à une chose : les caisses de grève et la stratégie de grève. Quels secteurs ? Comment ? L'argent est le nerf de la grève. #5novembre2026 #24octobre2026 #Binet
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