Auteur de Retraites : un blocage français (Plon)

Paris
Joined July 2011
📖Je suis très heureux de vous annoncer la publication de mon livre Retraites : un blocage français, édité chez @EditionsPlon, qui sera disponible demain dans toutes les bonnes librairies (et plateformes) ! Blocage, chacun peut l’observer ces dernières heures, mais ils se sont en réalité succédés depuis une trentaine d’années, nourrissant un psychodrame permanent dans le pays, et un supplice chinois pour les Français. Je tente de l’expliquer dans cet ouvrage et de dessiner une perspective pour sortir de l’impasse, et renouer la confiance dans notre système⤵️
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Rejeter par principe tout effort des retraités, même ciblé, même proportionné, ce serait un coup de poignard contre la jeunesse. Mais ce serait aussi se moquer des retraités : les démagogues qui leur mentent aussi sur le reste des économies, et envoient notre pays dans le mur. On l’a vu ailleurs : cela finit toujours par des mesures socialement catastrophiques. Nous pouvons encore l’éviter.
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Promesse de transparence tenue ! Et en 2027 c’est bien hors pensions que le budget de l’éducation connaîtra la hausse la plus importante de tous les ministères civils : priorité absolue.
Opération de transparence sur le budget de l’État. Nous allons clarifier, ministère par ministère, les dépenses qui relèvent du fonctionnement du service public actuel et celles qui relèvent en fait des retraites.
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Bravo à @sc_cath et @Beaufretjpascal qui ont œuvré sans relâche pour faire la lumière sur le rôle primordial des contributions d’équilibre au système par répartition dans la dérive du budget de l’Etat, et à @Amiel_David_ (et @WeilEric!) pour cet exercice de transparence, enfin.
C'est HISTORIQUE: Bercy publie pour la 1ère fois le poids réel des pensions dans le budget de chaque ministère. Attention, ça pique: 32% du budget de l’Éducation nationale et 30% du budget de l'Intérieur part en réalité dans... les retraites Tous les ministères sont concernés⤵️
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Ce travail salutaire réalisé par @Amiel_David_ et ses équipes, montre (pour ceux qui en doutaient encore) que la retraite est le problème économique #1 de notre pays. Toute l'efficacité de notre sphère publique est plombée par cette dépense stratosphérique.
Replying to @MxSba
C'est donc plus de 11% du budget de l’État central, soit presque 50 milliards d'euros annuels, qui est consacré au financement des retraites sans être comptabilisé comme une dépense de retraite. Vertigineux. Bravo à @Amiel_David_ et ses équipes pour cette transparence inédite.
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Une belle avancée pour la transparence du budget de l'Etat, sous l'impulsion de @Amiel_David_ Merci à la direction du budget et à @WeilEric
C'est HISTORIQUE: Bercy publie pour la 1ère fois le poids réel des pensions dans le budget de chaque ministère. Attention, ça pique: 32% du budget de l’Éducation nationale et 30% du budget de l'Intérieur part en réalité dans... les retraites Tous les ministères sont concernés⤵️
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C'est HISTORIQUE: Bercy publie pour la 1ère fois le poids réel des pensions dans le budget de chaque ministère. Attention, ça pique: 32% du budget de l’Éducation nationale et 30% du budget de l'Intérieur part en réalité dans... les retraites Tous les ministères sont concernés⤵️
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🗨️ "Une lâcheté collective" ➡️ @Amiel_David_, ministre de l’Action et des Comptes publics, critique les partis politiques qui votent à l’Assemblée nationale pour protéger les retraités dans #LeGrandJury @publicsenat - Ouest-France - @m6info
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Quelle hypocrisie collective cette semaine ! Prétendre soutenir la jeunesse sur les plateaux de télévision ou dans les manifestations tout en supprimant au Parlement les économies qui visent à réduire leur dette et à financer leur avenir, en premier lieu les mesures portant sur les retraites, c’est d'un cynisme honteux. C'est le même système qui se reproduit depuis cinquante ans, puisque 80% de la dépense publique depuis est d'abord allé vers les retraites et la santé. Et c'est cela qu'il faut rééquilibrer.
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Une part de l'argent des écoles ne va pas à l'école d'aujourd'hui. Le Ministre du Budget lève le voile sur l'école. @Amiel_David_ dit où il part, et coupe court à une idée reçue sur les fonctionnaires. 1 heure d'entretien avec le ministre vous attend sur notre chaîne YouTube
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Retraites des fonctionnaires : la fin du grand maquillage des comptes publics Par @GeWoessner l.lepoint.fr/Sp8
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Précieuse note du @StrategiePlan sur les enjeux de la transition démographique en cours en France. Elle a le mérite de fixer des repères certes connus des spécialistes mais utiles pour éclairer le débat public : ➡️ En 2025, pour la première fois depuis 1945, le nombre de naissances a été inférieur en France au nombre de décès. Seul le solde migratoire positif permet à notre pays de continuer à croître en population. D’autres pays européens comme l’Italie voient leur population baisser depuis plusieurs années. ➡️ La dénatalité est un phénomène européen qui fragilise nos modèles sociaux. L’indicateur conjoncturel de fécondité est passé en France de 2,0 en 2014 à 1,56 en 2025 : il converge vers la moyenne européenne (1,38). D’ailleurs, plus de la moitié des pays dans le monde se situent désormais sous le seuil de remplacement des générations. En toute hypothèse, le nombre d’enfants reste inférieur au désir d’enfant (2,3 chez les jeunes générations). Parmi les multiples causes : niveau et stabilité des revenus, coût du logement, qualité de l’emploi, mais aussi confiance dans l’avenir. Les projections du Conseil d’orientation des retraites montrent que le déséquilibre entre montant des pensions et ressources pour les financer, à modèle constant, ne fera que s’accroître (1,4 point de PIB d’écart à horizon 2070 dans le scénario de référence). ➡️ Historiquement, certaines politiques natalistes peuvent s’accompagner de contraintes sur les droits sexuels et reproductifs des femmes. Au-delà de la réprobation morale et politique, la littérature académique montre également que les restrictions légales aux droits reproductifs (IVG, contraception, etc.) se traduisent par un report vers des avortements non sécurisés, une dégradation de la santé des femmes, ainsi que des effets négatifs sur leur éducation et leur participation au marché de l'emploi. Les pays européens où l'accès à l'IVG est le plus restreint (Malte et la Pologne) comptent aussi parmi les indices de fécondité les plus faibles. Dans une démocratie libérale, la politique familiale doit donc redonner une liberté de choix aux individus, en allégeant les contraintes économiques, professionnelles ou sociales qui pèsent sur la décision d’avoir des enfants, sans imposer de normes coercitives. Idéalement, le nombre d'enfants devrait converger vers le désir d'enfants. ➡️ La France dépense plus que ses voisins pour la politique familiale et majoritairement via des transferts monétaires. La politique familiale stricto sensu (maternité, parentalité, garde d'enfant) représente un effort budgétaire de 45 milliards d'euros par an. Il s'élève à 60 milliards si l'on y ajoute le quotient familial pour le calcul de l'impôt sur le revenu. 70 % de cet effort opère par transferts monétaires pour soutenir la maternité et le revenu des familles (allocations et allègements fiscaux), tandis que seulement 30 % financent des services aux familles (garde d'enfant). ➡️ Pourtant, les transferts monétaires en faveur des familles ont peu d'impact sur la natalité. Selon la littérature académique, les prestations permanentes comme les allocations familiales ont un effet positif mais modeste sur le nombre d'enfants [Laroque et Salanié, 2014 ; Gauthier, 2017], tandis que les prestations temporaires (ex. baby bonus) entraînent surtout un effet d'anticipation mais pas d'effet permanent sur la natalité [Milligan, 2005]. Il en va de même pour les incitations fiscales [Landais, 2004]. Ce ne sont donc pas les transferts monétaires qui permettent d'inverser les tendances démographiques. L'exemple hongrois le montre, dont l'indice de fécondité reste dans la moyenne européenne (1,38), malgré un effort budgétaire 2x à 3x supérieur (selon le périmètre retenu). Ces transferts peuvent en revanche soutenir les revenus des familles et réduire en particulier la pauvreté. ➡️ Une voie plus prometteuse consiste à garantir des congés de naissance courts, partagés et bien indemnisés, ainsi qu'une offre de garde abondante et adaptée. Augmenter l'indemnisation des congés parentaux augmente le nombre d'enfants au sein des foyers plus aisés [Raute, 2019], tandis que des congés trop longs pèsent durablement sur la trajectoire professionnelle des mères [Kleven, Langais et Søgaard, 2019]. Fixer des droits non transférables entre parents ("use it or lose it") et accroître les congés paternité renforcent en outre l'implication des pères dans l'éducation des enfants et réduisent le coût d'opportunité d'un enfant supplémentaire pour les mères. Certaines études montrent qu'une augmentation de l’offre publique de garde peut accroître la probabilité d’une naissance supplémentaire, surtout quand l’accès est initialement limité [Bauernschuster, Hener et Rainer, 2016]. ➡️ C'est donc en combinant congés parentaux et accueil du jeune enfant que des résultats plus durables peuvent être obtenus sur le nombre d'enfants. Or les modes de garde formels en France (crèches, assistants maternels) ne couvrent que 57 % des enfants de moins de 3 ans (même si c'est 20 points de plus qu'en moyenne européenne). Avec un fort gradient social : 4 familles sur 5 vivant sous le seuil de pauvreté gardent elles-mêmes leur enfant à la maison. Et un enjeu RH majeur : les métiers de la petite enfance vont être confrontés à une vague de départs en retraite dans les prochaines années compte tenu de leur pyramide des âges (un tiers de départs d'ici 5 ans). A noter enfin que la note n'aborde pas les politiques du logement mais aussi la question de l'isolement soulignée par @Damon_Julien, qui montre que la baisse de la natalité est aussi corrélée à une baisse du nombre de personnes en couple.
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Exemple concret: un actif en emploi ayant un niveau de vie très modeste contribue une part plus importante de son revenu disponible au financement de l’assurance maladie qu’un retraité très aisé. Alors que le second a un niveau de vie plus de trois fois supérieur. À niveau de vie comparable, les actifs contribuent le double.
Même les catégories populaires d’actifs ne profitent pas de la redistribution. Quand aux CSP+ et aux classes moyennes, ils sont les grands perdants d’un modèle quasi unique au monde dans l’ampleur de l’inéquité générationnelle qu’il instaure. C’est une pure folie de le perpétuer.
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🧐J'ai lu avec intérêt le livre d'Hippolyte d'Albis qui tâche de démonter l'idée d'une génération de baby-boomers privilégiée au détriment des jeunes d'aujourd'hui. Derrière un constat intéressant sur l'évolution du niveau de vie, l'auteur fait l'impasse sur d'autres réalités pourtant majeures : accès à la propriété, travail qui ne paye plus, poids des dépenses de protection sociale sur les actuels actifs, iniquité intergénérationnelle.... Un petit fil 🧵⤵️
L'économiste Hyppolyte d’Albis publie Economie des âges de la vie, pour en finir avec la guerre des générations, chez Odile Jacob, au titre évocateur. Il s’oppose à l’idée que les retraités seraient favorisés, statistiques à l’appui. lopinion.fr/economie/hippoly… @lopinion_fr
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10/ Ce serait d'autant plus juste que les actuels retraités ont tiré les fruits du système par répartition à une époque où ils étaient bien plus nombreux à cotiser pour moins de retraités.
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