Antonio Pinto (@Toze) header
Antonio Pinto (@Toze) profile picture

Entrepreneur, working on AI agents @onboxmail. Cofounder @bellmanFR & TV Time / @bingersapp

Paris
Joined November 2007
Photo by Antonio Pinto (@Toze)Photo by Antonio Pinto (@Toze)Photo by Antonio Pinto (@Toze)Photo by Antonio Pinto (@Toze)Photo by Antonio Pinto (@Toze)Photo by Antonio Pinto (@Toze)Photo by Antonio Pinto (@Toze)Photo by Antonio Pinto (@Toze)Photo by Antonio Pinto (@Toze)
Antonio Pinto retweeted
Émeutes : il est peut-être temps de dire ce qui doit être dit, et fait Les saccages et les pillages auxquels nous avons assisté ces deux derniers jours sont pour l'essentiel le fait d'une fraction de la jeunesse qui vit en marge de notre société et semble devenue hermétique à toute forme d'enseignement et d'instruction. J'ai été confronté à ce type de jeunes en enseignant dans des lycées professionnels et dans un collège. Il s'agissait principalement de garçons, souvent issus de familles originaires du continent africain. Je n'ai aucune raison de dissimuler ce que j'ai personnellement observé au nom du politiquement correct. Les vidéos que les émeutiers diffusent eux-mêmes sont d'ailleurs transparentes sur les participants. Mais si le constat est une chose, les conclusions qu'on en tire peuvent varier. Mais dans tous les cas, ce serait une erreur de confondre ces individus avec les populations dont ils sont issus. Jusqu'à présent, trois attitudes politiques ont dominé face à cette réalité, qui s'est manifestée à plusieurs reprises lors d'explosions de violence dans les « banlieues », ou les « quartiers », comme aiment à les désigner les journalistes. • À gauche et à l'extrême gauche, une forme de complicité implicite avec cette petite criminalité. Comme je l'ai écrit précédemment, l'attitude la plus scandaleuse est celle de Mélenchon et de ses alliés, qui cherchent à faire de ce nouveau « lumpenproletariat » un instrument de déstabilisation de la société, avec l'espoir de provoquer une forme de coup d'Etat présenté comme une insurrection populaire. La gauche molle est moins machiavélique : elle se contente d'expliquer qu'« on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs », autrement dit que toute révolution comporte son lot de débordements. On excuse, on relativise, on cherche à tolérer des comportements intolérables. Et on se contente de condamnations de façade, tout en se frottant les mains loin des caméras, car on sait que les élections ne sont pas loin. • Au centre, on baisse son pantalon, comme savent si bien le faire les centristes de tous poils. On publie des communiqués de protestation bien écrits, bien léchés, on prononce des discours convenus sur La République et ses valeurs, et l'on intervient à la télévision à 20h, comme Macron hier soir, afin de parler pour ne rien dire. Surtout, on se garde de prendre les décisions qui s'imposent. • À l'extrême droite, on parle d'arrêter l'immigration, voire de « remigration », comme si l'on allait expulser des gamins nés en France et donc français. On montre du doigt des catégories entières de Français dont l'écrasante majorité tente simplement de mener une vie paisible, et y parvient généralement. En définitive, on joue la partition de Mélenchon, mais à l'envers : on enferme des populations entières dans une identité collective et on nourrit les antagonismes dont chacun espère tirer profit. A mon avis, la cause profonde de ces évènements est le refus de notre société de redonner à un mot sa véritable valeur : la discipline. Parmi les jeunes qui se sont déchaînés après l'affaire Nahel, comme parmi ceux qui ont participé aux violences de ces derniers jours, je reconnais des comportements auxquels j'ai été directement confronté dans les établissements où j'ai enseigné. Ceux qui refusent de suivre les cours, qui perturbent systématiquement les classes, qui contestent toute autorité. J'ai déjà raconté mes expériences dans des classes où l'on rencontrait de tels profils. Non seulement ces jeunes compromettent leur propre avenir, mais ils empêchent les autres d'apprendre. On oublie trop souvent que l'indiscipline n'est pas seulement une affaire entre l'élève rétif et l'enseignant. Elle fait d'autres victimes : les autres élèves, qui sont là pour apprendre, et dont leurs chances sont compromises par une poignée d'imbéciles. Et ces victimes sont précisément les enfants des familles les plus modestes, celles qui ne disposent d'aucune solution de rechange. En tolérant l'indiscipline, notre société ne fait pas preuve de bienveillance : elle organise l'injustice sociale. Pourquoi ces jeunes agissent-ils ainsi ? Parce qu'on les a continuellement laissés faire. Parce qu'ils ont appris, en général dès l'enfance, que la transgression n'entraînait aucune conséquence sérieuse. Parce qu'ils se sont habitués à la faiblesse de nos institutions et à la lâcheté de gouvernants successifs, incapables de faire respecter les règles qu'ils affirment défendre. La discipline n'est pas le contraire de l'éducation, elle en est l'une des conditions. Sans discipline, il n'y a ni apprentissage, ni respect des autres, ni possibilité de s'intégrer dans une vie sociale. Or depuis mai 68, l'idée de discipline est devenue tabou : un mot sale dont les défenseurs sont traités de fascistes. Notre société ne cesse de confondre autorité et autoritarisme. L'autorité consiste à fixer des règles, à les expliquer et à les faire respecter. L'autoritarisme consiste à imposer arbitrairement sa volonté. Notre société, pour éviter le second, a renoncé à la première. Un jeune a besoin de règles claires, de conséquences prévisibles et d'adultes qui ne fuient pas leurs responsabilités à la première difficulté. Au stade où nous en sommes, il n'y a pas cinquante moyens de retrouver un semblant de sérénité. 1. D'abord, mettre en place de véritables structures disciplinaires et éducatives pour les jeunes qui déraillent. Certaines destinées à des séjours courts, pour les cas les moins graves. D'autres proposant un encadrement de plus longue durée, pour une véritable reconstruction morale et éducative. J'ai été, beaucoup plus jeune, un lecteur d'Anton Makarenko, cet éducateur soviétique qui a entrepris de reprendre en main des jeunes abandonnés dans les rues. Je conseille à tous son Poème pédagogique, certes marqué par son époque et son idéologie, mais qui illustre une remarquable démarche de reconstruction par la discipline, la responsabilité, la dignité et le travail. Nous avons à apprendre de cette expérience ainsi que d'autres pédagogues confrontés à des situations similaires. Car les jeunes pillards ne sont pas nécessairement perdus. Encore faut-il avoir le courage de leur imposer un cadre et de leur donner les moyens de se reconstruire, loin de familles défaillantes et/ou d'environnements toxiques. Mais cela prendra du temps. Il faut donc aussi agir à court terme. 2. À court terme, faire preuve d'une fermeté beaucoup plus grande et mieux calibrée. Non pas contre des lycéens qui manifestent pacifiquement, en leur envoyant des grenades lacrymogènes comme le fait trop souvent la police, mais contre les petites frappes qui vandalisent, détruisent et pillent. Il faut les empêcher d'agir, les interpeller et leur infliger des sanctions rapides, certaines et dissuasives. La question n'est d'ailleurs pas de savoir s'il faut multiplier les années de prison ou distribuer davantage de coups de matraque. La question est de faire comprendre que tout acte délictueux aura une conséquence certaine. Ce qui nourrit l'impunité, ce n'est pas la faiblesse des sanctions, c'est leur aspect aléatoire voire improbable. Une sanction mesurée, rapide et certaine est infiniment plus éducative qu'une menace spectaculaire qui ne sera jamais suivie d'effet. Or, ce n'est pas ce qui se passe. Je vois à Marseille un autre aspect de la question, le manque d'anticipation : les mêmes zones commerciales qui avaient été attaquées lors des émeutes consécutives à l'affaire Nahel ont de nouveau été prises d'assaut, probablement par les mêmes pillards. Comment expliquer qu'on n'ait pas mieux anticipé ? La rue Saint-Ferréol, artère névralgique du commerce du centre-ville, et ses environs ont été de nouveau livrés aux pillards, alors qu'un dispositif adapté aurait dû permettre de protéger les commerces et d'interpeller ceux qui tentaient de les dévaliser. Le problème n'est pas tant celui des policiers eux-mêmes que de ceux qui les dirigent. Trop souvent, les policiers sont envoyés au casse-pipe de façon incohérente, sans anticipation ni stratégie. Il faut des stratèges à la tête de notre police, des responsables capables d'analyser et d'anticiper les situations, de prévoir les mouvements des casseurs par une lecture intelligente des réseaux sociaux, et de concentrer les moyens là où ils sont nécessaires. Pas des bureaucrates ou des responsables politiques davantage préoccupés par leur communication que par l'efficacité de l'action publique. Et il faut pouvoir couper temporairement les Tiktok et autres Snapchat qui sont les outils de propagation de la violence. En trois ans, malgré des circonstances différentes, deux vagues d'émeutes montrent l'incapacité de l'État à prévenir des destructions massives. Il est urgent de mettre fin à cette impuissance. Sinon, la prochaine explosion sera encore plus violente.
124
334
31
1,234
89,095
Antonio Pinto retweeted
Bingers 1.0 is here 🎉 • Ratings chart on every show • Stats, rebuilt: TV life, TV personality, hall of fame • Premium plans, to let you support Bingers while keeping everything you use today free • Plus: show-page countdown, works through LaLiga blocks, smoother sign-in 🧵
90
28
29
797
60,724
Antonio Pinto retweeted
A few thoughts about Paris, France and the state of the world in general: 1. What happened yesterday is bad, but not as bad as it looks. Yes, they burnt the town hall of another city; yes, they pillaged shops and ruined some people’s lives; but it’s in line with previous protests and still confined to specific (shitty) areas. Basically: “don’t go to the 10th arrondissement and you’ll be fine” is a piece of advice I’d give every day, protest or not. 2. Yes, it’s true, immigration doesn’t work, but it’s not the main problem. It’d be easy to call for mass deportation, but a much simpler, fairer and better solution would be to… enforce the law. Yes, it’s that simple. Put these people in jail for a long time. We should merely remember that jail’s purpose is primarily to remove toxic individuals from society and that it’s OK to throw someone in prison if it’s justified and socially optimal. 3. It’s bigger than that. What’s happening is a collapse of social-democratic regimes. Tocqueville wrote that democracy narrows any inequality down to either corruption or merit. And since it’s pretty hard to admit you’re dumb, people tend to flock to revolts against the system. One way to fight that is strong growth, but there hasn’t been growth for the past 30 years. As a result, we have to deal with an increasingly angry crowd. 4. It’s not only France. France is always pretty loud about these issues, but the same is happening everywhere. You can think it’s exclusively due to immigration, but one simple rebuttal is that this anger is shared by people of various classes and ethnicities across most Western countries. 5. The truth is that our economies are collapsing and have been collapsing for the past 30 years. Up until now, we’ve made up for it with debt. But even that is coming to an end. Individually, this doesn’t mean there is no money to make, but as a group, we’re getting poorer and using as many credit cards as we can to pretend we’re not.
141
121
31
1,224
283,549
Révolté de voir ma ville pillée et saccagée cette nuit en toute impunité. La seule chose que je veux savoir et entendre de nos politiques c’est comment tous ces casseurs vont être sanctionnés pour de vrai et rapidement. Mais j’ai peur n’avoir aucune réponse là-dessus
1
6
496
Antonio Pinto retweeted
bro
1,049
8,492
787
71,860
3,652,740
One of the many things I love about this AI era is the possibility to do real important and difficult work from anywhere using just WhatsApp or remote control mode of CC / Codex. It’s nice to build from the swimming pool or from your bed
1
1
5
750
🎯
One of my frustrations building an AI startup at the application layer was this feeling that I was basically a token reseller. You can have huge revenue, great retention, happy customers, all of it. But if a big chunk of every dollar goes straight to the model provider, you start wondering how much of the business you’re actually building for yourself. And yes, you can use open source models. For some tasks they’re great, for others you still need the frontier. But even if you own the weights, you still need somewhere to run them. Without scale, compute is expensive. Need a lot of it quickly? You pay another premium. Meanwhile the labs are locking in enormous amounts of capacity years ahead, with economics you probably can’t get as a startup. So switching away from an API doesn’t magically solve the margin problem. You go from buying tokens to buying compute, and you’re still buying from someone with more scale and negotiating power than you. That’s fine as long as you’re building something customers value enough to pay a healthy margin on top. It gets uncomfortable when your supplier starts competing with you. They can charge less for the same product and still make more money on each customer than you do. In an ideal world, you want to own the weights without having to spend billions training the model yourself. That’s why open source is so awesome. You want to be able to switch models and providers without getting locked in, and run inference with a cloud provider that has the scale you don’t and actually passes those economies of scale on to you. You don’t need to own everything. But you want the freedom to switch, and the economics to build a business that’s yours.
2
606
Antonio Pinto retweeted
the new development timeline
86
149
45
2,228
103,419
🤣 Jokes aside, iPhone Duo seems to be a gorgeous product (even though price is steep)
Incredibly proud of John Ternus for increasing the price of the new iPhone. He’s going to be a great CEO.
1
8
1,182
What a time to be alive
This is GPT-6 Astra. Anything you can do on a computer, Astra can do for you. Fast.
1
7
1,373
Antonio Pinto retweeted
An email I sent to the summer 2007 YC batch to encourage them before Demo Day. It's all still true today.
103
347
64
5,437
437,876
Almost here
Quick update: starting to send beta version to Android and iOS users starting tomorrow. Hope you all stopped watching TV shows in the meantime 🥲
39
6
315
28,421
This one is for my TV Time friends. I couldn't just let the soul of TV Time die like that. And the alternatives where all ... something. @bingersapp is a new home for my TV Time friends. We kept what was great, and improved what wasn't. More here bingers.app/history Please share extensively!
TV Time stops on July 15th 😭. But let's save its soul. Bingers was created by the founder of TV Time (@Toze). Save your TV Time data right NOW so all is retrieved when the app comes out (end of July) bingers.app
76
144
51
703
62,684
Sad day. TV Time (TVShow Time pour les intimes) is closing down after 15 years. I’m discovering this like you guys. Thanks for the laughs in the comment section. This was the best community
TV Time will be shut down on July 15.
6
3
121
17,024
I never thought I’d laugh at @kevadamsss jokes but I did! Well done Kev
1
6
5,128
Codex is starting to reconquer my terminal. We'll see how many quadrants it will be on next week
5
3,841
We’ve seen this grinders vs romantics debate forever (I’m team hard working romantic, if you ask). But what’s new to me, now that new features are basically free to build, is that it takes more discipline than ever to think about direction and priorities
The fallacy of this is that more creates more. More hours, more hiring, more something. And it is true in a sense. If you put in more work, more work will happen. But I think for most startups, the leverage is really in how differently you approach the problem, how well you cultivate your team, and the strategy. Any large company can outspend you on hours. They have thousands or tens of thousands more people, spending more hours. If hours worked were the metric, every large company and government organization would always win and do the best work. More hours, better output. This thinking is often representative of younger founders, where the startup becomes their identity and life. They have a hard time doing anything else, and cannot understand that your work is not the person that is you. But activities outside of work can grow you as a person too and make you do better work. I’ve never worked this way. As a designer, I always saw the need to take a step back, to take a break. At times, I might work 12 hours or 16 hours, or whatever amount was needed, but it wasn’t the norm. You just can't grind design, you need inspiration. But taking that step away from the work, would give me more perspective, inspiration and I could approach the problem differently or I could just see the solution. Grinding is never good for any creative problem, and startups or creating new products are often mostly about creative problem solving. Grinding works ok for email jobs, or where you just executing on very clear playbook. With Linear, we’ve never worked this way. We work reasonable hours, 5 days a week. All of us founders have families. Many of our employees have families. I personally stop every evening, spend time with the family, cook dinner for the family, eat dinner together, and focus on things outside of work. Sometimes I work in the late evenings or weekends, but to me the pride is that I don’t need to. Company should be succesful without it. My goal is to build a company that is sustainable in the long term, and doesn’t require heroics or personal sacrifices every single day. There are times when our team is heroic. Launches, incidents, some other work that just needs to be done. They will work late into the night because they know it is the right thing. But we don’t require that every day or every week, and the more this happens, the more I think it is a failure of our company and leadership. The team and the leaders should always keep a reserve to use when something is needed. Our thinking was also that quality, which we value, doesn’t emerge from working more or stressing people more. It emerges when you create the conditions for it to emerge. Often it is the appreciation, space, time, and how the person feels. A person who is rested will do better work. I wouldn’t attribute much of our success to working a lot. The success came from having clear thinking, ideas, and focus to do the right things. I sometimes wish we could move the culture more toward a Zen master. Real mastery is not exerting the most effort. It is achieving the outcome with the least necessary effort.
1
2
3,591