Les transformations qui fonctionnent ne se contentent pas dâautomatiser les tĂąches existantes.
Elles reconstruisent le flux de valeur avec des Ă©quipes rĂ©duites, autonomes, Ă©quipĂ©es dâagents, qui Ă©liminent les couches de coordination devenues inutiles.
Ce redessin se fait avec quelques volontaires constructifs.
Ceux qui acceptent de questionner le systÚme plutÎt que de le protéger. 4/n
Replying to @HyunSeungKim
Je contribue dans les entreprises qui mâemploient de les aider Ă survivre, en crĂ©ant de la valeur et en construisant des organisations oĂč les collaborateurs peuvent dĂ©velopper leur potentiel sans vivre dans la peur. CâĂ©tait lâobjet initial de ce compte de partager ces expĂ©riences.
Je nâai pas la prĂ©tention de former une gĂ©nĂ©ration de responsables. Mais jâessaie de transmettre ces principes Ă mes enfants : penser par eux-mĂȘmes, prendre leurs responsabilitĂ©s, dĂ©velopper leurs compĂ©tences et ne jamais renoncer Ă leur libertĂ© de jugement.
Cela fait longtemps que jâalerte sur les bullshit jobs et les activitĂ©s qui ne crĂ©ent pas de valeur rĂ©elle
Les libĂ©raux nâont pas encore gagnĂ© les mĂ©dias public ni les universitĂ©s, ni les administrations âŠ.
Mais ils ont gagné quelque chose de décisif : la bataille des questions.
Avant, on demandait « Que peut encore faire lâĂtat ? ».
Aujourdâhui on demande « Combien ça coĂ»te ? Qui paie ? Quels rĂ©sultats ? ».
Quand les questions changent, les paradigmes basculent. Et cette fois, ça ne reviendra pas en arriÚre.
Vous attendez le flop de @davidlisnard . Mais avez-vous remarqué que le débat a déjà changé ?
Indépendamment de son destin électoral, quelque chose se déplace dans le débat public.
Pendant des dĂ©cennies, la question Ă©tait de savoir ce que lâĂtat pouvait encore financer, redistribuer ou rĂ©glementer. Aujourdâhui, une autre sĂ©rie de questions sâimpose : combien cela coĂ»te-t-il ? Qui paiera ? Quels rĂ©sultats obtient-on ? Et que se passe-t-il lorsque les promesses dĂ©passent les moyens disponibles ?
Les pensions en sont un exemple. Lorsque les cotisations des actifs financent les pensions des retraitĂ©s, que devient lâĂ©quilibre du systĂšme lorsque le rapport entre les deux se dĂ©grade ? Pour les impĂŽts, la logique est la mĂȘme : jusquâoĂč peut-on taxer le travail sans en rĂ©duire lâintĂ©rĂȘt ? Quant aux services publics, pourquoi davantage de moyens ne garantit-il pas de meilleurs rĂ©sultats ?
Ce ne sont pas des questions accessoires. Elles touchent au cĆur du modĂšle construit pendant des dĂ©cennies.
Les libĂ©raux les posent depuis longtemps. Ils rappellent que la richesse doit ĂȘtre créée avant dâĂȘtre redistribuĂ©e, que les ressources sont limitĂ©es et que chaque intervention publique doit ĂȘtre Ă©valuĂ©e Ă lâaune de ses coĂ»ts et de ses effets.
Tout le monde ne devient pas libĂ©ral pour autant. Mais lorsque ces questions quittent les marges pour sâinstaller au centre du dĂ©bat, le paysage intellectuel change.
Nous commençons à gagner la bataille des questions.
Et câest peut-ĂȘtre la transformation la plus importante : hier, il fallait justifier pourquoi lâĂtat ne devait pas tout faire. Aujourdâhui, il faut de plus en plus expliquer pourquoi il devrait continuer Ă le faire.
Lisnard peut gagner ou perdre. Les idĂ©es, elles, suivent leur propre chemin. Le dĂ©bat a changĂ© de sens : ce nâest plus Ă ceux qui veulent limiter lâĂtat de se justifier, mais Ă ceux qui veulent lâĂ©tendre de rendre des comptes.
Mais le plus important est peut-ĂȘtre ailleurs : la mobilisation augmente.
Les libĂ©raux, les entrepreneurs, les indĂ©pendants, les contribuables et tous ceux qui travaillent, crĂ©ent, investissent et prennent des risques commencent Ă comprendre quâils ne peuvent plus laisser le dĂ©bat public Ă ceux qui vivent de lâextension permanente de lâĂtat.
Longtemps, ils ont laissĂ© faire. Par manque de temps, par dĂ©couragement ou parce quâils pensaient que la politique ne changerait rien. Pendant ce temps, les prĂ©lĂšvements ont augmentĂ©, les normes se sont accumulĂ©es et la responsabilitĂ© individuelle a reculĂ©.
Cette époque touche à sa fin.
Nous ne sommes plus seulement quelques-uns à poser ces questions. Nous sommes de plus en plus nombreux à exiger des réponses.
Pour amplifier cette dynamique, continuons à les poser partout : dans les conversations, les entreprises, les médias, les conseils municipaux et les urnes.
Pas pour imposer une étiquette, mais pour rendre visibles les conséquences des décisions prises en notre nom.
Chaque question oblige à préciser un coût, un objectif, un responsable et un résultat attendu. Chaque réponse floue révÚle une promesse fragile. Chaque citoyen qui demande des comptes rend le débat plus exigeant.
Ne cessons pas de questionner. Câest ainsi que les idĂ©es progressent : une question Ă la fois, jusquâĂ ce que lâĂ©vidence change de camp.
Les élections passent. Les idées demeurent. Mais lorsque celles et ceux qui travaillent, entreprennent, prennent des risques et assument leurs responsabilités décident de reprendre la parole, les rapports de force peuvent changer.
Lisnard peut gagner ou perdre. Mais le vĂ©ritable enjeu est ailleurs : il a contribuĂ© (comme dâautres) Ă dĂ©placer le dĂ©bat, et les Ă©tatistes ne peuvent dĂ©sormais plus esquiver les questions quâil a mises sur la table. Merci pour ça !
Il y a des albums qui ne demandent pas quâon les Ă©coute. Ils exigent quâon les ressente. Iâm Like a Virgin Losing a Child de Manchester Orchestra est de ceux-lĂ .
Un mĂ©lange de rage contenue, de fragilitĂ© Ă vif et dâexplosions sonores. Du rock qui saigne, qui doute, qui hurle et qui ne demande jamais la permission.
Vingt ans aprĂšs, il revient dans une Ă©dition anniversaire avec 11 versions rĂ©imaginĂ©es des titres originaux. Et certaines Ă©motions nâont dĂ©cidĂ©ment pas de date de pĂ©remption.
Ătudiants : et si le vrai combat Ă©tait de prĂ©parer demain plutĂŽt que de dĂ©fendre hier ?
Les manifestations étudiantes en Belgique, en France expriment une inquiétude réelle face aux réformes, au coût des études et aux difficultés de la vie étudiante.
Mais pendant que nous dĂ©battons de lâaccĂšs aux Ă©tudes, le monde du travail est dĂ©jĂ en train de changer.
Le 8 octobre, la Banque de France publiait une Ă©tude rĂ©vĂ©latrice : entre novembre 2022 et mars 2026, les embauches en CDI des 21-29 ans ont reculĂ© de 28 % dans les mĂ©tiers les plus exposĂ©s Ă lâintelligence artificielle, contre 8 % dans les moins exposĂ©s.
Cela ne prouve pas que lâIA explique Ă elle seule cette Ă©volution. Mais le signal mĂ©rite notre attention : les premiers changements apparaissent dans les recrutements, avant mĂȘme une baisse visible de lâemploi total.
Pourquoi est-ce important pour nos étudiants ?
Pendant longtemps, les jeunes apprenaient leur mĂ©tier en effectuant des tĂąches simples : recherches, analyses, rĂ©daction, programmation. LâIA peut dĂ©sormais en rĂ©aliser une partie plus rapidement et Ă moindre coĂ»t.
Comment acquĂ©rir de lâexpĂ©rience si les entreprises recrutent moins pour ces premiĂšres tĂąches ?
Voilà une question qui mérite autant de mobilisation que le montant du minerval.
Car lâIA ne reprĂ©sente pas seulement une menace. Elle donne aussi Ă un Ă©tudiant la possibilitĂ© dâapprendre plus vite, de dĂ©velopper un projet, de tester une idĂ©e ou de crĂ©er une activitĂ© avec des moyens autrefois rĂ©servĂ©s aux grandes organisations.
Le diplÎme reste important. Mais demain, il faudra aussi savoir résoudre des problÚmes, exercer son jugement, utiliser intelligemment les outils disponibles et apprendre tout au long de sa vie.
Aux Ă©tudiants, je dirais ceci : ne vous contentez pas de revendiquer votre place dans le monde dâhier. PrĂ©parez-vous Ă prendre votre place dans celui de demain.
Multipliez les expĂ©riences, construisez des projets, engagez-vous dans des expĂ©rimentations, apprenez Ă travailler avec lâIA sans lui abandonner votre esprit critique. Ne faites pas de vos rĂ©sultats scolaires votre seule richesse.
Et aux responsables de lâenseignement : donnez davantage de place Ă lâautonomie, Ă lâexpĂ©rimentation et aux liens avec le monde rĂ©el.
DĂ©fendre lâaccĂšs aux Ă©tudes est lĂ©gitime. Mais dĂ©fendre un systĂšme sans sâinterroger sur sa capacitĂ© Ă prĂ©parer les jeunes aux changements qui arrivent serait une erreur.
Le vĂ©ritable progrĂšs ne consiste pas Ă garantir que rien ne change. Il consiste Ă donner Ă chacun les moyens de sâadapter et de rĂ©ussir.
Votre avenir ne se gagnera pas seulement dans la rue. Il se construira aussi par ce que vous apprendrez Ă faire, par ce que vous oserez entreprendre et par votre capacitĂ© Ă penser par vous-mĂȘmes.
Un album Ă Ă©couter : Palace for the People de Greta Van Fleet. Du rock puissant, du souffle, de la maturitĂ©. Une musique qui rappelle que lâespoir ne se dĂ©crĂšte pas dâen haut, que la libertĂ© se construit et que les peuples nâont pas besoin dâun Ătat pour faire naĂźtre quelque chose de grand. Le rock, lui, nâa pas besoin de subsides pour vibrer.
Le chĂŽmage et la prĂ©caritĂ© des moins de 26 ans nâont jamais disparu. En Belgique, le chĂŽmage des 15-24 ans tournait autour de 21,5 Ă 23 % au milieu des annĂ©es 90. En 2025-2026, il est encore autour de 18 Ă 19 %.
En 1994, et au dĂ©but des annĂ©es 2000, je revois les images des Ă©tudiants que jâĂ©tais. Un dĂ©cret, un mot dâordre, des cortĂšges dâĂ©coles, et presque pas de casse.
Aujourdâhui la demande de rĂ©forme est toujours lĂ . Les images, elles, ne montrent plus les mĂȘmes comportements.
Quâest-ce qui a changĂ© : la revendication, ou le comportement de ceux qui occupent la rue ?
« Prenez lâargent aux riches » : le programme communiste en trois mots. Quand on ne sait pas crĂ©er la richesse, on promet de distribuer celle des autres. Et quand ça casse Ă la Gare centrale, qui paie la facture ? Toujours les autres.
Une fois de plus, des dizaines de milliers de personnes venues de tout le pays dĂ©filent dans les rues de Bruxelles pour protester contre la casse sociale du gouvernement De Wever-Bouchez. Ouvriers de la chimie, infirmiers, cheminots, enseignants, travailleurs de la culture, jeunesâŠ
Leur message : trop, c'est trop, assez des attaques contre notre pouvoir d'achat et notre caddie.
Assez du démantÚlement de notre sécurité sociale.
Assez de ce gouvernement qui refuse d'agir contre les prix élevés des carburants tout en sabrant dans les transports publics.
Assez des attaques contre notre jeunesse.
Assez de ce gouvernement qui sanctionne celles et ceux qui travaillent Ă temps partiel tout en rendant l'accueil de la petite enfance plus cher.
Assez de leurs projets de hausse de la TVA.
Assez d'un gouvernement qui prétend qu'il n'y a pas d'argent, alors que le 1 % le plus riche s'est enrichi de 22 milliards l'année derniÚre et que le gouvernement trouve des milliards pour la guerre et pour des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises.
Nous soutenons ce mouvement. Et nous continuerons Ă le faire.
Qu'ils aillent chercher l'argent lĂ oĂč il est : chez le 1 % le plus riche et chez les profiteurs de guerre.
La classe travailleuse a déjà assez payé.
Le communisme, câest pratique : quelquâun pense Ă ta place, Ă©crit les slogans Ă ta place et tâexplique mĂȘme pourquoi tu es en colĂšre.
RĂ©sultat : certains descendent dans la rue sans vraiment savoir ce quâils dĂ©fendent⊠puis dĂ©couvrent que les casseurs venus jouer aux rĂ©volutionnaires ne les reprĂ©sentent absolument pas.
@sudinfo_be
Replying to @JeanYves @BeOstbelgien
Comme dâhabitude les mĂȘmes âŠ. tu avais prĂ©venu pourtant Jean-Yves !
dailymotion.com/video/x87p8gâŠ
Alors quâon discute de taxer toujours plus le capital, câest un nouveau coup portĂ© Ă ceux qui ont fait preuve de prĂ©voyance.
Ils ont renoncĂ© Ă consommer aujourdâhui pour se protĂ©ger demain. On leur explique maintenant que cette prudence mĂ©rite une taxe supplĂ©mentaire.
Replying to @r_lejoly @stephanelouis75
Je vous invite Ă lire Revel ⊠il lâexprime mieux que moi.
Je rajouterais que le plus intĂ©ressant, câest la contradiction avec la libertĂ©
Le texte revendique simultanément :
« nous défendons la liberté »
et
« la majoritĂ© a dĂ©cidĂ©, donc notre action collective sâimpose comme lĂ©gitime. »
Le vrai danger
Ce nâest pas la grĂšve. Ce nâest pas le syndicalisme.
Câest cette mĂ©canique intellectuelle :
ma cause est juste â donc ceux qui la contestent sont suspects â puisque nous sommes majoritaires, notre position est dĂ©mocratique â donc leur opposition devient moralement illĂ©gitime.
Cette mĂ©canique peut ĂȘtre utilisĂ©e par nâimporte quel camp âŠ




























