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ALT Bientôt quatre ans après leur menace de plainte pour diffamation à l’encontre de Guillaume, Maxime Cochard et Victor Laby ont décidé d’attaquer en diffamation les personnes soupçonnées d’avoir porté la parole de notre ami et camarade. L’affaire sera entendue le jeudi 30 janvier 2025 à 13h30 au tribunal judiciaire de Paris, pour faire face, nous avons besoin de vous pour continuer le combat de Guillaume et nous avons lancé une cagnotte. Les graves allégations formulées par Guillaume à l'encontre de M. Cochard et V. Laby, puis son décès, ont obligés certains d’entre nous à continuer de porter sa voix, pour lui mais aussi pour toutes les victimes qui ont témoigné lors du #MeTooGay. Nous n’oublions pas que Guillaume a joué un rôle important. Porter sa parole restera toujours une nécessité. Par sa dénonciation, par l’action en justice qu’il prévoyait, Guillaume voulait ouvrir le débat de l’inscription du consentement dans le droit....

ALT Il considérait avoir été abusé par un élu de son parti, de quinze ans son aîné alors qu’il n’avait que 18 ans et qu’il était vulnérable. De Paris à Mazan, de Guillaume à Gisèle Pélicot, la question de la domination ne peut être mise de côté lorsque l’on parle de consentement. Pour autant, pour Guillaume, comme pour tant d’autres victimes de violences sexistes et sexuelles, la parole a été remise en cause, attaquée, niée jusqu’à la procédure bâillon que représente la plainte en diffamation. Nous constatons que les militants ayant porté cette parole sont aussi visés par cette pratique systémique et sont poursuivis en justice. La question que pose ce procès est simple : l’accusation de Guillaume aurait-elle dû disparaître avec lui, ou bien ses proches sont-ils en droit de la porter et de demander des comptes à un élu ? Guillaume avait décidé de faire de sa parole un geste politique pour que les choses changent. C’est ce que ces militants se sont efforcés de poursuivre...

ALT Malheureusement, se défendre en justice a un coût et nous ne pouvons assurer nous-même le soutien financier aux prévenus dont ils ont pourtant besoin. Tout d’abord, les honoraires de nos avocats, certes militants mais qu’il faut néanmoins payer pour leurs près de trois années de travail sur le dossier. Enfin, les prévenus sont susceptibles d’être condamnés au paiement des dommages et intérêts s’ils étaient reconnus coupables de diffamation pour avoir porté la parole de Guillaume. C’est pourquoi nous n’avons pas d’autres choix que d’ouvrir une cagnotte pour couvrir un maximum possible ces frais. Nous avons besoin de vous, de votre soutien tant moral, par un partage ou votre présence à l’audience, que financier, à la hauteur de vos moyens. Pour Guillaume et pour toutes celles et ceux qui font face aux violences sexistes et sexuelles, nous vous remercions de votre solidarité avec les prévenus.

ALT 50 ans du droit à l’avortement : conquête collective d'un droit toujours fragile et encore tabou Le 17 janvier 1975 fût un moment historique : la légalisation de l’avortement en France. Grâce à la loi dite Veil, des millions de femmes ont pu choisir leur avenir et disposer librement de leur corps. Cet anniversaire est l’occasion de saluer une avancée majeure, mais ne doit pas invisibiliser des obstacles persistants. Le Planning présente 10 recommandations pour améliorer l'accès à l'avortement. Le vote de la loi du 17 janvier 1975 est le fruit des luttes acharnées menées par des militant·es féministes. À une époque où l’avortement était criminalisé, ces pionnier.es ont osé défi er les lois pour revendiquer un droit fondamental : celui de disposer librement de son corps. Leur courage, leur détermination et leur solidarité ont transformé une revendication en une réalité légale, offrant à des générations de femmes la possibilité de faire leurs propres choix en matière de reproduction.































