đ #Niger le 24-07-2024 - Le 23 juillet 2024, l'ECOSOC, organe des Nations Unies, a approuvĂ© la recommandation du ComitĂ© chargĂ© des organisations non gouvernementales pour accorder le statut consultatif spĂ©cial Ă l'ONG Initiative pour un co-dĂ©veloppement durable avec le Niger
Nous avions prévenu. Un CCR budgétivore et aux résultats incertains ne pouvait difficilement accoucher de solutions favorables aux citoyens. Le CCR commence à dévoiler ses grandes idées pour relancer le Niger : augmenter le prix des hydrocarbures, réduire davantage l'activité économique et demander encore plus d'efforts à une population déjà éprouvée.
Manifestement, certains vivent dans un univers oĂč les NigĂ©riens roulent avec un carburant trop bon marchĂ©, travaillent trop et supportent trop peu de contraintes. Pendant ce temps, les questions des dĂ©penses publiques, des privilĂšges et de l'efficacitĂ© de l'administration semblent toujours attendre leur tour.
Quand on est éloigné du quotidien des citoyens, tout paraßt simple sur le papier. Malheureusement, ce sont rarement les auteurs de ces recommandations qui en supportent les conséquences.
Le plus prĂ©occupant n'est donc pas ce qui est proposĂ© aujourd'hui, mais ce qui pourrait encore sortir demain. Le pire reste peut-ĂȘtre Ă venir.
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Le CCR du #Niger est souvent critiqué pour son manque de pouvoir, son cout élevé dans un contexte de marasme économique grave et son rÎle perçu comme décoratif - @NIGER_CNSP
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Le meilleur boulot au #Niger aujourdâhui ? - ĂȘtre membre du #CCR.
Salaire garanti, zéro effort, zéro sueur. Le job parfait : payé à ne rien faire.
Pendant que dâautres transpirent sous le soleil, eux transpirent⊠dans leurs fauteuils climatisĂ©s ou souvent Ă la maison Ă attendre un salaire mensuel.
Le CCR, câest lâart de transformer lâinaction en carriĂšre, lâattente en revenu, et le vide en institution.
Franchement, il fallait lâinventer celui-lĂ : le poste oĂč lâon est payĂ© pour regarder le temps passer.
Le droit de dire ââNONââ : la RĂ©publique du silence
(Editorial de Soumana Idrissa MaĂŻga, Quotidien LâEnquĂȘteur #Niger du Jeudi 1er Octobre 2026)
Nous avons chassĂ© lâimpĂ©rialisme pour ĂȘtre maĂźtres chez nous, pas pour devenir des Ă©trangers silencieux dans notre propre pays au moindre dĂ©saccord. Aujourdâhui, une question insidieuse et pesante traverse les espaces publics, les bureaux et les « fadas » : est-il encore permis dâĂ©mettre une critique sous la Refondation sans risquer lâexcommunication rĂ©publicaine ?
LâĂ©lan patriotique qui a accompagnĂ© notre quĂȘte de souverainetĂ© Ă©tait viscĂ©ral et lĂ©gitime. Mais, de façon pernicieuse, un glissement sâopĂšre. Le patriotisme est confisquĂ© par quelques-uns pour devenir une arme de musellement massif. Posez une question lĂ©gitime sur lâattribution dâun marchĂ© public opaque ? Vous ĂȘtes qualifiĂ© de « valet de lâimpĂ©rialisme ». Osez demander des comptes sur une dĂ©tention prolongĂ©e ou une dĂ©cision administrative ? Vous voilĂ immĂ©diatement Ă©tiquetĂ© « ennemi de la nation » ou « apatride ».
La sentence, rapide et brutale, est souvent exĂ©cutĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux par des inquisiteurs autoproclamĂ©s de la Refondation. Le rĂ©sultat de cette brutalitĂ© rhĂ©torique est toxique : une autocensure rampante. Par peur du lynchage, des intimidations ou de la perte dâun statut, les voix se taisent. Les syndicats murmurent, les intellectuels rasent les murs, la sociĂ©tĂ© civile (vĂ©ritablement citoyenne) pĂšse chaque syllabe. Nous basculons doucement vers une effrayante RĂ©publique du silence. Le silence peut traduire la peur, la fatigue ou le renoncement. Le prendre pour une adhĂ©sion serait une illusion.
Pourtant, confondre la contradiction avec la trahison est le piĂšge mortel de tout nouveau rĂ©gime. Un pouvoir entourĂ© dâapprobateurs zĂ©lĂ©s, qui ne lui disent que ce quâil veut entendre, est un pouvoir qui conduit les yeux bandĂ©s. Ce sont les critiques, les journalistes dâinvestigation et les citoyens indignĂ©s qui alertent sur les failles de la gouvernance. La contradiction nâaffaiblit pas lâĂtat ; au contraire, elle le protĂšge de son pire ennemi : lâaveuglement.
Aimer son pays et soutenir sa marche vers lâindĂ©pendance totale ne signifie en aucun cas signer un chĂšque en blanc Ă ses dirigeants. La souverainetĂ© exige des citoyens capables de penser et de contredire. Elle perdrait son sens si la libertĂ© revendiquĂ©e pour la nation devenait inconfortable dĂšs quâun de ses membres lâexerce. Ătre maĂźtre chez soi suppose de pouvoir y prendre la parole.
Sâaffranchir des diktats extĂ©rieurs Ă©tait vital. Ne gĂąchons pas cette victoire en instaurant la dictature de la pensĂ©e unique Ă lâintĂ©rieur. Le droit de dire ââNONââ est le souffle mĂȘme dâune Refondation vivante.
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Dire la vérité devient un délit : une dérive inquiétante et sans précédent
Il est rare, voire inĂ©dit dans le monde, de voir une disposition pĂ©nale qui prĂ©voit explicitement qu'une personne puisse ĂȘtre condamnĂ©e mĂȘme lorsque les faits qu'elle a publiĂ©s sont vrais. Cette logique est profondĂ©ment contraire aux principes fondamentaux de la libertĂ© d'expression et du droit Ă l'information.
Dans un Ătat republicain, souverain, la vĂ©ritĂ© constitue normalement une dĂ©fense lĂ©gitime contre toute accusation de diffamation ou de diffusion de fausses informations. Or, la disposition ci-dessous franchit une Ă©tape inquiĂ©tante : elle permet de sanctionner un citoyen non pas parce qu'il ment, mais parce qu'il rĂ©vĂšle une vĂ©ritĂ© jugĂ©e dĂ©rangeante pour le pouvoir.
Cette approche traduit une volontĂ© de faire taire les voix critiques, les lanceurs d'alerte, les acteurs sĂ©rieux ( ONG ) qui luttent contre la corruption, les promoteurs de la bonne gouvernance, les journalistes, tous ceux qui dĂ©noncent les abus, la corruption ou les injustices. Lorsqu'un rĂ©gime en arrive Ă criminaliser la divulgation de faits avĂ©rĂ©s, c'est souvent le signe d'une dĂ©rive autoritaire oĂč la prĂ©servation de l'image du pouvoir prime sur le droit des citoyens Ă connaĂźtre la vĂ©ritĂ©. Cette disposition apparaĂźt ainsi comme un outil pouvant dissuader la rĂ©vĂ©lation de faits rĂ©els dĂšs lors qu'ils sont considĂ©rĂ©s comme susceptibles de troubler l'ordre public ou de porter atteinte Ă la rĂ©putation de certaines personnes ou institutions. Pour beaucoup d'observateurs, cela marque un recul prĂ©occupant pour la libertĂ© d'informer et le droit des citoyens Ă connaĂźtre la vĂ©ritĂ©.
Article 31 (nouveau)
Extrait de l'Ordonnance n° 2024-28 du 7 juin 2024 relative à la cybercriminalité
Source : Texte intégral de l'Ordonnance n° 2024-28 relative à la cybercriminalité
Diffusion de données de nature à troubler l'ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine
Est puni d'une peine d'emprisonnement de deux (2) à cinq (5) ans et d'une amende de deux millions (2 000 000) à cinq millions (5 000 000) de francs CFA quiconque produit, met à la disposition d'autrui ou diffuse des données de nature à troubler l'ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine par le biais d'un moyen de communication électronique.
Il ne peut ĂȘtre fait application des dispositions relatives aux circonstances attĂ©nuantes et au sursis.
L'infraction est constituĂ©e mĂȘme lorsque les donnĂ©es produites et diffusĂ©es sont avĂ©rĂ©es.
En d'autres termes : selon cette disposition, un citoyen peut ĂȘtre condamnĂ© Ă plusieurs annĂ©es de prison et Ă une lourde amende pour avoir diffusĂ© une information rĂ©elle et vĂ©rifiable. La vĂ©ritĂ© elle-mĂȘme devient ainsi potentiellement rĂ©prĂ©hensible lorsqu'elle dĂ©range le pouvoir. C'est probablement l'aspect le plus prĂ©occupant de ce texte.
cpj.org/wp-content/uploads/2âŠ
Dire la vérité devient un délit : une dérive inquiétante et sans précédent
Il est rare, voire inĂ©dit dans le monde, de voir une disposition pĂ©nale qui prĂ©voit explicitement qu'une personne puisse ĂȘtre condamnĂ©e mĂȘme lorsque les faits qu'elle a publiĂ©s sont vrais. Cette logique est profondĂ©ment contraire aux principes fondamentaux de la libertĂ© d'expression et du droit Ă l'information.
Dans un Ătat republicain, souverain, la vĂ©ritĂ© constitue normalement une dĂ©fense lĂ©gitime contre toute accusation de diffamation ou de diffusion de fausses informations. Or, la disposition ci-dessous franchit une Ă©tape inquiĂ©tante : elle permet de sanctionner un citoyen non pas parce qu'il ment, mais parce qu'il rĂ©vĂšle une vĂ©ritĂ© jugĂ©e dĂ©rangeante pour le pouvoir.
Cette approche traduit une volontĂ© de faire taire les voix critiques, les lanceurs d'alerte, les acteurs sĂ©rieux ( ONG ) qui luttent contre la corruption, les promoteurs de la bonne gouvernance, les journalistes, tous ceux qui dĂ©noncent les abus, la corruption ou les injustices. Lorsqu'un rĂ©gime en arrive Ă criminaliser la divulgation de faits avĂ©rĂ©s, c'est souvent le signe d'une dĂ©rive autoritaire oĂč la prĂ©servation de l'image du pouvoir prime sur le droit des citoyens Ă connaĂźtre la vĂ©ritĂ©. Cette disposition apparaĂźt ainsi comme un outil pouvant dissuader la rĂ©vĂ©lation de faits rĂ©els dĂšs lors qu'ils sont considĂ©rĂ©s comme susceptibles de troubler l'ordre public ou de porter atteinte Ă la rĂ©putation de certaines personnes ou institutions. Pour beaucoup d'observateurs, cela marque un recul prĂ©occupant pour la libertĂ© d'informer et le droit des citoyens Ă connaĂźtre la vĂ©ritĂ©.
Article 31 (nouveau)
Extrait de l'Ordonnance n° 2024-28 du 7 juin 2024 relative à la cybercriminalité
Source : Texte intégral de l'Ordonnance n° 2024-28 relative à la cybercriminalité
Diffusion de données de nature à troubler l'ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine
Est puni d'une peine d'emprisonnement de deux (2) à cinq (5) ans et d'une amende de deux millions (2 000 000) à cinq millions (5 000 000) de francs CFA quiconque produit, met à la disposition d'autrui ou diffuse des données de nature à troubler l'ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine par le biais d'un moyen de communication électronique.
Il ne peut ĂȘtre fait application des dispositions relatives aux circonstances attĂ©nuantes et au sursis.
L'infraction est constituĂ©e mĂȘme lorsque les donnĂ©es produites et diffusĂ©es sont avĂ©rĂ©es.
En d'autres termes : selon cette disposition, un citoyen peut ĂȘtre condamnĂ© Ă plusieurs annĂ©es de prison et Ă une lourde amende pour avoir diffusĂ© une information rĂ©elle et vĂ©rifiable. La vĂ©ritĂ© elle-mĂȘme devient ainsi potentiellement rĂ©prĂ©hensible lorsqu'elle dĂ©range le pouvoir. C'est probablement l'aspect le plus prĂ©occupant de ce texte.
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COLDEFF, lâillusion dâune lutte contre les pilleurs de lâĂtat
La crĂ©ation de la COLDEFF par lâordonnance n°2023-09 du 13 septembre 2023 avait suscitĂ© de grands espoirs dans la lutte contre la corruption. Cependant, face Ă son inaction, la dĂ©sillusion sâest installĂ©e et les citoyens ont cessĂ© dây croire. La lutte contre la corruption Ă©tait pourtant une des motifs du coup dâĂ©tat du 26juillet au Niger !
La COLDEFF a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e comme une institution phare de la lutte contre la corruption et le dĂ©tournement des fonds publics. Pourtant, derriĂšre lâimage affichĂ©e dâun organisme intransigeant, la rĂ©alitĂ© sur le terrain laisse amplement place au doute. Loin de constituer un rempart efficace contre les grands fraudeurs, la COLDEFF semble parfois nâĂȘtre quâun instrument symbolique, utilisĂ© pour rassurer les partenaires internationaux et rĂ©pondre Ă une opinion publique de plus en plus lasse des scandales Ă rĂ©pĂ©tition. Elle est souvent mentionnĂ©e dans les discours officiels, mais peu dâactions concrĂštes suivent : les enquĂȘtes sont annoncĂ©es sans rĂ©sultats clairs et la colĂšre de lâopinion sâessouffle face au manque de rĂ©ponses judiciaires.
Ce dĂ©calage criant entre les ambitions affichĂ©es et le quotidien vĂ©cu par la population sâexplique aussi par la maniĂšre dont fonctionne la COLDEFF : la possibilitĂ© de transaction, mise en avant comme un outil de pragmatisme judiciaire, sâavĂšre dans les faits un double tranchant. Au nom de la prĂ©servation de la dignitĂ© et de lâanonymat, elle favorise la rĂ©insertion tranquille des grands prĂ©dateurs Ă©conomiques, leur offrant des portes de sortie nĂ©gociĂ©es, alors que la sanction pĂ©nale, censĂ©e ĂȘtre dissuasive, se trouve Ă©dulcorĂ©e.
Dans lâimaginaire collectif, la COLDEFF cristallise ce sentiment dâinjustice chronique. Les citoyens sâindignent de voir lâappareil judiciaire se mobiliser avec une cĂ©lĂ©ritĂ© implacable contre les plus fragiles, pendant que les puissants bĂ©nĂ©ficient dâune bienveillance administrative, et dâune protection institutionnelle. Les exemples abondent de ces petits dĂ©lits sĂ©vĂšrement rĂ©primĂ©s, opposĂ©s Ă la clĂ©mence dont jouissent les dĂ©tourneurs de fonds publics. Les procĂšs mĂ©diatisĂ©s et les arrestations spectaculaires concernent rarement les grands noms du pillage national.
LâopacitĂ© dans la gestion publique alimente la dĂ©fiance populaire. Les textes visant la transparence, comme lâArrĂȘtĂ© n°0018/PM/ARCOP, perdent leur efficacitĂ© en lâabsence de publications rĂ©guliĂšres et de visibilitĂ© sur les marchĂ©s publics. LâaccĂšs limitĂ© Ă lâinformation favorise les spĂ©culations et affaiblit la confiance envers lâĂtat.
Pourtant, lâarticle 22 de lâordonnance est sans ambiguĂŻtĂ© : « Lorsque le traitement dâun dossier fait apparaĂźtre des faits susceptibles de recevoir une qualification pĂ©nale, la COLDEFF transmet le rapport de ses investigations au Procureur de la RĂ©publique compĂ©tent aux fins de poursuites judiciaires. » Elle peut aussi conclure une transaction avec le mis en cause, Ă©teignant lâaction publique. Ce dernier point, loin dâaccĂ©lĂ©rer la justice, est mis en place et confirmĂ© pour protĂ©ger la dignitĂ© des mis en cause et aussi garantir leur anonymat ouvrant la voie Ă lâimpunitĂ© des puissants.
Les faits sont clairs : un pauvre vole pour survivre et reçoit une lourde peine, tandis quâun riche dĂ©tourne des milliards et bĂ©nĂ©ficie dâun arrangement. Les messages sur la RTN incitaient Elhadji Ă nĂ©gocier avec la COLDEFF au lieu de fuir sont heurtant ! LâĂ©lite ne vole jamais : elle « gĂšre mal », « commet des irrĂ©gularitĂ©s » ou fait une « erreur de procĂ©dure ». Dans l'affaire MND Gate, les avocats des accusĂ©s affirment que la surfacturation avec l'aide d'un agent public n'est pas un crime selon le code pĂ©nal nigĂ©rien. On constate ainsi que les dĂ©lits des puissants ne sont pas traitĂ©s comme ceux des plus dĂ©munis. On expose le pauvre menottĂ©, alors que le riche revient discrĂštement en grĂące ; ici, la valeur et la vĂ©ritĂ© dĂ©pendent du statut social, non des faits.
Il y a une violation rĂ©currente de lâarticle 13 de lâArrĂȘtĂ© n°0018/PM/ARCOP du 18 janvier 2023, qui impose la publication du montant et du nom de lâattributaire provisoire des marchĂ©s publics aprĂšs chaque conseil des ministres. Ces informations, autrefois publiques, ne sont plus diffusĂ©es, nuisant Ă la transparence et suscitant des doutes sur la gestion des ressources publiques.
Jouissant de leur impunitĂ© persistante, les voleurs de lâĂtat affaiblissent la crĂ©dibilitĂ© du discours officiel. Les rĂ©formes annoncĂ©es semblent dĂ©connectĂ©es de la rĂ©alitĂ©, ce qui creuse le fossĂ© entre dirigeants et population, dĂ©jĂ Ă©prouvĂ©e par la crise Ă©conomique et le recul des services publics, et conduit Ă un sentiment de dĂ©fiance et de contestation.
La question de la lutte contre la corruption fait lâobjet de discussions frĂ©quentes dans divers espaces, comme les quartiers populaires, les marchĂ©s et les universitĂ©s. De nombreux Ă©changes portent sur le constat de lâimpunitĂ©, la demande de sanctions effectives et la nĂ©cessitĂ© de mesures nationales.
Mais tant que la COLDEFF et dâautres organes similaires ne sauront rĂ©pondre Ă ces attentes lĂ©gitimes, la confiance restera brisĂ©e. Il ne suffit plus de proclamer lâintolĂ©rance Ă la corruption : il faut la dĂ©montrer, par la rigueur, la transparence et lâĂ©quitĂ©, au risque de voir lâĂ©cart entre le discours et la rĂ©alitĂ© se muer en abĂźme dâamertume et de rĂ©signation.
ĂpuisĂ©s par des annĂ©es dâinjustice, les citoyens voient la justice Ă deux vitesses perdurer : les puissants restent impunis, le peuple se dĂ©courage. La COLDEFF pourrait mĂȘme finir comme symbole de promesse trahie plutĂŽt que de lutte contre la corruption
La Redaction - Niger Stop Corruption
Email : [email protected]
#Niger @NIGER_CNSP
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Niger: manifestation contre la corruption et affrontements à Niamey hier, suite à un scandale politico-militaire. 3 morts et une dizaine d'arrestations. Le régime a interdit les manifestations de +1000 personnes alors qu'il n'y a aucun cas dans le pays.
voaafrique.com/a/niger-au-moâŠ
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#Niger : Les inspections dâĂtat inexistantes, avec quelques annonces dâaudit sans effets tels que les audits du secteur pĂ©trolier.
asso-icon.org/la-lutte-contrâŠ
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Au #Niger une lutte anticorruption encore timide sous le régime militaire
Depuis la prise de pouvoir du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) en juillet 2023, les autoritĂ©s militaires ont inscrit la lutte contre la corruption parmi leurs prioritĂ©s. Plus de deux ans aprĂšs, bien que cet engagement figure au cĆur du discours officiel, il nâest pas traduit encore par des rĂ©sultats concrets et mesurables.
Ă leur accession au pouvoir, les autoritĂ©s militaires se sont engagĂ©es Ă restaurer la probitĂ© dans la gestion publique et Ă mettre un terme aux dĂ©tournements de fonds. Des audits ont Ă©tĂ© annoncĂ©s au sein de plusieurs ministĂšres et institutions, entraĂźnant la suspension de certains hauts responsables. NĂ©anmoins, ces dĂ©marches nâont, Ă ce jour, pas conduit Ă des actions judiciaires majeures ni Ă la restitution effective des montants prĂ©sumĂ©s dĂ©tournĂ©s. Par ailleurs, la majoritĂ© des enquĂȘtes annoncĂ©es nâa pas fait lâobjet de communication publique, ce qui contribue Ă renforcer la perception dâun dĂ©ficit de transparence et de volontĂ© politique.
Les organes de contrĂŽle tels que la COLDEFF et la Cour des comptes restent limitĂ©s par un manque dâindĂ©pendance, de ressources et de soutien politique. Certaines mesures semblent ciblĂ©es contre lâancien rĂ©gime, tandis que lâopacitĂ© perdure dans la gestion actuelle des affaires publiques.
Cette situation génÚre un sentiment de frustration parmi la population. De nombreux Nigériens attendaient une transition claire vers des pratiques exemptes de clientélisme, de favoritisme et de corruption administrative.
Pour une gouvernance vertueuse, Niger Stop Corruption appelle Ă garantir lâautonomie et les moyens de la Justice, Ă associer les mĂ©dias et la sociĂ©tĂ© civile au contrĂŽle citoyen des politiques publiques et Ă publier rĂ©guliĂšrement les rĂ©sultats des audits publics.
Par ailleurs, nous appelons Ă la mise en place dâun mĂ©canisme clair de reddition de comptes pour les dĂ©penses de lâEtat et tous les fonds collectĂ©s au nom de la sauvegarde de la patrie.
Si les promesses ne sont pas suivies d'effet, la corruption pourrait continuer Ă affecter l'Ătat de droit et la crĂ©dibilitĂ© des institutions publiques au Niger.
La rédaction Niger Stop Corruption
Email: [email protected]
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Voyez-vous lâironie ?
On ne peut pas parler de changement au #Niger si lâĂ©lite politique est visĂ© par lâessentiel des allĂ©gations de corruption.
Souvent il est préférable de se taire par respect pour le Niger qui vs à tant donné
â Halte Ă la diversion
â
La Justice attend
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#Niger : Plus que jamais d'actualité !
« Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser » Montesquieu
« Le pouvoir corrompt. Le pouvoir absolu corrompt absolument » Lord Acton
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"Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument."
Lord Acton - 1834-1902
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#Niger : Plus que jamais d'actualité !
« Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser » Montesquieu
« Le pouvoir corrompt. Le pouvoir absolu corrompt absolument » Lord Acton
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#Niger : Plus que jamais d'actualité !
« Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser » Montesquieu
« Le pouvoir corrompt. Le pouvoir absolu corrompt absolument » Lord Acton
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DETTE CACHĂE : Les chiffres sont dĂ©sormais officiels.
De 2741,4 milliards de FCFA fin 2012 (soit 40 % du PIB) Ă 25 585 milliards de FCFA fin 2024, (soit 128% du PIB).
Ces chiffres, nous les avons dĂ©sormais noir sur blanc, CONSOLIDĂS , AUDITĂS, SIGNĂS : ce sont ceux du Bulletin Statistique de la Dette Publique 2019-2024, publiĂ© par le MinistĂšre de l'Ăconomie, des Finances et du Plan, le 14 juillet avec l'appui du cabinet international Forvis Mazars.
Les faits ont toujours le dernier mot : 25 585 milliards de FCFA. En 12 ans, au delà de la dette cachée, Macky a réussi la prouesse de multiplier par 9 le stock de la dette.
P.S. : cette année 2026, on paie 15 milliards/jour pour un service de la dette de 5 497 milliards.
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đłđȘ Saviez-vous qu'au 30 juin 2026, le #Niger comptait 46 titres publics en vie sur le MarchĂ© des Titres Publics (MTP) de l'UEMOA, pour un encours total de 2 059,18 milliards de FCFA ?
DerriĂšre ce chiffre se cache une rĂ©alitĂ© fondamentale : chaque emprunt contractĂ© aujourd'hui devra ĂȘtre remboursĂ© demain par les contribuables nigĂ©riens. La dette publique n'est pas mauvaise en soi lorsqu'elle finance des infrastructures, l'Ă©ducation, la santĂ© ou le dĂ©veloppement Ă©conomique. En revanche, elle devient prĂ©occupante lorsque les citoyens ne savent pas comment les fonds empruntĂ©s sont utilisĂ©s.
â
Plus de transparence sur l'utilisation des ressources empruntées.
â
Plus de redevabilité dans la gestion des finances publiques.
â
Plus de contrĂŽle citoyen sur l'endettement public.
Les Nigériens ont le droit de savoir :
- Combien l'Ătat emprunte ;
- Ă quelles conditions ;
- Pour quels projets ;
- Et quels résultats sont obtenus.
La transparence n'est pas une faveur. C'est un droit.
#NigerStopCorruption #Niger #Transparence #DettePublique #Redevabilité #FinancesPubliques #BonneGouvernance #Citoyenneté
đ Source : UMOA-Titres, Liste des Titres en Vie au 30 juin 2026, page 14 : umoatitres.org/wp-content/upâŠ
đ€ Made with AI
đłđȘ Saviez-vous qu'au 30 juin 2026, le #Niger comptait 46 titres publics en vie sur le MarchĂ© des Titres Publics (MTP) de l'UEMOA, pour un encours total de 2 059,18 milliards de FCFA ?
DerriĂšre ce chiffre se cache une rĂ©alitĂ© fondamentale : chaque emprunt contractĂ© aujourd'hui devra ĂȘtre remboursĂ© demain par les contribuables nigĂ©riens. La dette publique n'est pas mauvaise en soi lorsqu'elle finance des infrastructures, l'Ă©ducation, la santĂ© ou le dĂ©veloppement Ă©conomique. En revanche, elle devient prĂ©occupante lorsque les citoyens ne savent pas comment les fonds empruntĂ©s sont utilisĂ©s.
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Plus de transparence sur l'utilisation des ressources empruntées.
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Plus de redevabilité dans la gestion des finances publiques.
â
Plus de contrĂŽle citoyen sur l'endettement public.
Les Nigériens ont le droit de savoir :
- Combien l'Ătat emprunte ;
- Ă quelles conditions ;
- Pour quels projets ;
- Et quels résultats sont obtenus.
La transparence n'est pas une faveur. C'est un droit.
#NigerStopCorruption #Niger #Transparence #DettePublique #Redevabilité #FinancesPubliques #BonneGouvernance #Citoyenneté
đ Source : UMOA-Titres, Liste des Titres en Vie au 30 juin 2026, page 14 : umoatitres.org/wp-content/upâŠ
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Le #Niger a besoin de compétence, pas de favoritisme
Pour bĂątir un Niger fort, stable et prospĂšre, les postes stratĂ©giques de Directeurs GĂ©nĂ©raux ne doivent pas ĂȘtre attribuĂ©s sur des bases partisanes ou de proximitĂ© avec le pouvoir actuel ( PAC). Ils doivent revenir aux femmes et aux hommes les plus compĂ©tents, les plus expĂ©rimentĂ©s et les plus capables de porter une vision de dĂ©veloppement durable.
La bonne gouvernance exige la transparence et lâĂ©galitĂ© des chances. Câest pourquoi les nominations Ă ces fonctions doivent passer par des appels Ă candidatures ouverts, transparents et fondĂ©s sur le mĂ©rite. Cette approche permet de sĂ©lectionner les meilleurs profils, de renforcer la performance des institutions et de restaurer la confiance des citoyens.
Lâavenir du Niger ne se construit pas au grĂ© des intĂ©rĂȘts du moment, mais sur une vision de long terme, oĂč la compĂ©tence, lâintĂ©gritĂ© et le sens du service public sont les seuls critĂšres de choix. Pour un Niger moderne et performant, faisons du mĂ©rite la rĂšgle et non lâexception.
#BonneGouvernance #Mérite #Compétence #Niger #Leadership #Transparence #DéveloppementDurable

























