Mwana Mobali (@MigaboNick) profile picture

Né à Bukavu le 19/08/.. -A étudié institut weza bukavu - Université de Kinshasa/ faculté de droit - Université de Liège/ criminologie

Joined October 2015
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SON SEUL TORT: AVOIR OSÉ DIRE LA VÉRITÉ. Sa seule faute semble être d'avoir osé dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. En République démocratique du Congo, la question de l'indépendance de la justice reste au cœur des préoccupations. Il est profondément préoccupant que la parole puisse exposer certains citoyens à des poursuites plutôt que d'ouvrir un débat contradictoire. À cette brave femme qui a osé prendre la parole, j'adresse mes félicitations et mon soutien. La vérité ne devrait jamais être un motif d'intimidation. Une démocratie se mesure aussi à sa capacité à tolérer les voix qui dérangent.
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LE RÉVEIL BRUTAL DES COURTISANS DE TSHISEKEDI « FÉLIX DORT BEAUCOUP. Il faut le gifler pour qu’il se réveille, pour qu’il comprenne enfin qu’il est président et que tout le monde attend de lui une amélioration des conditions de vie au quotidien. Que deviendrons-nous, nous qui le soutenons, s’il y avait un basculement du pouvoir ? Lui et ses enfants seront en sécurité, mais nous, alors ? », s’interroge Jean Claude Mubenga ,l’un de ses plus fervents fanatiques et communicateurs.
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LA JUSTICE INSTRUIT, LE CHEF DE L'ETAT COMMENTE, DRÔLE DE SÉPARATION DES POUVOIRS! Une affaire en cours d’instruction ne se commente pas publiquement, surtout pas par le chef de l’État, qui va jusqu’à dévoiler les détails de l’arrestation d’un opposant. Et personne n’aurait le droit de s’en offusquer ?
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DE MOBUTU À TSHISEKEDI : LA DÉMOCRATIE CONGOLAISE À L'ÉPREUVE DES LIBERTÉS. Nous avons connu la dictature de Mobutu, nous avons traversé l'ère Joseph Kabila, mais aujourd'hui, sous Félix Tshisekedi, une inquiétante réalité s'impose dans le débat public : arrestations d'opposants, exils politiques, intimidations de journalistes, pressions sur les acteurs de la société civile et criminalisation des voix discordantes. J'ai parfois le sentiment que le pouvoir actuel a fait de la judiciarisation de la contestation un mode de gestion politique. La justice, qui devrait être le dernier rempart du citoyen contre l'arbitraire, donne trop souvent l'impression d'être convoquée pour régler des comptes politiques plutôt que pour faire respecter le droit. La différence avec les régimes précédents, c'est qu'aujourd'hui, la technologie ne laisse presque plus rien dans l'ombre. Les arrestations sont filmées, les intimidations documentées, les témoignages relayés instantanément. Ce qui se passait autrefois derrière les murs des cachots se retrouve désormais exposé aux yeux du monde entier. Mais une question fondamentale demeure : à quoi sert de proclamer l'État de droit si la critique du pouvoir devient un risque, si l'opposition est perçue comme une menace et si la justice inspire davantage la crainte que la confiance ? Un président démocratiquement élu ne reçoit pas un mandat pour faire taire ceux qui le contestent. Il reçoit un mandat pour gouverner, rendre des comptes et accepter la contradiction. La démocratie ne se mesure pas au nombre de discours sur l'État de droit, mais à la liberté laissée à ceux qui ne sont pas d'accord avec le pouvoir. Le Congo n'a pas besoin d'une démocratie de façade, encore moins d'une justice à géométrie variable. Il a besoin d'institutions indépendantes, de libertés garanties et d'un pouvoir suffisamment serein pour supporter la critique. On ne construit pas une République forte en multipliant les prisonniers politiques, mais en garantissant que personne ne soit emprisonné pour ses opinions.
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QUAND LE POUVOIR PREND LA CRITIQUE POUR UN CRIME, C'EST LA DÉMOCRATIE QUI SE RETROUVE AU BANC DES ACCUSÉS ! Trois chefs d'accusation contre Marley Vuvu. Trois griefs qui viennent s'ajouter à une atmosphère politique où les voix discordantes semblent de plus en plus considérées comme des menaces à neutraliser. Pendant ce temps, des opposants croupissent en prison, d'autres vivent en exil. L'ancien président de la République, Joseph Kabila, est condamné à mort. L'ancien président de l'Assemblée nationale est aux arrêts. Un ancien Premier ministre est condamné et vit en exil. Quel spectacle pour une démocratie qui devrait pourtant garantir le pluralisme, la contradiction et le respect des libertés fondamentales ! On ne construit pas une nation en remplissant les prisons de ses adversaires. On ne gagne pas une bataille politique en réduisant au silence ceux qui contestent votre gouvernance. Et surtout, on ne confond pas la protection des institutions avec la protection des intérêts d'un régime. Que les infractions soient établies par une justice indépendante, personne ne devrait s'y opposer. Mais la justice ne doit jamais devenir un instrument de règlement des comptes politiques. À ceux qui gouvernent aujourd'hui, une vérité devrait servir de leçon : le pouvoir n'est pas éternel. Les fonctions passent, les régimes changent, les hommes quittent les palais. Mais les actes posés au sommet de l'État restent dans les mémoires et dans l'histoire. Le Congo a besoin de réconciliation, de dialogue et d'institutions fortes, pas d'une démocratie sous surveillance permanente. Un pouvoir qui redoute les voix de ses adversaires devrait s'interroger sur la force de ses propres arguments.
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JOSEPH KABILA: BIENTÔT UN PERMIS SPÉCIAL POUR PRONONCER SON NOM 🤣 Donc, désormais, rencontrer Joseph Kabila à Goma constitue un motif de poursuites judiciaires ! Et si l'on pousse cette logique jusqu'au bout, pourquoi ne pas interdire à tous les Congolais de se rendre à Goma ? Tant qu'on y est, autant fermer la ville et en remettre les clés au ministère de l'Intérieur ! Une question tout de même : quid du représentant de Monaco qui a rencontré Joseph Kabila hier ? La mesure s'applique-t-elle aussi aux diplomates, aux représentants étrangers et à tous ceux qui ont le malheur de croiser l'ancien président ? Le plus cocasse dans cette histoire, c'est que Joseph Kabila est lui-même condamné à mort par cette même justice. Pourtant, il continue d'être au centre de toutes les attentions diplomatiques et politiques. Voilà un condamné dont les autorités semblent avoir du mal à se passer ! À force de vouloir interdire les rencontres, on finit par donner à celui qu'on veut isoler une importance politique encore plus grande. Un État se gouverne par le droit, pas par des interdictions improvisées. La justice n'est pas un instrument de dissuasion politique et Goma n'est pas une propriété privée du gouvernement. Kiekiekie ! À ce rythme, il faudra bientôt demander une autorisation spéciale pour prononcer le nom de Joseph Kabila !
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VITAL KAMERHE : PACIFICATEUR JUSQU'AU BOUT ! Toujours du côté de la paix, du dialogue et du pardon. Un homme qui, malgré les épreuves, les humiliations et les ruptures, continue de privilégier le rapprochement à la confrontation. Partenaire politique jusqu'au bout, fidèle à ses engagements, résilient face à l'adversité. Car il faut parfois plus de courage pour tendre la main que pour brandir le poing. Dialoguer n'est pas capituler, pardonner n'est pas oublier et faire la paix n'est jamais une faiblesse. L'histoire jugera les hommes autant sur les combats qu'ils ont menés que sur les divisions qu'ils auront contribué à dépasser.
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LE CONDAMNÉ QUI RESTE INCONTOURNABLE ! Il paraît que Joseph Kabila est condamné à mort, politiquement enterré et définitivement rayé du jeu institutionnel. Pourtant, pendant que certains célèbrent sa disparition politique, lui continue de recevoir les grandes personnalités internationales et de discuter de l’avenir sécuritaire du Congo avec le patron de la MONUSCO. Quelle drôle de condamnation ! On le dit fini, mais on continue de le consulter. On le déclare infréquentable, mais les diplomates s'assoient à sa table. À force de vouloir l'effacer, ses adversaires finissent par rappeler au monde qu'il existe toujours. La politique a ses paradoxes : certains ont le pouvoir, d'autres conservent l'influence. Et visiblement, les deux ne vont pas toujours ensemble !
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AUX GRANDS MAUX, LES GRANDS REMÈDES ! Lorsqu'un pouvoir en vient à enfermer systématiquement ceux qui le contestent, museler les voix discordantes et transformer les institutions de la République en instruments de règlement de comptes politiques, une question fondamentale se pose : que reste-t-il encore comme moyen de résistance face à une telle tyrannie ? L'arrestation de @prince_epenge n'a suscité que très peu d'indignation. Comme si l'emprisonnement des opposants, parfois dans des conditions inhumaines, pour leurs seules opinions politiques, était devenu une banalité dans notre pays. Pourtant, la liberté d'expression et le droit de contester le pouvoir ne sont pas des faveurs accordées par un président. Ce sont des droits fondamentaux. Mais curieusement, lorsque certains, convaincus que toutes les voies pacifiques leur ont été fermées, choisissent de prendre les armes pour barrer la route à ce qu'ils considèrent comme une tyrannie, cela devient immédiatement une affaire d'État. On condamne les conséquences sans jamais vouloir examiner sérieusement les causes qui ont conduit à cette situation. Attention, je ne fais pas l'apologie de la violence. Je pose simplement une question politique : peut-on durablement confisquer les libertés, fermer les espaces démocratiques, emprisonner les contradicteurs et espérer que le peuple se résigne éternellement ? Un pays ne se gouverne ni par la peur, ni par les arrestations, ni par l'intimidation. La paix ne se décrète pas, elle se construit par la justice, le respect des libertés et le dialogue sincère. Le Congo ne bougera pas, mais ceux qui le dirigent, eux, peuvent et doivent changer. Aucun pouvoir n'est éternel, aucune autorité n'est au-dessus de la République et aucun président ne possède le Congo.
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LA CONSTITUTION : ON NE PEUT PAS AIMER LE PLAT ET REFUSER L'ADDITION ! Heureusement que les Congolais ont cette incroyable capacité de tout banaliser ! Un chef de l'État qui déclare ne pas aimer une Constitution sous laquelle il a pourtant prêté serment, jurant solennellement de la respecter et de la faire respecter ! Curieusement, c'est à l'approche de la fin de son mandat que naît soudainement ce désamour constitutionnel. Pourquoi maintenant et pas au début ? Cela me rappelle l'histoire d'un homme qui entre dans un restaurant, commande un plat, le déguste avec appétit, en mange les trois quarts, puis appelle brusquement le serveur pour se plaindre que la nourriture est trop salée. Il exige alors un autre plat, faute de quoi il refuse de payer l'addition ! Comment qualifier une telle attitude ? En matière constitutionnelle, on ne peut pas profiter des règles qui vous ont porté au pouvoir pendant des années, puis les contester au moment où elles deviennent contraignantes. La Constitution n'est pas un menu de restaurant que l'on change selon son appétit politique !
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LE PARLEMENT N'EST PAS UNE FANFARE À LA GLOIRE DU CHEF DE L'ÉTAT ! Le spectacle auquel nous assistons au Parlement congolais pose un sérieux problème de conception du rôle de nos institutions. Les groupes parlementaires, venus des différentes provinces, se succèdent à la tribune pour rivaliser de louanges à l'endroit du chef de l'État. Ils prétendent ainsi lui témoigner leur soutien face à la guerre qui sévit dans l'Est du pays. Mais une question fondamentale s'impose : quel impact concret ces déclarations ont-elles sur le terrain, là où nos compatriotes continuent de mourir, de fuir leurs villages et de vivre sous la menace permanente de la guerre ? Depuis quand le rôle d'un député consiste-t-il à réciter des compliments au président de la République ? Le Parlement n'est ni une chorale politique ni une tribune de célébration du pouvoir exécutif. La mission des députés est pourtant clairement définie : légiférer, contrôler l'action du gouvernement et demander des comptes aux membres de l'exécutif. Combien de fois le ministre de la Défense a-t-il été appelé devant la représentation nationale pour rendre compte de la situation militaire à l'Est ? Quelles explications ont été exigées sur les revers militaires, les moyens engagés et les stratégies envisagées pour ramener la paix ? Voilà les véritables préoccupations qui devraient occuper nos élus. Soutenir le chef de l'État en temps de guerre ne signifie pas lui accorder un blanc-seing. La solidarité institutionnelle ne doit jamais se transformer en renoncement au devoir de contrôle. Un député est élu pour porter la voix du peuple, défendre ses intérêts et interpeller ceux qui gouvernent, pas pour applaudir à chacune de leurs apparitions. Le Congo a besoin de parlementaires qui questionnent, contrôlent et exigent des résultats, pas de tambourinaires professionnels. Pendant que certains rivalisent de louanges à Kinshasa, nos compatriotes continuent de payer le prix de la guerre dans l'Est. Le peuple attend des actes et des comptes à rendre, pas des discours de circonstance. Le Parlement doit retrouver sa dignité et exercer pleinement sa mission constitutionnelle. C'est cela, servir la République.
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L’ÉTAT DE LA NATION : QUAND L’INCOMPÉTENCE CHERCHE DES COUPABLES À L’EXTÉRIEUR Cette image résume tristement l’état de notre nation : un pays incapable de se doter d’un service de sapeurs-pompiers digne de ce nom, alors que des incendies exposent régulièrement l’impuissance des services de secours. Pendant ce temps, les scandales financiers se succèdent, des millions de dollars sont évoqués dans des affaires de détournement, et l’on continue de chercher à l’extérieur les responsables de tous nos malheurs. À ce rythme, il ne manquerait plus que l’on accuse Kigali d’être responsable de ce spectacle désolant ! Un pays ne se construit ni par des discours ni par la désignation permanente de boucs émissaires, mais par la responsabilité, la bonne gouvernance et des services publics capables de protéger sa population. Le peuple congolais mérite mieux que ce triste spectacle.
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JOSEPH KABILA : QUAND LE RÉCIT OFFICIEL SE HEURTE À SES PROPRES TÉMOINS ! « Je connais très bien Joseph Kabila. Je travaillais avec son père Kabila alors que lui était encore un bébé. Je veux l’attraper et le ramener à Kinshasa », aurait déclaré le général Eddy Kapend. Voilà une déclaration qui risque de donner des maux de tête à certains gardiens du narratif officiel ! Pendant des années, l’UDPS et ses alliés ont entretenu des doutes sur les origines de Joseph Kabila. Aujourd’hui, voilà qu’un général qui affirme avoir connu personnellement son père vient relancer le débat. Le paradoxe est saisissant : à force de vouloir contester les origines de Joseph Kabila, certains risquent de se retrouver confrontés aux témoignages mêmes qu’ils n’avaient pas prévus ! Alors, qui faut-il croire : les insinuations politiques ou les témoignages de ceux qui ont côtoyé Laurent-Désiré Kabila ? Une déclaration ne clôt pas, à elle seule, le débat historique. Mais elle mérite des explications, loin des slogans et des manipulations politiques. Kadiosha toujours!
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NOTRE FIDÉLITÉ N'EFFACERA PAS NOTRE LUCIDITÉ. Nous ne pouvons pas continuer à applaudir Félix Tshisekedi tout en passant sous silence ce que @VitalKamerhe1 a subi dans ce partenariat politique. C’est un sujet tabou pour certains qui voient en Vital un tremplin pour leur propre positionnement et semblent prêts à tout pour préserver leurs intérêts, même au prix de son humiliation politique. Comment peut-on accepter qu’un partenaire qui a tant reçu de Vital Kamerhe semble aujourd’hui avoir oublié ce qu’il lui doit ? La loyauté n’est pas l’aveuglement, et la discipline politique ne doit pas imposer le silence. Soutenir Vital, ce n’est pas approuver toutes ses décisions, c’est aussi avoir le courage de lui dire la vérité et de lui rappeler sa véritable valeur. Vital Kamerhe n’est pas un marchepied politique. Il a son histoire, son poids politique, sa base et sa dignité. Nous ne nous tairons pas par complaisance. Notre fidélité à Vital ne sera jamais une complicité avec son effacement politique !
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VITAL KAMERHE : JUSQU’OÙ PEUT ALLER LA LOYAUTÉ POLITIQUE ? Toute personne qui aime, respecte ou soutient Vital Kamerhe devrait, à mon sens, être profondément interpellée par cette vidéo. Certaines subtilités politiques m'échappent peut-être, mais une question me taraude : pourquoi Vital Kamerhe devrait-il continuer à se ranger derrière un partenaire politique dont les rapports avec lui ont été marqués, selon ma lecture, par des trahisons, des humiliations et une marginalisation progressive ? Depuis quand prendre ses distances avec Félix Tshisekedi équivaut-il à trahir la République ? La loyauté envers un homme ne saurait être confondue avec la fidélité à la Nation ! En politique, il existe une règle implacable : lorsqu'on n'est pas autour de la table où se prennent les décisions, on finit souvent sur le menu de ceux qui décident ! Vital Kamerhe possède une histoire, une expérience, une identité politique et une base qui lui sont propres. Pourquoi devrait-il constamment donner des gages de fidélité à un partenaire plutôt que d'affirmer librement sa vision politique ? Et que dire de cette déclaration de soutien au chef de l'État faite au nom du Grand Kivu, cette région meurtrie par la guerre, les déplacements de populations et les souffrances humaines ? Le Grand Kivu n'a pas besoin de proclamations de loyauté politique. Il a besoin de paix, de sécurité et de réponses concrètes à son drame ! Soutenir les institutions de la République est une chose. Se sentir obligé de renouveler indéfiniment son allégeance à celui qui les dirige en est une autre. La loyauté politique est une vertu lorsqu'elle est réciproque. Lorsqu'elle devient unilatérale, elle mérite d'être interrogée. Je persiste à penser que Vital Kamerhe mérite de pouvoir exercer pleinement son autonomie politique, sans que chaque prise de distance éventuelle soit interprétée comme une trahison. À force de vouloir prouver sa loyauté aux autres, ne risque-t-on pas de finir par sacrifier sa propre identité politique ? Voilà ma lecture personnelle de cette séquence. Elle n'engage que moi, et je l'assume.
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LA POLITIQUE N’EST PAS UNE QUESTION D’ÂGE, MAIS DE DESTIN La réélection de Lula à la tête du Brésil, à 80 ans, rappelle que l’âge n’est pas nécessairement un obstacle à l’ambition politique d’un homme d’État. En RDC aussi, nous avons un homme qui n’a même pas 70 ans et qui s’est toujours inspiré de Lula. Un homme qui a longtemps joué le rôle de faiseur de rois, contribuant à façonner le destin politique des autres. Mais qui a dit que celui qui sait faire les rois ne pouvait pas, à son tour, porter la couronne ? Il est temps de sortir des petits calculs, des marchandages politiques et des interminables jeux de positionnement. Notre pays a besoin de vision, d’expérience et d’une véritable ambition d’État. Celui qui a longtemps fabriqué les rois peut-il enfin devenir roi ? L’histoire politique réserve parfois ses plus belles surprises à ceux qui savent attendre leur heure. Pour ma part, je continue de croire en lui. Certains destins politiques ne sont pas encore arrivés à leur terme.
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🇨🇩 RDC : LE CARDINAL AMBONGO AU MILIEU DU VILLAGE, SANS PARTI PRIS ! Le cardinal Fridolin Ambongo, serviteur de Dieu, rappelle une vérité essentielle : « La paix ne se fait pas entre amis, mais entre adversaires qui acceptent de se reconnaître comme frères. » Ceux qui, au sein du régime, l’accusent de partialité devraient comprendre qu’interpeller le pouvoir ne signifie pas être contre lui. Un homme d’Église n’a pas vocation à défendre un régime ou un camp politique, mais à porter la voix de la conscience et à œuvrer pour la paix. Se placer au milieu du village, ce n’est pas nier les responsabilités des uns et des autres. C’est refuser que le dialogue soit confisqué par des intérêts politiques. Dialoguer n’est pas capituler, écouter n’est pas se soumettre et négocier n’est pas trahir. La RDC a besoin d’un dialogue sincère, inclusif et responsable. Nos dirigeants doivent comprendre que l’avenir du pays vaut davantage que la volonté de vaincre ses adversaires. La paix ne se construit pas en choisissant uniquement ses interlocuteurs, mais en ayant le courage de parler même à ceux avec qui l’on est en conflit.
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JOSEPH KABILA À GOMA : QUAND LA POLITIQUE POUSSE UN ADVERSAIRE DANS SES DERNIERS RETRANCHEMENTS La condamnation à mort de Joseph Kabila soulève une question politique majeure : que reste-t-il comme marge de manœuvre à un ancien président qui estime sa sécurité menacée et dont les possibilités de refuge semblent se réduire ? Comme le suggère l’analyse du Dr Claude Kabemba, la présence de Kabila à Goma peut être interprétée sous l’angle de la recherche de protection. Mais cette lecture ne suffit pas, à elle seule, à établir ses motivations réelles ni les circonstances exactes de son déplacement. Le véritable enjeu est ailleurs : quelle est la conséquence politique d’une stratégie qui réduit progressivement les possibilités de sortie d’un adversaire ? Lorsqu’un conflit se transforme en lutte pour la survie, les compromis deviennent plus difficiles et les risques d’escalade augmentent. Kinshasa doit mesurer les implications de ses choix, tandis que la présence de Kabila dans une zone contrôlée par les rebelles soulève également des questions sur les rapports entre pouvoir, sécurité et conflit armé. En RDC, l’urgence n’est pas seulement de savoir où se trouve Joseph Kabila, mais de comprendre ce que cette situation révèle de la crise politique nationale. Car lorsqu’il ne reste plus de place pour la négociation, la confrontation risque de devenir l’unique langage des protagonistes. Et c’est toute la nation qui en paie le prix .
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KABILA, PEUREUX ? OU FORCE TRANQUILLE ? Tshisekedi qualifie Joseph Kabila de peureux. Vraiment ? Je n’en suis pas si sûr. Taiseux, oui. Peureux, c’est une autre histoire. La politique n’est pas un concours de décibels. Les déclarations tonitruantes, les escarmouches verbales et les démonstrations permanentes ne sont pas nécessairement des preuves de force. Parfois, le bruit sert à masquer les inquiétudes, tandis que le silence laisse planer les interrogations. Kabila, lui, cultive le silence. Est-ce de la prudence, une stratégie ou autre chose ? L’avenir nous le dira. Mais attention : en politique, celui qui parle le plus n’est pas forcément celui qui maîtrise le mieux la partie. Alors, laissons le temps au temps. L’histoire politique de notre pays nous a appris une chose : il est parfois imprudent de confondre silence et faiblesse. Le temps, lui, ne fait pas de déclarations. Il finit par révéler les rapports de force.
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LA CONSTITUTION N’EST PAS LA FEMME DU PRÉSIDENT ! « Cette Constitution, je ne l’aime pas et vous le savez », aurait déclaré Félix Tshisekedi devant les membres de l’Union sacrée. Mais depuis quand une Constitution a-t-elle besoin de l’amour d’un président ? Est-elle sa femme ? Lui appartient-elle ? Le monde tourne-t-il autour de Félix Tshisekedi ? Une Constitution n’est pas faite pour plaire à un individu, mais pour encadrer le pouvoir, protéger les citoyens et garantir la stabilité des institutions. En RDC, la Constitution est issue d’un processus historique et d’un référendum populaire. L’article 5 consacre la souveraineté du peuple, tandis que l’article 69 confie au président la mission de veiller au respect de la Constitution. Certes, une Constitution peut être révisée. Mais cette révision doit répondre à l’intérêt général, respecter les procédures prévues et tenir compte des limites fixées par le texte lui-même, notamment à l’article 220. Sinon, si chaque président décidait de changer la Constitution simplement parce qu’il ne l’aime pas, faudrait-il en adopter une nouvelle à chaque législature ? Monsieur le Président, vous n’avez pas besoin d’aimer la Constitution. Vous avez le devoir de la respecter ! La Constitution n’est la propriété d’aucun président. Les dirigeants passent, la République demeure. Le pouvoir doit se soumettre à la Constitution, et non la Constitution aux ambitions du pouvoir.
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