Auteur. [email protected] Mon roman : Napoléon à Montmédy, aux éditions du Verbe Haut
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Napoléon à Montmédy, un roman de votre serviteur publié aux @ed_verbehaut, dont voici une rapide présentation en vidéo.
Se procurer l'ouvrage : editionsduverbehaut.fr/produ…
Contrairement au livre de Thélyson Orélien, C'était ça ou mourir, plébiscité par le petit monde culturo-mondain alors qu'il s'agit manifestement d'une escroquerie pondue par IA, Napoléon à Montmédy, de votre serviteur, lui, est certifié 100% humain (le roman, mais le romancier aussi, promis).
Disponible aux éditions du Verbe haut (lien en commentaire).
J'ai tout de même l'impression que la récente petite mise en scène de Macron qui convoque les chefs de partis, les patrons des services et les ministres autour du grand sujet «la Russie va nous attaquay omg» a fait un flop assez mémorable non ?
Soyez honnête : avez-vous entendu quelqu'un autour de vous en parler pour en dire autre chose que «Macron se fout de nous» ?
En France vous n'avez pas le droit de dire un mot de travers sur les travelos parce qu'il ne faut surtout pas offenser les hommes en robe, mais vous pouvez appeler de vos vœux à une action susceptible d'entraîner par effet domino la mort de cent millions de personnes sur la terre, et même passer pour une belle personne grâce à cela.
(Elle a soutenu Macron dès 2017).
« Il faut déclarer la guerre à la Russie, qu’on aille faire la guerre à la Russie. Je trouve scandaleux qu’on n’y aille pas » plaide @machameril qui « pense que nous sommes en guerre avec la Russie. » #LEDLR @RadioJFrance
En ce moment sur les réseaux sociaux c'est vraiment deux salles, deux ambiances.
Soit on nous promet l'éternité grâce à l'IA, soit la guerre mondiale nucléaire dans les deux semaines.
Deux univers mentaux se partagent un même espace d'expression en étant pourtant totalement imperméables l'un à l'autre. Les uns font des plans pour savoir comment ils vont pouvoir occuper une vie de 200 ans, les autres font des réserves d'eau, de féculents et de conserves en prévision du Grand tonnerre atomique qui vient.
Puis, hors des réseaux, les mêmes se croisent dans la rue, dans les transports en commun, à la salle de sport, y parlent de tout et de rien avant de retourner chacun de leur coté pour se connecter à leurs réseaux et recommencer leurs prophéties respectives.
Et au milieu de ces deux segments d'illuminés, il y a nous, les gens restés normaux, c'est-à-dire insensibles aux modes et aux rumeurs.
Combien de ceux qui annoncent que la Russie va déclencher une guerre contre l'Europe espèrent secrètement que cette catastrophe va véritablement arriver, simplement pour pouvoir dire : « nous avions raison » ?
Les morts, les bombes, les villes rasées, le désastre humanitaire, économique, le traumatisme pour cent ans, tout cela, combien le souhaitent secrètement simplement pour avoir la vanité de dire : « nous avions raison »?
Le drame des prophètes de malheurs est qu'ils en viennent souvent à souhaiter les malheurs dont ils prétendaient nous protéger en nous les annonçant.
Et si c'est vrai pour les clowns des réseaux sociaux, ça l'est aussi pour ceux qui sont en position de décider vraiment du sort du monde.
Scénographie catastrophique.
Lorsqu'un homme politique aspire à occuper la plus haute fonction administrative et exécutive du pays, il doit faire en sorte que ses prises de parole elles-mêmes inspirent l'autorité, la verticalité, la solennité.
Ici, vous avez Édouard le Flemmard qui bavarde (médiocrement) pendant qu'un type au second plan déploie tranquillou ses cannes et fait sa vie comme si de rien n'était.
Le message est en réalité catastrophique : il diffuse l'idée (vraie) que lorsque Philippe parle, au lieu de s'arrêter et de l'écouter le monde continue de vaquer à ses occupations exactement comme s'il était invisible (il l'est).
Après avoir détruit la fonction dans les faits, ils continuent de la détruire dans les formes. L'extrême-centre aura été une catastrophe totale pour la France.
On ne fait pas une proposition aussi grotesque si l'on pense avoir une chance de gagner l'élection. Il n'y a qu'avec la certitude déjà acquise de la défaite et même de la déroute que l'on peut se permettre pareille surenchère de connerie, précisément parce que c'est lorsqu'on n'a plus rien à gagner qu'on n'a plus rien à perdre.
Pauvre type va.
Si nous allons droit vers la guerre, veuillez noter que dans le pays réel, chez les vraies gens, autour de vous, personne n'aura véritablement et directement travaillé à nous y faire aller.
La surenchère qui conduit à la guerre aura été le fait seul d'une toute petite minorité de politicards et de journalistes. Les journalistes imposent aux politiciens de conserver un certain récit et font peser sur eux la menace d'une campagne de dénigrement s'ils osent s'éloigner un peu de ce récit obligatoire, et les politiciens, qui ont compris cette mécanique, tâchent d'être toujours dans le récit, de s'en écarter jamais pour pérenniser leur existence médiatique, indissociable de leur existence politique.
À force de surenchère, on avance, un après l'autre, les jalons qui nous rapprochent de la ligne de rupture qui nous fait basculer sans retour dans la guerre.
Si nous allons droit vers la guerre, ce n'est pas que les peuples l'auront voulu mais parce qu'à Paris, un petit millier d'ordures carriéristes, opportunistes, lâches et réseauteurs sera parvenu à précipiter, à cause de la concentration excessive des pouvoirs dont ils bénéficient, tout le monde dans l'horreur.
Ce qui rend fou de colère c'est que l'on connaît parfaitement ce mécanisme, et pour cause : il a été reproduit plusieurs fois dans l'histoire contemporaine. Pour autant, il peut encore se répéter sous nos yeux sans que personne n'y fasse rien apparemment.
C'est à se demander si à force de se laisser conduire à l'abattoir régulièrement sans réagir, l'Humanité ne mériterait finalement pas le sort auquel son apathie la condamne fatalement.
Les athées se sont finalement trouvés un Dieu devant lequel s'agenouiller : l'IA.
Les athées prétendaient pourtant ne pas avoir besoin d'un Dieu omniscient, omnipotent, omni-tout pour vivre heureux, et qu'être un simple humain avec ses limites et sa date de péremption était grandement suffisant.
Leur façon de vouer un culte à l'IA témoigne qu'il leur manquait bien cette transcendance, cette verticalité ultime puisqu'ils attribuent à l'IA des caractéristiques proprement divines notamment sur la vie éternelle et s'inclinent devant elle pour cette raison. Ils se sont rués sur les promesses de l'IA avec d'autant plus de rapidité et de dévotion qu'ils avaient apostasié la religion de leurs pères juste avant.
La leçon de cette histoire est que l'être humain, quoi qu'il en dise, ne peut vivre en se contentant des seules limites humaines et qu'il lui faudra toujours chercher, à un moment ou à un autre de son existence, quelque chose qui le surpasse, le surclasse, fait mieux que lui, promet plus grand que lui et lui donne un motif pour croire dans quelque chose qui défie la monotonie du quotidien.
Et comme tous les convertis de la dernière heure, ils manifestent un zèle qui confine à l'absurde et s'agitent dans tous les sens pour montrer le plus ostentatoirement possible qu'ils ont maintenant eux aussi leur Dieu.
Jonathan Sturel retweeted
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Nous ne haïrons jamais assez l'horrible Révolution française.
Pour paraphraser : le bien qu'elle fit, elle le fit mal ; le mal qu'elle fit, elle le fit bien.
11 septembre 910, Guillaume ler fonde l'abbaye bénédictine de Cluny. Cluny devient l'une des capitales de l'Europe chrétienne. En 1791, les révolutionnaires commencent la destruction de l’abbaye. En 1793, la république brûle archives et ouvrages précieux datant du Xe siècle. De nos jours, il reste 8% de l’abbaye.
Ça bouge dans le classement du concours des gogoles !
Il y a quelques jours Bruno le Maire avait pris une belle avance avec son idée d'école maternelle à partir de un an mais Édouard Philippe, désireux de rattraper son retard, a proposé aujourd'hui de décaler la prise de fonction du président élu de trois mois !
Une surenchère de connerie qui lui permet de reprendre trois points au classement des gogoles et de talonner Bruno le Maire. Il se dit que Gabriel Attal, jaloux de se faire ainsi devancer dans un concours où il a pourtant tous les attributs nécessaires pour l'emporter, préparerait en ce moment sa propre surenchère de connerie.
Raphaël Glucksmann observe et attend le bon moment pour coiffer tout le monde au poteau en préparant, toujours d'après les bruits de couloir, une surenchère de connerie de classe mondiale impliquant notamment une idée vraiment géniale pour nous faire faire un pas de plus vers la guerre contre la Russie (c'est seul et unique objectif).
Affaire à suivre 📢
Difficile de ne pas partager ce triste constat. Nos milieux, au sens large, ne produisent pas grand'chose, et de moins en moins qui plus est. Un segment tout entier de ces milieux s'est même vautré depuis quelque temps dans l'Internet poubelle.
Nous avions la solidité historique, intellectuelle et culturelle pour hisser l'auditoire vers le sommet mais au lieu de ça nous avons laissé des «influenceurs» à demi attardés préempter l'audience des réseaux sociaux avec du contenu lamentablement nul et dérisoire.
Elle a honte d'être de ce milieu. Personnellement, depuis quelque temps, je me découvre une autre réaction après avoir fait le même constat : ce milieu et ses gens me sont devenus tellement étrangers que je ne suis plus certain d'avoir même envie de combattre avec eux.
D'ailleurs, combattre qui et quoi avec eux ? Nos milieux sont une jungle où cohabitent des gens qui n'ont rien en commun. En dehors d'un certain discours sur l'immigration éventuellement, plus rien ne permet de véritablement parler d'un «milieu» au singulier, d'où l'utilisation de ce terme au pluriel car il y a en réalité plusieurs influences très différentes, parfois même radicalement adversaires, qui vivotent sous la bannière commune de l'hostilité légitime à l'immigration.
Cette mosaïque rend impossible l'unification des forces. Sans parler du fait que nos milieux n'ont aucun «leader». Il n'y a que des boutiquiers, des chefs de bandes, des déclencheurs de querelles, des embourgeoisés qui lorgnent sur la respectabilité, des hystériques qui se fichent de brûler leur vaisseau puisqu'ils sont d'ores et déjà cramé partout et qui à cause de cela entraînent une partie de l'auditoire dans une surenchère de connerie et de provocation qui, loin de permettre de servir la cause, la condamne au contraire à une marginalité d'où ne sortiront plus jamais ceux qui ont commis l'erreur d'y mettre le pied un jour.
Qui, ayant gardé un esprit à peu plus clair et sain, a envie de partager une barricade avec cette faune d'ahuris ?
Pour ma part, je suis bien content de m'être trouvé pour camarades des gens comme @SylvainDurain et ceux qui gravitent autour de sa maison d'émission. Plus les choses vont, plus la compagnie des seuls hommes restés fidèles à la croix m'intéresse. Je ne supporte plus les rigolards imperméables au Sacré. Je n'ai pour ainsi dire plus rien à dire à quelqu'un qui n'a jamais ouvert un livre.
Défiez-vous des grands émotifs qui vous entraînent dans l'adulation en faveur de l'IA.
Ce sont de grands enfants qui perdent leurs moyens émotionnels et rationnels exactement comme les petits enfants que l'on conduit dans les magasins de jouets. Ils ont des étoiles dans les yeux, admirent l'étalage et veulent tout ramener dans leur chambre. Si on leur dit non, ils font un caprice, boudent et reprochent aux adultes d'être toujours trop prudents, jamais assez rêveurs comme eux.
Les adultes ne sont pas trop prudents ni pas assez rêveurs en l'occurrence : ils sont simplement plus sérieux, plus pragmatiques, ils savent mesurer, soupeser, estimer, se méfier, doser, équilibrer, précisément parce que ce sont des adultes. Les enfants ne peuvent pas le comprendre car ceux-là n'ont pas encore les facultés rationnelles requises pour le comprendre : ils sont surtout un volcan d'émotions, de passions, de pulsions, de frénésie imperméable au jugement fiable. Ce n'est pas grave d'être ainsi lorsqu'on est un enfant, mais l'être à l'âge adulte devient beaucoup plus problématique.
Face à l'IA, je revendique d'être un adulte prudent et moyennement rêveur. Je sais, par expérience et par connaissance de l'Histoire, qu'un événement qui surgit subitement, qui emporte tout sur son passage comme un tourbillon, entraîne par définition des conséquences imprévisibles. Un adulte doit se méfier d'une chose dont on ne peut pas encore mesurer l'ampleur les effets, ni même leur nature.
Je constate qu'en France il n'y a pas vraiment d'attitude correcte vis-à-vis de l'IA. Nous avons un segment qui est en train de rater complètement cette révolution et, de l'autre côté, un segment qui se comporte comme des enfants dans un magasin de jouets. Mais entre les deux, personne qui sache vraiment exprimer l'idée que l'IA est désormais inévitable mais qu'il faut avancer avec beaucoup de prudence dans cette direction et uniquement en s'assurant que les gens à la manœuvre n'en feront pas d'horribles mésusages.
Je sais que ce discours est inaudible auprès des grands enfants. Ceux-là veulent seulement rêver, s'émoustiller, se montrer au premier rang des défenseurs de la nouveauté. Aucun argument ne les fera changer d'avis. Chaque révolution a ses zélateurs, ses hystériques, ses grands émotifs, ses fanatiques.
À ce jour, nous n'avons aucune idée de ce que sera la suite. Aucune. Ce brouillard devrait au moins nous inviter à la prudence.