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« Voici un triangle RST tracé à main levée, construisez le en vraie grandeur »
« Construire en vraie grandeur le triangle RST tracé ci-contre »
« Grâce à l’exemple, construisez ce triangle RST à vraie grandeur »
Voilà pas compliqué de bien formuler une consigne sans ambiguïté
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« Allez plus loin dans votre logique. Exonérez les retraités de tous impôts, comme ça on sera au bout du bout de la logique de gérontocratie. »
— @guillaumekasba
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Hier je vous ai raconté comment Rueff avait prédit la bombe financière de la retraite par répartition.
Aujourd’hui je vous fais le récit des occasions manquées par notre pays pour désamorcer cette bombe.
Car oui, les comptes des retraites seraient équilibrés en 2026, sans subventions ni dette, si l’on avait réagi dans les années 1970-1980. Vous allez le voir, la gauche, et les Français eux-mêmes, y ont une responsabilité conséquente.
Le basculement a lieu quand le baby-boom prend fin en 1975, alors que l’espérance de vie augmente en parallèle. La bombe démographique prédite par Rueff est amorcée.
C’est là qu’il fallait agir : maintenir l'âge légal à 65 ans, puis l'indexer progressivement sur l'espérance de vie. La quasi-totalité du déficit aurait été résorbée sans avoir à augmenter les cotisations.
C’est le contraire qui a été fait.
Lorsque Mitterrand propose la retraite à 60 ans lors de la campagne présidentielle de 1981, Giscard d'Estaing et son camp dénoncent un « faux cadeau » financièrement irresponsable ; ils préviennent que cette mesure créera un gouffre financier abyssal.
Les Français choisissent le programme socialiste, plus appétissant, et l’âge légal passe de 65 à 60 ans en 1982. Première occasion manquée.
A la même époque, il fallait injecter une part de capitalisation comme le fera la Suède en 1994, avec un système mixte consacrant une part des cotisations sociales (2 à 4 % des salaires) à un fonds de souveraineté ou capitalisation obligatoire ou collective, investi dans des actifs mondiaux.
En plaçant ces sommes pendant 30 ou 40 ans à un taux de rendement moyen supérieur à la croissance économique, la France aurait accumulé un patrimoine de plusieurs centaines de milliards d'euros.
Sous le gouvernement de cohabitation de Chirac, avec Édouard Balladur au ministère de l’Économie, la droite tente bien d'introduire des mécanismes de capitalisation ; mais le projet est axé sur l'épargne générale plutôt que sur une réforme directe et globale des retraites.
La dissolution de 1988 et le retour de la gauche au pouvoir enterrent ces pistes. Nouvelle occasion manquée.
Mais voilà Rocard, conscient du risque lié au vieillissement de la population. Il commande en 1991 un « Livre blanc sur les retraites » ; le rapport pose noir sur blanc le bon diagnostic et évoque prudemment la nécessité de diversifier les modes de financement. Mais il n’ose pas institutionnaliser la capitalisation, un gros mot pour les socialistes.
Après l’élection de Chirac en 1995, Juppé propose un plan ambitieux pour les retraites : alignement du secteur public sur le privé, réforme des régimes spéciaux, allongement de la durée de cotisation générale.
Résultat : le pays est paralysé par des grèves de 3 semaines et le gouvernement recule.
Va-t-on être sauvés par la loi Thomas adoptée par le Parlement en en février 1997, sous le gouvernement d'Alain Juppé ?
Elle crée enfin un cadre juridique clair pour les fonds de pension d'entreprise en France, par capitalisation facultative et capitalisation collective.
Badaboum ! Les législatives de 1997 amènent la gauche au pouvoir.
Fidèle à ses promesses de campagne, le gouvernement Jospin abroge purement et simplement la loi Thomas dès son arrivée en 1997, estimant que la capitalisation menace le régime par répartition et présente des risques boursiers pour les salariés.
Paradoxalement, c'est ce même gouvernement Jospin qui, conscient de la bombe démographique, crée en 1999 le Fonds de réserve pour les retraites, tentative de constituer une épargne collective par capitalisation publique pour amortir le choc du papy-boom des années 2020.
Mais c’est trop tard, trop peu abondé, et ses ressources finiront par être détournées en 2010 pour rembourser la dette sociale de court terme.
Voici comment, de clientélisme en renoncement, de dogmatisme en paresse, nous avons raté tous les trains qui menaient à l’équilibre.
Retraites : Jacques Rueff avait tout prédit dès 1945.
Les Français réalisent bien tardivement que le système de retraite par répartition adopté dans l’euphorie égalitariste en 1945-1946 étouffe nos finances publiques.
Mais un homme en avait théorisé les failles dès le premier jour : Jacques Rueff, qui fut l'un des plus grands économistes français.
Au moment où la Sécurité sociale se met en place sous l'impulsion du CNR et des communistes, Jacques Rueff publie son ouvrage majeur, L’Ordre Social.
Il y pose une distinction fondamentale entre :
- les vrais droits qui reposent sur une épargne réelle, adossée à du capital productif et des actifs accumulés (modèle de capitalisation) ;
- les « faux droits » qui reposent sur une simple promesse sur l'avenir.
Pour Rueff, la retraite à 100% par répartition ne crée aucune richesse : elle octroie une créance aux retraités actuels sur le travail des générations futures.
Sa mise en garde est limpide et prémonitoire : si la démographie fléchit ou si la croissance ralentit, le système ne peut tenir qu’en augmentant massivement les prélèvements obligatoires, en s’endettant ou créant de de la monnaie, ce qui nourrit l’inflation.
En 1960, alors que la France est en plein miracle économique, Rueff récidive dans un rapport coécrit avec Louis Armand.
Il y dénonce (déjà) le coût croissant des charges sociales qui pèsent sur le travail et prévient : faire reposer toute la solidarité nationale sur des cotisations salariales étouffera à terme la productivité et finira par creuser un déficit budgétaire structurel.
Mais Rueff s’est heurté à l’illusion des Trente Glorieuses : avec le baby-boom, la France comptait plus de 4 cotisants pour 1 retraité (contre ~1,7 aujourd'hui). Avec une croissance à 5 % par an, les caisses débordaient.
Pourquoi écouter un Cassandre qui annonce une tempête pour dans 50 ans alors qu'il fait grand soleil ?
De plus, dans le climat politique d'après-guerre, prôner la rigueur budgétaire ou la capitalisation était perçu comme une posture antisociale. Pour la gauche et les syndicats, il s’agissait d’un outil spéculatif au service du capitalisme financier (ça n’a pas changé !).
Rueff a donc correctement anticipé ce que nous vivons : un ratio démographique effondré, des transferts d'État permanents pour combler les régimes, une dette publique qui pèse sur les jeunes générations.
La crise actuelle des retraites est la concrétisation mécanique d'un avertissement formulé il y a 80 ans.
Que personne n’a voulu écouter.
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Je ne dis pas que la Commission européenne se fout ouvertement de la gueule des Français.
Je dis que si elle le faisait, elle ne s'y prendrait pas autrement.
🇪🇺 @EU_Competition autorise un dispositif de soutien de 35 Md€ en Allemagne, notamment pour de nouvelles centrales à gaz (fossile, carboné, importé). La France est toujours en attente de l’autorisation du financement de ses 6 EPR2 (électricité bas carbone). Paradoxe. @jacq_floriane @SFENorg sfen.org/rgn/bruxelles-perme…
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🇪🇺 @EU_Competition autorise un dispositif de soutien de 35 Md€ en Allemagne, notamment pour de nouvelles centrales à gaz (fossile, carboné, importé). La France est toujours en attente de l’autorisation du financement de ses 6 EPR2 (électricité bas carbone). Paradoxe. @jacq_floriane @SFENorg sfen.org/rgn/bruxelles-perme…
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Initialement tout le monde s’est emballé sur le fait qu’il manquait 52 % de cotisations pour financer la retraite des fonctionnaires. (Et que le reste était équilibré par des surcotisations ad hoc camouflant le vrai déficit.)
Nombreux sont ceux qui se sont dit « hahaha le problème des retraites ne concerne que les fonctionnaires ! »
Il a fallu corriger cette erreur d’appréciation, en montrant que si le régime public était déficitaire de 50 milliards, celui du privé l’était de 77 milliards.
Maintenant la nouvelle réaction est « hahaha peut-être que le régime privé est aussi déficitaire, mais seulement de 25 %, alors que le public l’est deux fois plus en proportion. C’est bien la faute des fonctionnaires qui se gavent ! »
Navré, mais il faut encore une fois corriger cette idée reçue. L’essentiel des 27 points d’écart n’a aucun rapport avec des avantages.
17 points sont de purs effets statistiques : le ratio actif/retraité dans le public est très mauvais parce qu’il y a beaucoup de retraités La Poste et France Télécom alors qu’il n’y a plus d’actifs en face à cause des privatisations, que la FP a de plus en plus recours à des contractuels et donc à des gens qui cotisent pour le privé, que l’invalidité est payée par la Sécu pour le privé, donc n’apparaît pas dans son déficit, mais directement par l’État pour les fonctionnaires et apparaît dans le déficit, etc. etc.
Restent 10 points.
6 points sont des avantages anciens, qui n’existent plus, comme le fait pour les mères de 3 enfants de prendre leur retraite au bout de 15 ans de cotisations (supprimé en 2010). Aujourd’hui le système de calcul sur les 6 derniers mois avec le gel du point d’indice n’apporte plus d’avantage (rapport DREES) et hors métiers actifs (voir point suivant), l’âge de départ à la retraite est similaire entre public et privé.
Subsistent 4 points liés à des avantages de départ anticipé et de bonification de cotisations, mais circonscrits pour l’essentiel à des métiers qui n’existent pas dans le privé : sapeur-pompier, militaire, policier, gardien de prison, etc.
On peut très bien considérer que ces avantages ne se justifient pas, mais in fine, cela signifie que seuls 4 points d’écart entre les déficits des régimes privés et publics tiennent à des avantages encore en vigueur.
Et quand on dit « il faut aligner le régime public sur le privé », ça veut essentiellement dire empêcher les militaires et les policiers de partir à la retraite plus tôt. Ça ne me paraît pas être une bonne idée, mais de toutes façons ce n’est pas ça qui comblera 137 milliards.
Le problème c’est tout le système. Ce serait beaucoup plus facile si le problème était aussi circonscrit.
La réalité est simplement que nous n’avons pas assez adapté notre système de retraite à notre démographie depuis 25 ans, et qu’en conséquence, nous avons un trou immense de 137 milliards que l’on comble en ponctionnant discrètement à droite à gauche et qui petit à petit grippe tout le système et crée des pénuries un peu partout.
Greffier BZH retweeted
Alerte : le système de retraite français privé est tout aussi lourdement déficitaire que le régime public.
Hier un rapport de l'IGF a mis en évidence le réel déficit du système de retraite public. 50 milliards d'euros manquants chaque année, camouflés par des surcotisations comptables.
Beaucoup trop de gens en ont déduit que le problème des retraites était donc cantonné au public.
Oh que non.
Le régime privé des retraites lui est déficitaire de…. 77 milliards.
Comment ça se fait ?
- Pour camoufler le déficit du régime public, on ajoute des surcotisations sur les fiches de paie de fonctionnaires. 82 % pour l'État, 126 % pour les militaires. En réalité la norme comptable la plus propre devrait être de cotiser seulement 25 % - comme dans le privé - et de compter ce qui manque en déficit du système. Donc 45 milliards de surcotisations, 50 milliards de trou en tout.
- Pour le privé, c'est pareil, on compte les cotisations réellement versées par les actifs, ça fait 228 milliards. Or le privé verse 300 milliards de pensions, 305 avec les frais de gestion. Ça fait donc un trou de 77 milliards !
Ce trou est camouflé non pas par des surcotisations (pas possible de faire contribuer plus les entreprises sans les couler) mais par diverses subventions, affectations d'impôts et de la dette.
- c'est exactement le même principe que les surcotisations du public. On a un système prétendument par répartition qui verse beaucoup plus qu'il ne reçoit, donc on ponctionne discrètement tout le reste de la société pour combler le trou.
- Dans le cadre du public, ça veut dire que le coût des retraites se fait au détriment des budgets des ministères. Et que donc nous avons une justice et une école paupérisées malgré des budgets élevés. Dans le cadre du privé, ça veut dire que le coût des retraites se fait au détriment des actifs et des entreprises, taxés par la CSG et les impôts affectés (37 milliards), et du budget de l'État, qui rembourse 24 milliards d'exonérations de charges. Principalement, et aussi au détriment des familles et des chômeurs (17 milliards pris aux caisses famille et chômage) et de nos enfants, par la dette.
Voici ce qu'il s'est passé, tout simplement, et que pas grand monde n'a encore capté :
Le système par répartition aurait dû être ajusté il y a 25 ans. On aurait dû soit baisser les pensions, soit augmenter l'âge de départ à la retraite. Simplement parce que la population vieillissait massivement et que le nombre d'actifs par retraité diminuait.
Globalement tout le reste de la planète l'a fait sauf nous.
Comme aucun politique n'a eu le courage de le faire et que le peuple français a abondamment menacé de cramer le pays si quelqu'un le faisait, il n'y a jamais eu de vraie réforme.
Il a donc bien fallu trouver le pognon manquant quelque part.
Pour le public, ce fut les surcotisations, qui petit à petit ont bouffé une part énorme des budgets des ministères et qui expliquent que l'État semble à poil alors même qu'il dépense plus que jamais.
Pour le privé, ce fut les affectations d'impôts et les subventions, qui petit à petit ont fait exploser la pression fiscale et la dette et diminué le pouvoir d'achat des actifs et toute capacité d'investissement de l'État dans l'avenir.
Il n'y a pas de secret, on a laissé le poids des retraites exploser, on n'a jamais réformé, donc on a petit à petit sucé toute la sève vitale de ce pays.
L'impression qu'on n'a jamais assez d'argent pour rien en France, alors qu'on paye masse d'impôts, de taxes et de cotisations tout le temps ? On se demande tout le temps où passe tout l'argent ? La réponse est simple : dans les retraites.
Le COR qui dit que le déficit n'est que de 5 milliards ? Ce n'est qu'un artifice comptable.
La réalité nue est que chaque année nous dépensons 420 milliards pour les retraites et ne collectons que 282 milliards de cotisations.
Les 137 milliards manquants sont grattés sur le reste de l'économie, par une tuyauterie fiscale complexe, nous mettant ainsi tous en difficulté.
Pourquoi tout cela est-il caché ?
Parce que les retraités étant le premier électorat de France, absolument aucun politique n'a envie de s'attaquer au sujet.
Parce que chaque fois qu'un politicien a essayé, il a perdu ou failli perdre son poste.
Alors on camoufle.
Jusqu'au moment où le pays devient trop dysfonctionnel pour continuer à camoufler.
Nous y sommes.
C'est pour cela que la vérité sort enfin aujourd'hui.
(J'ai fait quelques graphes pour illustrer le problème.)
Greffier BZH retweeted
32% du budget de l'Éducation nationale, 30% de celui du ministère de l'Intérieur... Le gouvernement dévoile enfin la part consacrée aux retraites dans les dépenses des ministères
l.bfmtv.com/e4Gq
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Petite bombe de l’IGF qui révèle une mascarade inconnue du grand public et qui explique pourquoi on a l’impression que l’état est à poil sur toutes ses dépenses régaliennes et éducatives, alors qu’elle n’apparaît pas si mauvaise en comparisons internationales et que les milliards semblent bien là.
Le secret : pour ne pas faire apparaître l’immense déficit des retraites, on impute des cotisations sociales allant jusqu’à 80% du salaire des fonctionnaires. Ce qui gonfle tous les budgets.
Ainsi non seulement on empêche de prendre conscience d’à quel point le système est déficitaire, que la retraite des fonctionnaires est sur le point de devenir le premier budget de dépense de l’état, mais aussi on fausse toutes les comparaisons internationales.
En réalité sur le régalien la France est proche du bas de classement, parce qu’elle crame tout son argent en retraites.
J’ai fait quelques graphes pour expliciter.
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Pendant longtemps, il y a eu un phénomène mystérieux : pourquoi les profs, policiers et magistrats disaient que leurs moyens baissaient alors que les budgets augmentaient ? Maintenant, on a la réponse : parce que l'argent était détourné vers le financement des retraites.
Greffier BZH retweeted
C'est HISTORIQUE: Bercy publie pour la 1ère fois le poids réel des pensions dans le budget de chaque ministère.
Attention, ça pique: 32% du budget de l’Éducation nationale et 30% du budget de l'Intérieur part en réalité dans... les retraites
Tous les ministères sont concernés⤵️
Greffier BZH retweeted
À quel moment on laisse passer ça ?
Ça suffit à fermer les frontières européennes aux véhicules chinois.
Norwegische Soldaten bemerkten während einer aktuellen Militärübung, dass chinesische Mietwagen von Hertz (darunter Modelle der Marke Deepal) Aufzeichnungen von Soldaten, Bewegungen und sogar Sicherheitscodes für militärische Tore und Türen speicherten.
nettavisen.no/nyheter/forsva…
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🔴 « QUAND PAYEZ-VOUS VOS DETTES ? » AVANT DE FAIRE LA LEÇON À LA FRANCE, RAPPELONS CE QUE CERTAINS CHOIX ALLEMANDS ONT COÛTÉ À L'EUROPE.
Thierry Breton rapporte la question désormais posée aux diplomates français : « Nous faisons monnaie commune. Quand payez-vous vos dettes ? »
La dette française est un vrai problème. Mais puisqu'on parle de comptes, ouvrons aussi celui des choix faits à Berlin depuis quinze ans.
La crise de l'euro. De 2010 à 2015, l'Allemagne impose une rigueur sévère à la Grèce, au Portugal et à l'Espagne. En 2015, Wolfgang Schäuble propose même une sortie temporaire de la Grèce de la zone euro, dont le PIB a déjà perdu plus d'un quart de sa valeur.
Le solaire. En 2013, Bruxelles veut protéger les fabricants européens de panneaux face au dumping chinois. Angela Merkel préfère un compromis avec Pékin, pour ménager les intérêts allemands en Chine. Dix ans plus tard, l'Europe dépend massivement des panneaux chinois.
Le gaz russe. En 2021, la Russie fournit 55 % du gaz importé par l'Allemagne. Berlin défend Nord Stream 2 malgré les alertes de la Pologne, des pays baltes, de l'Ukraine et de la Commission. Quand la Russie envahit l'Ukraine, cette dépendance aggrave le choc pour toute l'Europe : selon Bruegel, les États de l'UE mobilisent 681 milliards d'euros de soutien énergétique entre septembre 2021 et janvier 2023.
Le nucléaire. En avril 2023, en pleine crise énergétique, l'Allemagne ferme ses trois derniers réacteurs. À Bruxelles, elle combat la place de l'atome dans la taxonomie verte. La France doit défendre un atout qui assure aujourd'hui une électricité parmi les moins chères d'Europe.
Les 200 milliards. En septembre 2022, Berlin annonce un bouclier énergétique de 200 milliards d'euros, contre 67 pour la France. Thierry Breton s'inquiète alors publiquement de cette distorsion et plaide pour un financement européen commun. Berlin refuse.
L'automobile. En octobre 2024, l'Allemagne vote contre les droits européens sur les véhicules électriques chinois, pour protéger ses constructeurs implantés en Chine. L'histoire du solaire recommence.
La défense. En 2022, l'European Sky Shield privilégie les IRIS-T allemands, les Patriot américains et les Arrow 3 israéliens, sans le SAMP/T franco-italien. Berlin commande aussi des F-35. Pendant ce temps, le SCAF et le char du futur s'enlisent.
2025, le frein à l'endettement assoupli. Berlin crée un fonds de 500 milliards d'euros pour ses infrastructures et exempte une partie de ses dépenses de défense. Quand ses besoins l'exigent, les règles deviennent adaptables.
2026, le budget européen. Le 9 septembre, Friedrich Merz réclame plusieurs centaines de milliards de coupes dans le budget européen 2028-2034 et rejette tout nouvel emprunt commun. L'Allemagne finance sa puissance industrielle, mais l'Europe devrait réduire ses ambitions.
Oui, la France doit remettre de l'ordre dans ses comptes. Mais la crédibilité d'un pays se mesure aussi à la justesse de ses choix : sur le gaz russe, la Chine, le nucléaire et la défense européenne, plusieurs avertissements français ont été confirmés par les faits.
L'Allemagne a le droit de défendre ses intérêts. Mais il est temps de cesser de confondre ses priorités avec l'intérêt général européen.
La dette française se compte. Les choix allemands aussi.
«Les Allemands sont déjà en train de nous lâcher.
Les diplomates français sont excellents. Mais ils entrent dans la pièce, et on leur dit: dis donc, nous faisons monnaie commune, quand payez-vous vos dettes?»
@ThierryBreton
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Seul pays au monde où toutes les retraites sont supérieures au revenu net total des travailleurs. Pays finito.
French politicians talk a lot about yields, the French central bank and the ECB, but none are brave enough to state the obvious. Without drastically addressing the absurd, debt-financed French pensions, France will not be able to avoid a debt crisis.
The French retire years sooner than other Europeans, and France is the only country where pensions exceed the income of the working-age population. It is absurd and unsustainable, yet nobody discusses the necessary deep adjustments. Cosmetic changes won’t be enough. Even the allegedly "right" RN seriously demands a lower retirement age at 60 and 62.
It is simple, either France fixes its funny pensions system, or it goes bust and takes the entire eurozone with it.
Greffier BZH retweeted
Enfin!
Une décision de bon sens.
Budget 2027 : le gouvernement crée la surprise en annonçant le déremboursement des cures thermales :
lesechos.fr/economie-france/…
via @LesEchos
Ça va faire très mal et on va pleurer mais en avril prochain, je vote pour eux. Quand la gangrène se développe, il faut amputer, plus le choix.
🤖 Made with AI
Ils ont presque tous voté contre, du RN à LFI en passant par Horizons: les députés rejettent en commission la réduction de l'abattement fiscal de 10% sur les retraites dans le budget 2027
l.bfmtv.com/n9vl
🔴30% du budget officiellement destiné à l'éducation de nos enfants est détourné pour payer les retraites.
🔵0% du budget des retraites est détourné pour financer l'éducation de nos enfants.
La réponse à cette question est donc assez évidente.
AUDIO 🎧 A-t-on sacrifié l'éducation de nos enfants au profit de notre sécurité sociale et de nos retraites ? l.franceinfo.fr/Up5
Greffier BZH retweeted
Le redressement des finances publiques ne peut pas reposer uniquement sur les Français qui travaillent.
J’ai déposé un amendement au PLF pour supprimer l’abattement forfaitaire pour frais professionnels (sic) des retraités, qui coûte près de 6 milliards d’euros aux finances publiques.
Malheureusement, c’est le maintien intégral de cet abattement qui a été voté. Le RN et la gauche ont une fois de plus fait le choix de la démagogie et de l’irresponsabilité budgétaire.
Notre jeunesse mérite mieux que cela.
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Séoul arme la machine de guerre russe pendant qu'elle promet des millions à Kyiv.
176 000 tonnes de carburant. C'est ce que la Corée du Sud a expédié vers les ports russes en juillet-août seuls, selon une enquête du Guardian.
Du diesel, essentiellement.
Destination : Vladivostok, porte d'entrée de la "machine de guerre" russe.
Client : Rosneft, la pétrolière d'État sous sanctions US, UE, UK.
Le détail qui pue :
- 3 tankers sur 7 sont sous sanctions britanniques, européennes et australiennes.
- Le Layla a chargé 57 000 tonnes de diesel à Ulsan… en déclarant partir pour le Japon.
Menteur.
- l'Astoria qui est également sous le coup de sanctions australiennes, a chargé près de 11.000 tonnes de carburant à Ulsan le 1er août, déclarant le Japon comme destination, avant de naviguer vers Vladivostok.
Re-menteur !
- Le Chongchon : Jamais entré au port. Transfert en pleine mer au large de Yeosu, 26 000 tonnes en douce, puis cap sur Vladivostok.
Classique.
Problème : Séoul joue sur les deux tableaux. Le président Lee Jae Myung promet 100 millions de dollars pour la reconstruction de l'Ukraine au sommet de l'OTAN… pendant que ses ports remplissent les soutes russes.
Isaak Levi (CREA)* le dit : "Cela mine le régime des sanctions et le soutien de la Corée du Sud à l'Ukraine."😏🙄
Comme on le sait, les drones ukrainiens ont frappé les raffineries russes : production au plus bas depuis plus de 20 ans, diesel en baisse de près de 30%.
En août, la Russie a importé 368 000 tonnes de produits pétroliers par mer – 7 fois plus qu'en juillet, record depuis l'invasion.
La Corée du Sud fournit 31%, derrière l'Inde.
80% des entreprises sud-coréennes ayant quitté la Russie seraient prêtes à y retourner.
La défense de Séoul : "Nous appliquons strictement nos contrôles d'exportation" – 1 402 articles "non stratégiques" contrôlés.
Le carburant qui nourrit les chars russes .... visiblement pas sur la liste.
Et le UK Foreign Office, questionné sur ses tankers sanctionnés mouillant tranquillement à Ulsan ? Réponse hors sujet, promesses de "vigilance".
Séoul fournit des casques et des gilets pare-balles à Kyiv… et du diesel aux tanks qui avancent dessus. La "communauté internationale responsable" a un nouveau visage, mais bien sûr, il regarde ailleurs.
Kyiv bombarde pour se défendre, Séoul ravitaille. Étrange façon de "soutenir la paix"🤬
*CREA : Centre de recherche sur l’énergie et l’air pur. Groupe de réflexion finlandais.
theguardian.com/world/2026/o…














































