Libéralisme. Catholicisme. Traditionalisme.

London, England
Joined September 2021
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Sonia Mabrouk remet Ă  sa place une militante d’extrĂȘme gauche qui joue les gros bras.
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« LA SOMME DES LÂCHETÉS » : MONTBRIAL DÉMOLIT 40 ANS D'ABANDON EN 1 MINUTE đŸ”„ Montbrial chez Sonia Mabrouk : « Pour ĂȘtre surpris, il faut ne pas avoir gardĂ© les yeux ouverts depuis 40 ou 50 ans. » 🔮 Regards de cĂŽtĂ© sur la question migratoire.‹🔮 Effondrement de l'autoritĂ©.‹🔮 Et l'addition arrive. Les Ă©lites parisiennes « tombent de l'armoire » alors que tout Ă©tait annoncĂ©. đŸ€Ą Nous vivons « un dĂ©but d'effondrement ». Il reste peu de temps pour rĂ©tablir le cap. đŸ‡«đŸ‡· @MontbrialAvocat @SoMabrouk
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đŸ’„ "Il faut faire des exemples. Donc Mamadou, on t’a attrapĂ©, les dommages s’élĂšvent Ă  758 millions d’euros, donc tu vas payer 758 millions d’euros [
] Il faut littĂ©ralement mettre ces gens Ă  la rue."#17octobre đŸ—Łïž @philippejeanpr1, avocat au barreau de Paris 👉 Pour nous soutenir : soutenir.rc.fr đŸŽ™ïž Avec @Liselotte_Dtrl sur @radiocourtoisie
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Cher @DavidLisnard, On me dit que des voix s'Ă©lĂšvent en coulisse, y compris chez Nouvelle Energie, pour critiquer votre sortie sur le 17 octobre 1961. Ne vous laissez pas influencer : vous avez eu RAISON, Ă  la fois sur le fond et sur la forme. Sur le fond, ces Ă©vĂ©nements ont eu lieu il y a une Ă©ternitĂ©. Ils sont mentionnĂ©s par la gauche dans le seul but d'alimenter le ressentiment de la population maghrĂ©bine Ă  l'Ă©gard de la France. C'est cette stratĂ©gie qui a contribuĂ© aux Ă©meutes, et que vous avez raison de dĂ©noncer. Les Français, qu'ils soient d'origine algĂ©rienne ou non, en ont plus que marre de la repentance permanente. Sur la forme, la rupture politique que vous portez doit s'incarner par la maniĂšre de dire les choses. Milei a gagnĂ© en traitant les gauchistes de merdes. En les insultant quotidiennement. Les gens se sont retrouvĂ©s dans son discours parce qu'il Ă©tait direct, parce que Milei employait leurs mots. C'est aussi ce qui fait votre succĂšs : les gens aiment votre franchise, votre ton. N'Ă©coutez pas ceux qui ont peur de choquer, par des propositions de rupture ou par des propos trĂšs cash : en refusant la rupture sur la forme, ils empĂȘchent la rupture sur le fond. Ils font le jeu du centre mou qui ruine la France depuis 50 ans. Hauts les coeurs, vous avez du courage, vous avez les bonnes propositions pour la France, le peuple de droite est derriĂšre vous ! PS : suivez-moi, j'aimerais vous envoyer un MP.
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"Il faut casser les casseurs" estime @MontbrialAvocat dans l'#HDPros sur #Europe1 @PascalPraud
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J'duis mort 😭 #Lisnard
leetchi.com/fr/c/un-repas-po
 Agissez ! Aidez la maman de Lola-fleur à manger autre chose que des Dinosaurus le midi.
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La rĂ©action hier de David Lisnard sur LCI face Ă  une militante LFI n’est ni une nĂ©gation de l’histoire ni une remarque raciste. Elle est la rĂ©ponse des libĂ©raux classiques Ă  la culture de l’excuse propre Ă  la gauche, qui pollue tout dĂ©bat sur la responsabilitĂ© individuelle. Ce que disent les libĂ©raux depuis Locke, c’est que nous sommes moralement responsables de nos actes. Nous ne pouvons ĂȘtre dĂ©douanĂ©s d'un dĂ©lit ou d'un crime sous prĂ©texte de discriminations subies ou de fautes commises par d'autres des dĂ©cennies ou siĂšcles plus tĂŽt. De mĂȘme que nous n’avons pas Ă  porter la honte d'Ă©vĂ©nements survenus avant notre naissance. C'est prĂ©cisĂ©ment ce que soulignait David Lisnard en rappelant qu'il « n'Ă©tait pas nĂ© » en 1961. À la grille de lecture mĂ©morielle et sociologique de la gauche, la tradition libĂ©rale classique qu’incarne Lisnard oppose l'autonomie morale de l'individu, le refus de la dette hĂ©rĂ©ditaire et le pragmatisme politique. Elle considĂšre que l'Histoire doit servir d'instruction Ă©clairĂ©e et non d'outil de lĂ©gitimation des dĂ©sordres.
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"L'État de droit", c'est ça. La loi n'a plus aucun sens. Le contrat est rompu.
đŸ”Žâš–ïž Mise Ă  jour sur les 46 premiĂšres condamnations des PILLAGES/ÉMEUTES du 17 octobre (dispo dans la presse). 🔮 Toulouse – Ylan, 18 ans. Jet de cocktail Molotov vers des policiers (allumĂ© mais sans explosion). - Peine : 12 mois avec sursis + 140 h de TIG + privation du droit de vote 3 ans. - Peine encourue : 10 ans de prison. 🔮 Lille – 3 hommes (20-27 ans) dont 2 clandestins. InterpellĂ©s avec sacs remplis avec le fruit de pillages Micromania et Calzedonia. - Peine : 10 mois de prison avec mandat de dĂ©pĂŽt + interdiction du territoire 2 ans (pour les 2 clandestins). - Peine encourue : 5 ans de prison. 🔮 Lille – PĂšre de famille avec pied-de-biche, tentative d'effraction dans un magasin. - Peine : 10 mois de prison avec mandat de dĂ©pĂŽt + interdiction de manifester de 3 ans. - Peine encourue : 7 ans de prison. 🔮 Lille – Homme de 23 ans, tirs de mortier vers les forces de l'ordre. - Peine : 12 mois sous bracelet + 140 h de TIG. - Peine encourue : 5 ans de prison. 🔮 Reims – Sahel W., 19 ans. Pillage dans un Carrefour Express. - Peine : 105 h de TIG. - Peine encourue : 7 ans de prison. 🔮 Reims – Hugo M., 20 ans. Pilage de vĂȘtements Ă  la boutique Caviar. - Peine : 4 mois sous bracelet. - Peine encourue : 7 ans. 🔮 Rouen – Livreur tunisien, pillage d'une boutique de rachat d'or (16 000 € de bijoux dans les poches). RĂ©cidiviste. - Peine : 8 mois de prison avec mandat de dĂ©pĂŽt + rĂ©vocation de 6 mois de sursis d'une condamnation prĂ©cĂ©dente. - Peine encourue : 14 ans de prison. 🔮 Rouen – Anthony, SDF. Pillage de la boutique Courir. RĂ©cidiviste. - Peine : 6 mois de prison + 6 avec suris. - Peine encourue : 14 ans de prison. 🔮 Rouen – ChĂŽmeur de 26 ans. Pillage de Micromania. RĂ©cidiviste. - Peine : 6 mois sous bracelet. - Peine encourue : 14 ans de prison. 🔮 Rouen – Nicolas, Ă©boueur et Zakaria. Jets de projectiles sur les policiers et outrages. - Peine : 12 mois sous bracelet. - Peine encourue : 5 ans de prison. 🔮 Lyon – Mohamed, clandestin. Pillage boutique Louis Vuitton (6 portefeuilles, 2 paires de lunettes, un pantalon, un sac en cuir et un sac en tissu). - Peine : 6 mois de prison avec mandat de dĂ©pĂŽt + interdiction du territoire pendant 2 ans. - Peine encourue : 7 ans de prison. 🔮 Lyon – Cheima, femme de 30 ans. Pillage du magasin JD Sports. - Peine : 8 mois avec sursis. - Peine encourue : 7 ans de prison. 🔮 Lyon – Sophia, 27 ans. DĂ©jĂ  9 condamnations dont vols. Pillage du magasin JD Sports. - Peine : 12 mois sous bracelet. - Peine encourue : 14 ans de prison. 🔮 Lyon – Adam, Suisse de 19 ans. « Black bloc » venu de l'Ă©tranger. InterpelĂ© sortant d'un Monoprix pillé + rĂ©bellion. - Peine : 12 mois avec sursis. - Peine encourue : 7 ans de prison. 🔮 Perpignan – Homme de 20 ans, jet d'une barriĂšre de chantier sur 2 policiers. - Peine : 6 mois sous bracelet - Peine encourue : 5 ans de prison. - RĂ©quisitions : 6 mois de prison avec mandat de dĂ©pĂŽt. 🔮 Perpignan – Homme de 21 ans. Jet de projectiles sur des policiers et dĂ©gradations de mobilier urbain. Lunettes de ski, t-shirt en cagoule et gants coquĂ©s. - Peine : 10 mois sous bracelet. - Peine encourue : 7 ans de prison. - RĂ©quisitions : 8 mois de prison avec mandat de dĂ©pĂŽt. 🔮 Perpignan – Livreur Amazon de 22 ans, dĂ©jĂ  une condamnation au casier. Vol de scooter aprĂšs manif avec dissimulation du visage, en rĂ©union et effraction. - Peine : 8 mois sous bracelet. - Peine encourue : 10 ans de prison. - RĂ©quisitions : 5 mois de prison avec mandat de dĂ©pĂŽt. 🔮 Limoges – Femme de 20 ans. Pillage dans des commerces et Ă  l'HĂŽtel de Ville (dĂ©truit par le feu plus tard). - Peine : 6 mois de prison avec mandat de dĂ©pĂŽt + 18 avec sursis prob. - Peine encourue : 7 ans de prison. 🔮 Pau – Homme de 43 ans. Jets de projectiles sur les policiers. - Peine : 6 mois sous bracelet. - Peine encourue : 5 ans de prison. 🔮 NĂźmes – Prof d'EPS de 24 ans. Jets de projectiles ayant blessĂ© un policier (3 j d'ITT). - Peine : 18 mois avec sursis prob. - Peine encourue : 5 ans de prison. 🔮 Grenoble – 10 personnes (18-43 ans). Pillages de magasins (tĂ©lĂ©phonie, parfums) aprĂšs bris de vitrines. Peines : de 4 mois avec sursis Ă  8 mois ferme (ferme pour 1 individu dĂ©jĂ  condamnĂ© Ă  du sursis en juin). Peine encourue : 7 ans de prison. 🔮 Poitiers – Vol en rĂ©union et dans un lieu d'entrepĂŽt (pillages de commerces, dont Sephora et Foot Locker). - Peine : 6 mois de prison. - Peine encourue : 7 ans de prison. 🔮 Tours – Un clandestin de 32 ans et un lycĂ©en de 19 ans. Recel de biens pillĂ©s. - Peines : 4 mois avec sursis pour le clandestin, 3 semaines de TIG pour le lycĂ©en. - Peine encourue : 5 ans. 🔮 Nantes – 4 hommes (19-28 ans). Un clandestin, un auto-entrepreneur, un lycĂ©en, un Ă©tudiant. Pillages dans des magasins (Fnac, Foot Locker
) ou violences sur FO. - Peines : 4, 6 et 8 mois avec sursis. - Peine encourue : de 5 Ă  7 ans. 🔮 Agen – Deux femmes d'une mĂȘme famille, tout de noir vĂȘtues. Violences et outrages sur un policier + dĂ©gradation d'un vĂ©hicule de police. - Peine : 6 mois avec sursis + stage de citoyennetĂ©. - Peine encourue : 5 ans de prison. 🔮 Bobigny – 3 hommes (23-24 ans). Possession de pistolet factice, mortiers, cagoules, kit cocktails molotov. Peines : de 10 mois avec sursis Ă  7 mois sous bracelet. Peine encourue : 7 ans de prison. 🔮 Paris – Edmondson G., 21 ans, ex-pompier. InterpellĂ© avant manif avec kit cocktail Molotov dans un sac Ă dos. VidĂ©os sur son tĂ©lĂ©phone le montrant lancer un cocktail Molotov la veille. Peine : 2 mois de prison avec mandat de dĂ©pĂŽt + 6 avec sursis. Peine encourue : 7 ans de prison. 🔮 Paris – Andy M., 23 ans, agent de sĂ©curitĂ©. Tir de mortier d’artifice sur les forces de l'ordre avenue des Champs-ÉlysĂ©es. Peine : 12 mois avec sursis. NON-INSCRIPTION AU CASIER. Peine encourue : 5 ans. (Sources : Paris Match / Actu-Juridique / Actu-fr / ICI / RFI / BFM / L'IndĂ©pendant / France3 RĂ©gions / Sud Ouest / Midi Libre / Ouest-France / La Nouvelle RĂ©publique / La DĂ©pĂȘche - Photo : AFP)
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On sait que la gauche a un rapport biaisĂ© au rĂ©el mais cela ne doit pas nous empĂȘcher de connaĂźtre notre propre histoire. Ceci Ă©tant nous ne pourrons pas les convaincre avec des faits (par essence bourgeois et rĂ©actionnaires), donc le mieux est encore de les envoyer paĂźtre.
La France n’a jamais noyĂ© des centaines d’AlgĂ©riens dans la Seine. Jean-Paul Brunet est le seul historien Ă  avoir exploitĂ© toutes les archives de la PJ en lien avec la manifestation du 17 octobre 1961. Il a examinĂ© cas par cas la liste des 325 manifestants algĂ©riens, avancĂ©e par Jean-Luc Einaudi, qui seraient morts ce jour-lĂ  des suites de la rĂ©pression policiĂšre. C’est notamment sur les travaux de ce dernier que se base la gauche et la dictature algĂ©rienne pour accuser l’État français aujourd’hui. Le constat de JP Brunet est sans appel : la plupart des noms qui figurent sur cette liste correspondent Ă  des dĂ©cĂšs qui ont eu lieu avant et aprĂšs la manifestation du 17 octobre. La majoritĂ© d’entre eux sont imputables au FLN qui, dans sa guerre contre le MNA (un autre mouvement indĂ©pendantiste algĂ©rien), ainsi que dans l’exĂ©cution systĂ©matique de ceux qui "collaboraient" avec l’État français, n’hĂ©sitait pas Ă  massacrer ses propres "ressortissants". Un autre historien, Pierre Vidal-Naquet, a par ailleurs dĂ©montrĂ© que le FLN n’hĂ©sitait pas Ă  tuer et Ă  jeter les cadavres de ses victimes dans la Seine. Au final, une seule noyade au pont Saint Michel en lien avec la manifestation du 17 octobre 1961 a fait l’objet d’un constat. UNE SEULE. Pour le reste, il y aurait eu maximum 32 morts imputables Ă  la police et Ă  la gendarmerie ce jour-lĂ , parmi lesquels seulement 14 seraient "certains". Ainsi, l’affirmation selon laquelle les forces de l’ordre auraient noyĂ© des centaines d’AlgĂ©riens dans la Seine le 17 octobre 1961 est complĂštement fausse. Il y a eu certes une rĂ©pression violente, mais celle-ci est Ă  replacer dans son contexte, Ă  savoir, celui de la guerre d’AlgĂ©rie et des attentats fomentĂ©s par le FLN en mĂ©tropole qui ont fait des centaines de morts. Pour terminer, j’aimerais dire deux mots sur l’historien JL Einaudi qui a avancĂ© ce chiffre de 325 morts : il s’agit d’un adorateur de Mao et Pol Pot qui a rĂ©digĂ© des textes hagiographiques sur le FLN. Chacun se fera une idĂ©e de cette information.
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« On a faim. Ma mĂšre, elle est enseignante, elle part le matin avec un paquet de biscuits dans son sac parce qu’elle ne peut pas payer la cantine le midi. » C’était Lola, militante LFI. Merci pour cette grande comĂ©die digne des meilleures rĂ©alisations. 🎬🍿
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Comme beaucoup, j'ai Ă©tĂ© abasourdi samedi, puis dimanche, ai cherchĂ© Ă  comprendre, analyser. Un point me semble moins Ă©voquĂ© que d'autres dans ce que j'ai compris : le volume des pilleurs. Quelques mots. Parce que ça a Ă©tĂ© ma spĂ©cialitĂ© longtemps, quand mĂȘme.
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AprĂšs nous avoir parlĂ© des AlgĂ©riens en 1961, et entre deux vacances en GrĂšce, Lola-Fleur nous explique que sa maman « qui forme l’avenir du pays » mange des gĂąteaux le midi : la dame qui vient de RDC doit donc remercier les casseurs d’avoir pillĂ© son magasin. Le gauchisme est une maladie infantile.
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Pour info, Lola-Fleur Whittaker est "open to work". Faites tourner, n'embauchez pas une islamo-gauchiste problématique dans vos équipes !
Lola-Fleur Whittaker, Ă©tudiante proche de LFI Ă  David Lisnard : - « Vous avez parlĂ© des drapeaux algĂ©riens et demandĂ© ce qu’ils faisaient là
 Est-ce que vous pouvez nous rappeler ce qui s’est passĂ© le 17 octobre 1961 ? » - « Non, mais je m’en fous, madame ! Votre rhĂ©torique ne m’intĂ©resse pas, on vous connaĂźt par cƓur. » - « J’ai une autre question : vous parlez des groupes d’ultra-gauche, etc., mais vous dites en mĂȘme temps que les manifestants sont des casseurs et qui ne sont pas politisĂ©s. » - « Madame, vous m’avez mal Ă©coutĂ©. J’ai dit qu’il y avait des manifestants qui revendiquaient de façon lĂ©gitime, que deuxiĂšmement, il y a des gens qui pillent, et que troisiĂšmement, il y a des groupes d’extrĂȘme gauche, proches de LFI. » - « Et ?  » - « Et LFI qui sont des fascistes pour moi. » VoilĂ  ce qu’on appelle un recadrage en rĂšgle. Bravo @davidlisnard #LaGrandeConfrontation
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. @grm_off a postĂ© un truc qui tient en une phrase : « L'islam, c'est pas un jeu. » Il faut l'Ă©couter. Parce que cette phrase, des milliers de militants de gauche l'ont apprise en Iran. Trop tard. La plupart en sont morts. Retour en 1978. L'Iran du Shah vacille. Dans la rue, une coalition improbable : le Toudeh, parti communiste pro-soviĂ©tique. Les Fedayin du peuple, guĂ©rilla marxiste. Les Moudjahidin du peuple, mĂ©lange de marxisme et d'islam. Les nationalistes laĂŻcs de Mehdi Bazargan. Des Ă©tudiants, des intellectuels, des fĂ©ministes. Et au centre, l'ayatollah Khomeini. Les marxistes ont un plan. Khomeini, c'est la masse. Les mosquĂ©es, c'est le rĂ©seau. Les croyants, c'est l'Ă©nergie de la rue. Une fois le Shah tombĂ©, le vieux religieux rentrera Ă  Qom et les gens sĂ©rieux dirigeront le pays. Ils pensaient l'utiliser. Pendant ce temps, Khomeini passe quatre mois en exil Ă  Neauphle-le-ChĂąteau, dans les Yvelines. Il enchaĂźne les interviews avec la presse occidentale. Il parle de libertĂ©, il jure que le clergĂ© ne gouvernera pas. Michel Foucault s'enthousiasme dans le Corriere della Sera pour cette « spiritualitĂ© politique ». L'intelligentsia applaudit. FĂ©vrier 1979, le Shah est tombĂ©. Le compte Ă  rebours commence. 8 mars 1979, moins d'un mois aprĂšs la victoire. La veille, Khomeini a dĂ©clarĂ© que les femmes devront se couvrir. Des dizaines de milliers d'Iraniennes descendent dans la rue Ă  TĂ©hĂ©ran. Une partie de la gauche leur explique que ce n'est pas le moment, que l'ennemi principal c'est l'impĂ©rialisme, qu'il ne faut pas diviser le front. Quelques annĂ©es plus tard, le voile est obligatoire pour toutes. Novembre 1979, Bazargan, le Premier ministre laĂŻc, dĂ©missionne aprĂšs la prise d'otages de l'ambassade amĂ©ricaine. Il servait de vitrine respectable. On n'en a plus besoin. Juin 1981, Bani-Sadr, premier prĂ©sident de la RĂ©publique islamique, est destituĂ© et s'enfuit en France. Les Moudjahidin basculent dans l'opposition. RĂ©ponse du rĂ©gime : des milliers d'exĂ©cutions, y compris d'adolescents. Le Toudeh, lui, joue la loyautĂ©. Il soutient Khomeini, dĂ©nonce ses anciens alliĂ©s, applaudit la rĂ©pression des autres. En 1983, c'est son tour : parti dĂ©mantelĂ©, dirigeants arrĂȘtĂ©s et exhibĂ©s Ă  la tĂ©lĂ© pour des « aveux » oĂč ils renient le marxisme. Puis vient l'Ă©tĂ© 1988. Khomeini signe une fatwa. Des « commissions de la mort » passent dans les prisons. Dans l'une d'elles siĂšge un certain Ebrahim RaĂŻssi, futur prĂ©sident du pays. Les dĂ©tenus, dont beaucoup avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© condamnĂ©s Ă  de la prison et certains avaient presque fini leur peine, passent quelques minutes devant ces juges. Une question sur leur appartenance politique, une question sur leur foi. Mauvaise rĂ©ponse : la corde. Des milliers de morts en quelques semaines. Les Moudjahidin d'abord, puis les communistes, les athĂ©es, les gauchistes. EnterrĂ©s dans des fosses communes comme celle de Khavaran. Dix ans. Il aura fallu dix ans pour que l'alliance rĂ©volutionnaire finisse au bout d'une corde. Vergniaud le disait dĂ©jĂ  en 1793 : la rĂ©volution, comme Saturne, dĂ©vore ses propres enfants. En Iran, elle a commencĂ© par ceux qui lui avaient ouvert la porte. La leçon est simple. Quand tu t'allies avec un mouvement qui a une vision totale du monde, avec sa loi, sa morale et sa transcendance, et que toi tu n'as qu'une stratĂ©gie Ă©lectorale, ce n'est pas toi qui l'utilises. C'est lui qui t'utilise. Et le jour oĂč tu ne sers plus, tu deviens un obstacle. C'est exactement le pari de LFI aujourd'hui. Capter l'Ă©nergie et le vote de quartiers entiers, fermer les yeux sur l'islamisme politique qui s'y installe, et se dire que le moment venu, ce sont eux qui tiendront la barre. La vidĂ©o le montre en miniature : des militants d'extrĂȘme gauche qui jouent avec « Bismillah » comme avec un slogan, et un islamiste qui les recadre sĂšchement. Ils pensaient manier un symbole. Ils dĂ©couvrent que c'est sacrĂ© pour quelqu'un d'autre, et que ce quelqu'un ne nĂ©gocie pas. Le fĂ©minisme, les droits LGBT, la libertĂ© de blasphĂ©mer, l'Ă©mancipation sexuelle : tout ce que cette gauche prĂ©tend dĂ©fendre est incompatible avec le projet islamiste. Les Iraniennes de mars 1979 l'ont appris. Les communistes du Toudeh l'ont appris. Tous ont cru qu'on rĂ©glerait les dĂ©saccords aprĂšs la victoire. Il n'y a pas eu d'aprĂšs. Et que ce soit clair : je ne parle pas des millions de musulmans français qui vivent leur foi tranquillement et qui sont souvent les premiĂšres cibles de l'islamisme. Je parle d'un projet politique. En Iran aussi, les premiĂšres victimes des mollahs Ă©taient des Iraniens. Je le dis sans dĂ©tour : si LFI arrive au pouvoir avec cette stratĂ©gie, il y a de fortes chances que la France disparaisse. Pour de bon. Pas en un jour. Comme en Iran : par Ă©tapes, chaque concession prĂ©sentĂ©e comme un dĂ©tail, chaque alerte balayĂ©e au nom de l'unitĂ© du front. Aux ados et aux Ă©tudiants qui dĂ©filent derriĂšre ces drapeaux en pensant ĂȘtre du bon cĂŽtĂ© de l'histoire : en 1978, les Ă©tudiants de TĂ©hĂ©ran aussi Ă©taient sĂ»rs d'eux. Beaucoup de leurs noms figurent aujourd'hui sur des listes d'exĂ©cutĂ©s. Dans toutes les rĂ©volutions, les idiots utiles finissent pareil. Utiles, puis gĂȘnants, puis Ă©liminĂ©s. Lisez l'histoire avant de la rejouer.
« L'islam, c'est pas un jeu ! » Les petits bourgeois blancs de l'extrĂȘme gauche s'imaginent pouvoir instrumentaliser les musulmans pour grossir leurs rangs, galvaniser leurs manifestations et accĂ©lĂ©rer leur rĂ©volution. Ils jouent aux apprentis sorciers avec des forces politiques dont ils mesurent trĂšs mal les ambitions. Face aux musulmans, nos rĂ©volutionnaires de salon sont rappelĂ©s Ă  une rĂ©alitĂ© Ă©lĂ©mentaire : ce qu'ils prennent pour un slogan militant constitue, pour des croyants rigoristes, une transgression intolĂ©rable. D'autres sont morts pour ça. L'histoire devrait pourtant les instruire. En Iran, en 1979, marxistes, intellectuels progressistes et islamistes ont contribuĂ© Ă  renverser le Shah. Une fois au pouvoir, les partisans de Khomeyni ont mĂ©thodiquement Ă©liminĂ© leurs anciens alliĂ©s. L'alliance rĂ©volutionnaire s'est achevĂ©e dans les prisons, les purges et devant les pelotons d'exĂ©cution. Je retrouve dans certaines alliances contemporaines cette mĂȘme arrogance intellectuelle : la conviction que des mouvements profondĂ©ment antagonistes pourront marcher ensemble jusqu'Ă  la victoire, puis nĂ©gocier tranquillement leur avenir commun. Il est impossible de concilier l'Ă©mancipation sexuelle, le fĂ©minisme et la libertĂ© de blasphĂ©mer avec un projet thĂ©ocratique qui entend tous les soumettre. Tel est pris qui croyait prendre.
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Il parait raisonnable d'expulser : 1. Les étrangers reconnus coupables d'un crime ou d'un délit quel qu'il soit 2. Les étrangers fichés S ou proches de la mouvance terroriste 3. Les étrangers en situation irréguliÚre 4. Les étrangers en "chÎmage longue durée" ou vivant majoritairement d'aides sociales 5. Les étrangers non-occidentaux non-assimilés 6. Les non-assimilés binationaux ou naturalisés récents, ayant commis un crime ou un délit grave (notamment terrorisme) Les étrangers assimilés, au casier judiciaire vierge, qui payent leurs impÎts, ont me semble-t-il toute légitimité pour rester en France. Sans ça, il n'y a plus de France dans 5 ans.
Au-delà du terme "remigration" qui est un marqueur politique, renvoyer des dizaines de milliers d'étrangers est une politique plus que raisonnable. Et tout à fait nécessaire en France actuellement. A commencer par les étrangers condamnés pour des crimes ou des délits...
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Tu vas sur LCI en prime time face Ă  un candidat Ă  la prĂ©sidentielle, tu sais que tu vas ĂȘtre scrutĂ©e, observĂ©e, dissĂ©quĂ©e. A quel moment tu mens aussi effrontĂ©ment, en sachant pertinemment que ton mensonge sera exposĂ© sur la place publique ? À quel moment tu expliques que tu n’as pas de quoi manger, que les gens qui ont perdu quelque chose doivent s’estimer heureux car ils ont quelque chose Ă  perdre tandis que toi, tu n’as rien, du haut de tes vacances en GrĂšce..? De mĂȘme qu’ĂȘtre pilleur ou casseur est source de fiertĂ©, ĂȘtre menteur et n’avoir aucune dignitĂ© est un honneur dĂ©sormais ? Cette fille est l’incarnation de notre Ă©poque dĂ©boussolĂ©e.
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Lola-Fleur Whittaker et sa tartuferie, prĂ©sentĂ©e hier sur LCI comme « crĂ©atrice de contenu politique ». Son parcours, lui, est celui d’une intĂ©gration mĂ©thodique et sans aspĂ©ritĂ©s. ‱ LycĂ©e Camille-SĂ©e,un lycĂ©e parisien sĂ©lectif, option internationale britannique. ‱ Licence de politique et relations internationales Ă  Manchester, mention trĂšs bien, avec une spĂ©cialitĂ© consacrĂ©e Ă  la lutte contre le capitalisme et un mĂ©moire sur l’égalitĂ© dans le monde post-capitaliste. ‱ Elle prĂ©pare un double master Ă  Sciences Po et Ă  la London School of Economics pour mieux comprendre et amĂ©liorer les institutions europĂ©ennes. ‱ Stage au Parlement français auprĂšs d’une dĂ©putĂ©e de La France insoumise. Elle a Ă©tĂ© candidate sur une liste de La France insoumise dans le 15e arrondissement de Paris. Elle se dĂ©clare elle-mĂȘme partisane de La France insoumise. Elle dĂ©nonce le capitalisme, les institutions, la gouvernance europĂ©enne et le systĂšme. Elle le fait depuis un parcours scolaire et militant parfaitement calibrĂ© pour y entrer, y faire carriĂšre et y exercer de l’influence. C’est la dĂ©finition mĂȘme de la tartuferie : critiquer ce que l’on s’apprĂȘte Ă  intĂ©grer, en prenant soin de n’en rater aucune marche. đŸ€Ą Tout cela est grotesque.
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Marine, tu es largement favorite pour devenir prĂ©sidente. Le pays en a marre et veut tenter quelque chose d'autre. On le comprend. Ton programme Ă©conomique est par contre malheureusement une gigantesque blague. Le budget annoncĂ© est totalement fantaisiste. Les projections de baisses de dĂ©penses sont trĂšs largement exagĂ©rĂ©es. Les projections de rentrĂ©e de nouveaux impĂŽts ne font aucun sens. Vous projetez 140 milliards d'Ă©conomies lĂ  oĂč le chiffre rĂ©el de votre projet se compte sur les doigts d'une main. L'Ă©conomie, ce n est pas votre truc. Votre prioritĂ©, c est l'immigration, la sĂ©curitĂ© et l'unitĂ© nationale. L'Ă©conomie n'a jamais Ă©tĂ© une prioritĂ© au RN. On le comprend. Alors dĂ©lĂšguez. Par exemple Ă  l'Ifrap qui serait je l'imagine ravi de vous aider Ă  faire un vrai budget pour le pays. Il y a aussi l'institut Montaigne et bien d'autres gens trĂšs capables. Des cabinets d audit privĂ©s peuvent venir Ă  votre soutien. On vous dit ça non pas parce qu'on ne vous aime pas, mais parce qu'on pense au pays. Vous pourrez sans problĂšme embobiner les Ă©lecteurs avec votre programme imaginaire mais ça sera une autre paire de manche une fois Ă  l'ElysĂ©e. Le pays est en situation de semi-faillite, les taux hors de contrĂŽle. Si vous voulez pacifier le pays, il faut une Ă©conomie solide. Il ne vous reste plus que quelques mois pour proposer quelque chose de crĂ©dible avant la campagne. L'honneur du pays est en jeu. Ne prenez pas trop votre temps.
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#PSG Les Ă©meutes de samedi sont un phĂ©nomĂšne de #gĂ©opolitique, un conflit de territoires entre "chez nous" et "chez eux". Elles s'apparentent Ă©galement aux razzias, dĂ©crites par Ibn Khaldoun. «Par gĂ©opolitique, il faut entendre toute rivalitĂ© de pouvoirs sur ou pour du territoire», assure le grand gĂ©ographe Yves Lacoste. Nous avons pu l'observer samedi soir, 30 mai, Ă  l'occasion des violences urbaines faisant suite Ă  la victoire du PSG. Ces Ă©meutes relĂšvent en effet d'un conflit de territoires urbains, selon une logique "chez eux" versus "chez nous". Les images et les rĂ©cits tĂ©moignent que les troubles Ă  l'ordre public ont Ă©tĂ© provoquĂ© majoritairement par des jeunes hommes, venus des quartiers pĂ©riphĂ©riques, souvent issus de l'immigration. À Paris, les incidents ont eu lieu essentiellement dans les beaux quartiers : Champs-ElysĂ©es, TrocadĂ©ro, Porte de Saint-Cloud, Arc de Triomphe... Ă©galement sur le pĂ©riphĂ©rique, aux Halles ou Ă  la RĂ©publique. Peu ou pas d'incidents sont signalĂ©s en banlieue parisienne. On retrouve la mĂȘme gĂ©ographie en province : Ă  Grenoble, Rennes, Strasbourg, Clermont-Ferrand , Bordeaux, OrlĂ©ans, Pau... au total, une soixantaine de villes, les incidents se sont dĂ©roulĂ©s au centre-ville. À noter, le calme de Marseille : lĂ  encore l'explication peut ĂȘtre "gĂ©opolitique" : on est sur une terre de l'OM, pas du PSG dĂ©testĂ©... Samedi soir, nous avons donc vu des groupes de jeunes de la pĂ©riphĂ©rie quitter leur "chez nous" pour aller "chez eux" - dans les quartiers bourgeois du centre, oĂč ils se sentent complĂštement Ă©trangers. C'est une forme de conquĂȘte temporaire d'un territoire ennemi, une prise de gage symbolique (et parfois matĂ©rielle), dont on aurait tort de nĂ©gliger la dimension politique - mĂȘme si elle n'est pas formulĂ©e comme telle par les intĂ©ressĂ©s. Si l'on suit le grand historien arabe Ibn Khaldoun (1332-1408), cela peut s'apparenter Ă  une razzia de nomades : « Les BĂ©douins arabes ne dominent que les plaines, car ils sont, par leur nature sauvage, des gens de pillage et de corruption. Ils pillent tout ce qu’ils peuvent prendre sans combat ni risque, puis fuient vers leur refuge dans le dĂ©sert. DĂšs qu’ils rencontrent une difficultĂ© ou un obstacle, ils l’abandonnent et cherchent une proie plus facile. » De mĂȘme, Ibn Khaldoun est Ă©clairant avec sa notion d'«asabiyya» l'un des concepts centraux de sa sociologie. C'est une solidarité de groupe, un sentiment d’appartenance collective, un esprit de corps. À l’origine, elle repose sur les liens de sang, mais elle peut naĂźtre de la cohabitation, de la religion, d’idĂ©aux communs, d’intĂ©rĂȘts partagĂ©s. Ibn Khaldoun constate qu'elle est plus forte chez les nomades que chez les sĂ©dentaires. Evidemment, l'analyse du grand penseur arabe du XIVe siĂšcle n'est pas directement applicable Ă  notre situation - mais comme Le Prince de Machiavel, elle peut, trĂšs utilement, ĂȘtre transposĂ©e dans des termes contemporains. Ce conflit de territoires, projetĂ© dans les centre-villes, est relativement rĂ©cent dans notre pays. On l'avait dĂ©jĂ  observĂ©, sous une autre forme, lors de la crise des Gilets Jaunes. Contrairement aux manifestations sociales traditionnelles, qui se dĂ©roulent dans l'Est parisien (RĂ©publique-Nation-Bastille), les Gilets Jaunes sont d'emblĂ©e venus dans les quartiers plus riches de l'Ouest parisien. On constata alors que les "jeunes des citĂ©s" s'Ă©taient globalement tenus Ă  l'Ă©cart des Gilets Jaunes. Ce n'Ă©tait pas la mĂȘme sociologie, pas la mĂȘme "asabiyua" aurait dit Ibn Khaldoun. Jusqu'Ă  ces derniĂšres annĂ©es, la «rivalitĂ© de pouvoirs pour un territoire» s'exercait principalement dans le contrĂŽle des citĂ©s de banlieue, par des groupes de jeunes et/ou de dĂ©linquants liĂ©s au trafic de drogue. La police y accĂšde difficilement, de mĂȘme que les pompiers ou les services de secours. On a appelĂ© cela «les territoires perdus de la RĂ©publique» ou «les zones de non-droit». MĂȘme si elle le regrettait, la majoritĂ© de la population française, notamment les catĂ©gories supĂ©rieures, restait globalement indiffĂ©rente. Pour une raison simple : cela ne se passait pas "chez nous", mais "chez eux". En clair, qu'ils se dĂ©brouillent... tant que l'on est tranquille "chez nous". Cette pĂ©riode semble prendre fin : depuis les sanctuaires de la pĂ©riphĂ©rie, des «raids» spontanĂ©s d'appropriation temporaire du territoire sont dĂ©sormais menĂ©s contre les zones centrales. Un rĂ©cent Ă©pisode Ă  La Baule, station balnĂ©aire chic Ă  portĂ©e de train des quartiers populaires de Nantes, l'a montrĂ©, suscitant une vive Ă©motion. La gĂ©opolitique est une mĂ©thode qui permet de dĂ©crire des conflits, sans prĂ©juger de la justesse des causes des uns et des autres. Mais, comme le disait Charles PĂ©guy : «Il faut toujours dire ce que l’on voit ; surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit.»
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