
ALT EXISTRANSINTER 17 OCTOBRE 10h - GARE DU NORD 14h - REPUBLIQUE 18h30 - PONT-SAINT-MICHEL Manifestations unitaires avec notre classe

ALT 10h Gare du Nord - Manif’ combative direction l’Elysée 14h Place de la République - ExisTransInter. Montrons que les trans et intersexes participent aux mobilisations sociales ! Départ de la manifestation vers Place de Clichy et les lieux de pouvoirs ! Cortège ExisTransInter 18h30 Rassemblement au Pont-Saint-Michel pour la commémoration des massacres du 17 octobre 1961

ALT La police réprime les manifestations, même les plus inoffensives. Pour la sécurité de nos camarades, voici quelques consigne : Se préparer en amont : donner ses garanties de répresentation à un-e camarade ne manifestant pas, laisser son téléphone chez soi si nécessaire. Venir équipé-e : Masques FFP2, sérum physiologique, de quoi se couvrir le visage. Numéro de téléphone de la Légal Team à écrire sur son bras : 07 80 99 99 82. Avoir un binôme. Pas de make-up. En cas d’interpellation, souvenez-vous du code AMIS : Avocat : à contacter ! Médecin : constater les coups des flics Informer : appelle un-e proche Silence : tu gardes le silence. Pour plus de détails, voir les stories insta.

ALT Au Venezuela, en Iran, au Soudan, au Mali, au Kurdistan, au Liban et bien sûr en Palestine, les impérialistes et les colons continuent de massacrer à tours de bras, de semer la misère et d’écraser les peuples. Le 13 septembre 2026, des dizaines de militants LGBTI turques ont été arrêtés par la police fasciste d'Erdogan. Le génocide en Palestine se poursuit, et l’entité sioniste reçoit le soutien de l’Etat français. Pour cette manifestation, nos regards, nos voix et notre colère doivent soutenir le peuple palestinien et sa résistance. Ici, comme ailleurs, que ce soit Netanyahu ou Barbara Butch, nous ne baisserons jamais les bras.

ALT Le mouvement trans et inter est structurellement empêchée de s’exprimer par l’Etat nourricier, qui distribue les subventions comme des bons points, devant l’horreur du génocide, et la répression du pouvement pour la libération de la Palestine. En 2024, le gouvernement a menacé les associations féministes de retrait de leur subventions si elles dénonçaient le génocide ; nous devons à tout prix éviter cette situation dans le mouvement trans et inter. Cette stratégie de la respectabilité nous ferait perdre le chemin : celui de la lutte pour nos droits.

ALT Nos services publics sont détruits, les financements vont à l’armée et à la police ; les mêmes qui tuent nos frères et nos soeurs trans et inter, travailleur-euses du sexe, migrant-es ou non blancs-ches, ici comme dans les pays du Sud. Il faut comprendre le lien profond entre la militarisation et les législations antitrans : si nous ne pouvons plus transitionner, nous pouvons mener des vies de bon petit citoyens, ou mourir. C’est ce dont la France a besoin pour maintenir sa position dans ses néo-colonies. Un pays qui se tient sage, qui ne transitionne pas et qui correspond à ses normes sexuelles. A ce titre, il ne peut y avoir de lutte trans et intersexe sans anti-impérialisme, sans soutien aux peuples en lutte contre les colons et la barbarie occidentale. Ceux qui prétendent le contraire sont des menteurs et des assimilationnistes.

ALT Car c’est ce qui se joue ici. Comme dans les luttes gays auparavant, le mouvement trans et inter doit choisir entre l’anti-impérialisme et l’assimilation. Nous ne devons pas jouer la carte de la respectabilité, du dialogue avec les institutions et de la DILCRAH : ce serait non seulement jeter les trans sous le bus, mais également tous les peuples opprimés du monde entier. Nous appelons tous les anti-impérialistes, organisations et individus, à rejoindre la marche du 17 octobre, car les mineurs trans et intersexes ne paieront pas leur impérialisme.

ALT Protégeons les enfants trans et intersexes : préparons le rapport de force face à la Haute Autorité de Santé !

ALT Durant l’été 2025, la Haute autorité de santé (HAS) a rendu des recommandations concernant les transitions. La HAS a retiré les recommandations concernant les 16-18 ans, sous pression de lobbys antitrans, et est allée à rebours de l’expertise communautaire. Sacrifiés sur l’autel de la lâcheté, les enfants trans restent abandonnés par l'État. La HAS est aujourd’hui en train de rédiger des recommandations sur les enfants trans. 40 organisations ont dénoncé un cadrage qui laissait la part belle aux sources antitrans et encore moins de place aux organisations trans, en leur refusant une place dans l’écriture. Il faut préparer le discours médiatique, l’attention communautaire, le soutien du mouvement social pour développer un rapport de force face à la HAS. Nous seuls les trans ne pouvons avoir le poids suffisant : nous appelons à une participation de tout le mouvement social.

ALT La situation des enfants et ados intersexes doit être remise sur le devant de la scène. Ils subissent toujours mutilations génitales, examens invasifs et pratiques psychiatriques imposées ; avant de faire face au refus d’accès à leur dossier médical. L’ignorance des propositions de loi déposées l’année dernière est l’exemple de la nécessité de propulser ces mots d’ordre. Le rôle de chaque personne qui lit ce texte est primordial. Le mouvement associatif parisien le reconnaît lui-même : il est devenu empêché par sa structure même à fournir une opposition à la HAS. Aucune association n’avait la possibilité de critiquer de manière franche les précédentes recommandations ; toutes ont refusé de signer un appel pour dénoncer celles en écriture. En 2025, elles étaient nombreuses à applaudir des deux mains, car “c’est déjà ça”.

ALT La protection des enfants trans et intersexes doit être centrale et non négociable dans notre lutte. Le mouvement trans a, pourtant, déjà su être anti-assimilationniste. Nous avons abattu la SoFECT. Ensuite, en 2016, ces mêmes associations dénonçaient la loi qui avait permi l’abandon de la stérilisation obligatoire pour le changement de sexe à l’état civil comme étant une loi qui “piétinait l’autodétermination et nos corps”. C’était une position juste, qui avait causé une fracture avec l’autre moitié des associations qui clamaient que “c’est déjà ça”. Depuis, les rôles se sont inversés. La réaction aux recommandations de 2025 démontre que la dépendance financière à l’État pour exister, les accointances avec le PS, ainsi que le fait d’être co-dirigé par des médecins et des psys, empêche malheureusement ces structures de construire une lutte sans concession. Alors que l’heure est grave, rien ne bouge sur la question de la HAS. Il ne reste plus qu’aux trans, eux mêmes, de se mobiliser !

ALT La marche de l’ExisTransInter doit porter la revendication que, même si le corps médical ne le veut pas, il faut l'autodétermination et l'accès aux soins des enfants indépendamment de l'avis des parents. Cette revendication n’existe actuellement pas. Le travail main dans la main avec l'institution médicale amène à pratiquer, faute de droit et de pratiques d'autodétermination, des thérapies où l'on ne nie plus l'identité des enfants trans, mais leur nécessité vitale d'avoir un accès aux soins. Les enfants trans et intersexes sont une des cibles principales de la bourgeoisie dans leur course à la militarisation. Pour les patrons, les dirigeants et les généraux, il faut l’ordre et l’ordre passe par l’hétérosexualité, sinon la permission d’existence seulement à ceux les plus assimilables.

ALT Ils nous proposent l’assimilation, c’est-à-dire concéder l’intégration d’une minorité compatible avec le système de production capitaliste, au prix des moins assimilables. Les assimilables ont d’abord été les transsexuelles blanches non TDS hétéros non séropo à la situation stable entre 25 et 40 ans, puis les transgenres blanches. Aujourd’hui, les assimilables sont les trans blancs, non-intersexes ayant la majorité, un travail et n’étant pas psychiatrisés. Accepter l'assimilationnisme, c’est laisser les soins trans uniquement dans les mains des professionnels de santé. C’est accepter des droits à prix réduits, en sacrifiant la lutte des classes pour des miettes de droits trans. Dans une société où nos droits sont menacés, la cogestion avec le système médical et la dépendance financière vont nécessairement finir par mettre à l’écart les enfants, les intersexes, les TDS, les non-blancs, les handis et les fous, les sans papiers et les femmes victimes de la transmisogynie.

ALT La HAS nous trouvera sur son chemin. Nous avons battu la SoFECT. Nous avons subi les violences de l’ordre médical. Rien ne nous fera jamais peur, car rien ne nous empêchera de transitionner. Nous appelons tous à rejoindre la marche du 17 octobre, car les enfants trans et intersexes ne paieront pas leur impérialisme !



















