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🇷🇺🇺🇦Un tournant dans l'histoire de la guerre.
Pour la première fois, les forces armées ukrainiennes ont réussi à exfiltrer un soldat blessé en utilisant un drone aérien.
Normalement, porter secours à un combattant blessé est une entreprise souvent périlleuse qui risque d'augmenter le nombre de blessés ou de morts. À présent, les innovations technologiques de l'Ukraine permettent de réduire totalement ce risque.
C'est, à mes yeux, une petite révolution dans la guerre moderne. Le blessé peut être exfiltré hors des combats rapidement et déposé en terrain sûr pour que des hommes puissent ensuite venir le chercher, lui prodiguer les premiers soins et l'emmener à l'arrière du front.
Alors certes, je pense qu'il y a des limites à l'utilisation de ce type de drones, notamment en matière de guerre électronique. Si le drone est abattu d'une quelconque manière, le blessé fait une chute mortelle. Mais cela devrait permettre à terme de sauver beaucoup de vies.
Après ce conflit, les CASEVAC ne seront plus jamais les mêmes. Bravo à l'Ukraine 👏🇺🇦
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Très belles images de solidarité à Paris, où des habitants sont venus prêter main-forte pour nettoyer les rues et aider les commerçants au lendemain de la manifestation du #17octobre.
La France qu’on aime. La vraie France. ❤️🇫🇷
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Le 19 octobre 1851 décès au château de Frohsdorf de Marie-Thérèse de France "Madame Royale", fille du roi Louis XVI et de Marie-Antoinette d'Autriche et veuve du duc d'Angoulême, inhumée dans la crypte de l'église Sainte-Marie de l'Annonciation du monastère à Castagnavizza
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🇫🇷 Pendant les incendies en Gironde, Jonas Mouret, saisonnier à Lacanau et ancien pompier volontaire, a créé en seulement deux jours Fire Response, une application web destinée à coordonner les bénévoles. Grâce à une carte des zones à surveiller, l’outil a facilité les patrouilles chargées de repérer les reprises de feu. 🤝 (Le Figaro)
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Il a bravé le feu ennemi pour venir en aide à ses camarades.
Le caporal-chef Rodolphe Penon du 2e régiment étranger de parachutistes s'est sacrifié pour sauver ses camarades blessés le 18 août 2008 dans la vallée d'Uzbin, Penon passe de blessés en blessés pour leur prodiguer des soins, jusqu'à son dernier souffle.
Ne jamais oublier. 🖤
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Eté 1940. Paris. Elle aime tant l'Angleterre! Pour cette agrégée d'anglais, aider les soldats de Sa Majesté est un devoir. Prise le 23 nov. 1943, elle ne pense qu'aux aviateurs encore chez elle. Eux s'en tireront, elle part mourir à Ravensbrück. Marie Betbeder-Matibet. 45 ans.
#6août 1682
Mme la Dauphine, Marie Anne de Bavière, donne naissance à un prince au château de Versailles.
C'est la première naissance royale en ce lieu et d'un prince héritier de la Couronne de France.
Louis XIV titre le nouveau né "duc de Bourgogne"
#histoire #versailles
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During WW2, SOE agent Nancy Wake cycled nearly 500 kilometres through occupied France, passing countless German checkpoints in 71 gruelling hours, to deliver vital replacement codes after a Gestapo raid.
She later called it her most important contribution to the war.
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On a beaucoup trop peu parlé du vol du torque en or de la Dame de Vix, il y a trois jours, au musée de Châtillon-sur-Seine. La perte de ce chef-d’œuvre de l’art celte m’a personnellement bien plus ému que celle du diadème de l’impératrice Eugénie lors du cambriolage du Louvre, car le torque a tellement plus de valeur esthétique et historique. Créé au Ve siècle av. J.-C. pour une princesse gauloise, il témoigne de la sophistication d’une orfèvrerie jonglant avec virtuosité entre les traditions grecque, étrusque et celte. On y admire en particulier le petit cheval ailé posé sur un entrelacs de fils d’or, lui-même soutenu par une patte de lion. Ces 480 grammes d’or, par la cupidité qu’ils suscitent, auront peut-être eu raison de la forme artistique dont ils n’étaient que le support. Tout cela risque en effet de finir en lingot. Pour nous consoler, il ne nous restera que des photographies et des reproductions. Où sont les barbares, au Ve siècle av. J.-C. ou au XXIe siècle ?
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🇷🇺 La Russie accélère le recrutement de ressortissants africains par des procédés trompeurs, puis les utilise comme chair à canon.
Près de 1800 soldats africains ont été identifiés en Ukraine. La réalité est probablement bien plus importante.
Moscou enchaîne les campagnes de recrutement trompeuses, promettant des emplois civils bien rémunérés pour finalement envoyer les ressortissants africains en première ligne sans formation.
En exploitant des Africains comme de la chair à canon, Moscou affaiblit la crédibilité de son discours de partenariat.
Le 18 juillet, le Bostwana a dénoncé une augmentation de ces recrutements "à un rythme alarmant".
L'Afrique du Sud a ouvert une enquête.
Le ministre des Affaires étrangères ghanéen, Samuel Okudzeto Ablakwa, s'est rendu à Kiev pour obtenir la libération de deux ressortissants capturés.
Quand est-ce que le Mali, le Niger, le Burkina comprendront-ils qu'ils se fourvoient en faisant confiance à la Russie ?
🇷🇺🇺🇦 Les attaques russes répétées contre les navires civils quittant l'Ukraine ont entraîné une hausse de 23% du prix du blé en juillet.
Et menacent la sécurité alimentaire de nombreux pays africains.
Le plus paradoxal ? C'est que Poutine tue des marins civils de pays alliés, l'isolant diplomatiquement.
• 19 juillet : la Russie tue 11 des 18 membres d'équipage du navire turc Golden Leo, qui quittait Odessa avec une cargaison de maïs ;
• 18 juillet : salve de drones russes sur la ville portuaire de Mikolaïv tuant 11 personnes, dont des marins étrangers.
• 22 juin : attaque de trois cargos, un marin égyptien tué ;
• 17 mai : attaque d'un navire chinois ;
• 9 janvier : attaque de deux cargos (blé, soja), un marin syrien tué.
Et c'est finalement l'Afrique - l'un des terrains de jeu de Poutine - qui en paiera les conséquences.
L'Ukraine étant un acteur majeur des marchés mondiaux, fournissant 6 % du blé et 11 % du maïs.
La Russie risque de se mettre à dos ses grands amis : l'Algérie, le Mali, le Niger ou encore le Burkina Faso.
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I have already arrived in the United States. Our schedule includes meetings with President Trump, his team, and those who can support our defense. Our number-one priority is anti-ballistic defense and strategic cooperation with America. Peace needs to be brought closer.
Of course, on behalf of all of Ukraine, we will honor the memory of Senator Lindsey Graham. Together with everyone attending the ceremony in Washington, we will remember his commitment to security and freedom across the transatlantic community and around the world.
Thank you to everyone who helps protect lives!
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Les cancers évitables représentent environ 40% des cas de cancers aujourd’hui diagnostiqués.
La hiérarchisation des risques est essentielle en santé publique.
Malheureusement aujourd’hui des marchands de peur ont une théorie : il existerait des facteurs X qui expliqueraient les 60% des cas restants.
Réthorique classique visant à mettre le doute au cœur de la réflexion alors que ce principe est dévoyé, pourtant véritable moteur de la démarche scientifique.
Le cancer est d’abord une maladie liée au vieillissement.
Et au hasard.
Même en cas d’exposition à des facteurs de risque.
Certains facteurs d’ailleurs sont « protecteurs »
Ça ne veut pas dire qu’ils annulent des mutations déjà survenues !
Mais dire cela ça dérange certains qui voudraient à tout prix faire peser sur l’environnement la plus grand part du risque. Utile quand on veut tout politiser.
Certains cancers pourraient être évités selon les campagnes de prevention plus ou moins efficaces.
En ça, on peut dire que certains cancers « sont politiques » en allant au bout du bout.
Mais la très grande majorité ne le sont pas.
Et c’est aussi trop simple de mettre sous le tapis les responsabilités individuelles.
Comme le refus vaccinal anti HPV de certains parents.
Replying to @lel_media
Pesticides, pollution… Quelles sont les véritables causes du cancer ?
La réalité est très, très éloignée du récit médiatique.
Au risque de nous faire perdre de vue les principaux dangers.
lel.media/insert/cancer-caus…
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🇨🇵 Des agriculteurs, forestiers et bénévoles se mobilisent en nombre en Gironde pour aider les pompiers à contenir l'incendie ayant parcouru plus de 42 000 hectares. Leur solidarité, en apportant eau, nourriture et matériel, est indispensable pour protéger les habitants, le patrimoine et les forêts. 🫶 (RTL)
📸 Arthur Pereira
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Le Bleuet de France s’incline devant la mémoire du caporal Laurent Manson, sapeur-pompier volontaire décédé en service commandé à l’âge de 38 ans.
Lundi 27 juillet, alors que le risque d’incendie mobilisait les secours dans les Bouches-du-Rhône, ce soldat du feu participait au dispositif de prévention déployé au nord d’Arles. Il était parti ravitailler le camion-citerne qu’il conduisait lorsque son véhicule a quitté la route. Malgré l’intervention rapide des secours, le caporal Laurent Manson n’a pas pu être sauvé.
Il consacrait une partie de sa vie à protéger celle des autres. Sa disparition laisse aujourd’hui une place vide auprès de sa famille, de ses proches et de tous ceux qui partageaient son engagement au centre d’incendie et de secours de Saint-Étienne-du-Grès.
Le Bleuet de France leur adresse ses pensées les plus sincères et partage la peine de l’ensemble des Pompiers 13, qui viennent de perdre l’un des leurs. 🕊️
@Pompiers_13
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À première vue, le blason de Caen est d'une grande simplicité : un château d'or se détache sur un fond rouge.
Il s'agit des armes primitives de la ville, connues depuis le XIIIᵉ siècle et auxquelles Caen est revenue après plusieurs siècles de modifications sous les rois de France puis sous le Premier Empire.
Il évoque le château commencé vers 1060 par Guillaume le Conquérant, qui fit de Caen le cœur de son pouvoir en Normandie. #Caen #Normandie
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❤️🇨🇿 Les hélicoptères tchèques sauvent un village Français !! Les pilotes ont fait voler leurs Blackhawks à basse altitude au milieu du megafeu de Gironde, ici pour secourir le village du Temple, en lien avec des équipes françaises et slovaques. Děkuji !!!
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Saint-Firmin-sur-Loire. Il ne put combattre en 1914 : trop jeune. Ni en 1940 : réformé. Alors, en 1943, il dirige un maquis. Et quand l'ennemi attaque le 3 août 1944, et qu'il est blessé, il ordonne la fuite et combat. Seul. En gardant pour lui la dernière balle. Fernand Buyser.
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🇫🇷 28 juillet 1946, le Général de Gaulle prononce à Bar-le-Duc un discours dans lequel il s'oppose à la réunification de l'Allemagne qu'il estime dangereuse pour le maintien de la paix :
« Pour regarder les choses en face, alors surtout qu'elles sont difficiles, aucun lieu ne convient mieux que les abords de notre Meuse. Non seulement, parce qu'ils furent le théâtre de certains des événements les plus grands de notre Histoire, mais encore pour cette raison que le peuple qui les habite, le peuple de Lorraine, le peuple de Bar-le-Duc, a su, de tout temps, garder intactes sa force d’âme et sa lucidité. Or, c'est bien de lucidité et c’est bien de force d’âme que nous avons besoin pour considérer franchement, telles qu'elles sont, la situation du monde et la position de la France.
Le drame de la guerre de trente ans, que nous venons de gagner, a comporté maintes péripéties et vu entrer et sortir maints acteurs. Nous autres, Français, sommes de ceux qui restèrent toujours sur la scène et ne changèrent jamais de camp. Les circonstances ont pu nous contraindre à varier notre tactique, tantôt au grand jour des champs de bataille, tantôt dans la nuit de la clandestinité. Mais nous ne comptons finalement qu'une seule sorte d'anciens combattants. Ceux des nôtres qui, naguère, attaquèrent sur la Marne, sur l'Yser ou sur le Vardar, ne différaient en rien de ceux qui, hier, s'accrochaient à la Somme, s'acharnaient à Bir-Hakeim, prenaient Rome, défendaient le Vercors ou libéraient l’Alsace. Les douloureuses victimes des villages martyrs de la vallée de Ia Saulx sont tombées pour la même cause que les glorieux soldats ensevelis à Douaumont. Qu’eussent été le caractère et l’issue de cette guerre si, du premier au dernier jour, elle n’avait été française en même temps que mondiale ? Que serait demain la paix si elle ne devait être la paix de Ia France aussi bien que celle des autres ?
La paix de la France c’est, tout d'abord, le règlement du sort de l'Allemagne. En l'espace d'une vie d'homme nous avons été trois fois envahis par nos voisins d'outre-Rhin. Ils n'y ont, en définitive, certes pas gagné grand-chose. Mais nous y avons beaucoup perdu, au point qu'aujourd'hui, du fait de nos blessures, l'équilibre du monde se trouve compromis.
Il est vrai que l'Allemagne, décimée à son tour dans sa population, ravagée dans ses villes, ses mines, ses usines, moralement chancelante sous le poids de ses crimes et de ses malheurs, occupée par de puissantes armées, n’est plus un sujet d'alarme immédiate pour les nations qui doivent bâtir la paix. Mais, après une guerre de trente ans, on ne fait pas la paix pour l'immédiat. Quelles que soient ses épreuves, l'Allemagne demeure l'Allemagne, c'est-à-dire un grand peuple, massivement installé au coeur de l'Europe, qui dans l'abîme se souvient des sommets et que le démon de la guerre pourrait encore tenter un jour si la chance lui était offerte de retrouver sa grandeur en conjuguant son ambition avec celle de quelqu'un d'autre. Pour mettre l'Allemagne, comme on dit « hors d'état de nuire », il ne suffit pas d'empêcher qu'elle soit directement menaçante, il faut encore faire en sorte qu'elle ne puisse être ni tentatrice, ni tentée. Sinon, malheur, une fois de plus, aux fils et aux filles des hommes !
C'est pourquoi la France a, vis-à-vis d'elle-même et vis-à-vis des autres, le devoir de s'opposer à ce que l'Allemagne redevienne l'État unifié et centralisé, bref le Reich, dont l'armature et l'impulsion furent toujours les conditions de ses belliqueuses entreprises. Alors que l'esprit de la paix ne souffle encore que bien timidement, alors que la coopération internationale n'est même pas sortie des querelles de procédure et qu'il n'est que trop évident qu'il lui faudra beaucoup de temps pour s'établir et pour régner, alors surtout qu'il existe entre les Puissances victorieuses des divisions dont nul ne peut dire à quoi elles aboutiront, comment pourrions-nous admettre que l'on rebâtisse maintenant, soit politiquement, soit économiquement, - ce qui reviendrait vite au même, - l'instrument qui fut celui de Bismarck, de Guillaume Il et d'Hitler ?
La solution de la France, pour un accord sincère, pratique, humain, au sujet de l'Allemagne, est une solution simple et chacun la connaît. Laisser les diverses et traditionnelles entités germaniques : la Prusse, la Saxe, la Bavière, le Wurtemberg, le Pays de Bade, les Hesse, le Palatinat, la Province Rhénane, les Provinces Nord-Occidentales, se ressaisir, s'administrer, s'orienter chacune pour son compte et à sa manière. Placer sous autorité internationale l'immense arsenal de la Ruhr, non point pour priver les populations allemandes de ce dont elles ont besoin, mais pour répartir entre elles et entre les nations voisines le charbon nécessaire à la vie économique de tous. Faire entrer dans l'économie française le bassin de la Sarre, dont une grande partie nous fut jadis arrachée, dont le traité de Versailles nous donnait les charbonnages et dont le développement se conjugue naturellement avec celui de nos mines de fer. Attribuer à la Pologne une frontière occidentale qui compense raisonnablement les pertes subies par elle à l'est. Fixer enfin à l'Oder et au Rhin les limites de la sécurité des États voisins de l'Allemagne qui porteront les charges et exerceront les droits correspondants d'occupation. Il y a là ce qu'il faut pour vivre et pour faire vivre, aussi longtemps que l'organisation des Nations unies ne sera pas en mesure de garantir la paix quoi qu'il arrive et à la condition que nul n'ait l'arrière-pensée d'utiliser contre d'autres la renaissance germanique.
Faute de pouvoir faire adopter une solution de cette sorte, nous ne saurions évidemment nous dispenser d'agir dans notre zone d'occupation suivant nos droits et nos intérêts, comme, d'ailleurs, paraît-il, nos alliés, de leur côté, ont décidé de le faire. Mais le peuple français doit mesurer ce qu'a de trouble la discordance des vainqueurs à propos de l'Allemagne vaincue dans la situation où se trouve aujourd'hui l'univers.
C’est qu'en effet, par rapport à ce qu'elle était avant cette guerre de trente ans, la figure du monde a changé de fond en comble. Il y a un tiers de siècle nous vivions dans un univers où six ou huit grandes nations, apparemment équivalentes, chacune s’associant avec telle ou telle autre par des accords divers et nuancés, se faisaient partout équilibre, où les États moins puissants se trouvaient, par là même, relativement garantis, où le droit des gens était reconnu parce qu'en le violant on eut bravé la coalition de la morale et de l’intérêt, où enfin la stratégie n’imaginait et ne préparait, en vue de conflits possibles, que des destructions rapides et limitées.
Mais le cyclone a passé. On peut maintenant faire l'inventaire. Compte tenu de l'effondrement de l'Allemagne et du Japon, et de l’affaiblissement de l'Europe, la Russie soviétique et les États-Unis d’Amérique se trouvent actuellement occuper seuls un rang capital. On dirait que le génie du monde qui, dans les temps modernes, porta tour à tour sur I'Empire Romain Germanique, l'Espagne, la France, I'Angleterre, le Reich allemand, une sorte de prééminence, ait décidé aujourd'hui de la partager en deux. De là, dans l'univers, un facteur de déchirement substitué à l'équilibre de naguère. D'autant que l'Amérique et la Russie, riches en hommes et en ressources, compactes par leur territoire, naturellement protégées, l'une par d'immenses océans, l'autre par sa propre étendue, sont en vertu de leur masse sollicitées à une expansion qui, suivant l'éternel usage, se drape du manteau des doctrines, mais qui est en dernier ressort un déferlement de puissance.
Tel est l'effet d'une évolution depuis longtemps commencée et que, voici plus de cent ans, un historien français, Tocqueville, annonçait en termes saisissants : « Deux grands peuples, écrivait-il, partis de points différents, s'avancent vers le même but : ce sont les Russes et les Américains. Les autres paraissent avoir atteint les limites qu'a tracées la nature, eux seuls marchent dans une carrière dont l’oeil n'aperçoit pas les bornes. Pour atteindre son but, l'Américain se repose sur la force et la raison des individus : le Russe concentre dans un homme toute la puissance de la société. L'un a pour principal moyen d'action la liberté ; l'autre la servitude. Leur point de départ est différent. Leurs voies sont diverses. Mais chacun deux semble appelé, par un dessein secret de la Providence, à tenir un jour dans ses mains les destinées de la moitié du monde. »
Ainsi prophétisait Tocqueville. Sans doute sa description avait-elle quelque peu schématisé et, par suite, exagéré ce qui est aujourd'hui la réalité. Cependant, il faut convenir que les événements lui donnent assez largement raison. La guerre qui vient de finir a mis en contact immédiat les forces et les influences des deux principaux partenaires. Nul ne peut, désormais, se dérober aux lourds soucis que fait peser, sur les destins de chaque contrée et de chaque individu, l'avenir des relations de l'Amérique et de la Russie.
Quoi donc peut rétablir l'équilibre, sinon l'Ancien Monde entre les deux nouveaux ? La vieille Europe, qui, depuis tant de siècles, fut le guide de l'univers, est en mesure de constituer, au coeur d'un monde qui tend à se couper en deux, l'élément nécessaire de compensation et de compréhension. Les nations de l'antique Occident, qui ont pour artères vitales la mer du Nord, la Méditerranée, le Rhin, géographiquement situées entre les deux masses nouvelles, résolues à conserver une indépendance qui serait gravement exposée en cas de conflagration, physiquement et moralement rapprochées de l'effort aggloméré des Russes, aussi bien que de l'essor libéral des Américains, globalement puissantes par leurs ressources propres et par celles des vastes territoires qui sont liés à leur destin, plongeant au loin leurs influences et leurs activités, de quel poids pèseraient-elles si elles parvenaient à conjuguer leurs politiques ; en dépit des griefs échangés d'âge en âge !
Une pareille harmonie implique d'abord l'entente de Londres et de Paris. Cette entente, notre pays, l'a, depuis longtemps, recherchée et, disons-le franchement, au prix de maints sacrifices. Certes, quand il a fallu, en 1914 et en 1939, se dresser contre ceux qui prétendaient asservir l'Europe, l'Angleterre et la France ont été côte à côte, l'épée à la main, du premier jusqu'au dernier jour. Nous ne doutons pas que, le cas échéant, les mêmes sinistres causes produiraient les mêmes salutaires effets. Mais pourquoi ces deux compagnes de guerre ne s'accorderaient-elles pas dans la paix ? Il est vrai que maints sujets d'une importance capitale pour la France les séparent encore actuellement. Ainsi du règlement des affaires allemandes pour ce qui concerne, en particulier, le sort de la Ruhr et, dans l'immédiat, la production trop faible et la répartition trop exclusive du charbon de ce bassin. Ainsi des traverses jetées de l'extérieur dans nos rapports avec les États arabes d'Orient. Ainsi des intrigues traditionnelles dont nous trouvons toujours la trace en divers points de notre Empire. Cependant quel bienfait ce serait pour le monde, si, ces problèmes une fois réglés dans des conditions acceptables pour nous, les deux bons, vieux et braves peuples de France et de Grande-Bretagne, liés entre eux par tant de sacrifices communs, d’espérances semblables et d’estime réciproque, s’accordaient fondamentalement pour servir la paix comme ils le firent pour faire la guerre !
Pour bâtir la paix sur laquelle chacun va s’établir et pour édifier l’organisation qui devra la rendre solide, le temps presse ! l’enjeu est sacré ! D’autant plus qu’en vertu de cette loi obscure qui met toujours aux mains des hommes des moyens proportionnés à l’envergure de leurs querelles, l’avènement des deux nouveaux mondes coïncide avec la découverte de procédés de destruction terriblement puissants. Chacun mesure la menace latente qui, de ce fait, pèse sur la civilisation. Chacun comprend que rien n’est, pour tous les peuples, plus impérieusement nécessaire que d’organiser en commun la recherche, la production, la détention de l'énergie atomique dans des conditions telles qu’elle serve au développement économique et social, mais qu’elle ne puisse jamais être employée pour la guerre. Nous devons dire, à ce sujet, que les propositions faites par le Gouvernement des États-Unis et qui tendent à monopoliser dans un organisme international et obligatoire tout ce qui concerne, où que ce soit, la désagrégation de la matière, nous paraissent justes et bonnes. En tous les cas, il faut aboutir. Il y a là un devoir envers l’espèce humaine et ce devoir passe infiniment les intérêts et prétentions de tous les régimes et de toutes les nations. S'il n’est pas rempli, le nuage du danger va peser sur tout ce qui vit. Mais, s'il l'est, on verra sans doute naître, enfin! cette coopération internationale qui est, désormais, pour l'Humanité la seule voie concevable de la paix et du salut.
Comme un navire qui reprend la mer à peine a-t-il touché le port, ainsi notre pays, sitôt la victoire remportée, se trouve de nouveau devant le devoir de l'effort. C'est la peine éternelle et c'est la grandeur de la France de ne s'arrêter jamais, car, pour elle, cesser d'agir reviendrait à disparaître. Mais il suffit d'évoquer l'univers rude et mouvant dans lequel nous avons à vivre pour tirer cette conclusion : nous ne jouerons notre rôle, nous n'obtiendrons ce qui nous est dû, nous ne servirons comme il convient l'intérêt supérieur du monde, que si, après tant d'épreuves et de leçons et malgré les préjugés, les préventions et les chimères, nous organisons la direction nationale, c'est-à-dire l'État, pour l'efficience, la cohésion, la continuité ! Où est l'avenir ? Il est en nous.
Vive la République ! Vive la France ! »
Eric Salat 🌈 retweeted
«La Girafe n’avait pas gagné de bataille mais donné l’impression de diriger la guerre.»
À l’heure de l’admiration générale et justifiée pour de Gaulle, rappeler combien le géant fut attaqué sur sa gauche (Mendès, Mitterrand…), au centre, à droite. Ainsi Anouilh bénignement joué dans les ateliers - théâtres de France et son antigaullisme virulent, aujourd’hui méconnu, reprenant un thème qui fut aussi mitterrandien: un de Gaulle metteur en scène de lui-même, peu reconnaissant à l’égard de la Résistance intérieure, et de surcroît tenté par la voie autoritaire, ce que Mendès prétendait aussi sottement.
The new movie about Charles de Gaulle has captured the zeitgeist of French politics ahead of next year’s presidential election.
And candidates across the political spectrum agree:
It’s a masterpiece.
🔗 politico.eu/article/french-p…
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🇷🇴🇷🇺La Roumanie ne détruit pas seulement les drones russes, elle prend aussi des mesures !
Un diplomate russe aurait été expulsé du pays suite aux incursions de drones qui ont lieu depuis 4 jours.
Encore mieux, suite à la convocation de l'ambassadeur russe, il lui a été présenté des morceaux des drones abattus. Cette action particulière a beaucoup de poids lorsque l'on connaît la manière des diplomates russes de traiter les accusations.
En effet, la Russie nie systématiquement toute responsabilité et toute implication dans toutes les actions hostiles qu'elle entreprend. Il est courant d'entendre les ambassadeurs russes dire qu'ils n'y sont pour rien et que c'est la faute aux Ukrainiens ou aux Occidentaux.
Il ne pourra pas nier, dans cette pièce du ministère des affaires étrangères roumain, que le drone abattu est russe. Présenter les faits avec des preuves comme cela, c'est littéralement leur mettre le nez dedans et c'est le meilleur moyen de leur faire comprendre le message.
Imaginez l'ambiance glaçante qu'il devait y avoir dans la salle. Bravo à nos alliés roumains 👏🇷🇴
🇷🇴🇷🇺La Roumanie a détruit trois drones russes en quelques jours.
Le message est clair, toute violation de son espace aérien n'est plus simplement observée, elle est désormais neutralisée.
Cette troisième interception montre que les États membres de l'OTAN sont prêts à défendre concrètement l'intégrité de leur territoire. Il y a un changement stratégique sur la réponse à apporter à ces drones soi-disant « perdus ».
Abattre ces drones est essentiel pour préserver la crédibilité de la dissuasion de l'Alliance. Si chaque intrusion restait sans réponse, Moscou serait encouragée à multiplier les provocations afin de tester les limites et la réactivité des pays de l'OTAN.
Face à une Russie qui utilise régulièrement les drones comme outil de pression militaire et politique, la fermeté est indispensable. Défendre l'espace aérien de l'OTAN ne consiste pas seulement à protéger un territoire, mais aussi à maintenir la crédibilité de la sécurité collective sur laquelle repose l'Alliance.
Nous devons être intransigeants avec la Russie.











































