Nous avons tous des biais cognitifs qui nous leurrent vers les résultats que nous voulons trouver. Je fais un effort conscient pour m’en prémunir.

Lyon, France
Joined July 2017
Voilà pourquoi certains parlent d’entreprises matraquées, quand d’autres y verront au contraire une pluie de cadeaux fiscaux. On subventionne à 95 % les McDo et les Carrefour qui embauchent au SMIC, et on matraque à 42 % les startups, les labos et les banques qui embauchent des cerveaux à 4 000 €. Résultat : on crée des jobs de caissiers… et on perd tous les ingénieurs.
8
9
1
18
5,904
L’Éco Connecté retweeted
Replying to @Limatronique
Le centre est privilégié de base car il privilégie l’intérêt général, le compromis et la modération plutôt que la logique de confrontation gauche-droite. Mais : - D’une part, il résiste mal aux passions antagonistes qui se déchaînent en période électorale.  - D’autre part, il suppose la fin d’une bipolarisation à laquelle une majorité de Français reste attachée, notamment parce qu’elle offre davantage de clarté dans le choix politique. C’est seulement avec le temps, lorsqu’il reste longtemps au pouvoir, que le centrisme finit par être associé à l’immobilisme et à l’usure du régime et on l’a déjà vu avec le Parti Radical dans le passé.
1
3
1
227
L’Éco Connecté retweeted
Replying to @lafollehistoire
Oui, le tweet se trahit, ce qu’il faut saisir c’est qu’à ce moment-là, Napoléon était un révolutionnaire qui réprimait des royalistes, pas un monarchiste qui écrasait des révolutionnaires.
3
1
75
12,308
Il faut avoir en tête que pour conquérir un électorat de masse, un mouvement doit trouver un équilibre entre mobiliser ses militants radicaux et rassurer un électorat plus large. Soit il cherche à devenir majoritaire, alors il doit élargir son discours et tenir compte des intérêts de différents groupes sociaux. Soit il cherche à rester radical pour rester cohérent, il conservera une forte mobilisation militante, mais aura plus de difficultés à élargir son électorat.
On attend quoi pour se réveiller et rassembler la droite ?
2
45
L’Éco Connecté retweeted
Ce qui est quand même assez établi, c’est qu’à long terme, quand la quantité de monnaie augmente beaucoup plus vite que la quantité de biens et de services produits, la monnaie perd de sa valeur. Évidemment, la relation n’est pas mécanique : il y a la demande de monnaie, la vitesse de circulation, la production réelle. Mais on peut regarder la valeur d’un dollar depuis 2000, ou même depuis 1900, et constater cette perte de pouvoir d’achat. Et c’est là que je pense qu’on fait parfois un raccourci bizarre sur le quantitative easing. Dire : « on a créé énormément de monnaie et pourtant on n’a pas eu beaucoup d’inflation », ça dépend simplement de ce qu’on appelle inflation. Parce qu’évidemment le QE a eu des effets sur les prix. Simplement, pas forcément sur les prix qu’on mesure dans l’indice des prix à la consommation. Il a changé les prix relatifs. La vraie question devient donc : quand les conditions monétaires deviennent beaucoup plus accommodantes, qu’est-ce que ça finance, et qu’est-ce que ça fait aux prix des différents actifs ? Ça peut passer par l’État, via la dette publique. L’État peut s’endetter davantage et dépenser davantage parce que son coût de financement baisse. Ça peut passer par les banques, donc par le crédit. Et là, forcément, on retrouve une partie de l’effet sur l’immobilier : davantage de capacité d’emprunt, des taux plus faibles, donc des prix d’actifs qui peuvent monter. Ça peut aussi passer par les marchés financiers. Quand les rendements sans risque diminuent et qu’il y a davantage de liquidité, les investisseurs prennent davantage de risque. Ils vont chercher du rendement ailleurs. Ça soutient les obligations, l’equity, le private equity, etc. Et puis une partie se retrouve simplement sur le marché secondaire. On rachète des actifs qui existaient déjà. Il n’y a pas forcément davantage de capacité productive derrière. Simplement, ces actifs valent plus cher. Après, dire qu’ils valent « plus cher que leur vraie valeur » est compliqué, justement parce que la politique monétaire a modifié les prix relatifs. Leur valeur de marché est bien celle-là. Le sujet est plutôt de savoir à quel point cette valorisation dépend de conditions monétaires exceptionnellement favorables. Et finalement, pendant très longtemps, ça a fonctionné parce que tout cela n’a pas provoqué de rupture de confiance dans la monnaie. Il y a eu une perte progressive de pouvoir d’achat de la monnaie, oui. Mais pas une situation où les acteurs se disent soudain : je ne veux plus détenir cette monnaie parce que je ne crois plus à sa valeur future. Et je pense que c’est là que se situe vraiment la question quand on parle aujourd’hui d’annulation de dette, de gel de dette, de monétisation ou de reprise en main de l’instrument monétaire. L’objection classique, c’est : à un moment, les acteurs vont perdre confiance. Ils vont demander des taux plus élevés, vouloir être compensés pour l’inflation future, sortir de la monnaie, acheter des actifs réels ou étrangers. Et à ce moment-là, la dynamique peut s’autoalimenter. Mais personne ne sait exactement où se trouve ce point de rupture. Et surtout, il reste une deuxième question : qu’est-ce qu’on fait de cette capacité de financement supplémentaire ? Parce que si elle sert essentiellement à augmenter la demande nominale sans augmenter la capacité de production, évidemment qu’on crée un problème. Mais si elle sert à financer de l’énergie, du logement, des infrastructures, des capacités industrielles, bref à reconstruire une capacité productive, le raisonnement est différent. À court terme ça peut même être inflationniste, puisqu’on mobilise davantage de ressources. Mais à moyen terme on augmente aussi l’offre. Et c’est là que je vois une contradiction politique assez fondamentale. 👇🏿
Replying to @BATANDEOM
Le lien entre monétisation et inflation n'a rien d'équivoque. Surtout pas si on investit dans ce qui réduit l'inflation importée.
2
1
1
135
L’Éco Connecté retweeted
Ce qui importe oui, c’est la masse de revenus soumise à cotisation, le taux de prélèvement et la durée de cotisation. Et sur ces 2 derniers critères, les générations récentes sont davantage sollicitées, elles cotisent plus longtemps et à des taux plus élevés.
2
6
428
Le chômage français est élevé. Il est élevé par rapport à ses voisins mais historiquement. Le nombre absolu de chômeurs en France oscille autour de 2–3 millions depuis les années 1990, malgré : - l’augmentation démographique - davantage de femmes sur le marché du travail - le recul progressif de l’âge de départ à la retraite Donc un recul du chômage est observé malgré une population active plus grande. L’économie française a donc bien créé des emplois sur longue période, même si elle n’en a pas créé suffisamment pour absorber toute l’augmentation de la population active.
50
Le vrai problème des inégalités. Le danger des inégalités est qu’elles puissent fragmenter la société en réduisant l’alignement d’intérêts entre élites économiques et le reste de la population, ce qui peut progressivement éloigner leurs priorités politiques et sociales. Les plus riches disposent d’ailleurs généralement de davantage de ressources pour transformer leurs préférences en influence politique (financement, médias, lobbying, réseaux). La cohésion sociale peut alors s’affaiblir. Face aux arbitrages économiques et sociaux, chaque groupe peut être tenté de faire supporter l’effort aux autres plutôt que d’accepter lui-même une partie de l’ajustement. Il peut alors devenir tentant de rendre un groupe identifiable responsable d’un problème qui dépasse largement sa responsabilité réelle (immigrés, minorités, assistés, riches) afin de justifier pourquoi les autres ne devraient pas supporter le coût de l’ajustement. Le débat se transforme ainsi en opposition entre groupes, plutôt qu’en réflexion sur les mécanismes économiques et institutionnels à optimiser. Le problème des inégalités n’est pas seulement distributif, il peut devenir institutionnel et politique.
1
1
181
L’Éco Connecté retweeted
Le triste Brivael ne se rend pas compte que son poste est l'illustration parfaite qu'un demi-habile armé d'une IA ne peut pas remplacer le travail sérieux et des compétences. Quelques précisions : Le budget des opérateurs de l'État est passé de 77 milliards d'euros en 2025 à 73 milliards en 2026 (la baisse est donc déjà enclenchée) Sur ces 73 milliards, la répartition est la suivante : - 23 milliards vont à l'enseignement supérieur et à la recherche (réseau CROUS, écoles d'ingénieurs, CNRS, universités, INSERM, CNES, CEA…) - 18 milliards sont fléchés vers l'écologie, les transports et le logement (ce qui inclut l'AFITF pour le financement de nos infrastructures de transport, ou les Agences de l'eau) - 8 milliards vont à France Travail et France Compétences (qui gère notamment le CPF) - 5 mds vont la santé (Agences Régionales de Santé, Agence du médicament, agences de sécurité sanitaire) : ce sont notamment ces agencrs qui évaluent la dangerosité des médicaments. Je doute que confier cette mission à Brivael avec de l’IA soit très pertinent - 4 milliards vont à la culture (Parmi les opérateurs chargés d’une mission culturelle on trouve le musée du Louvre, le château de Versailles ou encore l'Opéra de Paris sont) Entendons nous, qu'il y ait des économies à faire, ou que certaines dépenses interrogent (l'ADEME, le CPF), je n’en doute pas. Mais totalement absurde de prétendre que "30 personnes avec une IA" peuvent remplacer ces structures. Ce sujet m'agace profondément, car cela dépasse le cas de cet insuportale compte qu’est Brivael. C'est un argument démago et paresseux qui ressort en permanence dans la bouche de ceux qui veulent de regarder les véritables leviers budgétaires, à commencer par les dépenses sociales. Les données sont publiques : data.gouv.fr/datasets/projet…
77 milliards d’euros. C’est le prix annuel de la République des agences. Des structures qui, pour la plupart, ne servent à rien d’autre qu’à placer des copains et à produire des rapports. On pourrait les supprimer presque toutes. Avec l’IA d’aujourd’hui, une seule structure de trente personnes ferait exactement le même travail. Voici les chiffres (Fipeco + documents budgétaires 2023-2025) : - 434 opérateurs de l’État : 77 milliards de financement public. - Environ 700 ODAC : 105,5 milliards de dépenses de fonctionnement et d’intervention + 31,8 milliards d’investissements. - Masse salariale des seuls opérateurs : 33,5 milliards. - Au total, on tourne autour de 1 200 structures. L’État lui-même ne sait plus exactement combien il en a. Les listes officielles divergent. La plupart de ces agences ne pilotent rien. Elles absorbent. Elles prennent une mission qui existait déjà dans un ministère ou une direction régionale, la reformulent avec le vocabulaire du moment (« transition », « cohésion », « résilience »), créent un organigramme, recrutent, organisent des séminaires et accumulent de la trésorerie. Exemples qui font mal : - ADEME : plusieurs milliards qui transitent chaque année. Elle double largement avec les DREAL, les régions et la Banque des Territoires. Trois administrations instruisent souvent les mêmes projets. - ARS : environ 9 000 agents. Une couche administrative supplémentaire entre le ministère et le terrain. Créées pour rationaliser. Résultat : plus de strates. - ANAH : des milliards pour la rénovation énergétique. Fraudes massives documentées, effets d’aubaine, efficacité marginale très faible. - Des dizaines de commissions et « Hauts conseils » dont le budget unitaire est faible… mais dont l’addition et le coût d’opportunité sont énormes. Le pattern est toujours le même : Créer l’agence → y nommer des proches du pouvoir ou des hauts fonctionnaires en fin de carrière → lui donner une taxe affectée ou une subvention → la laisser grossir. Quand on veut « faire des économies », on annonce la suppression d’un tiers… pour 2 ou 3 milliards. C’est dérisoire face aux dizaines de milliards en jeu. Le vrai scandale n’est pas seulement l’argent. C’est le logiciel. On a construit un système où le prestige et la sécurité de carrière passent par la création et le pilotage de structures plutôt que par la résolution de problèmes concrets. Pendant ce temps les forêts brûlent, les délais d’autorisation de médicaments explosent, et un entrepreneur ou un agriculteur se noie dans la complexité administrative. Les gens qui y travaillent ne sont pas des méchants. Beaucoup sont compétents. Mais le système les place dans une machine qui récompense la complexité, la production de normes et la défense de périmètre. C’est une mauvaise idée institutionnalisée. Aujourd’hui l’IA change complètement la donne. La plupart de ces missions de coordination, de reporting, de diagnostic et de répartition de crédits peuvent être faites par une poignée de personnes équipées des bons outils. Une seule structure légère, transparente, avec une trentaine de profils excellents, suffirait largement. La France n’a pas un problème de moyens. Elle a un problème d’allocation. On gaspille de l’intelligence et de l’argent dans des structures qui se justifient elles-mêmes, pendant que les missions régaliennes et les vrais leviers de création de valeur sont asphyxiés. Les entrepreneurs, eux, n’ont pas le luxe de créer une agence quand ça coince. Ils doivent résoudre ou mourir. C’est pour ça que le 21e siècle sera le leur. Et au travail.
27
23
3
110
14,116
L’Éco Connecté retweeted
Les coûts représentés par les retraités deviennent le problème n° 1 du pays avec leurs coûts sociaux, publics comme privés, qui asphyxient et étouffent notre économie, nos salaires, nos budgets publics, nos bénéfices d'entreprises et empêchent tout investissement d'intérêt à un coût acceptable du fait du surcoût qu'ils font peser via l'endettement... Et ne me parlez pas à gauche de Bernard Arnault, au centre du chômage ou à droite de l'AME ou encore des algériens de 100 ans ! Vous n'avez aucune notion des ordres de grandeur. Ce sont les coûts des 18 millions de retraités (et ils seront bientôt 21 millions !) qui écrasent ce pays de leurs dépenses devenues intolérables et indécents budgétairement au niveau actuel de ce que cela pèse. Il va falloir trancher à la hache budgétaire. Cela suffit. Les actifs, notamment ceux qui ont des enfants, commencent à en avoir assez de voir ce pays s'écrouler pour assurer les exigences financières de générations qui n'ont pas mis la moitié de ce qu'elles perçoivent dans le pot commun où elles plongent leurs mains.
Le cout des EPR *2* vient d’augmenter… Probablement au dela du supportable ironiquement. 4.7 sur 30 ans ça coutera à Bercy la bagatelle de 30 milliards d’euros en prêts bonifiés… En prenant juste le devis initial de 73 milliards 2020 (donc 85 €2025) sans aucun overruns**
9
32
145
6,331
L’Éco Connecté retweeted
L'INSEE est clair dans sa note: "En 2024, les niveaux de vie augmentent dans un contexte de net reflux de l’inflation. Cette hausse concerne toute l’échelle des niveaux de vie." Ce qu'on appelle le "taux de pauvreté" est une mesure relative au revenu médian. Le revenu médian (rose) a progressé un peu plus rapidement que celui des français en bas de la distribution (jaune), ce qui cause une hausse du dit "taux de pauvreté." Pour autant, le niveau de vie des 10% les plus pauvres est environ 25% supérieur à ce qu'il était il y a trente ans. Leur revenu avant redistribution était bel et bien en baisse significative entre 2008 et 2017, date à laquelle la tendance s'est retournée, avant de se stabiliser durant la pandémie.
⚠️⚠️⚠️ L’Insee dresse le bilan du Macronisme : Jamais, depuis 30 ans, la pauvreté n’a été aussi haute : 9,8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit 15,4 % de la population en France métropolitaine. Ce chiffre serait plus important si on incluait les pauvres vivant en Outre-mer. 36,1 des chômeurs sont pauvres, 34 % des familles monoparentales, 22,4 % des enfants sans compter 8,5 % de travailleurs pauvres. 1,2 millions de personnes ont basculé dans la pauvreté entre 2017 et 2024. Les inégalités atteignent des sommets grâce a un versement record des dividendes et une hausse des revenus du patrimoine. Rien que pour les revenus, l’indice de Gini (mesure de l’inégalité) est au plus haut depuis 2011. Les chiffres seraient encore plus effarants si on comparait les écarts avec les 1% des plus riches. Vu les crises, tout laisse à penser que les chiffres de 2025 et 2026 seront pires encore. Rien n’a ruisselé, la pauvreté a explosé, les richesses se sont concentrées comme jamais, Macron a bien été le Président des (ultra) riches. Il est décidément urgent de changer tout ça.
33
193
15
627
67,779
À chaque fois qu’on demande plus de détail sur le programme économique du RN, ça botte en touche…
1
2
255
L’Éco Connecté retweeted
L'analogie avec le propriétaire de maisons rencontre une limite : ici le patrimoine saisi serait l'appareil productif. Il faut m'expliquer l’intérêt des deux scénarios possibles : - soit Arnault vend Vuitton aux fonds de pension, chaque année. Son capital personnel s'apprécie, mais l'entreprise quitte la France pour appartenir aux retraités américains et aux chinois. - soit l'Etat devient actionnaire de chiffons de luxe. Et là, je sèche. Dans le scénario où l'Etat accumule les actions LVMH, même s'il ne fait qu'encaisser sans arbitrer sur les priorités commerciales, les rentrées d'argent seraient largement inférieures à la valeur nominale des actions, forcément. J'ai bien aimé la lecture des récents bouquins de Piketty, j'ai bien aimé son souci d'historiciser r > g, j'ai compris qu'il dit que la démocratie est en danger quand les destinées des citoyens s'éloignent trop. Les circonstances légitiment des évolutions des règles, c'est évident. Là où je ne le suis plus, c'est quand son équipe lance une campagne où l'impôt n'est plus le moyen d'une fin, il est la fin même. Ce qui m'importe, c'est que nos services tournent, qu'ils soient bien financés. La liquidation contrainte des actions selon le plan Zucman ne permet pas ça. Et je ne vois pas comment l'économie française l'emporterait face à la concurrence.
Je conseille aux détracteurs de la taxe Zucman d'écouter ce passage de Thomas Piketty. Pour justifier le principe d’un impôt de 2 % sur le patrimoine, il prend exemple sur la taxe foncière. A écouter.
20
49
1
258
16,354
L’Éco Connecté retweeted
Replying to @brivael @emma_bovy
La théorie marginaliste a remplacé la théorie de la valeur-travail comme théorie des prix. Mais elle ne remplace pas nécessairement l’analyse marxiste des rapports de production, de la répartition et du pouvoir économique.
2
10
3,547
L’Éco Connecté retweeted
Replying to @MLP_officiel
Le raisonnement fait si peur. Un étudiant coûte 15000€ mais c’est un coût implicite liés aux frais des universités et le paiement des salaires des enseignants Mais réduire le nb d’élèves va pas faire diminuer automatiquement les frais pour autant. Y’a pas de vrai financement.
Plutôt que d'avoir un étudiant en université en socio pendant cinq ans, il est préférable qu'il soit en formation, en apprentissage ou en alternance dans une industrie. Un étudiant en université coûte plus de 15 000 euros par an : je prends la moitié, je les donne à l'entreprise qui va former, l'autre moitié ira pour l'indemnisation de l'étudiant formé.
6
4
20
4,342
L’Éco Connecté retweeted
Replying to @Le_Liberaal
Autant le système français est critiquable à cause des cotisations énormes pour un service médiocre mais accessible à tous. Autant le système américain a pleins de défauts qu’il n’a pas mit en lumière parce qu’il n’a pas eu l’occasion de les voir. Trop facile, trop simpliste.
12
1
52
7,821
L’Éco Connecté retweeted
Replying to @GabLattanzio
Le constat est pertinent a l’exception que le raccourci est vulnérable. Cela prouve simplement que les deux variables montent en même temps, pas que l’une cause l’autre. Donc la question est la suivante : la hausse de dette est-elle liée à la politique de distribution ou à la politique d’investissement/acquisitions ou aux deux ? 1er point 16 entreprises ont vu leur endettement net augmenter en 2024. Donc on est même pas à la moitié du CAC40. 2e point La hausse de dette 2024 est attribuée principalement à l’industrie/BTP, là où les investissements sont importants, et il cite notamment Vinci qui s’endette pour financer des acquisitions (BFM Bourse) 3e point et le plus important 1/ Une dette nette en hausse ne dit rien de la capacité de l’entreprise à payer. 2/ Une entreprise peut augmenter sa dette tout en ayant un cash-flow énorme. 3/ Avec l’échantillon global, à l’intérieur il peut y avoir une entreprise qui ne s’endette pas mais qui sur-distribue en rognant ses réserves / sous-investissant. Rien ne prouve que ce soit un phénomène généralisé. Une hausse d’endettement peut refléter des acquisitions ou des investissements, pas nécessairement un financement de la distribution. Ce qui doit inquiéter, ce n’est pas la dette en soi, mais la combinaison de signaux comme des ratios de crédit qui se dégradent (levier, couverture des intérêts), une rentabilité sous pression, des cash-flows opérationnels en baisse, ou bien évidemment une dette utilisée pour des usages peu productifs ou non récurrents. Le risque, c’est lorsqu’une dette monte alors que la capacité de remboursement, elle, diminue.
1
1
2
664
L’Éco Connecté retweeted
Replying to @hugoclement
Il s’agit d’un cas typique où le RN dissimule une incohérence logique derrière un discours simplificateur. « Je dénonce la mondialisation mais je refuse de reconnaître ses bienfaits pour le pouvoir d’achat ». Car oui, le parti a refusé de voter pour la taxe des colis car ils savent que cela sera répercuté sur les consommateurs et donc que leur pouvoir d’achat sera directement impacté. Mais ce sera le cas pour l’ensemble des mesures protectionnistes ! Pour souhaiter plus de souveraineté en France, il faudra sacrifier du pouvoir d’achat, mais il ne le dit jamais aux principaux concernés.
1
2
16
1,959
L’Éco Connecté retweeted
Replying to @sc_cath
Les retraités ont pour beaucoup cotisé pour leur retraite à hauteur de 14 % de leur rémunération. Tandis que les actifs cotisent aujourd'hui à hauteur de 28 %. Un salarié de l’époque gardait 85-92% de son revenu brut, là où nous perdons 22-23% lors du passage du brut en net.
3
2
9
571
L’Éco Connecté retweeted
Replying to @virginie1landry
Les vrais chiffres à relater : - LVMH emploie 40 000 personnes en France. - Paie 40% de ses impôts totaux, soit 2,3 milliards d’euros alors que 90% de ses revenus sont réalisés à l’étranger. - En ajoutant les cotisations patronales et la TVA, on se rapproche de 4 milliards d’euros.
7
17
2
121
4,564
L’Éco Connecté retweeted
Replying to @OlivierBabeau
Les acquis sociaux gagnés par le Front Populaire en 1936 ont été gagné par le travail et la croissance de la production. Ceux offert depuis Mitterrand ont été gagné par la dette. La dette est la pire des lâchetés. La dette n’est pas une tare quand elle existe pour financer la croissance mais elle est un boulet quand elle arrose le sable.
5
7
44
2,854