Citoyenne engagée | J’écris pour mon Québec. | Présidente et cofondatrice de l’Association des Québécois unis contre le racialisme (AQUR) | https://xitter.cf/t.co/1yp1b6ms9i

Montréal
Joined May 2010
Je suis une minorité visible et j’aime mon Québec #racisme #polqc | JDM journaldemontreal.com/2020/1…
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Le Québec que j’aime, c’est celui où tu vas à la boulangerie du coin et où une dame t’interpelle pour te dire : « Vous êtes belle madame, très originale ». Je me retourne pour découvrir une femme très élégante, à qui je n’ai eu aucun mal à retourner le compliment. Dans cette même boulangerie, un monsieur qui zieute les pâtisseries me lance : « Tout a l’air tellement bon! Comment faire un choix? » Moi-même indécise, je n’ai malheureusement pas pu l’aider. Avant de partir, je prends le temps de saluer la dame élégante et le monsieur indécis s’écrie : « Et moi, vous ne me saluez pas? » Mais bien sûr, monsieur, bonne journée à vous aussi! Le Québec que j’aime, c’est aussi celui où un ami ose m’inviter à souper chez lui et sa conjointe à quelques heures d’avis un lundi soir. Il sait pourtant que c’est un pari risqué d’inviter une amie casanière à sortir de sa tanière un soir de semaine. Mais il fonce, et je finis par dire oui. J’ai été accueillie à bras ouverts par ces deux amis, dont Céline, résolument artistique, qui portait une longue robe rouge qu’on réserve d’ordinaire aux grandes occasions. Les deux ont préparé un souper trois services juste pour moi. Potage aux carottes, bœuf bourguignon accompagné de patates cuites dans du gras de canard, et shortcake aux framboises. Le tout ponctué de bavardages au sujet de nos voisins - folle pour les uns, indiscrets pour l’autre - et de discussions sur fond de musique classique. Et ces deux amis m’ont également fait découvrir leur univers peuplé de crânes et de peaux d’animaux véritables. Mon Québec, c’est ça. Cette chaleur humaine qui est partout, même au coin de la rue. P. S. Je me suis demandé si c’était pertinent de faire une telle publication alors que ce qui se passe en France retient toute notre attention. J’en ai conclu que oui. Parce que cette cohésion sociale, qui existe encore chez nous, mais qui s’effrite malheureusement, doit être préservée coûte que coûte.
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Murielle Chatelier retweeted
Le peuple québécois, ce peuple qui doit servir aux (les) autres. Comme dans 99% de ces articles, pas un traître mot au sujet des intérêts, des droits et des préférences du peuple québécois. Parce pour les diversitaires et immigrationnistes, notre peuple existe dans le but de servir (les) aux autres, et c’est tout. On nous parle jusqu’à la sursaturation du ressenti des immigrants face à la manière de parler d’immigration. Mais personne n’a l’intelligence (ou le cœur) de se demander : et le peuple québécois, lui, comment se sent-il ? Comment se sent-il quand on lui répète jour après jour après jour qu’il ne peut se suffire à lui même, qu’il s’effondrera sans l’apport des étrangers, niant ainsi son histoire et la réalité pré-2005? Comment se sent-il quand on lui dit qu’il est xénophobe s’il refuse de maintenir l’immigration à un des niveaux les plus élevés au monde et qu’il souhaite simplement la ramener à un niveau normal? Comment se sent-il quand on essaie de faire croire qu’il a un devoir unilatéral et non réciproque envers tous les peuples du monde? Quand on réduit sa patrie à un vulgaire marché de l’emploi et d’études pour quiconque sur terre a envie «d’améliorer son sort»? Quand on entretient à gauche et à droite le stéréotype aussi méprisant que faux du « queb » qui ne veut pas travailler dur? Quand on présente les immigrants comme des prodiges et des «richesses» parce qu’ils travaillent, paient des impôts et respectent les lois, comme si ce n’était pas la norme et un minimum décent dans notre culture? Comment se sentent les descendants des fondateurs et bâtisseurs de ce pays qui se font dire qu’ils sont à la fois des immigrants ET des colonisateurs, leur rappelant que les blancs ne sont pas légitimes hors d’Europe? Quand on lui impose le devoir absurde et humiliant de «se faire aimer» et de «faire aimer sa langue et sa culture», à défaut de quoi il sera considéré xénophobe et «fermé», et qu’en même temps, on l’intime d’aimer toutes les cultures du monde, lui refusant le droit d’avoir ses préférences et affinités, comme tout groupe humain? Bref, qui se demande une seconde : est-ce que notre façon de parler de ce peuple pourrait le peiner ou le choquer ou l’humilier? Personne. (En passant, quelle est la dernière fois où vous avez entendu ou lu des propos positifs au sujet de mon groupe ethnique, soit les Canadiens français, et ceux qui s’y identifient? Je vous lance ce défi : trouvez des propos positifs au sujet de ce groupe, de sa culture. Vous chercherez longtemps.) En conclusion : la réponse aux questions exprimées ci-haut se devine dans les sondages et sera confirmée dans les urnes. Le mépris n’aura qu’un temps. lapresse.ca/dialogue/chroniq…
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Hier, j’ai partagé une publication de Josiane Cossette pour en critiquer le propos. Sa réaction? Me bloquer. Si seulement elle savait à quel point je suis « délicieuse » d’un point de vue intersectionnel… Femme, peau noire, mère monoparentale, grosse… J’ai pourtant le profil idéal pour cette gauche si avide de défendre la veuve et l’orphelin, « racisés » de préférence. Dommage pour elle : malgré tous mes attributs de parfaite opprimée, il semblerait que je ne sois pas du bon bord. De son bord. Tant pis! 🤷‍♀️😁
Qu’on soit d’accord ou pas avec les mesures de natalité proposées par le PQ, c’est une chose. Mais prétendre qu’elles ont pour objectif d’inciter les familles à faire plus de « bébés blancs de souche », est-ce à dire que moi, Québécoise à la peau noire, qui ai moi-même profité du réseau des CPE de Pauline Marois, je ne suis pas visée par ces mesures? Que ma fratrie, mes nièces et mes cousines, toutes nées au Québec, ne sont pas visées non plus? Le paradoxe est assez frappant : en dénonçant une supposée logique d’exclusion, on finit soi-même par exclure symboliquement une partie des Québécois. Comme si ces mesures universelles ne concernaient pas TOUS les Québécois. C’est fascinant de constater qu’on puisse être si prompt à dénoncer les biais chez les autres sans voir ceux qui se manifestent dans son propre discours. Ayoye.
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Qu’on soit d’accord ou pas avec les mesures de natalité proposées par le PQ, c’est une chose. Mais prétendre qu’elles ont pour objectif d’inciter les familles à faire plus de « bébés blancs de souche », est-ce à dire que moi, Québécoise à la peau noire, qui ai moi-même profité du réseau des CPE de Pauline Marois, je ne suis pas visée par ces mesures? Que ma fratrie, mes nièces et mes cousines, toutes nées au Québec, ne sont pas visées non plus? Le paradoxe est assez frappant : en dénonçant une supposée logique d’exclusion, on finit soi-même par exclure symboliquement une partie des Québécois. Comme si ces mesures universelles ne concernaient pas TOUS les Québécois. C’est fascinant de constater qu’on puisse être si prompt à dénoncer les biais chez les autres sans voir ceux qui se manifestent dans son propre discours. Ayoye.
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Une commission sur l’héritage de l’esclavage des Noirs au Canada? Vraiment? 91,4 % des Canadiens noirs sont de première ou de deuxième génération. Alors, de quel « héritage commun » parle-t-on exactement? Encore une fois, on semble vouloir plaquer sur le Canada les obsessions raciales américaines et réécrire notre histoire à travers leur grille de lecture. J’ai longtemps cru que le progrès consistait à faire en sorte que la race compte de moins en moins. Manifestement, le nouveau progrès consiste à la remettre au centre de tout. Moi, j’appelle ça un recul. Et je refuse de l’accepter. Ma chronique dans le JdeM : journaldemontreal.com/2026/0…
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« Un organisme à but non lucratif appelle le gouvernement fédéral à mettre en place une commission nationale chargée d’étudier l’héritage de l’esclavage et du racisme anti-Noirs au Canada. » Encore une commission financée à même nos fonds publics pour satisfaire les lubies d’un groupe particulier? Si le Secrétariat du recours collectif noir (SRCN) juge cette commission nécessaire, qu’il la finance à même ses propres fonds. Les contribuables n’ont pas à financer toutes les causes militantes qui trouvent un écho auprès du gouvernement. Et rappelons une chose : une grande partie de la population noire actuelle est issue de l’immigration, directement ou par l’intermédiaire de parents immigrants. Une proportion importante est donc composée de personnes dont l’histoire familiale au Canada est relativement récente et dont l’ascendance n’est liée à aucun esclavage pratiqué au pays. L’idée selon laquelle les Noirs de toutes les provinces canadiennes partageraient une histoire commune et une expérience uniforme du racisme ne tient tout simplement pas la route. Quant au discours voulant que le « racisme systémique » constitue aujourd’hui une barrière structurelle qui expliquerait les difficultés vécues par les Noirs, je n’en peux plus de cette explication fourre-tout. Et je suis écœurée de ces groupuscules qui prétendent parler au nom des Noirs alors qu’ils ne représentent évidemment pas l’ensemble de cette population. C’est précisément pour dénoncer ces dérives et défendre une conception universaliste de l’égalité que l’Association des Québécois unis contre le racialisme (AQUR) existe. Parce qu’à force de tout ramener à la race, ces groupuscules nous ramènent à une époque révolue. Je refuse de faire partie de ces mouvements qui placent la couleur de ma peau au cœur de leur mission. Sérieusement, en sommes-nous encore là en 2026? #AQUR
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Le fleurdelisé… Mon drapeau. Notre drapeau. Le seul et unique cher à mon cœur. Bonne fête nationale du Québec à tous mes compatriotes! 💙
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Pourquoi des jeunes nés au Québec affirment-ils qu’ils ne se définissent pas comme des Québécois? « Cette situation nous oblige à réfléchir aux limites du multiculturalisme canadien. Le problème n’est pas qu’il encourage les citoyens à conserver leur héritage culturel. Il faut plutôt se demander si l’on a accordé suffisamment d’importance à ce qui devait nous rassembler. À force de mettre l’accent sur la reconnaissance des différences, le multiculturalisme a laissé dans l’ombre un enjeu tout aussi fondamental : la construction d’un sentiment d’appartenance commun et d’une identité collective capable de rassembler des citoyens aux parcours différents. » Mon texte en entier peut être lu ici : journaldemontreal.com/2026/0…
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Le 6 mai 2012, j’écrivais ceci dans La Presse, en parlant de la non-intégration des immigrants adultes : « Ce qui devrait nous préoccuper, c’est un autre fait : que ces Québécois que sont les enfants d’immigrants ne s’identifient pas non plus à leur collectivité. Comment expliquer que des jeunes adultes francophones nés ici et qui n’ont jamais été dans leur pays d’origine se sentent plus proches de la culture de leurs parents? » Et je concluais mon texte avec cette question : « La francisation des immigrants est-elle LE véritable enjeu lié à l’intégration? » Quatorze ans plus tard, presque jour pour jour, une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux montre des jeunes nés au Québec affirmer qu’ils ne se sentent pas Québécois. Le plus frappant? Ils expriment ce détachement… en français. Cette vidéo illustre exactement ce que plusieurs refusent encore de voir : parler français ne garantit pas automatiquement un sentiment d’appartenance au Québec ni une adhésion à une culture commune. L’important rapport Dubreuil sur l’intégration à la nation québécoise et à la culture commune, publié en novembre dernier, allait d’ailleurs dans le même sens. Basé notamment sur les témoignages de jeunes immigrants de deuxième génération, donc nés ici, il montre cette difficulté à développer une identité québécoise commune. Une société ne tient pas uniquement avec une langue commune ou des institutions communes. Elle a aussi besoin d’un « nous », d’un sentiment d’appartenance et d’une volonté réelle de faire partie de la collectivité. Car l’intégration ne se limite pas à parler la langue de la majorité. Elle suppose aussi un certain lien avec la société d’accueil, ses références communes et son identité collective. Et lorsque des jeunes nés ici ne se définissent pas comme Québécois, il faut se demander pourquoi — et surtout comment faire société autrement. Parce que les jeunes adultes dont je parlais à l’époque sont maintenant des parents. Et l’on peut craindre que ce détachement envers le Québec se transmette malheureusement d’une génération à l’autre.
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Pour voir la vidéo partagée par la journaliste Alexandra Lavoie :
💥 Un influenceur a demandé à des jeunes issus de l’immigration vivant à Montréal s’ils se considèrent Québécois. Voici leur réponse :
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Peut-on avoir la peau noire, être issu de l’immigration et être Québécois? La réponse courte : oui. La réponse longue maintenant. Je reviens sur cette question, car elle revient souvent sur les réseaux sociaux et même dans mon entourage : qui fait partie de ce « nous québécois »? En ce qui me concerne, je m’inclus dans ce « nous ». Pas seulement parce que je suis née ici, mais aussi parce que la majorité de mes références culturelles, je les puise ici. Ceux qui me connaissent personnellement savent que j’ai longtemps été une grande amatrice de séries québécoises (j’ai moins le temps d’en regarder maintenant). Dans le désordre : Ô, Chambres en ville, Nos étés, Unité 9, À cœur battant, Scoop, Lance et compte, Au nom du père et du fils, Marguerite Volant, Virginie, Deux frères. J’aime la musique de chez nous aussi. Quand j’étais adolescente, je m’endormais au son des chansons francophones diffusées sur les ondes de Rock Détente. La chanteuse dont je connais le plus de chansons par cœur est et restera toujours Céline Dion. Lors d’un voyage en France, quelqu’un m’a même déjà dit : « Mais elle parle comme Céline Dion, celle-là! » J’ai trouvé ça bien drôle, surtout considérant que j’ai un accent haïtien. Je n’ignore pas le climat de polarisation actuel ni les commentaires racistes visant les personnes issues de l’immigration. Je comprends qu’ils puissent susciter du ressentiment. Cela dit, je refuse de laisser ces propos définir qui a le droit de se réclamer de l’identité québécoise. Je crois aussi profondément que ces commentaires disgracieux sont le fait d’une minorité bruyante. Si ce n’était pas le cas, je ne suis pas certaine que je pourrais tenir, depuis toutes ces années, le discours qui est le mien. Mais la preuve la plus éloquente que je suis bien une Québécoise me vient de ma mère. Après un court séjour d’une semaine chez moi l’an dernier, elle a dû se rendre à l’évidence. Assise à ma table, elle a déclaré : « Tu as la couleur d’une Haïtienne, mais tu es une Québécoise. » Je pense qu’elle était peut-être à boutte de manger des plats non haïtiens dans mon humble demeure. 🤣 Au fond, personne ne peut définir mon identité à ma place. Être Québécois ne dépend ni de la couleur de la peau ni des préjugés de certains. C’est une réalité vécue, faite de culture, de repères communs et d’un sentiment d’appartenance bien réel. On peut avoir des origines diverses et faire pleinement partie du « nous ». C’est mon cas, tout simplement.
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Murielle Chatelier retweeted
Un homme a tué sa femme d’une balle dans la tête alors qu’elle dormait. Il s’agit, en principe, d’un homicide au premier degré, passible d’une peine de 25 ans à perpétuité. Pourtant, en raison de ses origines autochtones, il a reçu une peine de seulement de 2 à 6 ans d’emprisonnement. Suis-je le seul à trouver que cela n’a strictement aucun sens ? nationalpost.com/news/canada…
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Le Forum sur l’universalisme de l’AQUR débute demain! Dimanche, nous recevrons deux têtes d’affiche. D’abord, la sociologue française Nathalie Heinich, qui viendra nous parler de son livre que j’ai fort apprécié, Oser l’universalisme : contre le communautarisme. Et nous clôturerons cet événement avec une présentation de Christian Rioux qui portera sur la pluralité des points de vue dans les débats d’idées, en comparant la France — où la culture du débat est plus polémique — et le Québec, dont l’approche est généralement plus consensuelle. N’hésitez pas à vous joindre à nous pour une fin de semaine riche en réflexions! Tous les détails à propos du Forum sur l’universalisme de l’AQUR sont disponibles sur notre site web : aqur.org/post/forum-sur-l-un…
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Stéphanie a la peau blanche. Pour cette seule raison, elle était d’emblée exclue d’un poste réservé aux personnes s’identifiant « comme noires, autochtones ou de couleur ». Le Tribunal des droits de la personne a pourtant rejeté sa plainte, estimant notamment qu’elle n’aurait jamais eu l’intention réelle de postuler, suggérant plutôt qu’elle menait un combat idéologique en faveur de l’universalisme. Le Tribunal a aussi conclu que l’offre d’emploi n’était pas discriminatoire… même si elle excluait explicitement les candidats blancs. Pour parvenir à cette conclusion, il a fait primer la Charte canadienne sur la Charte québécoise, au motif que le poste était financé par une subvention fédérale. Autrement dit, un programme public peut désormais justifier une sélection fondée sur la couleur de peau. Voilà précisément pourquoi l’AQUR existe : pour dénoncer ces dérives racialistes et défendre une conception véritablement universelle de l’égalité. Je vous invite à participer à notre Forum sur l’universalisme, qui se tient cette fin de semaine, les 11 et 12 avril. C’est l’un des rares espaces où ces enjeux peuvent être abordés ouvertement. Pour lire le texte de @SFogaing et Vincent Vallée, c’est par ici : journaldemontreal.com/2026/0…
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Le nouvel antiracisme contribue-t-il à renforcer les divisions raciales? À une époque où nos idéaux sont mis à l’épreuve, oui, nous osons poser la question. Participez à la discussion ce samedi au Forum sur l’universalisme de l’AQUR, avec Trait d’Olympe et moi. En personne à la Grande Bibliothèque, ou en ligne via Zoom. Tous les détails de l’événement du 11 et 12 avril sont ici : aqur.org/post/forum-sur-l-un…
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Hier, à l’Université McGill, j’ai assisté à un symposium dont le but était de « célébrer l'introduction des évaluations de l'incidence de l'origine ethnique et culturelle (EIOEC) au Québec », soit les fameux rapports qui allègent les peines des criminels noirs pour contrer leur surreprésentation dans le système carcéral. J’y étais à titre de présidente de l’AQUR pour poser des questions. J’ai pu en poser une à propos du cas récent en Colombie-Britannique où un multirécidiviste noir, qui a assassiné sa conjointe de 15 coups de couteau, a obtenu la possibilité d’être libéré sous condition d’ici 12 ans au lieu des 15 ans suggérés, notamment parce qu’il aurait été victime de racisme systémique. J’ai demandé : dans un contexte où les féminicides augmentent, quel message envoyez-vous aux femmes victimes de criminels violents? J’ai souligné au passage que je suis totalement contre ces rapports et qu’ils constituent une injustice incroyable pour les victimes. En somme, ce que nous avons appris hier de la bouche de l’instigateur de ces rapports, c’est qu’il faut transformer le système de justice afin qu’il réponde aux besoins des accusés noirs. Oui, vous avez bien lu. Quant aux victimes de ces criminels — un aspect qui n’a été abordé par aucun des panélistes avant que mon ami @wall_stephane leur en fasse mention durant la période des questions — on nous dit qu’il leur faut plus de ressources d’aide pour faire face à leurs traumatismes. Or, on sait que ces ressources sont déjà sous pression, ce qui peut alimenter l’inquiétude que la question de la justice perçue par les victimes ne soit pas toujours au cœur des préoccupations. Rappelons que le gouvernement du Québec a refusé les fonds du fédéral visant à encourager le recours à ces rapports, n’adhérant pas à l’approche sur laquelle le programme de financement est basé, soit le racisme systémique. Après avoir assisté à ce congrès, je suis convaincue plus que jamais qu’il faut s’opposer à ces EIOEC, qui constituent à mes yeux une atteinte aux droits des victimes et au principe d’égalité devant la loi. Contrairement aux panélistes présents sur place, j’estime qu’il n’y a pas lieu de célébrer. L’heure est plutôt à la contestation. #aqur
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En fait, Fabrice, j’te dirais qu’il y en a qui trouvent que notre couleur de peau n’est pertinente ni en février ni pendant les autres mois de l’année. Et c’est EXACTEMENT ce qu’on veut. Je ne partage pas sa chronique. Ça ne me tente pas. 😁
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Un homme qui a poignardé sa conjointe à mort dans un centre commercial de la Colombie-Britannique a vu sa peine réduite de 15 à 12 ans en partie en raison de sa « race », à la suite d’un rapport invoquant le « racisme systémique ». Voilà où nous mène la politique identitaire à la sauce libérale : une justice qui tient compte de la couleur de peau plutôt que des actes. Je refuse cette logique. Qui veut d’une justice qui infantilise des criminels, même des meurtriers!, en suggérant que certains seraient moins responsables de leurs crimes en raison de leur origine? L’égalité devant la loi devrait pourtant être claire — qu’on soit noir ou blanc : même crime, même responsabilité. C’est tout simplement révoltant pour la famille de la victime et pour toutes les victimes d’actes criminels.
Man who murdered girlfriend gets reduced sentence partly due to his race nationalpost.com/news/man-wh…
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