
Journaliste (@franceinter), version justice et terrorisme / / Live-tweet d'audiences / Dessin : Matthieu Boucheron / Livre :"Et nous nous sommes parlé" (l'Aube)
Joined April 2010
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Contrairement à ce qui était initialement prévu, Riss, directeur de Charlie Hebdo et la dessinatrice Coco ne viendront finalement pas témoigner à ce procès.
Ils ne le souhaitaient pas, et l'avocat à l'origine de leur citation y renonce.
Présent également dans la salle pour ce premier jour d’audience, Bilal Sefrioui, fils du prédicateur qui fait partie des 8 accusés.
Abdelhakim Sefrioui encourt 30 ans de réclusion pour avoir posté des vidéos sur les réseaux sociaux dénonçant #SamuelPaty.
Zohra s'avance à la barre, un masque chirurgical sur le menton.
Elle a déjà été jugée pour “dénonciation calomnieuse par un tribunal pour enfant et condamnée à 18 mois de prison avec sursis. Elle témoignera ici, au procès dans lequel comparaît son père, le 26 novembre.
Le président procède à l’appel des témoins. Ils sont 98 au total. Parmi eux, celle que nous appellerons Zohra car elle était mineure au moment des faits. Il s’agit de l’élève de Samuel Paty qui a dénoncé son professeur (alors qu’en réalité elle n’avait pas assisté au cours).
“J’indique à ce stade que les débats font l’objet d’un enregistrement historique”, précise le président après avoir procédé à l’appel des accusés : sept hommes et une femmes. Quatre d’entre eux sont incarcérés depuis les faits, les autres comparaissent libres.
"L'audience de la cour d'asises spécialement composée est ouverte, vous pouvez vous asseoir". A l'instant, le président vient d'ouvrir le procès de l'affaire #SamuelPaty. Il a durer sept semaines pour juger huit personnes.
Plus d'infos ici > instagram.com/reel/DB1XEyCsJ…
"Il y a 100 types d’assistants parlementaires différents. Parce qu’il vous assiste en fonction des besoins que vous exprimez. Il n’y a pas un seul texte du Parlement européen qui indique : “les assistants doivent faire ça comme travail”," assure Marine Le Pen à la barre.
De temps à autre, Marine Le Pen qui a étalé sur le pupitre, de multiples documents agrémentés de post-it, se penche vers le petit meuble situé à côté pour fouiller dans la pile de dossiers de couleurs qu'elle y a posé.
"Le Parlement européen c’est un peu le film “Attention au Blob”. Il engloutit les députés. On peut dormir, manger, aller chez le coiffeur. Il y a les bars …
Tout est fait pour que le député européen vive en vase clos au sein du Parlement européen", poursuit Marine Le Pen.
“Je n’ai absolument pas le sentiment d’avoir commis la moindre irrégularité, la moindre illégalité", assure avec vigueur Marine Le Pen à la barre.
"Catherine reçoit les courriers qui me sont adressés. Elle y apporte des réponses. Elle a la main sur me boîtes mails auxquelles je ne touche pas. Elle s’occupe de mon agenda et ce n’est pas une mince affaire. Elle s’occupe d’organiser mes déplacements", énumère Marine Le Pen.
C'est donc en tant que députée européenne, qu'elle embauche Catherine Griset, qu'elle connaît depuis très longtemps puisqu'elle a été son assistante en tant qu'avocate - "je devais avoir 20 ans".
"Catherine, elle fait beaucoup de choses pour moi", assure Marine Le Pen.
Elle devient alors directrice juridique du Front national. Jusqu'à son élection comme députée européenne en 2004. "Et je l’ai été sans interruption jusqu’à mon élection comme députée nationale en 2017", explique Marine Le Pen à la barre.
"J’ai prêté serment comme avocat en 1992, j’ai été collaboratrice pendant 2 ans puis à mon compte pendant 4 ans. J’ai eu une fille et puis dix mois après, j’ai été enceinte de jumeaux. Donc j’ai pris conscience que je ne pourrai pas être avocat", relate Marine Le Pen à la barre.
Enfin, la présidente donne la parole à Marine Le Pen pour qu'elle livre au tribunal "sa position".
Marine Le Pen s'explique sur le cas de Catherine Griset, son assistante parlementaire pendant 6 ans, pour un montant versé par le Parlement européen estimé à 298 000 euros.
Alors que la présidente présente les faits reprochés à Marine Le Pen, celle-ci s'avance dans le prétoire, les bras chargés de dossiers de couleur, pour s'asseoir devant son avocat et échanger quelques mots.
Les faits reprochés à Marine Le Pen s'étalent sur une période de 2009 à 2016. Ils concernent 4 personnes, rémunérées par le Parlement européen alors qu'ils étaient cheffe de cabinet, garde du corps, directeur de cabinet et secrétaire particulière de Jean-Marine Le Pen.
L'interrogatoire de la présidente du parti est prévu pour durer trois jours (trois après-midi pour être précise). Marine Le Pen va devoir s'expliquer sur l'emploi de qutre assistants parlementaires qui, selon l'accusation, n'ont pas fourni de travail pour le Parlement européen.