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Tente de faire revenir a la raison les ùmes égarées par les promesses populistes des gauchiasses...

Alsace, France
Joined April 2018
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Ce n’est pas seulement Zelensky qui a des comptes Ă  rendre, mais toutes les ordures qui, sur les plateaux TV, dans toute l’Europe, sacrifient les Ukrainiens par centaines de milliers et font la promotion de la guerre « jusqu’au dernier » entre deux verres de champagne.
Zelensky has a lot to answer for. A child was evacuated from a prison near Kiev where military deserters were imprisoned.
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Le camp du bien a un visage. Regardez-le, c’est le votre. Ce n’est pas une image de guerre. C’est un adolescent de 14 ans, enveloppĂ© dans une couverture, les yeux Ă©carquillĂ©s, le visage marquĂ©, sorti d’une maison privĂ©e prĂšs de Kiev oĂč une unitĂ© du 1er Corps Azov de la Garde nationale dĂ©tenait des mobilisĂ©s et des dĂ©serteurs. Des hommes en sont sortis avec des traces de coups. Quatre ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©s. Budanov est venu sur place, a sorti le gamin et a dĂ©clarĂ© qu’il y avait « beaucoup de bĂątiments comme ça ». Azov a confirmĂ© que le lieu leur appartenait. Ce visage, c’est le visage de la honte des europĂ©istes jusqu’au-boutistes. Depuis des annĂ©es, sur les plateaux tĂ©lĂ©, les mĂȘmes voix nous parlent d’État de droit, de valeurs, de civilisation, de dĂ©fense de la dĂ©mocratie. Ursula von der Leyen multiplie les dĂ©clarations solennelles. Emmanuel Macron parle de l’Europe puissance qui protĂšge. Les globalistes expliquent que chaque euro versĂ© Ă  Kiev est un investissement dans l’avenir moral du continent. Et maintenant ? Von der Leyen : absente. Macron : absent. Les institutions europĂ©ennes : silence. Les commentateurs qui hier encore dĂ©taillaient les moindres accusations contre la Russie : plus un mot. Vous le saviez depuis longtemps. Vous saviez ce qu’était Azov avant son intĂ©gration, vous saviez les pratiques de mobilisation forcĂ©e, vous saviez que des unitĂ©s retenaient leurs propres soldats dans des conditions qui n’ont rien Ă  voir avec l’État de droit. Vous avez choisi de fermer les yeux parce que le rĂ©cit exigeait un camp du bien et un camp du mal. DĂšs que les victimes sont ukrainiennes et les auteurs « nos » alliĂ©s, la vertu devient facultative. Ce garçon de 14 ans n’est pas une exception. Il est le produit d’un systĂšme que vous financez, que vous armez, que vous lĂ©gitimez, et dont vous refusez de voir les consĂ©quences. Quand on vous parle d’État de droit depuis les plateaux, on oublie de prĂ©ciser que cet État de droit s’arrĂȘte lĂ  oĂč les intĂ©rĂȘts stratĂ©giques commencent. Regardez-le. Ce n’est pas la Russie qui l’a mis dans cet Ă©tat. C’est le camp que vous soutenez jusqu’au bout, sans jamais regarder ce qui se passe vraiment derriĂšre les discours. Vous n’ĂȘtes pas au courant par accident. Vous choisissez de ne pas l’ĂȘtre. Vous ĂȘtes la honte.
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Ich erwarte von der Bundesregierung, dass dies heute in Berlin zum Selensky-Besuch thematisiert wird.
A torture chamber of Zelensky was uncovered near Kiev, where over 40 mobilised men were held captive by Ukraine's National Guard. The youngest victim was reportedly just 14 years old. There is now great outrage and riots in Ukraine against the henchmen of Zelensky and NATO.
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En France, en l'espace de 48h : - Des blancs ont Ă©tĂ© agressĂ©s et tabassĂ©s devant le bar "Le Corner" Ă  Rouen. Sur les vidĂ©os, on entend « Bande de blancs de fils de pute ». - Une quinzaine de jeunes catholiques ont Ă©tĂ© agressĂ©s et tabassĂ©s Ă  l’entrĂ©e de la foire Saint-Romain Ă  Rouen. Les tĂ©moins ont pu entendre « Je suis musulman, j’ai 16 ans et je te ba*se ta mĂšre ! [
] Sales gwers ! ». - Ilies, un AlgĂ©rien de 29 ans, a frappĂ© 3 ados ĂągĂ©s de 12 Ă  16 ans avant de fracasser Ă  coups de cric la voiture de leur pĂšre Ă  Toulouse. - Une mĂšre en situation irrĂ©guliĂšre et sous OQTF a sĂ©questrĂ©, agressĂ© et torturĂ© une directrice d'Ă©cole et une institutrice Ă  Nice. - Nasser B. a incendiĂ© des vĂ©hicules et tirĂ© Ă  bout portant sur un pompier le blessant trĂšs griĂšvement. Mais surtout, n'oubliez pas le plus important : - le racisme anti-blanc n'existe pas - l'immigration est une chance - le danger, c'est le RN
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Le Monde refuse de répondre à FrontiÚres aprÚs leur fake news sur les «tracts du RN» à Trappes Toute l'info est à retrouver sur cnews.fr
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Quand on ne connaĂźt mĂȘme pas la diffĂ©rence entre le Front National de la RĂ©sistance (mouvement communiste créé en 1941) et le Front National de Jean-Marie Le Pen (fondĂ© en 1972), on s’abstient de taguer une plaque de rĂ©sistant. Ici, des cretins ont vu les mots « Front National », ont cru Ă  de l’extrĂȘme droite, et ont vandalisĂ© la mĂ©moire d’un rĂ©sistant communiste abattu par la Gestapo en 1944. C’est de l’ignorance pure. le contexte est clair. Il n’y a rien d’ambigu. Ceux qui taguent ça montrent surtout qu’ils ne lisent pas (ou ne comprennent pas) ce qu’ils ont sous les yeux. Quand on est con, on est con

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Une sombre merde a ouvert le feu sur des passants innocents
 deux minutes. AprĂšs on avait son nom et le motif Ă©tait un crime raciste

 quand la personne est racisĂ©, on ne dĂ©voile jamais son nom et il est forcĂ©ment malade mental
 dites-moi que tout ça n’est pas fait pour foutre la merde et diviser encore plus les gens
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Tu veux te marrer? Va voir les commentaires de la cagnotte 😁
leetchi.com/fr/c/un-repas-po
 Agissez ! Aidez la maman de Lola-fleur à manger autre chose que des Dinosaurus le midi.
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Replying to @BelouassaAnais
Rien pour les anti-France LFI
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Encore un coup des habitants du wallahistan
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Bizarrement, le fameux camp du bien progressiste qui veut aider la planĂšte entiĂšre sont les pires pourritures Ă  l’intĂ©rieur
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À propos des pillages du 17 octobre Ă  ChĂątelet, voici mes observations, parfois Ă©videntes (mais les mĂ©dias niant l’évidence...) : — ce n’étaient pas des manifestants, ni des Ă©meutiers, ni des casseurs, mais prĂ©cisĂ©ment des pillards africains, leur but Ă©tant de s’emparer de marchandises et de prendre part Ă  une razzia gĂ©nĂ©rale appelĂ©e "17/10/26" ; — noirs aux deux tiers et arabes Ă  un tiers environ, ce qui est une spĂ©cificitĂ© de ChĂątelet et ce qui correspond aux proportions des Ă©meutes de Nahel ; la seule exception que j’ai vue en quatre heures de pillage a Ă©tĂ© trois semi-clochards opportunistes polonais qui ramassaient des paquets abandonnĂ©s au sol ; — l’effet de masse Ă©tait saisissant : ils Ă©taient en nombre effrayant, de trĂšs grands groupes et des groupes plus petits, dans toutes les rues de ChĂątelet, vĂȘtus de noir, la tĂȘte couverte de cagoules ou de capuches, hommes et femmes, petits et grands, gros et maigres, pas spĂ©cialement guerriers pour la plupart ; — les mesures habituelles de rĂ©tablissement de l’ordre ne pouvaient pas empĂȘcher une razzia d’une telle ampleur : les CRS ont fait ce qu’ils ont pu mais ChĂątelet a Ă©tĂ© un labyrinthe dans lequel les souris voleuses, volant de Franprix Ă  Carhartt, couraient gĂ©nĂ©ralement plus vite que les chats CRS ; — par consĂ©quent je ne crois pas du tout au fait que l’on aurait laissĂ© les pilleurs piller pour dĂ©crĂ©dibiliser le mouvement, les pilleurs Ă©taient tout simplement beaucoup trop nombreux pour ĂȘtre contenus par des CRS fantassins, du moins Ă  ChĂątelet ; — aucun casseur d’extrĂȘme-gauche ni de blackblocs parmi eux (de temps en temps l’on en voyait un avec son masque Ă  gaz, mais qui ne faisait que passer Ă  bicyclette) ; — les pillards procĂšdent par vagues : d’abord les jeunes les plus audacieux, qui empochent le plus possible de marchandise ; ensuite les femmes, qui se partagent le butin dans la rue ; ensuite les pillards-badauds, qui ramassent le surplus abandonnĂ© sur le trottoir ; puis les clochards, les ivrognes, etc., qui ramassent les derniers maillots de football dans le caniveau (j’ai pu observer le manĂšge de trĂšs prĂšs pendant des heures) ; — les pilleurs apportent les habits Ă  des comparses (en gĂ©nĂ©ral des femmes), qui cachent le butin sous une voiture ; quand les CRS chargent, ils dĂ©talent ; ils reviennent quelques minutes plus tard et recommencent ; au bout d’un moment tous s’échangent habits et sacs et chaussures et boĂźtes de tĂ©lĂ©phones, en gĂ©nĂ©ral dans une bonne humeur inquiĂšte ; — le but est de rĂ©cupĂ©rer le plus possible d’articles tout en se gardant d’ĂȘtre encombrĂ©, de maniĂšre Ă  pouvoir dĂ©taler au premier CRS ; — consĂ©quemment l’on pouvait voir hier soir un grand nombre de pilleurs-badauds solitaires regarder systĂ©matiquement sous chaque voiture, cherchant Ă  rĂ©cupĂ©rer le butin des autres ; — Les articles pillĂ©s sont d’abord les habits, en trĂšs grand nombre (ChĂątelet Ă  l’heure oĂč j’écris, mais La Madeleine aussi, est jonchĂ© de cintres), puis les chaussures, puis les petits articles de luxe (parfum), puis les tĂ©lĂ©phones ; — le butin est transportĂ© Ă  la main, surtout par les femmes, qui parfois avançaient difficilement tant leur chargement Ă©tait encombrant, mais parfois aussi, plus industriellement, dans des poubelles que l’on traĂźne, et bien sĂ»r, j’imagine, mais je ne l’ai pas vu, dans des voitures ; — entre les groupes de pillards l’on pouvait tomber de temps en temps sur des touristes, souvent amĂ©ricains, essayant de rejoindre leur hĂŽtel (j’ai dĂ» escorter un groupe de trois Ă  Sainte-Opportune, trĂšs ĂągĂ©s ; ils avaient l’air d’ĂȘtre au-delĂ  de la peur et de la sidĂ©ration). — une fois tous les magasins pillables pillĂ©s les pilleurs sont restĂ©s dans le quartier, cherchant Ă  entrer lĂ  oĂč ils le pouvaient ; — lorsque la police a commencĂ© Ă  sĂ©rieusement intervenir Ă  ChĂątelet, vers deux heures et demie du matin, les pilleurs ont fui comme ils l’ont pu et sont rentrĂ©s lĂ  oĂč c’était possible, dans les immeubles, les cours, par les toits, souvent avec un certain affolement ; — si bien que les pilleurs se sont retrouvĂ©s dans les cours d’immeuble ; certains se cachaient, d’autres en profitaient pour tenter de piller des appartements ; ils laissĂšrent beaucoup de butin dans les couloirs de l’immeuble (de grands cartons, des boĂźtes remplies de produits de beautĂ©, etc.). À ce train-lĂ  m’est avis que nous finirons par atteindre l’intensitĂ© de la Nuit de Cristal ou du 7-Octobre dans un nombre d’annĂ©es trĂšs restreint.
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J’ai entendu dire que la France Ă©tait finie, qu’il Ă©tait trop tard pour la sauver. Mais la France est toujours aussi belle, enviable mĂȘme. Sa grandeur n’a pas disparu, elle ne demande qu’à renaĂźtre. Nous avons surmontĂ© en un an un problĂšme cent fois plus grave, sans avoir les moyens dont dispose la France. La France pourrait y arriver en une semaine.
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⚠ MalgrĂ© nos alertes, les islamistes du Femyso ont rĂ©ussi Ă  s’infiltrer Ă  nouveau dans le Parlement europĂ©en ce matin avec la complicitĂ© du groupe de La France insoumise. Je saisis immĂ©diatement la prĂ©sidente @EP_President. EmpĂȘcher cette organisation de participer aux ÉvĂ©nements de la jeunesse europĂ©enne ("EYE") ne suffit pas, nous avons besoin d’un cordon sanitaire entre les institutions de l’UE et les FrĂšres musulmans !
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Le Parquet de Paris se garde en revanche de toute enquĂȘte sur le volet français de l'Affaire Epstein et de toute enquĂȘte Ă  grande Ă©chelle sur la pĂ©docriminalitĂ© dans le pĂ©riscolaire parisien et l'ASE. Violer des enfants, d'accord, mais il ne faudrait surtout pas publier des vidĂ©os vues par 15 personnes qui dĂ©nigrent les candidats du parti prĂ©sidentiel. Telles sont les prioritĂ©s de la justice rĂ©publicaine dans l'Etat de droit qui est le nĂŽtre.
Le parquet de Paris annonce enquĂȘter sur les soupçons d’ingĂ©rence russe. → l.lefigaro.fr/uWaU
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Replying to @DestinationTele
Vous avez bien fait de rappeler ! Alors Édouard Philippe @EPhilippe_LH que rĂ©pondez-vous Ă  ça ? Ce n'est pas de l'hypocrisie, le mensonge la manipulation ? Chers Français, - zĂ©ro bulletin pour ceux qui ont suivi ou suivent Macron, - zĂ©ro bulletin pour LFi et autres gauchistes.
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Pour une fois sur LCI...
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Cette image résume tout. Un média perçu comme respectable publie un article sur de prétendues ingérences russes lors des élections présidentielles roumaines de 2024. Une note de la Communauté sur X révÚle le mensonge : il s'agissait d'ingérences intérieures du parti au pouvoir. Il n'existe pas de telles notes sur 99% des médias. Et c'est pour ça que X concentre toute l'attention du pouvoir. Partagez massivement ce post et l'image associée, 99% des Français n'ont aucune idée de ce qui se trame dans leur dos.
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Il faut imaginer une France avec un dĂ©ficit budgĂ©taire intenable de 5% qui n'a pas connu de surplus depuis plus d'une gĂ©nĂ©ration, un dĂ©ficit commercial abyssal, des entreprises non compĂ©titives que l'on aide avec des rustines de subventions, des dĂ©penses sociales qui explosent au moment mĂȘme oĂč les dĂ©penses militaires deviennent urgentes, une dette gargantuesque dont les intĂ©rĂȘts avalent toute marge de manƓuvre. Et une assemblĂ©e trop divisĂ©e pour faire quoi que ce soit. Une France dans une situation tellement intenable qu'elle connaĂźt l'humiliation d'un prĂȘt sous conditions du FMI pour pouvoir simplement financer ses importations. Ce n'est pas un scĂ©nario de prospective 2027, c'est l'annĂ©e 1957. Et pourtant en 5 ans, tout bascule : dĂšs 1963 la France retrouve le statut de grande puissance industrielle qu'elle n'avait plus connu depuis NapolĂ©on III, un siĂšcle plus tĂŽt. Qui se souvient vraiment de ce qu'il s'est passĂ© ? De la recette du redressement ? FRANCE 1957 : UN PAYS AU BORD DE L’EFFONDREMENT En 1957 l'industrie française est dĂ©passĂ©e. Elle produit quelques pĂ©pites dues au gĂ©nie isolĂ© de quelques ingĂ©nieurs d'Ă©lite, la DS de CitroĂ«n, l'avion Caravelle, mais rien Ă  l'Ă©chelle nĂ©cessaire. Son industrie est sous-dimensionnĂ©e par rapport Ă  celles des AmĂ©ricains, son organisation interne est archaĂŻque, caractĂ©risĂ©e par des relations trĂšs tendues entre syndicats et patrons. Le coĂ»t du travail et la fiscalitĂ© sont trĂšs Ă©levĂ©s, alors que sa productivitĂ© est faible. Impossible donc d'exporter, impossible d'investir suffisamment, de construire des usines modernisĂ©es, efficaces, suffisamment automatisĂ©es. Alors mĂȘme que la nouvelle rĂ©volution industrielle autour de l'aĂ©ronautique, du nuclĂ©aire, de l'espace bat son plein. Comme le pays ne peut s'enrichir par le dynamisme de son Ă©conomie, le gouvernement de Mollet compense par le social. Ajoute une semaine de congĂ©s payĂ©s, augmente le salaire minimum, augmente les fonctionnaires, introduit un minimum vieillesse, bloque les prix agricoles
 Mais tout cela coĂ»te de plus en plus d'argent et ne fait que renforcer le manque de compĂ©titivitĂ© de l'industrie française. Alors on multiplie les aides aux entreprises, les subventions Ă  l'export, les facilitĂ©s de paiement. Les grandes entreprises bien connectĂ©es en profitent, les petites pĂ©riclitent. Tout cela est financĂ© par la dette. Et les aides et niches créées deviennent impossibles Ă  rĂ©former sans s'aliĂ©ner leurs bĂ©nĂ©ficiaires. Et c’est au milieu de cette dĂ©bandade Ă©conomique que les frais liĂ©s Ă  la guerre en AlgĂ©rie explosent. Le pays est exsangue et ne peut plus faire face Ă  ses dettes. Il doit avoir recours au FMI. C'est l'impasse et l'humiliation. Cette situation est
 trĂšs trĂšs familiĂšre pour le moins. Tout le monde sait comment cela finit : le rĂ©gime ne survit pas Ă  la crise, la IVe RĂ©publique meurt, et De Gaulle est appelĂ© au pouvoir. Mais comment le redressement a-t-il rĂ©ellement lieu ensuite ? Comment est-on passĂ© d'un pays totalement Ă  terre Ă  la France dominante et florissante du GĂ©nĂ©ral De Gaulle ? LA RECONSTRUCTION GAULLIENNE Face Ă  l’ampleur de la crise, le 3 juin 1958 De Gaulle obtient de l’AssemblĂ©e Nationale les pleins pouvoirs lĂ©gislatifs jusqu'au 8 janvier. Il a 6 mois pour redresser l'Ă©conomie française. Il charge Jacques Rueff d'Ă©tablir un plan de rĂ©surrection de l'Ă©conomie nationale. Jacques Rueff est ce qui se fait de mieux dans la grande tradition des grands administrateurs français : un polytechnicien, inspecteur des finances, issu du cercle de rĂ©flexion X-crise, des anciens X qui rĂ©flĂ©chissent Ă  la meilleure façon de rendre Ă  la France une Ă©conomie digne d'elle. Rueff a des idĂ©es prĂ©cises sur ce qui doit ĂȘtre entrepris pour la France et comprend tout le poids de la charge qui lui est confiĂ©e. Le 8 dĂ©cembre 1958, un mois seulement avant la fin de la fenĂȘtre oĂč tout reste possible, Rueff remet Ă  De Gaulle son rapport complet qui se conclut ainsi : « Ce programme ne peut ĂȘtre celui d'un groupe ou d'un parti, mais seulement celui de tous les Français qui veulent que leur pays continue d'exister. » Le plan doit ĂȘtre adoptĂ© en conseil des ministres le 27 dĂ©cembre. Mais le 24, Pinay, ministre des finances, juge le plan trop radical et menace de dĂ©missionner s'il n'est pas attĂ©nuĂ©. De Gaulle ne lĂąche rien. Le 27, quelques heures Ă  peine avant le moment oĂč doit se tenir le conseil des ministres fatidique, les 4 ministres SFIO envoient une lettre de dĂ©mission, ce qui bloque tout. De Gaulle met une pression biblique, et obtient qu'ils diffĂšrent leur dĂ©part au 8 janvier, jour oĂč le rĂ©gime parlementaire sera rĂ©tabli. Ce jour-lĂ , le 27 dĂ©cembre 1958, le plan Rueff est adoptĂ© dans son intĂ©gralitĂ© par le conseil des ministres. De Gaulle dĂ©fend son plan directement Ă  la radio le lendemain, dans une allocution encore disponible sur le site de l'INA. Il s'exprime ainsi : « Sans l'effort de mise en ordre avec les sacrifices qu'il requiert et avec les espoirs qu'il suscite, nous resterions un pays Ă  la traĂźne, perpĂ©tuellement oscillant entre le drame et la mĂ©diocritĂ©. Au contraire, si nous rĂ©ussissons la grande entreprise nationale du redressement Ă©conomique et financier, quelle Ă©tape sur la route qui mĂšne la France vers les sommets ! » En quoi consiste le remĂšde de cheval administrĂ© par Rueff et De Gaulle ? 4 Ă©tapes. 1. Supprimer toutes les rustines pour stopper l'hĂ©morragie. De toutes façons elles n’existent que parce que les vrais problĂšmes n’ont jamais Ă©tĂ© rĂ©glĂ©s. Alors plus de subventions aux entreprises, Ă  la sĂ©curitĂ© sociale, Ă  la consommation. Fin des boucliers tarifaires (l'Ă©lectricitĂ© et le charbon prennent immĂ©diatement 15%). Tout est dĂ©sindexĂ©. Le blĂ©, les salaires. Non seulement les retraites ne sont pas Ă©pargnĂ©es, mais on supprime la retraite pour les anciens combattants valides. (Le message est clair : si tu es en Ă©tat de travailler, la France a besoin de toi, pas que tu restes Ă  la maison.) Les dĂ©penses de l'État baissent immĂ©diatement de 14%, alors qu'elles ne faisaient qu'augmenter depuis un demi-siĂšcle. BOUM. 2. Augmenter les recettes de l'État en taxant prioritairement ce qui a le moins d’impact sur la performance Ă©conomique du pays. Augmentation de la TVA. Augmentation des taxes sur le tabac et l'alcool. Augmentation de l'impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s. 3. RĂ©tablir la compĂ©titivitĂ© des entreprises. Cela pourrait sembler antinomique avec l'augmentation de l'IS, mais la rĂ©alitĂ© est que pour ĂȘtre taxĂ©, il faut dĂ©jĂ  faire du profit, et pour faire du profit, il faut dĂ©jĂ  ĂȘtre compĂ©titif. L'IS n'est ainsi pas l'ennemi numĂ©ro 1 de la compĂ©titivitĂ© de l’époque. Le problĂšme des entreprises françaises en 1957 consiste en des coĂ»ts de production disproportionnĂ©s par rapport Ă  ceux de leurs voisins. Alors Rueff dĂ©value le franc. Et pas qu'un peu. Quasiment d'un tiers. 8 ans d'inflation effacĂ©s. Les entreprises françaises redeviennent compĂ©titives, les importations deviennent prohibitives. Alors bien sĂ»r, ça fait mal. Pendant deux ans, la situation est compliquĂ©e. Ce n'est pas pour rien que personne sous la IVe n'avait eu le courage ou les moyens de dĂ©ployer un tel plan. Le pouvoir d'achat des mĂ©nages diminue. La croissance ralentit. Les anciens combattants manifestent. Les mĂ©contents sont multiples : agriculteurs, ouvriers, PME
 Les conseillers de De Gaulle l'avaient prĂ©venu, et De Gaulle avait rĂ©pondu « Eh bien les Français crieront
 et aprĂšs ? » Et bien aprĂšs
 La balance des paiements devient excĂ©dentaire dĂšs 1959, et la France rembourse sa dette extĂ©rieure dans l'annĂ©e. En 1957, les exportations ne couvraient que 75% des importations ; en 1960, 111%. La France accumule les rĂ©serves d'or, qui passent de 516 tonnes quand De Gaulle arrive au pouvoir Ă  2700 en 1963. (Nous en avons 2400 aujourd'hui). Et dĂšs 1960, la croissance accĂ©lĂšre et les salaires repartent fortement Ă  la hausse. Pour rendre ces sacrifices plus acceptables, De Gaulle s'appuie sur un rĂ©cit fort de refondation. Nous ne sommes pas en train de liquider un modĂšle social, nous sommes en train de refonder la France. Et ce qui a le plus pĂ©chĂ© en France de la façon la plus visible Ă  l'Ă©poque, c'est la monnaie, dont la valeur s'effritait de mois en mois. Alors De Gaulle utilise un levier purement symbolique : il instaure le nouveau franc, en retirant simplement deux zĂ©ros Ă  l'ancien franc, pour rendre selon ses mots « au vieux franc français, dont les pertes expriment nos Ă©preuves, une substance respectable ». Tous les jours les Français utilisent des francs, et tous les jours ils peuvent sentir la nouvelle ambition que leur monnaie porte. Elle ressemble dĂ©sormais beaucoup plus au dollar. 4. Reconstruire en se positionnant Ă  l’avant-garde technologique. Cette pĂ©riode de redressement financier n'est pas une finalitĂ© en soi. Il ne s'agit que de la douloureuse Ă©tape indispensable pour se donner les moyens de l'expansion. La France a dĂ©sormais une monnaie stable, un État avec des marges de manƓuvre financiĂšres et des entreprises libĂ©rĂ©es du boulet de coĂ»ts de production excessifs. Il est temps de passer Ă  la reconstruction de l'appareil productif français, et de refaire de la France ce qu'elle n'Ă©tait plus depuis un siĂšcle : l'avant-garde mondiale de l'industrie, des sciences et des technologies. Aujourd'hui encore, on peine Ă  mesurer ce qui a Ă©tĂ© accompli en moins de 10 ans. A. Consolidation et modernisation de l’existant. Les lois d'orientation agricole de 62 font passer l'agriculture de la paysannerie au productivisme exportateur et transforment la France en premiĂšre puissance agricole europĂ©enne. L'Ă©tat favorise la concentration industrielle pour crĂ©er des champions de taille mondiale dans la chimie, l'aluminium, la sidĂ©rurgie. B. RĂ©organisation du territoire. La DATAR créée en 1963 transforme le territoire français en machine de guerre : autoroutes, ports, zones industrielles, mĂ©tropoles d'Ă©quilibre, villes nouvelles. AmĂ©nagement du littoral Languedoc-Roussillon, le complexe de Fos-sur-Mer, l'usine marĂ©motrice de la Rance. On investit dans les infrastructures, dans la croissance de la population. On crĂ©e des pĂŽles d'excellence : Orsay-Saclay, Bretagne-Nord pour les tĂ©lĂ©communications, Toulouse pour l'aĂ©rospatial, Lyon pour chimie-biologie-mĂ©decine. C. Focalisation sur les industries du futur On prend Ă  bras le corps tous les grands sujets technologiques et souverains de l'Ă©poque, et on dĂ©roule. CrĂ©ation du CNES en 1961, lancement du premier satellite français, AstĂ©rix, en 1965, avec une fusĂ©e Diamant de fabrication 100% française. La France devient la troisiĂšme puissance spatiale derriĂšre les US et l'URSS. Lancement du programme Concorde en 1962. Le premier avion sort des usines toulousaines en 1967. DĂ©ploiement du nuclĂ©aire civil. Et une dĂ©cision qui en dit long : la IVe RĂ©publique avait signĂ© en 1957-1958 les accords FIG avec l'Allemagne et l'Italie pour dĂ©velopper une dissuasion nuclĂ©aire Ă  trois, avec usine d'enrichissement cofinancĂ©e. De Gaulle enterre le projet dĂšs son retour au pouvoir, construit Pierrelatte seul, et fait cavalier seul sur la bombe. (La souverainetĂ© ne se partage pas.) Premier essai Gerboise bleue en 1960 dans le Sahara, premier sous-marin lanceur d'engins le Redoutable en 1967. AprĂšs le traumatisme de 1940, De Gaulle vient de s'assurer que plus jamais la France ne pourra ĂȘtre envahie. En 1963, l'armĂ©e française a besoin d'un super calculateur Control Data fabriquĂ© aux États-Unis pour effectuer les simulations indispensables pour passer de la bombe A Ă  la bombe H. Washington bloque l'export pour entraver le redressement français, et l'amĂ©ricain General Electric prend le contrĂŽle du français Bull en 1964. (Rachat de pĂ©pites françaises et limitation des exports, tiens tiens tiens) De Gaulle comprend que l'informatique est devenue un sujet majeur de puissance et lance en 1966 (!!!) un grand plan informatique, avec un dĂ©lĂ©guĂ© Ă  l'informatique qui dĂ©pend directement du premier ministre, et crĂ©e la CII par la fusion des activitĂ©s informatiques de Thomson, CGE et Schneider. La France dĂ©veloppe sa bombe H. D. La recherche et les sciences au cƓur du projet France Peut-ĂȘtre le plus important Ă  noter est que la France de De Gaulle mise tout sur la puissance scientifique. RĂ©organisation du CNRS en 1961, crĂ©ation du CNES pour la conquĂȘte spatiale en 1961, de l'INSERM en 1964 pour la biotech et la recherche mĂ©dicale, de l'IRIA pour l'informatique et l'automatisation en 1967, du CNEXO pour explorer et exploiter notre vaste domaine maritime, l'ANVAR pour s'assurer que la recherche se transfĂšre bien vers l'industrie en 1967. Le nombre de chercheurs en France passe de 9000 quand De Gaulle arrive au pouvoir Ă  31000 quand il le quitte. Les dĂ©penses de R&D passent de 2,46% du budget de l'État en 1958 Ă  6,2% dĂšs 1967. En 2026 aucun pays sur terre ne fournit le mĂȘme effort public que la France de De Gaulle. RĂ©sultat : en moyenne la France gaullienne croĂźt de 5,48% par an pendant 11 ans quand les États-Unis sont Ă  4,26 %. L'annĂ©e du dĂ©part, 1969, la France fait 7% de croissance. Un record jamais retrouvĂ© depuis. Alors mĂȘme que la dette française est divisĂ©e par deux. Lors de son rĂšgne, De Gaulle double quasiment la taille de l'Ă©conomie française. En 1973, le Hudson Institute publie une Ă©tude prospective sur l'Ă©conomie mondiale. Il prĂ©voit que la France devrait ĂȘtre de loin la premiĂšre Ă©conomie europĂ©enne et les Français, les EuropĂ©ens les plus riches. Malheureusement, les successeurs de De Gaulle n'ont pas eu la vision et le courage nĂ©cessaires pour tenir la trajectoire. RĂ©capitulons comment De Gaulle a fait passer la France d'un pays failli Ă  une puissance mondiale. 1. Attendre que la crise permette d’obtenir des pouvoirs spĂ©ciaux pour contourner les blocages parlementaires. 2. RĂ©tablir les finances pour se donner les marges de manƓuvre nĂ©cessaires, en se dĂ©barrassant de toutes les rustines accumulĂ©es et en taxant ce qui ne nuit pas Ă  la performance Ă©conomique. 3. Rendre les entreprises françaises compĂ©titives de façon structurelle et non par rustines en baissant leurs coĂ»ts. 4. Reconstruire le tissu industriel et productif en consolidant l’existant, rĂ©organisant le territoire, investissant massivement dans les technologies du futur, et pariant Ă  fond sur la recherche scientifique. RECONSTRUIRE LA FRANCE DE 2026 La France d'aujourd'hui nous rappelle furieusement la France de 1957. DĂ©ficit de 5,1 % du PIB, dette Ă  117,5 %, dernier excĂ©dent budgĂ©taire en
 1974, retraites qui reprĂ©sentent 14% du PIB lĂ  oĂč la moyenne OCDE est 8%, des dĂ©penses sociales non financĂ©es qui s'accumulent, des besoins de rĂ©armement urgents mais infinançables, des besoins d'investir dans l'IA et la robotique mais pas un rond pour le faire ; une industrie tombĂ©e Ă  9,6 % du PIB (Chine, Allemagne, CorĂ©e), un dĂ©ficit commercial Ă  100 milliards, 157 Md€ de prĂ©lĂšvements sur les entreprises au-dessus de la zone euro et des rustines partout (CICE, boucliers, chĂšques, allĂšgements) ; rapports qui s'empilent, assemblĂ©e sans majoritĂ©, loi spĂ©ciale faute de budget votĂ©. Tout cela est
 beaucoup trop familier. La seule diffĂ©rence fondamentale avec 1957 est que la France a dĂ©sormais l'euro ce qui lui permet de se crasher au ralenti. Le FMI ne toquera pas Ă  la porte. Mais petit Ă  petit, l'État a dĂ©jĂ  de plus en plus de mal Ă  se financer. Jusqu'au moment oĂč les sommes Ă  emprunter chaque annĂ©e sur les marchĂ©s pour maintenir la machine Ă  flot seront tellement importantes que l’on ne nous prĂȘtera plus Ă  des taux acceptables. La zone de danger selon le FMI se situe lorsqu’un pays a besoin d’emprunter plus de 15% de son PIB sur les marchĂ©s tous les ans. Nous sommes bientĂŽt Ă  18%. La GrĂšce a sautĂ© quand elle a dĂ©passĂ© les 20%. Avec notre trajectoire actuelle, la France atteindra le stade oĂč elle devra probablement mendier l’aide de la BCE qui lui imposera alors sa politique Ă©conomique sanglante quelque part entre 2029 et 2032. Tic tac. Alors, Ă  quoi ressemblerait un redressement gaullien ? Quel serait le plan douloureux que nous devons imaginer, mais qui serait « celui de tous les Français qui veulent que leur pays continue d'exister » ? Le plan qui nous permettrait de retrouver un pays qui serait autre chose qu’un pays « Ă  la traĂźne, perpĂ©tuellement oscillant entre le drame et la mĂ©diocritĂ© » ? La crise arrive. Nous devons ĂȘtre prĂȘts. Demain j’esquisserai un plan qui tire les leçons du redressement de 1958, adaptĂ© Ă  nos contraintes et Ă  notre situation actuelle. Restez connectĂ©s.
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