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Ce nâest pas seulement Zelensky qui a des comptes Ă rendre, mais toutes les ordures qui, sur les plateaux TV, dans toute lâEurope, sacrifient les Ukrainiens par centaines de milliers et font la promotion de la guerre « jusquâau dernier » entre deux verres de champagne.
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Le camp du bien a un visage. Regardez-le, câest le votre.
Ce nâest pas une image de guerre. Câest un adolescent de 14 ans, enveloppĂ© dans une couverture, les yeux Ă©carquillĂ©s, le visage marquĂ©, sorti dâune maison privĂ©e prĂšs de Kiev oĂč une unitĂ© du 1er Corps Azov de la Garde nationale dĂ©tenait des mobilisĂ©s et des dĂ©serteurs. Des hommes en sont sortis avec des traces de coups. Quatre ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©s. Budanov est venu sur place, a sorti le gamin et a dĂ©clarĂ© quâil y avait « beaucoup de bĂątiments comme ça ». Azov a confirmĂ© que le lieu leur appartenait.
Ce visage, câest le visage de la honte des europĂ©istes jusquâau-boutistes.
Depuis des annĂ©es, sur les plateaux tĂ©lĂ©, les mĂȘmes voix nous parlent dâĂtat de droit, de valeurs, de civilisation, de dĂ©fense de la dĂ©mocratie. Ursula von der Leyen multiplie les dĂ©clarations solennelles. Emmanuel Macron parle de lâEurope puissance qui protĂšge. Les globalistes expliquent que chaque euro versĂ© Ă Kiev est un investissement dans lâavenir moral du continent.
Et maintenant ?
Von der Leyen : absente.
Macron : absent.
Les institutions européennes : silence.
Les commentateurs qui hier encore détaillaient les moindres accusations contre la Russie : plus un mot.
Vous le saviez depuis longtemps.
Vous saviez ce quâĂ©tait Azov avant son intĂ©gration, vous saviez les pratiques de mobilisation forcĂ©e, vous saviez que des unitĂ©s retenaient leurs propres soldats dans des conditions qui nâont rien Ă voir avec lâĂtat de droit. Vous avez choisi de fermer les yeux parce que le rĂ©cit exigeait un camp du bien et un camp du mal. DĂšs que les victimes sont ukrainiennes et les auteurs « nos » alliĂ©s, la vertu devient facultative.
Ce garçon de 14 ans nâest pas une exception. Il est le produit dâun systĂšme que vous financez, que vous armez, que vous lĂ©gitimez, et dont vous refusez de voir les consĂ©quences. Quand on vous parle dâĂtat de droit depuis les plateaux, on oublie de prĂ©ciser que cet Ătat de droit sâarrĂȘte lĂ oĂč les intĂ©rĂȘts stratĂ©giques commencent.
Regardez-le.
Ce nâest pas la Russie qui lâa mis dans cet Ă©tat. Câest le camp que vous soutenez jusquâau bout, sans jamais regarder ce qui se passe vraiment derriĂšre les discours.
Vous nâĂȘtes pas au courant par accident.
Vous choisissez de ne pas lâĂȘtre.
Vous ĂȘtes la honte.
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Ich erwarte von der Bundesregierung, dass dies heute in Berlin zum Selensky-Besuch thematisiert wird.
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En France, en l'espace de 48h :
- Des blancs ont été agressés et tabassés devant le bar "Le Corner" à Rouen. Sur les vidéos, on entend « Bande de blancs de fils de pute ».
- Une quinzaine de jeunes catholiques ont Ă©tĂ© agressĂ©s et tabassĂ©s Ă lâentrĂ©e de la foire Saint-Romain Ă Rouen. Les tĂ©moins ont pu entendre « Je suis musulman, jâai 16 ans et je te ba*se ta mĂšre ! [âŠ] Sales gwers ! ».
- Ilies, un Algérien de 29 ans, a frappé 3 ados ùgés de 12 à 16 ans avant de fracasser à coups de cric la voiture de leur pÚre à Toulouse.
- Une mÚre en situation irréguliÚre et sous OQTF a séquestré, agressé et torturé une directrice d'école et une institutrice à Nice.
- Nasser B. a incendié des véhicules et tiré à bout portant sur un pompier le blessant trÚs griÚvement.
Mais surtout, n'oubliez pas le plus important :
- le racisme anti-blanc n'existe pas
- l'immigration est une chance
- le danger, c'est le RN
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1 MILLION DE VUES.
Le Monde refuse de répondre à FrontiÚres aprÚs leur fake news sur les «tracts du RN» à Trappes
Toute l'info est Ă retrouver sur cnews.fr
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Quand on ne connaĂźt mĂȘme pas la diffĂ©rence entre le Front National de la RĂ©sistance (mouvement communiste créé en 1941) et le Front National de Jean-Marie Le Pen (fondĂ© en 1972), on sâabstient de taguer une plaque de rĂ©sistant.
Ici, des cretins ont vu les mots « Front National », ont cru Ă de lâextrĂȘme droite, et ont vandalisĂ© la mĂ©moire dâun rĂ©sistant communiste abattu par la Gestapo en 1944. Câest de lâignorance pure.
le contexte est clair. Il nây a rien dâambigu. Ceux qui taguent ça montrent surtout quâils ne lisent pas (ou ne comprennent pas) ce quâils ont sous les yeux. Quand on est con, on est conâŠ
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Une sombre merde a ouvert le feu sur des passants innocents⊠deux minutes. AprĂšs on avait son nom et le motif Ă©tait un crime racisteâŠâŠ quand la personne est racisĂ©, on ne dĂ©voile jamais son nom et il est forcĂ©ment malade mental⊠dites-moi que tout ça nâest pas fait pour foutre la merde et diviser encore plus les gens
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Tu veux te marrer?
Va voir les commentaires de la cagnotte đ
leetchi.com/fr/c/un-repas-poâŠ
Agissez ! Aidez la maman de Lola-fleur Ă manger autre chose que des Dinosaurus le midi.
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Bizarrement, le fameux camp du bien progressiste qui veut aider la planĂšte entiĂšre sont les pires pourritures Ă lâintĂ©rieur
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Ă propos des pillages du 17 octobre Ă ChĂątelet, voici mes observations, parfois Ă©videntes (mais les mĂ©dias niant lâĂ©vidence...) :
â ce nâĂ©taient pas des manifestants, ni des Ă©meutiers, ni des casseurs, mais prĂ©cisĂ©ment des pillards africains, leur but Ă©tant de sâemparer de marchandises et de prendre part Ă une razzia gĂ©nĂ©rale appelĂ©e "17/10/26" ;
â noirs aux deux tiers et arabes Ă un tiers environ, ce qui est une spĂ©cificitĂ© de ChĂątelet et ce qui correspond aux proportions des Ă©meutes de Nahel ; la seule exception que jâai vue en quatre heures de pillage a Ă©tĂ© trois semi-clochards opportunistes polonais qui ramassaient des paquets abandonnĂ©s au sol ;
â lâeffet de masse Ă©tait saisissant : ils Ă©taient en nombre effrayant, de trĂšs grands groupes et des groupes plus petits, dans toutes les rues de ChĂątelet, vĂȘtus de noir, la tĂȘte couverte de cagoules ou de capuches, hommes et femmes, petits et grands, gros et maigres, pas spĂ©cialement guerriers pour la plupart ;
â les mesures habituelles de rĂ©tablissement de lâordre ne pouvaient pas empĂȘcher une razzia dâune telle ampleur : les CRS ont fait ce quâils ont pu mais ChĂątelet a Ă©tĂ© un labyrinthe dans lequel les souris voleuses, volant de Franprix Ă Carhartt, couraient gĂ©nĂ©ralement plus vite que les chats CRS ;
â par consĂ©quent je ne crois pas du tout au fait que lâon aurait laissĂ© les pilleurs piller pour dĂ©crĂ©dibiliser le mouvement, les pilleurs Ă©taient tout simplement beaucoup trop nombreux pour ĂȘtre contenus par des CRS fantassins, du moins Ă ChĂątelet ;
â aucun casseur dâextrĂȘme-gauche ni de blackblocs parmi eux (de temps en temps lâon en voyait un avec son masque Ă gaz, mais qui ne faisait que passer Ă bicyclette) ;
â les pillards procĂšdent par vagues : dâabord les jeunes les plus audacieux, qui empochent le plus possible de marchandise ; ensuite les femmes, qui se partagent le butin dans la rue ; ensuite les pillards-badauds, qui ramassent le surplus abandonnĂ© sur le trottoir ; puis les clochards, les ivrognes, etc., qui ramassent les derniers maillots de football dans le caniveau (jâai pu observer le manĂšge de trĂšs prĂšs pendant des heures) ;
â les pilleurs apportent les habits Ă des comparses (en gĂ©nĂ©ral des femmes), qui cachent le butin sous une voiture ; quand les CRS chargent, ils dĂ©talent ; ils reviennent quelques minutes plus tard et recommencent ; au bout dâun moment tous sâĂ©changent habits et sacs et chaussures et boĂźtes de tĂ©lĂ©phones, en gĂ©nĂ©ral dans une bonne humeur inquiĂšte ;
â le but est de rĂ©cupĂ©rer le plus possible dâarticles tout en se gardant dâĂȘtre encombrĂ©, de maniĂšre Ă pouvoir dĂ©taler au premier CRS ;
â consĂ©quemment lâon pouvait voir hier soir un grand nombre de pilleurs-badauds solitaires regarder systĂ©matiquement sous chaque voiture, cherchant Ă rĂ©cupĂ©rer le butin des autres ;
â Les articles pillĂ©s sont dâabord les habits, en trĂšs grand nombre (ChĂątelet Ă lâheure oĂč jâĂ©cris, mais La Madeleine aussi, est jonchĂ© de cintres), puis les chaussures, puis les petits articles de luxe (parfum), puis les tĂ©lĂ©phones ;
â le butin est transportĂ© Ă la main, surtout par les femmes, qui parfois avançaient difficilement tant leur chargement Ă©tait encombrant, mais parfois aussi, plus industriellement, dans des poubelles que lâon traĂźne, et bien sĂ»r, jâimagine, mais je ne lâai pas vu, dans des voitures ;
â entre les groupes de pillards lâon pouvait tomber de temps en temps sur des touristes, souvent amĂ©ricains, essayant de rejoindre leur hĂŽtel (jâai dĂ» escorter un groupe de trois Ă Sainte-Opportune, trĂšs ĂągĂ©s ; ils avaient lâair dâĂȘtre au-delĂ de la peur et de la sidĂ©ration).
â une fois tous les magasins pillables pillĂ©s les pilleurs sont restĂ©s dans le quartier, cherchant Ă entrer lĂ oĂč ils le pouvaient ;
â lorsque la police a commencĂ© Ă sĂ©rieusement intervenir Ă ChĂątelet, vers deux heures et demie du matin, les pilleurs ont fui comme ils lâont pu et sont rentrĂ©s lĂ oĂč câĂ©tait possible, dans les immeubles, les cours, par les toits, souvent avec un certain affolement ;
â si bien que les pilleurs se sont retrouvĂ©s dans les cours dâimmeuble ; certains se cachaient, dâautres en profitaient pour tenter de piller des appartements ; ils laissĂšrent beaucoup de butin dans les couloirs de lâimmeuble (de grands cartons, des boĂźtes remplies de produits de beautĂ©, etc.).
Ă ce train-lĂ mâest avis que nous finirons par atteindre lâintensitĂ© de la Nuit de Cristal ou du 7-Octobre dans un nombre dâannĂ©es trĂšs restreint.
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Jâai entendu dire que la France Ă©tait finie, quâil Ă©tait trop tard pour la sauver.
Mais la France est toujours aussi belle, enviable mĂȘme. Sa grandeur nâa pas disparu, elle ne demande quâĂ renaĂźtre.
Nous avons surmonté en un an un problÚme cent fois plus grave, sans avoir les moyens dont dispose la France.
La France pourrait y arriver en une semaine.
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A lire dans Le Figaro: "La pĂ©tition rĂ©clamant lâobligation du #NutriScore sur les emballages alimentaires dĂ©passe les 100.000 signatures"
lefigaro.fr/conso/la-petitioâŠ
Pour signer la pétition, cliquez sur le lien: petitions.assemblee-national⊠petition-nutriscore.fr
lefigaro.fr/conso/la-petitioâŠ
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â ïž MalgrĂ© nos alertes, les islamistes du Femyso ont rĂ©ussi Ă sâinfiltrer Ă nouveau dans le Parlement europĂ©en ce matin avec la complicitĂ© du groupe de La France insoumise.
Je saisis immédiatement la présidente @EP_President.
EmpĂȘcher cette organisation de participer aux ĂvĂ©nements de la jeunesse europĂ©enne ("EYE") ne suffit pas, nous avons besoin dâun cordon sanitaire entre les institutions de lâUE et les
FrĂšres musulmans !
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Le Parquet de Paris se garde en revanche de toute enquĂȘte sur le volet français de l'Affaire Epstein et de toute enquĂȘte Ă grande Ă©chelle sur la pĂ©docriminalitĂ© dans le pĂ©riscolaire parisien et l'ASE.
Violer des enfants, d'accord, mais il ne faudrait surtout pas publier des vidéos vues par 15 personnes qui dénigrent les candidats du parti présidentiel.
Telles sont les priorités de la justice républicaine dans l'Etat de droit qui est le nÎtre.
Le parquet de Paris annonce enquĂȘter sur les soupçons dâingĂ©rence russe. â l.lefigaro.fr/uWaU
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Replying to @DestinationTele
Vous avez bien fait de rappeler !
Alors Ădouard Philippe @EPhilippe_LH que rĂ©pondez-vous à ça ?
Ce n'est pas de l'hypocrisie, le mensonge la manipulation ?
Chers Français,
- zéro bulletin pour ceux qui ont suivi ou suivent Macron,
- zéro bulletin pour LFi et autres gauchistes.
Cette image résume tout.
Un média perçu comme respectable publie un article sur de prétendues ingérences russes lors des élections présidentielles roumaines de 2024.
Une note de la Communauté sur X révÚle le mensonge : il s'agissait d'ingérences intérieures du parti au pouvoir.
Il n'existe pas de telles notes sur 99% des médias. Et c'est pour ça que X concentre toute l'attention du pouvoir.
Partagez massivement ce post et l'image associée, 99% des Français n'ont aucune idée de ce qui se trame dans leur dos.
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Il faut imaginer une France avec un dĂ©ficit budgĂ©taire intenable de 5% qui n'a pas connu de surplus depuis plus d'une gĂ©nĂ©ration, un dĂ©ficit commercial abyssal, des entreprises non compĂ©titives que l'on aide avec des rustines de subventions, des dĂ©penses sociales qui explosent au moment mĂȘme oĂč les dĂ©penses militaires deviennent urgentes, une dette gargantuesque dont les intĂ©rĂȘts avalent toute marge de manĆuvre. Et une assemblĂ©e trop divisĂ©e pour faire quoi que ce soit.
Une France dans une situation tellement intenable qu'elle connaĂźt l'humiliation d'un prĂȘt sous conditions du FMI pour pouvoir simplement financer ses importations.
Ce n'est pas un scénario de prospective 2027, c'est l'année 1957.
Et pourtant en 5 ans, tout bascule : dÚs 1963 la France retrouve le statut de grande puissance industrielle qu'elle n'avait plus connu depuis Napoléon III, un siÚcle plus tÎt.
Qui se souvient vraiment de ce qu'il s'est passé ? De la recette du redressement ?
FRANCE 1957 : UN PAYS AU BORD DE LâEFFONDREMENT
En 1957 l'industrie française est dépassée.
Elle produit quelques pépites dues au génie isolé de quelques ingénieurs d'élite, la DS de Citroën, l'avion Caravelle, mais rien à l'échelle nécessaire. Son industrie est sous-dimensionnée par rapport à celles des Américains, son organisation interne est archaïque, caractérisée par des relations trÚs tendues entre syndicats et patrons. Le coût du travail et la fiscalité sont trÚs élevés, alors que sa productivité est faible. Impossible donc d'exporter, impossible d'investir suffisamment, de construire des usines modernisées, efficaces, suffisamment automatisées.
Alors mĂȘme que la nouvelle rĂ©volution industrielle autour de l'aĂ©ronautique, du nuclĂ©aire, de l'espace bat son plein.
Comme le pays ne peut s'enrichir par le dynamisme de son Ă©conomie, le gouvernement de Mollet compense par le social. Ajoute une semaine de congĂ©s payĂ©s, augmente le salaire minimum, augmente les fonctionnaires, introduit un minimum vieillesse, bloque les prix agricolesâŠ
Mais tout cela coûte de plus en plus d'argent et ne fait que renforcer le manque de compétitivité de l'industrie française. Alors on multiplie les aides aux entreprises, les subventions à l'export, les facilités de paiement. Les grandes entreprises bien connectées en profitent, les petites périclitent.
Tout cela est financé par la dette. Et les aides et niches créées deviennent impossibles à réformer sans s'aliéner leurs bénéficiaires.
Et câest au milieu de cette dĂ©bandade Ă©conomique que les frais liĂ©s Ă la guerre en AlgĂ©rie explosent. Le pays est exsangue et ne peut plus faire face Ă ses dettes.
Il doit avoir recours au FMI. C'est l'impasse et l'humiliation.
Cette situation est⊠trÚs trÚs familiÚre pour le moins.
Tout le monde sait comment cela finit : le régime ne survit pas à la crise, la IVe République meurt, et De Gaulle est appelé au pouvoir.
Mais comment le redressement a-t-il réellement lieu ensuite ? Comment est-on passé d'un pays totalement à terre à la France dominante et florissante du Général De Gaulle ?
LA RECONSTRUCTION GAULLIENNE
Face Ă lâampleur de la crise, le 3 juin 1958 De Gaulle obtient de lâAssemblĂ©e Nationale les pleins pouvoirs lĂ©gislatifs jusqu'au 8 janvier. Il a 6 mois pour redresser l'Ă©conomie française.
Il charge Jacques Rueff d'établir un plan de résurrection de l'économie nationale. Jacques Rueff est ce qui se fait de mieux dans la grande tradition des grands administrateurs français : un polytechnicien, inspecteur des finances, issu du cercle de réflexion X-crise, des anciens X qui réfléchissent à la meilleure façon de rendre à la France une économie digne d'elle.
Rueff a des idĂ©es prĂ©cises sur ce qui doit ĂȘtre entrepris pour la France et comprend tout le poids de la charge qui lui est confiĂ©e. Le 8 dĂ©cembre 1958, un mois seulement avant la fin de la fenĂȘtre oĂč tout reste possible, Rueff remet Ă De Gaulle son rapport complet qui se conclut ainsi : « Ce programme ne peut ĂȘtre celui d'un groupe ou d'un parti, mais seulement celui de tous les Français qui veulent que leur pays continue d'exister. »
Le plan doit ĂȘtre adoptĂ© en conseil des ministres le 27 dĂ©cembre. Mais le 24, Pinay, ministre des finances, juge le plan trop radical et menace de dĂ©missionner s'il n'est pas attĂ©nuĂ©. De Gaulle ne lĂąche rien. Le 27, quelques heures Ă peine avant le moment oĂč doit se tenir le conseil des ministres fatidique, les 4 ministres SFIO envoient une lettre de dĂ©mission, ce qui bloque tout. De Gaulle met une pression biblique, et obtient qu'ils diffĂšrent leur dĂ©part au 8 janvier, jour oĂč le rĂ©gime parlementaire sera rĂ©tabli.
Ce jour-là , le 27 décembre 1958, le plan Rueff est adopté dans son intégralité par le conseil des ministres.
De Gaulle défend son plan directement à la radio le lendemain, dans une allocution encore disponible sur le site de l'INA. Il s'exprime ainsi : « Sans l'effort de mise en ordre avec les sacrifices qu'il requiert et avec les espoirs qu'il suscite, nous resterions un pays à la traßne, perpétuellement oscillant entre le drame et la médiocrité. Au contraire, si nous réussissons la grande entreprise nationale du redressement économique et financier, quelle étape sur la route qui mÚne la France vers les sommets ! »
En quoi consiste le remÚde de cheval administré par Rueff et De Gaulle ? 4 étapes.
1. Supprimer toutes les rustines pour stopper l'hémorragie.
De toutes façons elles nâexistent que parce que les vrais problĂšmes nâont jamais Ă©tĂ© rĂ©glĂ©s.
Alors plus de subventions aux entreprises, Ă la sĂ©curitĂ© sociale, Ă la consommation. Fin des boucliers tarifaires (l'Ă©lectricitĂ© et le charbon prennent immĂ©diatement 15%). Tout est dĂ©sindexĂ©. Le blĂ©, les salaires. Non seulement les retraites ne sont pas Ă©pargnĂ©es, mais on supprime la retraite pour les anciens combattants valides. (Le message est clair : si tu es en Ă©tat de travailler, la France a besoin de toi, pas que tu restes Ă la maison.) Les dĂ©penses de l'Ătat baissent immĂ©diatement de 14%, alors qu'elles ne faisaient qu'augmenter depuis un demi-siĂšcle. BOUM.
2. Augmenter les recettes de l'Ătat en taxant prioritairement ce qui a le moins dâimpact sur la performance Ă©conomique du pays.
Augmentation de la TVA. Augmentation des taxes sur le tabac et l'alcool. Augmentation de l'impÎt sur les sociétés.
3. Rétablir la compétitivité des entreprises.
Cela pourrait sembler antinomique avec l'augmentation de l'IS, mais la rĂ©alitĂ© est que pour ĂȘtre taxĂ©, il faut dĂ©jĂ faire du profit, et pour faire du profit, il faut dĂ©jĂ ĂȘtre compĂ©titif. L'IS n'est ainsi pas l'ennemi numĂ©ro 1 de la compĂ©titivitĂ© de lâĂ©poque. Le problĂšme des entreprises françaises en 1957 consiste en des coĂ»ts de production disproportionnĂ©s par rapport Ă ceux de leurs voisins. Alors Rueff dĂ©value le franc. Et pas qu'un peu. Quasiment d'un tiers. 8 ans d'inflation effacĂ©s. Les entreprises françaises redeviennent compĂ©titives, les importations deviennent prohibitives.
Alors bien sûr, ça fait mal. Pendant deux ans, la situation est compliquée. Ce n'est pas pour rien que personne sous la IVe n'avait eu le courage ou les moyens de déployer un tel plan. Le pouvoir d'achat des ménages diminue. La croissance ralentit. Les anciens combattants manifestent. Les mécontents sont multiples : agriculteurs, ouvriers, PME⊠Les conseillers de De Gaulle l'avaient prévenu, et De Gaulle avait répondu « Eh bien les Français crieront⊠et aprÚs ? »
Et bien aprĂšsâŠ
La balance des paiements devient excédentaire dÚs 1959, et la France rembourse sa dette extérieure dans l'année. En 1957, les exportations ne couvraient que 75% des importations ; en 1960, 111%. La France accumule les réserves d'or, qui passent de 516 tonnes quand De Gaulle arrive au pouvoir à 2700 en 1963. (Nous en avons 2400 aujourd'hui). Et dÚs 1960, la croissance accélÚre et les salaires repartent fortement à la hausse.
Pour rendre ces sacrifices plus acceptables, De Gaulle s'appuie sur un récit fort de refondation. Nous ne sommes pas en train de liquider un modÚle social, nous sommes en train de refonder la France. Et ce qui a le plus péché en France de la façon la plus visible à l'époque, c'est la monnaie, dont la valeur s'effritait de mois en mois. Alors De Gaulle utilise un levier purement symbolique : il instaure le nouveau franc, en retirant simplement deux zéros à l'ancien franc, pour rendre selon ses mots « au vieux franc français, dont les pertes expriment nos épreuves, une substance respectable ». Tous les jours les Français utilisent des francs, et tous les jours ils peuvent sentir la nouvelle ambition que leur monnaie porte. Elle ressemble désormais beaucoup plus au dollar.
4. Reconstruire en se positionnant Ă lâavant-garde technologique.
Cette pĂ©riode de redressement financier n'est pas une finalitĂ© en soi. Il ne s'agit que de la douloureuse Ă©tape indispensable pour se donner les moyens de l'expansion. La France a dĂ©sormais une monnaie stable, un Ătat avec des marges de manĆuvre financiĂšres et des entreprises libĂ©rĂ©es du boulet de coĂ»ts de production excessifs. Il est temps de passer Ă la reconstruction de l'appareil productif français, et de refaire de la France ce qu'elle n'Ă©tait plus depuis un siĂšcle : l'avant-garde mondiale de l'industrie, des sciences et des technologies.
Aujourd'hui encore, on peine à mesurer ce qui a été accompli en moins de 10 ans.
A. Consolidation et modernisation de lâexistant.
Les lois d'orientation agricole de 62 font passer l'agriculture de la paysannerie au productivisme exportateur et transforment la France en premiÚre puissance agricole européenne. L'état favorise la concentration industrielle pour créer des champions de taille mondiale dans la chimie, l'aluminium, la sidérurgie.
B. Réorganisation du territoire.
La DATAR créée en 1963 transforme le territoire français en machine de guerre : autoroutes, ports, zones industrielles, métropoles d'équilibre, villes nouvelles. Aménagement du littoral Languedoc-Roussillon, le complexe de Fos-sur-Mer, l'usine marémotrice de la Rance. On investit dans les infrastructures, dans la croissance de la population. On crée des pÎles d'excellence : Orsay-Saclay, Bretagne-Nord pour les télécommunications, Toulouse pour l'aérospatial, Lyon pour chimie-biologie-médecine.
C. Focalisation sur les industries du futur
On prend à bras le corps tous les grands sujets technologiques et souverains de l'époque, et on déroule. Création du CNES en 1961, lancement du premier satellite français, Astérix, en 1965, avec une fusée Diamant de fabrication 100% française. La France devient la troisiÚme puissance spatiale derriÚre les US et l'URSS.
Lancement du programme Concorde en 1962. Le premier avion sort des usines toulousaines en 1967.
Déploiement du nucléaire civil. Et une décision qui en dit long : la IVe République avait signé en 1957-1958 les accords FIG avec l'Allemagne et l'Italie pour développer une dissuasion nucléaire à trois, avec usine d'enrichissement cofinancée. De Gaulle enterre le projet dÚs son retour au pouvoir, construit Pierrelatte seul, et fait cavalier seul sur la bombe. (La souveraineté ne se partage pas.)
Premier essai Gerboise bleue en 1960 dans le Sahara, premier sous-marin lanceur d'engins le Redoutable en 1967. AprĂšs le traumatisme de 1940, De Gaulle vient de s'assurer que plus jamais la France ne pourra ĂȘtre envahie.
En 1963, l'armĂ©e française a besoin d'un super calculateur Control Data fabriquĂ© aux Ătats-Unis pour effectuer les simulations indispensables pour passer de la bombe A Ă la bombe H. Washington bloque l'export pour entraver le redressement français, et l'amĂ©ricain General Electric prend le contrĂŽle du français Bull en 1964. (Rachat de pĂ©pites françaises et limitation des exports, tiens tiens tiens) De Gaulle comprend que l'informatique est devenue un sujet majeur de puissance et lance en 1966 (!!!) un grand plan informatique, avec un dĂ©lĂ©guĂ© Ă l'informatique qui dĂ©pend directement du premier ministre, et crĂ©e la CII par la fusion des activitĂ©s informatiques de Thomson, CGE et Schneider. La France dĂ©veloppe sa bombe H.
D. La recherche et les sciences au cĆur du projet France
Peut-ĂȘtre le plus important Ă noter est que la France de De Gaulle mise tout sur la puissance scientifique. RĂ©organisation du CNRS en 1961, crĂ©ation du CNES pour la conquĂȘte spatiale en 1961, de l'INSERM en 1964 pour la biotech et la recherche mĂ©dicale, de l'IRIA pour l'informatique et l'automatisation en 1967, du CNEXO pour explorer et exploiter notre vaste domaine maritime, l'ANVAR pour s'assurer que la recherche se transfĂšre bien vers l'industrie en 1967.
Le nombre de chercheurs en France passe de 9000 quand De Gaulle arrive au pouvoir Ă 31000 quand il le quitte. Les dĂ©penses de R&D passent de 2,46% du budget de l'Ătat en 1958 Ă 6,2% dĂšs 1967. En 2026 aucun pays sur terre ne fournit le mĂȘme effort public que la France de De Gaulle.
RĂ©sultat : en moyenne la France gaullienne croĂźt de 5,48% par an pendant 11 ans quand les Ătats-Unis sont Ă 4,26 %. L'annĂ©e du dĂ©part, 1969, la France fait 7% de croissance. Un record jamais retrouvĂ© depuis. Alors mĂȘme que la dette française est divisĂ©e par deux. Lors de son rĂšgne, De Gaulle double quasiment la taille de l'Ă©conomie française.
En 1973, le Hudson Institute publie une Ă©tude prospective sur l'Ă©conomie mondiale. Il prĂ©voit que la France devrait ĂȘtre de loin la premiĂšre Ă©conomie europĂ©enne et les Français, les EuropĂ©ens les plus riches. Malheureusement, les successeurs de De Gaulle n'ont pas eu la vision et le courage nĂ©cessaires pour tenir la trajectoire.
Récapitulons comment De Gaulle a fait passer la France d'un pays failli à une puissance mondiale.
1. Attendre que la crise permette dâobtenir des pouvoirs spĂ©ciaux pour contourner les blocages parlementaires.
2. RĂ©tablir les finances pour se donner les marges de manĆuvre nĂ©cessaires, en se dĂ©barrassant de toutes les rustines accumulĂ©es et en taxant ce qui ne nuit pas Ă la performance Ă©conomique.
3. Rendre les entreprises françaises compétitives de façon structurelle et non par rustines en baissant leurs coûts.
4. Reconstruire le tissu industriel et productif en consolidant lâexistant, rĂ©organisant le territoire, investissant massivement dans les technologies du futur, et pariant Ă fond sur la recherche scientifique.
RECONSTRUIRE LA FRANCE DE 2026
La France d'aujourd'hui nous rappelle furieusement la France de 1957. DĂ©ficit de 5,1 % du PIB, dette Ă 117,5 %, dernier excĂ©dent budgĂ©taire en⊠1974, retraites qui reprĂ©sentent 14% du PIB lĂ oĂč la moyenne OCDE est 8%, des dĂ©penses sociales non financĂ©es qui s'accumulent, des besoins de rĂ©armement urgents mais infinançables, des besoins d'investir dans l'IA et la robotique mais pas un rond pour le faire ; une industrie tombĂ©e Ă 9,6 % du PIB (Chine, Allemagne, CorĂ©e), un dĂ©ficit commercial Ă 100 milliards, 157 Md⏠de prĂ©lĂšvements sur les entreprises au-dessus de la zone euro et des rustines partout (CICE, boucliers, chĂšques, allĂšgements) ; rapports qui s'empilent, assemblĂ©e sans majoritĂ©, loi spĂ©ciale faute de budget votĂ©.
Tout cela est⊠beaucoup trop familier.
La seule diffĂ©rence fondamentale avec 1957 est que la France a dĂ©sormais l'euro ce qui lui permet de se crasher au ralenti. Le FMI ne toquera pas Ă la porte. Mais petit Ă petit, l'Ătat a dĂ©jĂ de plus en plus de mal Ă se financer. Jusqu'au moment oĂč les sommes Ă emprunter chaque annĂ©e sur les marchĂ©s pour maintenir la machine Ă flot seront tellement importantes que lâon ne nous prĂȘtera plus Ă des taux acceptables.
La zone de danger selon le FMI se situe lorsquâun pays a besoin dâemprunter plus de 15% de son PIB sur les marchĂ©s tous les ans. Nous sommes bientĂŽt Ă 18%. La GrĂšce a sautĂ© quand elle a dĂ©passĂ© les 20%.
Avec notre trajectoire actuelle, la France atteindra le stade oĂč elle devra probablement mendier lâaide de la BCE qui lui imposera alors sa politique Ă©conomique sanglante quelque part entre 2029 et 2032.
Tic tac.
Alors, Ă quoi ressemblerait un redressement gaullien ?
Quel serait le plan douloureux que nous devons imaginer, mais qui serait « celui de tous les Français qui veulent que leur pays continue d'exister » ?
Le plan qui nous permettrait de retrouver un pays qui serait autre chose quâun pays « Ă la traĂźne, perpĂ©tuellement oscillant entre le drame et la mĂ©diocritĂ© » ?
La crise arrive. Nous devons ĂȘtre prĂȘts.
Demain jâesquisserai un plan qui tire les leçons du redressement de 1958, adaptĂ© Ă nos contraintes et Ă notre situation actuelle.
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