
Gascon, le bonheur est dans le #Gers🦆 | « Ceux qui pensent que c’est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui essaient » | Formateur en IA Gen’
Gers, Midi-Pyrénées
Joined October 2015
- Tweets2K
- Following924
- Followers930
- Likes3.1K
Le résultat de la journée d’aujourd’hui 17 octobre : avoir un peu plus préparé le lit du #FN en 2027
Bravo !
Il faut d’urgence former la communauté scientifique au fonctionnement de l’IA générative, c’est catastrophique…
Comme si au début des années 2000, on s’insurgeait qu’un auteur utilise Google, internet et un ordinateur pour écrire son roman…
La polémique 100% IA est en décalage temporel
TSMC a consommé 101 milliards de litres d'eau en 2023, près de 150 fois ce que prélèvent tous les centres de données recensés en France. L'eau de l'IA, pour l'essentiel, ne coule pas chez nous.
On entend partout que l'intelligence artificielle générative est très consommatrice d'eau. Une bouteille par conversation, des lacs entiers pour entraîner les modèles, des nappes pompées pour répondre à nos questions. Le grief est devenu un réflexe.
Il mérite un décryptage, parce qu'il mélange trois choses : ce que le numérique consomme déjà , ce que l'IA y ajoute aujourd'hui, et ce qu'elle y ajoutera demain. Avant de compter les litres, il faut donc répondre à une question que le débat public saute presque toujours : qui boit, au juste ?
Aujourd'hui, ce n'est pas l'IA qui boit. C'est le cloud.
Regardez l'Irlande. Les centres de données y absorbaient 5 % de l'électricité nationale en 2015 ; 23 % en 2025, davantage que l'ensemble des ménages urbains du pays. Dublin a dû geler les nouveaux raccordements de centres de données. Date du moratoire : novembre 2021. Un an avant ChatGPT.
Ce qui a saturé le réseau irlandais, ce sont les campus que Microsoft, Amazon, Google et Meta ont construits pour le cloud : le stockage, les applications, les réseaux sociaux, la vidéo. La France rencontre la même problématique, à plus petite échelle. Cinq acteurs — dont Netflix, Amazon, Google et Meta — concentrent 49 % du trafic livré aux internautes français. Côté ressources : les centres de données recensés par l'Arcep ont prélevé 681 000 m³ d'eau en 2023, quasi intégralement potable, et l'ensemble du parc français consomme environ 10 TWh d'électricité par an, soit 2 % de la consommation nationale. L'essentiel de ces litres et de ces kilowattheures sert à héberger nos séries, nos sauvegardes et nos visioconférences.
Le procès est instruit contre l'intelligence artificielle. Les factures, elles, sont signées du cloud.
Mais l'IA arrive, et elle change la pente. Selon l'Agence internationale de l'énergie, la consommation des serveurs accélérés — ceux qui portent l'IA — croît d'environ 30 % par an, contre 9 % pour les serveurs classiques. Les centres de données mondiaux passeraient de 415 TWh en 2024 à quelque 945 TWh en 2030 : un peu moins de 3 % de l'électricité mondiale, mais un doublement en six ans dont l'IA est le principal moteur. Le grief est donc prématuré mais il ne devrait pas le rester longtemps.
Combien boit une requête ? Dites-moi votre périmètre, je vous dirai votre chiffre.
D'où vient cette idée selon laquelle une requête consommerait l'équivalent d'une bouteille d'eau ? D'une étude de l'université de Californie à Riverside, diffusée en 2023 : entraîner GPT-3 dans les centres américains de Microsoft aurait évaporé 700 000 litres d'eau sur site — 5,4 millions en comptant l'eau des centrales électriques — et le modèle « boirait » une bouteille de 500 millilitres pour 10 à 50 réponses de longueur moyenne, selon le lieu et la saison. Une estimation construite à partir de données publiques, avec une fourchette assumée du simple au quintuple, pour des réponses par dizaines. Le chiffre a fait le tour du monde en abandonnant ses conditions en route : dans les titres de presse, la bouteille s'est retrouvée « par requête ». Plus simple, on ne va pas s'embarrasser des conditions, ni du fait que l'estimation prenait en compte l'eau évaporée par les centrales qui alimentaient les serveurs.
Depuis, des chiffres de production existent. Google a mesuré, en août 2025, sa requête texte médiane sur Gemini : 0,26 millilitre d'eau — cinq gouttes —, 0,24 wattheure, 0,03 gramme de CO₂. Sam Altman a avancé environ 0,32 millilitre par requête ChatGPT, sans méthode publiée. Et Mistral, avec Carbone 4 et le soutien de l'ADEME, a livré la première analyse de cycle de vie complète d'un grand modèle : 45 millilitres par réponse d'une page, en comptant tout — le refroidissement, l'eau consommée par les centrales électriques, la fabrication des serveurs, la fabrication des puces, l'eau pour l'extraction des métaux.
De cinq gouttes à 45 millilitres, l'écart est d'un facteur 170. Personne ne ment. Seulement personne ne compte la même chose. Google mesure l'eau qui s'évapore dans ses tours de refroidissement, à l'inférence seulement. Mistral ajoute l'eau de l'électricité, celle des usines de production, celle de l'entraînement du modèle et de la production de tous ses composants. Un chiffre sur l'eau ne dit rien tant qu'on ignore s'il s'agit d'eau prélevée ou d'eau consommée, et sur quel périmètre — les lecteurs du décryptage précédent reconnaîtront le principe et l'importance du bassin versant. Une requête d'IA a en réalité trois eaux : celle du centre de données qui la fait tourner, celle de la centrale qui l'alimente, celle de la fonderie qui a gravé ses puces. Ces trois eaux ne coulent pas au même endroit, ni dans les mêmes quantités.
Pour l'usager, le verdict tient en une ligne : au compteur de Google, un verre d'eau couvre un millier de requêtes. C'est à l'échelle industrielle — et territoriale — que le sujet devient sérieux. Google a consommé environ 30 millions de mètres cubes en 2024, en hausse de 28 % ; les projections académiques pour l'IA mondiale se comptent en milliards de mètres cubes prélevés dès 2027.
L'eau de l'IA est d'abord utilisée à Taïwan
La troisième eau, dont la consommation est la plus lourde, est aussi la plus lointaine : celle des puces. TSMC, qui fabrique l'essentiel des processeurs d'IA de la planète, a consommé 101 milliards de litres d'eau en 2023 — près de 150 fois ce que prélèvent tous les centres de données recensés en France. Lors de la grande sécheresse de 2021, Taipei a tranché : irrigation des rizières coupée, eau courante rationnée deux jours par semaine dans plusieurs villes, norias de camions-citernes vers les fonderies. Un État a choisi les puces contre le riz. C'est dire ce que vaut ce maillon.
Ce maillon, précisément, n'est pas chez nous. La Chine raffine plus de 90 % du gallium, du graphite et des terres rares magnétiques de la planète, et restreint leurs exportations depuis 2023. La gravure elle-même se joue en Asie : en 2023, seuls le taïwanais TSMC et le coréen Samsung produisaient des puces en 3 nanomètres à l'échelle industrielle. Et les machines qui rendent cette finesse possible n'ont qu'un fabricant au monde, le néerlandais ASML. Les États-Unis dominent la conception. Et l'entraînement des grands modèles suit les GPU : celui de Mistral Large 2 a consommé 281 000 m³ d'eau en dix-huit mois, pour l'essentiel hors de France — l'étude précise que son empreinte aurait chuté de 73 % avec un mix électrique comme le nôtre. Plus de 85 % des émissions d'un modèle se jouent à l'entraînement, autant dire là où nous ne sommes pas.
L'Europe a lancé sa remontée : un règlement sur les matières premières critiques qui vise, pour 2030, 10 % d'extraction, 40 % de transformation et 25 % de recyclage sur son sol ; un Chips Act dont la Cour des comptes européenne juge déjà l'objectif hors d'atteinte — 11,7 % du marché mondial projetés, pour 20 % visés ; des projets français de lithium, de terres rares et de recyclage encore en développement, mais qui rencontrent déjà certaines oppositions politiques. C'est l'horizon long : raffiner, graver, entraîner. Aucun décret n'y suffira ; il y faudra des usines, de l'eau et vingt ans.
Un litre Ă Phoenix n'est pas un litre Ă Marseille
Reste ce qui peut s'installer ici, à court et moyen terme : l'inférence — les centres qui répondent aux requêtes et qui gagnent à être proches des utilisateurs et de leurs données.
C'est ici que le raisonnement du décryptage précédent s'applique mot pour mot. L'eau qu'un centre de données évapore ne disparaît pas du cycle : elle retombera en pluie, ailleurs. Elle est perdue pour son bassin versant, pas pour la planète. Son coût réel dépend donc du bassin où on la prélève, de la saison où on la prélève, et de ce qu'on a construit autour. Un litre évaporé en Arizona, où les nappes s'épuisent ; un litre évaporé à Francfort ou en Virginie du Nord, classées en stress modéré à élevé ; un litre évaporé dans un bassin tempéré, excédentaire une bonne partie de l'année : trois litres identiques, trois réalités hydrologiques. L'atlas mondial de référence classe Paris et la plupart des grands bassins français en stress faible à modéré. L'arc méditerranéen, lui, est plus tendu et saisonnier — et c'est justement là que la France démontre autre chose.
À Marseille, les centres de données du port sont refroidis par l'eau d'une galerie creusée entre 1890 et 1905 pour drainer les mines de Gardanne : quatorze kilomètres de souterrain, une eau à 15 °C toute l'année, aucune évaporation, jusqu'à 18 400 MWh de climatisation économisés par an — et la chaleur récupérée destinée au réseau de chauffage urbain d'Euroméditerranée, soit 500 000 m² de bureaux et de logements. Un ouvrage hydraulique du XIXᵉ siècle porte l'internet du XXIᵉ. Dans cette série, l'histoire commence à ressembler à une loi.
Et la panoplie s'élargit. À Paris, la chaleur d'un petit centre de données chauffe l'eau d'une piscine municipale. Depuis août 2024, tous les nouveaux centres conçus par Microsoft fonctionnent en boucle fermée : le circuit est rempli une fois à la construction, puis l'eau tourne entre serveurs et échangeurs sans jamais s'évaporer — plus de 125 millions de litres économisés par an et par site, contre un léger surcroît d'électricité. Ce dernier point mérite qu'on s'y arrête. Troquer de l'eau contre des kilowattheures est un mauvais calcul au Texas, où le kilowattheure est carboné ; c'est un excellent calcul en France, où il pèse environ 41 grammes de CO₂ — huit fois moins qu'outre-Rhin ou outre-Atlantique.
Voilà ce que le débat public rate : la consommation d'eau d'un centre de données ne relève pas de la fatalité physique mais d'une somme de décisions — le bassin d'implantation, la technique de refroidissement, la source de l'eau, le devenir de la chaleur. Chacune peut s'écrire dans un permis de construire ou un cahier des charges de raccordement. Et le tri aura lieu : RTE a reçu 14 GW de demandes de raccordement de centres de données, n'en juge crédibles que 4,3 d'ici 2035, et constate que les centres déjà raccordés n'utilisent que 20 % de leur puissance souscrite. Tant mieux. Le tri est exactement le moment où l'on impose la boucle fermée, l'eau non potable, la chaleur récupérée et le bon bassin.
Des électrons, des tokens, et neuf euros sur dix
Le 12 mai dernier, devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les dépendances du secteur numérique, Arthur Mensch, le patron de Mistral, a donné du centre de données la définition la plus utile du moment : ni un logiciel ni un service en ligne, mais une usine de transformation énergétique, qui fait entrer des électrons et sortir des tokens — l'unité de production de l'intelligence machine. Avec ce partage de la valeur : sur ce que paie l'utilisateur final, environ un dixième revient à celui qui fournit l'électron, neuf dixièmes à celui qui le transforme en intelligence. Je reprends sa thèse à mon compte.
Car elle renverse la question de départ. Le débat français demande : les centres de données vont-ils boire notre eau et notre électricité ? La vraie question est celle-ci : pour un euro d'électrons, neuf euros de valeur — où voulons-nous que la transformation ait lieu ? Ici, avec l'une des électricités les moins carbonées du monde, des bassins tempérés, des refroidissements qui n'évaporent plus rien, et neuf euros qui restent dans l'économie du pays ? Ou outre-Atlantique, où plus de 40 % de l'électricité des centres de données sort de centrales à gaz, avant que nos entreprises et nos administrations paient l'abonnement en dollars ? « Les États-Unis saturent leur électricité pour la transformer en intelligence artificielle », a prévenu Mensch devant les députés. Eux ont répondu à la question. Nous, 53 % de nos usages numériques sont déjà hébergés à l'étranger — et chaque année d'hésitation en ajoute.
Ce qu'il faut retenir
Trois idées reçues, trois réponses.
→ « Une requête d'IA boit une bouteille d'eau. » La bouteille couvrait 10 à 50 réponses, dans une estimation académique de 2023. En production, la requête médiane mesurée évapore cinq gouttes ; en cycle de vie complet, 45 millilitres. Le périmètre fait le chiffre.
→ « L'IA assèche la France. » Les centres de données recensés y ont prélevé 681 000 m³ en 2023, pour l'essentiel au service du cloud — streaming, stockage, applications —, pas de l'IA. La question de l'eau est réelle, mais elle se joue bassin par bassin, saison par saison, permis par permis.
→ « Accueillir des centres de données, c'est gaspiller notre eau et notre électricité. » C'est renoncer à la transformation la plus rentable du moment — un euro d'électrons, neuf euros de valeur — pour la payer ensuite à d'autres, produite au gaz. L'eau et l'électricité que nous refusons de compter ici seront consommées quand même, ailleurs, en pire.
Comprendre, c'est savoir compter : les litres et leurs périmètres, les grammes de CO₂ par kilowattheure, les neuf euros sur dix. Le décryptage précédent se terminait sur les infrastructures qu'un pays est encore capable de construire ; celui-ci y ajoute la valeur qu'un pays est encore capable de garder. C'est le fil de ces décryptages.
#WeekendDécryptage
La version longue, avec l'appareil de sources complet :
linkedin.com/pulse/cinq-gout…
Sources et références
→ Li, Yang, Islam, Ren (UC Riverside, UT Arlington), Making AI Less "Thirsty", 2023, publié dans Communications of the ACM en 2025 (entraînement de GPT-3 : 700 000 litres évaporés sur site, 5,4 millions avec l'eau des centrales ; une bouteille de 500 mL pour 10 à 50 réponses de longueur moyenne ; projections mondiales en milliards de m³ prélevés dès 2027)
→ Google, Measuring the Environmental Impact of Delivering AI at Google, août 2025 (requête texte médiane Gemini : 0,26 mL d'eau, 0,24 Wh, 0,03 gCO₂e ; périmètre limité à l'inférence et à l'eau directe de refroidissement) ; rapport environnemental 2025 (environ 30 millions de m³ consommés en 2024, +28 %)
→ Sam Altman, billet de blog, juin 2025 (environ 0,32 mL et 0,34 Wh par requête ChatGPT ; chiffre déclaratif, sans méthode publiée)
→ Mistral AI, avec Carbone 4 et le soutien de l'ADEME, analyse de cycle de vie de Mistral Large 2, juillet 2025, revue par Resilio et Hubblo (entraînement sur 18 mois : 20,4 ktCO₂e et 281 000 m³ d'eau ; réponse de 400 tokens : 1,14 gCO₂e et 45 mL ; plus de 85 % des émissions à l'entraînement ; empreinte réduite de 73 % avec un mix électrique de type français)
→ Agence internationale de l'énergie, Energy and AI, 2025 (415 TWh en 2024, environ 945 TWh en 2030 ; serveurs accélérés +30 % par an contre +9 % pour les serveurs conventionnels ; gaz : plus de 40 % de l'électricité des centres de données américains)
→ Central Statistics Office (Irlande), Data Centres Metered Electricity Consumption (5 % de l'électricité nationale en 2015, 23 % en 2025, davantage que les ménages urbains) ; CRU et EirGrid, gel de fait des nouveaux raccordements dans la région de Dublin depuis novembre 2021
→ Arcep, enquête annuelle « Pour un numérique soutenable » (681 000 m³ d'eau prélevés en 2023, +19 %, en quasi-totalité potable) ; Arcep, rapport sur l'état de l'internet en France, 2026 (cinq acteurs, dont Netflix, Amazon, Google et Meta : 49 % du trafic vers les internautes français)
→ ADEME et Arcep, impact environnemental du numérique en France (environ 10 TWh par an pour les centres de données, soit environ 2 % de la consommation électrique nationale ; 53 % des usages numériques français hébergés à l'étranger)
→ TSMC, rapport de développement durable (101 milliards de litres d'eau consommés en 2023) ; presse économique et spécialisée sur la sécheresse taïwanaise de 2021 (irrigation suspendue, rationnements urbains, fonderies approvisionnées par camions-citernes)
→ Agence internationale de l'énergie, Global Critical Minerals Outlook 2026 (Chine : plus de 90 % du raffinage mondial du gallium, du graphite et des terres rares magnétiques ; restrictions d'exportation depuis 2023) ; OCDE, Mapping the Semiconductor Value Chain (TSMC et Samsung seuls producteurs en 3 nm en 2023 ; ASML quasi seule sur la lithographie EUV)
→ Règlement (UE) 2024/1252 sur les matières premières critiques (objectifs 2030 : 10 % d'extraction, 40 % de transformation, 25 % de recyclage) ; Cour des comptes européenne, rapport spécial 12/2025 sur le Chips Act (11,7 % de part mondiale projetée en 2030, pour un objectif de 20 %)
→ WRI, Aqueduct 4.0 (Paris et Dublin en stress hydrique faible à modéré ; Francfort et Virginie du Nord en stress modéré à élevé ; arc méditerranéen plus élevé et saisonnier)
→ Digital Realty / Interxion, dispositif « River Cooling », Marseille, en service depuis 2021, cofinancé par l'ADEME et la Région (galerie de la Mer creusée entre 1890 et 1905 pour les mines de Gardanne ; eau à 15 °C ; jusqu'à 18 400 MWh économisés par an ; chaleur fatale vers le réseau d'Euroméditerranée, 500 000 m²)
→ Microsoft, conception « zero-water evaporated » appliquée à tous les nouveaux centres depuis août 2024 (boucle fermée remplie à la construction ; plus de 125 millions de litres évités par an et par centre)
→ Ember, données annuelles 2025 (intensité carbone de l'électricité : France environ 41 gCO₂/kWh ; Allemagne environ 330 ; États-Unis environ 350)
→ RTE, bilan prévisionnel 2025-2035 (14 GW de raccordements demandés par des projets de centres de données ; environ 4,3 GW jugés susceptibles de se concrétiser d'ici 2035 ; environ 20 % d'utilisation de la puissance souscrite par les centres déjà raccordés)
→ Assemblée nationale, commission d'enquête sur les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique, audition d'Arthur Mensch (Mistral AI), 12 mai 2026, compte rendu n° 42 (l'IA comme transformation d'électrons en tokens ; partage de la valeur : environ 10 % pour l'électricité, 90 % pour la transformation)
24 juin 2026. 42 °C sur le Poitou.
La centrale de Civaux prélève dans la Vienne une eau à 28,49 °C. Elle la restitue à 24,65 °C.
Golfech était à l'arrêt parce que la Garonne approchait 28 °C. Faut il réduire le nucléaire à cause des canicules ? Décryptage
Alexandre Arlin retweeted
Jordan Bardella espérait être pris en photo aux côtés d’une personnalité politique à l’étranger.
Il s'est fait totalement avoir en signant, par pure vanité, un accord qui sacrifie notre souveraineté et fait de la France un camp de rétention pour le Royaume-Uni.
Son amateurisme flagrant prouve, une fois encore, que le seul véritable réflexe du Rassemblement national reste la capitulation face aux intérêts étrangers.
Alexandre Arlin retweeted
Au-delà de la métaphore poético-mystique, qui est très beaucoup jolie💞, quelqu'un a compris ce qu'il veut dire ?
J'imagine déjà les débats budgétaires...
« Monsieur le ministre, votre amendement sur le budget des armées est rejeté : il demande trois tonnes de lithium de trop à la Terre... »
« 1,2 milliard pour l’hôpital ? Avis défavorable. Les scanners contiennent du cuivre et l’amendement 568, avec ses 5 000 véhicules électriques pour l'État, en a déjà consommé plus de 300 tonnes. La Terre a donné ce qu’elle pouvait. »
Question d'experts : quel taux de TVA fixer...? La Terre va-t-elle préférer qu'on taxe davantage les importations de pétrole, ou celles de tomates hors-saison... ?
Alexandre Arlin retweeted
L'aboutissement débile du combat antibassines. Bravo les veaux !
Le résultat de vos tocades est encore plus con que ce qu'on pouvait imaginer
Alexandre Arlin retweeted
Dix ans de réarmement de la France contre dix paragraphes d’aigreur.
Emmanuel Macron a doublé le budget des armées ; Natacha Polony a décuplé son fiel.
Ă€ chacun son bilan.
Dix ans après l'humiliation du général de Villiers forcé à la démission, Emmanuel Macron se paie le luxe de faire rôtir au soleil en plein midi dans les jardins de l'hôtel de Brienne tous les chefs des forces armées, tandis qu'il est à l'ombre avec M. Lecornu et Mmes Vautrin et Rufo. Comme si la République n'avait pas d'auditorium climatisé...
Il parle comme s'il était encore là pour dix ans, comme s'il avait la moindre légitimité démocratique après sa dissolution ratée.
Il se vante avec une impudence d'autant plus aisée qu'il a en face de lui des gens entraînés à tenir la tranchée par tous les temps, et avec sérénité.
Il prend l'air important et se décerne des satisfecit. Il prétend avoir lancé il y a quatre ans une "économie de guerre" (défense de rire) alors que l'Ukraine nous fait payer ses achats d'armes aux Américains.
Malgré l'échec du Scaf et la révélation de l'anti-jeu de l'Allemagne, il persiste et signe dans sa chimère absurde de la défense européenne.
Il termine avec une déclaration sentimentale qui révèle à elle seule la dérive égotique d'un président que ne devrait pas dire ça : "vous avez ma confiance !" Etonnant pour un président sans majorité qui n'a plus que dix mois de mandat.
Il est plus que temps de libérer la France et ses forces armées de cette politique des grands mots.
Il nous faut retrouver une présidence digne, respectueuse, prudente et sérieuse qui prépare vraiment la guerre parce qu'elle veut vraiment la paix, au lieu, une fois de plus, de faire de la com', encore de la com', toujours de la com'.
🕯️ Il y a 82 ans, presque jour pour jour, un petit village du Gers tenait tête à l'armée allemande. Apres l'avoir fait en podcast, j'ai voulu raconter son histoire avec l'IA générative.
Castelnau-sur-l'Auvignon, près de Condom. Deux cents habitants, perchés sur un éperon rocheux au-dessus de la vallée de l'Auvignon.
Pendant la guerre, ce village discret est devenu l'un des grands foyers de la Résistance du Sud-Ouest.
Une institutrice, Jeanne Robert, y a caché l'agent secret britannique George Starr, « Hilaire ». On y croisait des résistants de sept nationalités — dont des guérilleros espagnols menés par « Camilo ».
Le 21 juin 1944, les Allemands lancent l'assaut. Sept guérilleros espagnols se sacrifient sur la route pour couvrir la retraite : près de trois cents combattants réussissent à s'échapper. Mais le village brûle...
Aujourd'hui, Castelnau est un village martyr — la seule commune du Gers décorée de la Croix de Guerre 1939-1945.
Pour que cette histoire ne s'efface pas et à l'occasion des commémorations du 21 juin dernier, je vous propose ce court métrage.
⚠️ Un point important : ce film a été entièrement créé avec de l'intelligence artificielle. Les images et les animations ne sont PAS des images d'archives — ce sont des reconstitutions tirées d'images d'archives restaurées par IA, complétées par des évocations. Le récit s'appuie sur les sources locales, mais il reste une interprétation, pas un travail d'historien, et certains détails peuvent varier selon les sources.
Je n'ai pas la prétention de faire un travail de pro, juste l'envie d'essayer les possibilités actuelles permises par la technologie pour faire passer un message de mémoire qui me parait important.
Le film est juste ici 👇 N'hésitez pas à le partager, en mémoire de celles et ceux qui se sont battus pour notre liberté.
#Castelnau #Gers #Résistance #Mémoire #SecondeGuerreMondiale
Alexandre Arlin retweeted
Question d’histoire récente : que faisaient les Verts @EELV @marinetondelier quand j’ai mis en œuvre en 2018-2019 le choix du Président @EmmanuelMacron et du Premier ministre @EPhilippe_LH de fermer les centrales à charbon ?
Les Verts me demandaient de reporter la fermeture de la centrale Ă charbon de Cordemais !
En 2021, en pleine campagne pour les élections régionales, la tête de liste @EELV @FranceInsoumise Matthieu Orphelin était allé manifester avec la #CGT le @particommuniste et @partisocialiste pour demander le maintien en fonctionnement de la centrale à charbon de Cordemais avec l’alibi d’un peu de pellets de bois à la place d’une part du charbon…
Cette orientation a été prise en compte par le Gouvernement ce qui a fait perdre quelques années à la fermeture de la centrale à charbon.
Rappel : le Premier ministre Édouard Philippe n’a pas reculé sur la fermeture de la centrale à charbon du Havre, effective dés 2021.
#ecologie #climat #climatechange #canicule
On revit la canicule d'août 2003, mais AU MOIS DE JUIN, avant même le début de l'été.
On va battre le record de la journée la plus chaude jamais mesurée en France PLUSIEURS JOURS DE SUITE.
C'est normal d'avoir peur : on bascule dans une situation jamais vue dont on ne connaît pas la fin.
La canicule actuelle pourrait durer deux semaines, soit autant qu'en 2003. Et elle pourrait être encore plus sévère.
Ce que l'on vit n'est pas une surprise : on bascule dans ce que les scientifiques et les écologistes annoncent depuis des décennies.
Il y a juste un problème en plus : nous sommes en avance. Ce que le célèbre bulletin météo d'Évelyne Dhéliat imaginait pour 2050, on le vit dès 2026.
Avec "seulement" 1,5 degré de réchauffement au niveau mondial.
Vous imaginez ce qu'on vivra avec 2, 3 ou 4 degrés de réchauffement ?
Personne ne peut le concevoir aujourd'hui.
Cette situation n'a rien de naturel.
Elle est le résultat de décennies d'inaction, de déni climatique et de la fabrique du doute dont sont notamment responsables les multinationales comme Total.
Depuis 1972 au moins, elles savent qu'elles nous conduisent Ă l'abyme par amour du profit.
Quant à Emmanuel Macron et à Sébastien Lecornu, leur responsabilité est directement engagée dans cette crise, en raison des reculs écologiques qu’ils ont multiplié et de leur impréparation tragique au changement climatique.
Après la canicule déjà historique de la fin du mois de mai, la première décision du gouvernement a été de baisser encore le budget du Fonds vert pour l'adaptation des territoires aux canicules comme celles d'aujourd'hui.
Son budget a été divisé PAR 4 EN 2 ANS.
Résultat, le gouvernement laisse les maires se débrouiller comme ils peuvent en première ligne avec toujours moins de moyens.
Et heureusement qu'il y a des écologistes dans l'exécutif de beaucoup de villes comme Lyon pour prendre les meilleures décisions le plus vite possible.
Pendant ce temps, le gouvernement se gargarise du bilan de son plan national d’adaptation au changement climatique, dont on sait pourtant qu’il est arrivé très en retard et qu’il est très loin d’être financé.
Pendant ce temps aussi, les émissions de CO2 de la France baissent de plus en plus lentement.
Pendant ce temps aussi, les plus pauvres sont les premiers Ă mourir des canicules, comme le montre le rapport d'Oxfam qui vient de sortir.
Mais heureusement, Emmanuel Macron est lĂ pour nous appeler Ă une "grande vigilance" face aux "jours difficiles qu'on est en train de vivre".
Si seulement il était président depuis 2017 avec la capacité d'agir pour rendre justement ces épisodes moins difficiles...
Quant à la ministre de la Transition écologique elle est tout simplement portée disparue depuis sa nomination et supplantée par un homme hostile à l'écologie, Mathieu Lefèvre.
Au même titre que le RN et LR, ces personnes sont responsables de ce que nous vivons, puisqu'elles votent depuis des années contre l'écologie, que ce soit en France ou en Europe.
Il n'y a pas d'écologie sans les écologistes.
Nos mesures pour l'atténuation des émissions et l'adaptation au réchauffement climatique sont prêtes, elles sont publiques, et elles sont mises en application depuis des années dans les villes que nous gérons.
C'est normal d'avoir peur de la canicule inédite que nous vivons.
Mais il est encore temps de tout changer.
Alexandre Arlin retweeted
Arroser les cultures grâce à l’irrigation : pas bien ❌
Arroser des plantes d’ornement sur une place de Paris : bien ✅
Les mêmes qui s’opposent au stockage de l’eau pour l’agriculture - qui doit s’adapter au réchauffement climatique - pratiquent l’arrosage par camion, de nuit, de plantes décoratives en ville : comprenne qui pourra !
À savoir : la Ville de Paris profite depuis fort longtemps des retenues d’eau aménagées en amont de la Seine (en Seine et Marne) pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable en été et éviter les inondations en hiver.
Comme de nombreux élus de gauche et écolos, Anne Hidalgo a soutenu « les Soulèvements de la terre » en 2023 quand ils devraient être dissouts après leurs actions violentes contre les « bassines » à Sainte-Soline.
#eau #climat #adaptation #agriculture – at Paris, France
Alexandre Arlin retweeted
La guerre de l’IA a déjà commencé.
Et il n’y aura que deux camps : les gagnants et les perdants.
La prochaine élection présidentielle ne pourra pas faire l’impasse sur ce sujet, au risque de la vassalisation totale de la France.
Nous avons des atouts : une impulsion politique depuis plusieurs années, des pépites françaises comme Mistral, et des capacités de recherche.
Mais il faut changer d’échelle.
C’est l’un des quatre chantiers capitaux de ma campagne.
À tous ceux qui méprisent ce sujet, nous disons que l’IA doit être traitée comme l'énergie ou les matières premières. Nous ne pouvons pas compter sur d'autres car cela nous rend vulnérables, la décision des États-Unis le montre. Anthropic est leur détroit d'Ormuz.
C'est pourquoi je porte l'ambition que la France et l'Europe maîtrisent les compétences, l'énergie décarbonée, et considèrent la dépendance aux modèles étrangers comme un risque de sécurité économique. Je souhaite aussi agir pour que notre pays dispose des leviers de financement nécessaires pour passer à l’échelle, notamment à travers le développement de la retraite par capitalisation que je propose.
Nous pouvons y arriver.
Mais cela doit commencer maintenant.
Alexandre Arlin retweeted
R. Glucksmann : « Si je vous avais dit toute la vérité {sur les retraites}, j’aurais flingué ma campagne. »
Depuis trop longtemps, des politiques de tous bords mentent aux Français par électoralisme.
LA VÉRITÉ ? Notre système n’est plus tenable. Il est temps de le changer !
Alexandre Arlin retweeted
Comme l’électricité hier, comme Internet il y a trente ans, l’intelligence artificielle change déjà nos vies.
Le temps des expérimentations est terminé. J’ai décidé d’accélérer la transformation de l’État :
→ un assistant conversationnel souverain commun pour tous les agents publics ;
→ un assistant santé public sur Ameli d’ici la fin de l’année ;
→ une nouvelle plateforme pour faciliter l’accès aux données publiques ;
→ 655 M€ supplémentaires investis dans l’intelligence artificielle via France 2030.
Nous pouvons subir cette révolution. Ou nous pouvons la conduire.
La France a choisi. Elle sera au rendez-vous de cette révolution et entend y tenir toute sa place.
Alexandre Arlin retweeted
Mon seul but : que nos enfants aient une vie meilleure.
On a 10 ans pour redevenir la 1ère puissance d'Europe avec 4 chantiers : École, Salaires, Frontières, IA.
Ce niveau d’ignorance est affligeant pour une multiple candidate aux plus hautes fonctions de notre État…












