Joined November 2020
Alexandre Demont retweeted
I’m French. I want to talk to Americans who are about to vote Democrat. Not to insult you. To warn you. I come from your future. In France we did everything your progressive politicians promise. Free healthcare, free college, generous welfare, strong unions, heavy regulation, high taxes on the rich, a state that takes care of everything. Public spending close to 57% of GDP, one of the highest on the planet. On paper, it’s the dream. Here’s what it looks like from the inside. France hasn’t passed a balanced budget since 1974. Our debt is above 3,300 billion euros. Interest on that debt is becoming one of the biggest items in the national budget. Our hospitals are collapsing despite record funding. Our schools rank lower every year. Young people with degrees can’t afford an apartment in the city they were born in. Our best engineers leave for London, Zurich and San Francisco. And the rich you wanted to tax? They left too, and took the jobs with them. The promise was protection. The result is stagnation. The worst part is that nobody in France voted for decline. Every single step sounded generous, compassionate, reasonable. One more program. One more regulation. One more tax to fund it. Each step alone makes sense. Fifty years of them, and you wake up in a country that can no longer build a nuclear plant on time or keep its streets safe. I love America because it’s the one place on earth where people still believe they can build something from nothing. I came to Silicon Valley as a self-taught kid and it changed my life. That spirit is the most precious thing your country has. Before you vote, ask yourself one question: is the program you’re voting for making America more like America, or more like France? Trust me. You don’t want to be France.
Je n'ai jamais été aussi optimiste. Pas malgré le chaos actuel, mais grâce à lui. Je vais vous expliquer pourquoi l'empire du mensonge construit par la gauche depuis cinquante ans va s'effondrer, et pourquoi ce n'est pas une opinion mais une question de physique. Tout commence avec un mouvement né sur X il y a quelques années : l'effective accelerationism, ou e/acc. Au départ, c'est une idée presque thermodynamique. L'univers a une tendance de fond : la matière s'organise pour capter et dissiper l'énergie de plus en plus efficacement. Une cellule fait ça. Une forêt fait ça. Une civilisation fait ça. Le marché, la technologie et le capital sont les formes les plus avancées de ce processus. Ce sont des machines à transformer l'énergie en intelligence, en abondance, en complexité. La thèse e/acc est simple : il ne faut pas freiner cette dynamique, il faut l'embrasser. Plus d'énergie, plus de calcul, plus d'innovation, plus de croissance. Monter sur l'échelle de Kardashev au lieu de s'excuser d'exister. En face, il y a les « décels » : ceux qui veulent ralentir, réguler, taxer, interdire, culpabiliser. Ceux qui voient le progrès comme une menace à contenir plutôt qu'une force à libérer. Mais il y a une dimension de l'accélération dont presque personne ne parle. L'accélération n'est pas seulement un moteur. C'est un filtre. Pensez à n'importe quel organisme. Un corps humain en bonne santé peut courir. Il accélère, son cœur pompe plus fort, ses muscles consomment plus d'oxygène, et tout fonctionne parce que le système est bien conçu. Maintenant, prenez un corps malade. Des artères bouchées, un cœur fragile, des organes qui ne communiquent plus entre eux. Faites-le courir. Il ne va pas plus vite vers la santé. Il va plus vite vers l'infarctus. L'accélération ne corrige pas les défauts d'un système. Elle les amplifie. Un système sain qui accélère devient plus fort. Un système dysfonctionnel qui accélère meurt plus vite. Et c'est exactement ce qui est en train d'arriver au projet que je vais appeler par son nom : le projet globalo-socialiste. Celui porté par les démocrates américains, par la technostructure de Bruxelles, par les entités supranationales qui n'ont de comptes à rendre à personne, par un réseau d'ONG financées par l'argent public pour dicter la morale aux peuples qui les financent. Regardez ce que ce projet a produit. Des États obèses qui prélèvent plus de la moitié de la richesse produite et qui délivrent des services publics de plus en plus dégradés. Des écoles qui n'apprennent plus à lire mais qui apprennent à culpabiliser. Des hôpitaux à bout de souffle malgré des budgets records. Une immigration massive sans aucune exigence d'assimilation, présentée comme une chance par ceux qui n'en subissent jamais les conséquences. Une désindustrialisation organisée au nom d'une écologie punitive qui délocalise la pollution en Chine et l'emploi avec. Des normes, des normes, et encore des normes, jusqu'à ce qu'il devienne plus simple de créer une entreprise à Austin qu'à Lyon. Une justice qui excuse le coupable et soupçonne la victime. Une censure qui avance masquée sous le nom de « lutte contre la désinformation ». Et une jeunesse à qui l'on a expliqué que son pays, son histoire et sa civilisation étaient des crimes à expier. Ce n'est pas un ensemble de bugs. C'est la conception elle-même. Maintenant, changeons d'image. Voyez ce système comme un moteur. Un bon moteur, c'est de la précision. Des pièces qui s'emboîtent, un minimum de frottements, une énergie qui se transforme en mouvement. Le marché libre, la propriété, la responsabilité individuelle, la monnaie saine : c'est ça, un moteur bien conçu. L'information circule par les prix, chaque erreur est sanctionnée, chaque bonne idée est récompensée. Le moteur socialiste, lui, est mal conçu dès le départ. Il ne tourne pas sur la création de valeur mais sur sa redistribution. Il ne récompense pas la performance, il la taxe. Il ne laisse pas les erreurs mourir, il les subventionne. Résultat : ça frotte partout. Ça chauffe. Ça grince. Chaque pièce use la pièce d'à côté. Et que font ceux qui pilotent ce moteur ? Au lieu de le reconcevoir, ils changent les pièces. En permanence. Une pièce cède, on en remet une neuve. Encore une. Encore une. Ces pièces de rechange, vous les connaissez. Elles s'appellent la dette publique et la planche à billets. La France a dépassé les 3 300 milliards d'euros de dette et n'a pas voté un budget à l'équilibre depuis le milieu des années 70. Les États-Unis ont franchi les 37 000 milliards de dollars. Les banques centrales ont maintenu des taux à zéro pendant des années, imprimé des montants que plus personne ne sait se représenter, et quand l'inflation est arrivée, elles ont fait semblant d'être surprises. Milton Friedman l'avait pourtant dit il y a cinquante ans : l'inflation est toujours et partout un phénomène monétaire. Chaque crise, on rachète du temps avec de l'argent qui n'existe pas. Chaque problème structurel, on l'arrose de liquidités pour masquer le bruit du moteur. Mais les frottements sont toujours là. Ils s'accumulent. Et la facture des pièces de rechange finit par coûter plus cher que le moteur lui-même : la charge de la dette devient l'un des premiers postes de dépense de l'État français. Pendant des décennies, ce moteur mal conçu a pu tourner à 3 000 tours par minute. Lentement. Bruyamment. Mais il tournait. Le monde allait assez doucement pour que le bricolage permanent suffise à masquer l'absurdité de la conception. Et puis l'IA est arrivée. L'intelligence artificielle, c'est l'accélération la plus brutale de l'histoire humaine. Ce qui prenait des années prend des mois. Ce qui prenait des mois prend des jours. Des entreprises de dix personnes font ce que faisaient des entreprises de mille. Le capital, les talents et les idées se déplacent à la vitesse de la lumière vers les endroits où ils sont bien traités. L'IA vient de faire passer le moteur de 3 000 à 20 000 tours par minute. Posez-vous la question qu'un ingénieur se poserait. Que se passe-t-il quand on fait monter à 20 000 tours un moteur mal conçu, rafistolé de partout, qui frotte à chaque rotation ? Il explose. Pas parce que quelqu'un l'a saboté. Parce que la physique ne négocie pas. Et c'est exactement ce que nous voyons en ce moment, sous nos yeux. L'insécurité qui gagne des villes entières qui étaient paisibles il y a vingt ans. Le conflit de Gaza importé dans nos rues et instrumentalisé par une gauche qui a troqué l'ouvrier contre le clientélisme communautaire. La misère qui revient dans un pays qui a pourtant un des taux de dépense publique les plus élevés au monde. Des classes moyennes qui travaillent et n'arrivent plus à se loger. Une France fracturée, où l'on parle désormais à voix haute de risque de guerre civile. Ce ne sont pas des accidents. Ce ne sont pas des « crises » successives sans lien entre elles. Ce sont les pièces du moteur qui commencent à voler. C'est la conséquence logique de cinquante ans de socialisme international : un système qui a détruit la responsabilité, la frontière, la monnaie, l'école et la fierté, et qui découvre qu'à haute vitesse, tout ce qui a été détruit ne peut plus être compensé par une ligne de dette supplémentaire. Et c'est là que je deviens profondément optimiste. Parce qu'une fois qu'on a compris ça, on comprend aussi que leur projet a une date de fin. Pas une date politique. Une date physique. Un système qui consomme plus qu'il ne produit, qui punit ceux qui créent et récompense ceux qui détruisent, qui finance son présent en hypothéquant l'avenir de ses enfants, ne peut pas durer indéfiniment. Il n'est pas soutenable par construction. L'IA ne fait qu'avancer l'échéance. Le mensonge a besoin de lenteur pour survivre. Il a besoin que les conséquences arrivent assez tard pour qu'on puisse accuser quelqu'un d'autre. Dans un monde à 20 000 tours, les conséquences arrivent immédiatement. Le mensonge n'a plus le temps de se cacher. Alors, que faire quand le moteur explose ? On en construit un nouveau. Et cette fois, on le conçoit correctement. Écoutez Elon Musk. Un homme qui a reconstruit l'industrie spatiale, la voiture électrique et l'infrastructure satellite en partant d'un principe simple : revenir aux premiers principes. Ne pas demander « comment on a toujours fait », mais « qu'est-ce qui est physiquement vrai ». C'est exactement ce dont nos États ont besoin : arrêter de rafistoler et repartir de la base. Écoutez Javier Milei. Un homme dont tout le monde se moquait, arrivé à la tête d'un pays ravagé par un siècle de péronisme, et qui a pris la tronçonneuse au sens propre. Ministères supprimés, dépenses coupées, inflation écrasée, excédent budgétaire retrouvé. Il a prouvé une chose que la gauche jurait impossible : on peut démonter le moteur socialiste et le peuple peut le soutenir. Écoutez Milton Friedman. Relisez-le. Tout était déjà là. La monnaie, la liberté de choisir, la responsabilité, les effets pervers de l'intervention publique. Il disait que si l'on confiait le Sahara au gouvernement fédéral, il y aurait pénurie de sable en cinq ans. On a ri. On a confié le sable. On a eu la pénurie. Revenez à une hiérarchie et au respect du beau. Une civilisation ne tient pas que sur des chiffres. Elle tient sur l'idée qu'il existe des choses supérieures à d'autres. Que l'excellence vaut mieux que la médiocrité. Que le mérite compte. Qu'une cathédrale est plus belle qu'un parking. Que transmettre est un devoir et pas une oppression. Le relativisme a été l'arme culturelle de ce projet. Le retour du beau, du vrai et de l'exigence en sera l'antidote. Et enfin, faites le Nuremberg du communisme. Le nazisme a été jugé, documenté, enseigné, et il est devenu moralement indéfendable. Le communisme, avec ses dizaines de millions de morts, ses goulags, ses famines organisées et ses peuples réduits en esclavage, n'a jamais eu ce procès. On peut encore porter un t-shirt du Che dans une université sans que personne ne cille. Tant que ce procès historique et moral n'aura pas eu lieu, l'idéologie continuera de muter et de revenir sous de nouveaux noms. Il faut nommer les crimes, les enseigner, honorer les victimes, et rendre cette idéologie aussi infréquentable que celle qu'elle prétendait combattre. Le monde qui vient sera plus rapide, plus exigeant et plus impitoyable avec les systèmes mal conçus. C'est une terrible nouvelle pour ceux qui ont vécu du mensonge. Et c'est la meilleure nouvelle de notre génération pour tous ceux qui veulent construire. Le moteur va exploser. À nous de dessiner le suivant.
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Alexandre Demont retweeted
Hier, j'ai posté un syllogisme volontairement brutal : Hitler, national-socialiste, donc socialiste, donc à l'extrême gauche. LFI, à l'extrême gauche, et parti antisémite. CQFD. Près de 300 000 vues, des centaines de réponses, et tous les gauchistes un peu teubés de France sont venus m'expliquer que j'étais un inculte, un révisionniste, ou les deux. Merci d'être venus. Vous êtes exactement là où je vous voulais. Maintenant, on passe au fond. Installez-vous, c'est une masterclass. Commençons par le plus simple : la gauche et la droite, ça ne veut rien dire. C'est littéralement un plan de table. En 1789, à l'Assemblée constituante, les partisans du veto royal s'assoient à droite du président, leurs opposants à gauche. Voilà tout. Sous la Restauration, Benjamin Constant, une des grandes figures du libéralisme français, siégeait à gauche. Le sens de ces deux mots a changé dix fois en deux siècles, et on continue de classer Hitler, Staline et Macron avec un plan de table de 1789. Plus j'avance, plus je discute avec des intellectuels sérieux, et plus le même constat revient : depuis 70 ans, on vous fait un tour de passe-passe. Staline à un bout, Hitler à l'autre, comme deux opposés. Alors qu'ils étaient voisins. Le seul axe qui compte, c'est contrôle contre liberté. Pourquoi ? Parce que le sujet numéro un de toute société, c'est l'économie. Pas au sens des tableaux Excel : au sens de la façon dont les humains coopèrent entre eux. Comment ils produisent, échangent, possèdent, transmettent. Tout le reste en découle : le droit, la culture, la liberté d'expression, la place de l'individu. À cette question, il n'existe que deux grandes réponses. Soit les gens coopèrent librement. Je possède, tu possèdes, on contracte, on échange, chacun assume ses choix. Soit un centre décide pour tout le monde, au nom d'un groupe. La classe, la race, la nation, le peuple, la planète. Le groupe change. La mécanique, jamais. D'un côté, le contrôle. L'État tout-puissant. Le collectif au-dessus de l'individu. La planification centrale. La censure. La répression. L'uniformité. De l'autre, la liberté. Le droit de propriété. Le marché libre. La responsabilité individuelle. La liberté d'expression. L'innovation. Le pluralisme. Maintenant, placez Hitler et Staline sur cet axe. Ils sont côte à côte. Staline sacrifiait l'individu à la classe. Hitler le sacrifiait à la race. Même machine, carburant différent. Et ils le savaient très bien. En août 1939, ils signent un pacte et se partagent la Pologne. Jusqu'à ce que Hitler l'envahisse en juin 1941, l'URSS livre à l'Allemagne nazie du pétrole, du blé et des matières premières, pendant que l'Angleterre de Churchill tient seule. En France, en juin 1940, des émissaires du PCF vont jusqu'à demander à l'occupant l'autorisation de faire reparaître L'Humanité. Alors si par « gauche » vous entendez l'État qui dirige l'économie et le collectif qui écrase l'individu, oui : Hitler était de votre côté de la table. Parlons maintenant du mot qu'on a fait disparaître. Le parti de Hitler s'appelait le NSDAP. Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei : Parti national-socialiste des travailleurs allemands. Pendant 70 ans, on a fait porter toute la faute au mot « national ». Le mot « socialiste », on l'a rangé au placard. Il n'avait pourtant rien de décoratif. Le programme du parti en 25 points, en 1920, exige la nationalisation des trusts, le partage des bénéfices des grandes entreprises, l'abolition des revenus « sans travail » et l'expropriation de terres sans indemnité. Une fois au pouvoir : syndicats dissous et remplacés par un Front du travail aux ordres du parti, cartels imposés par l'État, prix bloqués par décret en 1936, plan de quatre ans confié à Göring, devises et investissements dirigés. Le patron restait propriétaire sur le papier. Dans les faits, l'État décidait quoi produire, à quel prix, avec quels salaires et pour qui. Ludwig von Mises, qui a dû fuir le nazisme, avait un nom pour ça : le socialisme « de type allemand ». Pas besoin de nationaliser les usines quand on nationalise les décisions. Et c'est là qu'on vous a appris la plus grosse erreur : le problème du national-socialisme, ce n'était pas la nation. Aimer son pays, tenir ses frontières, transmettre une langue, une culture, une histoire : rien de criminel là-dedans. La nation, c'est le cadre dans lequel la démocratie et l'État de droit ont pu naître. La preuve : les deux hommes qui ont tenu tête à Hitler quand presque tout le monde pliait, Churchill et de Gaulle, étaient les plus grands patriotes de leur siècle. Le poison, c'est le cocktail. Quand la nation devient une race, que l'État devient tout, et qu'on désigne un groupe à abattre. Nationalisme + antisémitisme + socialisme. Retirez le nationalisme : le poison est toujours là. Retirez l'antisémitisme et le socialisme : il ne reste qu'un pays. Et si l'antisémitisme et le socialisme se sont si bien entendus, ce n'est pas un hasard. Ils partagent la même structure : il existerait un groupe parasite qui vole au peuple le fruit de son travail. En France, un des textes fondateurs de l'antisémitisme moderne, « Les Juifs, rois de l'époque » (1845), est signé Alphonse Toussenel, disciple du socialiste Charles Fourier. Sous-titre : « Histoire de la féodalité financière ». Proudhon, père de l'anarchisme et figure tutélaire du socialisme français, écrit dans ses carnets qu'il faut expulser les Juifs ou les exterminer. En Allemagne, on prête à August Bebel, chef des sociaux-démocrates, une formule qui dit tout : « l'antisémitisme est le socialisme des imbéciles ». Les nazis en ont fait une doctrine d'État, en opposant le « capital créateur », allemand, au « capital rapace », juif. Et l'URSS, autoproclamée patrie de l'antifascisme, a fini par traquer les « cosmopolites sans racines », puis par inventer un « complot des blouses blanches » contre des médecins juifs. Un groupe désigné comme parasite, accusé de voler le peuple. Seul le nom du groupe change. Avant qu'on me sorte Maurras et Vichy : oui, l'antisémitisme a aussi prospéré dans la droite autoritaire. Personne de sérieux ne le nie. Regardez simplement où Vichy tombe sur mon axe : censure, culte du chef, économie corporatiste dirigée, statut des Juifs. Contrôle. Et regardez d'où venaient certains des collabos les plus zélés. Pierre Laval, ancien député socialiste. Marcel Déat, ancien cadre de la SFIO. Jacques Doriot, ancien dirigeant du PCF, qui finira sous l'uniforme allemand. Rien de tout ça ne vient de moi, d'ailleurs. D'autres l'ont écrit avant, et mieux. Friedrich Hayek, futur prix Nobel d'économie, a grandi à Vienne et a vu monter le collectivisme en Autriche et en Allemagne avant de s'installer à Londres. En 1944, en pleine guerre, il publie « La Route de la servitude », dédiée « aux socialistes de tous les partis ». Un chapitre entier s'intitule « Les racines socialistes du nazisme ». Sa thèse : le nazisme n'est pas une réaction contre le socialisme, il en est l'aboutissement. Et il prévient les Anglais qu'ils sont sur le même chemin. Churchill reprendra l'idée en 1945 : un gouvernement socialiste, dit-il, finirait par avoir besoin d'« une forme de Gestapo ». Aujourd'hui, Javier Milei, économiste de génie devenu président de l'Argentine, dit exactement la même chose. À Davos en 2024, devant les élites du monde entier, il met dans le même sac communistes, fascistes, nazis, socialistes et sociaux-démocrates : des variantes du même collectivisme, toutes convaincues que l'État doit diriger la vie des individus. J'en viens à l'argument massue, celui que j'ai lu 300 fois sous mon post : « Mais enfin, les historiens disent que Hitler était d'extrême droite. » Ce n'est pas un argument, c'est un réflexe d'autorité. Et la seule question intéressante, c'est : quels historiens, formés par qui, avec quelle grille ? Remontons la chaîne. En 1935, au congrès de l'Internationale communiste, Dimitrov consacre la définition officielle du fascisme : la dictature terroriste du capital financier. Autrement dit, le stade ultime du capitalisme. Donc, par définition, à droite. Le classement de Hitler à droite n'a rien d'une découverte scientifique : c'est une définition décrétée à Moscou, par le régime qui avait le plus intérêt à ce que Hitler ne soit jamais rangé à côté de Staline. La logique sera poussée jusqu'au grotesque. En 1961, la RDA construit un mur pour empêcher sa population de fuir. Nom officiel : « rempart de protection antifasciste ». Dans la langue communiste, le fasciste, c'est toujours celui qui veut être libre. Ensuite vient Gramsci. Cofondateur du Parti communiste italien, jeté en prison par Mussolini, lui-même ancien dirigeant socialiste, au passage. En cellule, il comprend pourquoi la révolution a échoué en Occident : on n'y prend pas le pouvoir par un coup de force, il faut d'abord conquérir l'hégémonie culturelle. L'école, l'université, la presse, l'édition. Le pouvoir politique suit. Ses Cahiers de prison sont publiés à partir de 1948. En 1967, le leader étudiant allemand Rudi Dutschke donnera son slogan à cette stratégie : la « longue marche à travers les institutions ». En France, cette marche a été un sprint. En 1946, le PCF est le premier parti du pays. Raymond Aron, qui publie « L'Opium des intellectuels » en 1955, est traité en paria par l'intelligentsia. Sartre écrira en 1961 qu'« un anticommuniste est un chien ». Dans les amphis, on répète qu'il vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron. Toute une génération de jeunes historiens passe par le PCF : François Furet, Emmanuel Le Roy Ladurie et tant d'autres. Furet aura l'honnêteté de rompre et d'écrire « Le Passé d'une illusion ». Hannah Arendt, qui met Hitler et Staline dans le même livre dès 1951, attendra les années 70 pour être traduite en France. Alors oui, je maintiens : sur ce sujet, l'histoire qu'on vous a apprise ment. Pas parce que chaque prof d'histoire est un faussaire. Parce qu'elle repose sur une définition fabriquée à Moscou, recopiée pendant 70 ans par une université où le marxisme était la langue officielle, puis enseignée à des millions d'élèves comme un fait. On ne laisse pas le suspect rédiger le rapport d'enquête. Et la même mécanique tourne encore aujourd'hui, avec les économistes. Thomas Piketty a publié en 2020 un livre intitulé « Vivement le socialisme ! ». Ce n'est pas moi qui l'accuse, c'est sa couverture. Dans « Capital et idéologie », il théorise la « propriété temporaire », avec des impôts pouvant monter jusqu'à 90 % sur les plus grandes fortunes. Gabriel Zucman, l'homme de la « taxe Zucman », a conseillé Elizabeth Warren et Bernie Sanders sur leurs impôts sur la fortune. Et les séries de Piketty, Saez et Zucman sur les inégalités américaines sont contestées frontalement par d'autres chercheurs, Auten et Splinter en tête. Appelez ça comme vous voulez, mais pas de la science : c'est un programme politique avec des notes de bas de page. Le jour où un économiste publiera « Vivement le marché libre ! », toutes les rédactions le traiteront d'idéologue. Piketty, on l'appelle « chercheur ». Reste LFI. Reprenez l'axe. Côté économie : planification, blocage des prix, et des années d'admiration affichée pour le Venezuela de Chávez, un pays qui a vu partir près de 8 millions de ses habitants. Contrôle. Côté antisémitisme : le 7 octobre 2023, quand le monde découvre un pogrom, LFI parle d'une « offensive armée ». En novembre 2023, Mélenchon refuse de marcher contre l'antisémitisme. En 2024, il explique que l'antisémitisme est « résiduel » en France, alors que les actes antisémites sont à des niveaux historiques. En 2025, le parti diffuse une affiche de Cyril Hanouna aux codes des caricatures des années 30, avant de la retirer face au tollé. Je ne dis pas que chaque électeur de LFI est antisémite. Je dis que LFI est aujourd'hui le parti qui a fait de l'ambiguïté sur l'antisémitisme une stratégie électorale. Et souvenez-vous de la recette. Sans la nation, le poison est toujours là : le contrôle + l'antisémitisme. Je vous laisse faire l'addition. La seule question politique qui compte, c'est : qui décide de ta vie ? Toi, ou l'État au nom d'un groupe ? Tous les régimes qui ont fini en charniers ont donné la même réponse. Staline. Mao. Pol Pot. Et Hitler. La vraie fracture n'a jamais été gauche contre droite. C'est contrôle contre liberté. CQFD.
Hitler était le leader du parti national socialiste. Hitler était socialiste. Hitler était à l’extrême gauche. Les antisemites sont à l’extrême gauche. La LFI est à l’extrême gauche. La LFI est le parti antisemite. CQFD.
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Le secret de la jouvence La technique de Michel Serres pour ralentir l’irréparable outrage
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Réagissant à la campagne de communication du Planning familial mettant en scène un #hommeenceint, l’historienne et féministe Marie-Jo Bonnet dénonce une destruction des combats féministes par une «idéologie transhumaniste».
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