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#Burundi : taire la vérité pour une bière, l’étrange leçon du président de la #CVR sur le compte de l’institution #FocodeMagazine | 18 octobre 2026 Ne contredisez jamais celui qui vous offre à boire, même lorsqu’il raconte des contrevérités : vous risqueriez de perdre la prochaine tournée. Cette leçon, Pierre Claver Ndayicariye l’a publiée sur le compte de la Commission vérité et réconciliation. L’homme chargé de faire émerger la vérité y enseigne l’art de se taire pour conserver une faveur. Au cabaret, la méthode préserve la bière. À la CVR, elle pose une question autrement plus grave : faut-il éclairer les Burundais ou ménager le bienfaiteur ? La vérité a un défaut : elle peut coûter une bière. Dans sa « Sacrée leçon autour de la bière », Pierre Claver Ndayicariye propose d’éviter cette dépense. Le président de la Commission vérité et réconciliation (CVR) détaille les précautions à prendre pour conserver les faveurs de celui qui offre. Surveiller son verre. Retenir sa langue. Et ne jamais laisser une objection compromettre le ravitaillement. La leçon aurait pu rester au cabaret. Elle a trouvé place sur le compte et le comptoir de la CVR. Sous l’enseigne de la vérité, les avantages de la complaisance. 🟥Six commandements. Pas une objection. Les préceptes énoncés sont précis : Au cabaret, ne jamais contredire celui qui vous offre à boire. Lorsqu’il tient des propos erronés, garder le silence : sinon, il pourrait ne plus renouveler son geste. Ne pas terminer sa bouteille avant lui. Lorsqu’il en commandera une troisième, il vous en offrira également une. Multiplier les récits qui plaisent au bienfaiteur. Ne pas prendre congé avant lui : ce serait une faute grave. Ne jamais le contredire ni le réprimander, même lorsqu’il raconte des contrevérités. Tout est réglé. Le débit de la boisson. Celui de la parole. Jusqu’à l’heure de sortie. L’interdiction de contredire ouvre et ferme la leçon. Une précaution contre les consciences distraites. Le bienfaiteur bénéficie d’un service complet : il paie la bouteille et reçoit l’approbation. Son invité peut parfaitement savoir qu’il dit faux. Il lui suffit de ne pas le faire savoir. Au quatrième précepte, la méthode gagne en ambition. Se taire ne suffit plus : il faut raconter ce qui plaît. Après le silence reconnaissant, le récit sur commande. Les faits attendront. Ils n’ont pas les moyens de payer. 🟥Les présidents passent, Ndayicariye poursuit Le parcours de l’auteur donne à cette philosophie une résonance particulière. En 1987, Bagaza le nomme directeur du CPF. En 1989, Buyoya l’affecte à l’ambassade du Burundi à Paris, puis le nomme ambassadeur à Addis-Abeba, en Éthiopie, en 1991. Ndadaye lui renouvelle sa confiance et le maintient en poste en 1993. Ntibantunganya en fait son conseiller principal en 1994. En 1996, Buyoya renverse Ntibantunganya. Ndayicariye devient ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement. Le président perd le pouvoir. Son conseiller retrouve le micro. Il relaie alors les communiqués dénonçant les atrocités de la rébellion du CNDD-FDD, qualifiée de « mouvement terroriste et génocidaire ». Le mouvement accède ensuite au pouvoir. La carrière de Ndayicariye continue. En 2009, Nkurunziza lui confie la CENI. Il organise les élections de 2010, puis celles de 2015, que ses détracteurs lui reprochent d’avoir conduites conformément aux désirs du président. En 2018, Nkurunziza le place à la tête de la CVR. De 2020 à 2026, Ndayishimiye l’y maintient. Cette longévité ne démontre pas, à elle seule, un défaut d’indépendance. Mais en enseignant l’art de ménager celui qui offre, Ndayicariye fournit lui-même une légende à son parcours. Les bienfaiteurs changent. La leçon reste. 🟥Une vérité qui doit plaire est déjà mal servie Le reproche politique vise précisément cette capacité d’adaptation. Ses détracteurs accusent Ndayicariye de reprendre à son compte les inimitiés du pouvoir, de traiter ses adversaires en ennemis sans les entendre et de dénigrer d’anciens bienfaiteurs pour satisfaire les nouveaux. À les suivre, la mémoire aurait une excellente vue sur les fautes d’hier et quelques difficultés avec celles du payeur actuel. La question dépasse pourtant le trait d’ironie : comment réconcilier des Burundais divisés si certains sont écartés avant même d’avoir parlé ? Comment rechercher la vérité si la première obligation consiste à ménager celui dont on dépend ? Ces six préceptes ne constituent pas, à eux seuls, une preuve de partialité dans le traitement des dossiers de la CVR. Mais leur publication sur son compte engage le jugement de son président. Le nom de l’institution accompagne le message. Sa crédibilité aussi. Une commission de vérité doit pouvoir contredire. Écouter ce qui dérange. Examiner ce qui embarrasse. Son indépendance se mesure lorsque les faits déplaisent à ceux qui détiennent le pouvoir. Les victimes, elles, n’ont pas à rendre leur histoire agréable pour mériter une réponse. Elles ne viennent pas entretenir l’ambiance. 🟥Publication effacée, question intacte Le message a depuis été supprimé du compte de la CVR. Pourquoi ? Le motif reste à expliquer. Ce retrait n’efface pas le choix initial : utiliser un espace de communication institutionnel pour diffuser une leçon où la franchise s’incline devant la faveur reçue. Ndayicariye a expliqué ce qu’un convive risque lorsqu’il contredit son bienfaiteur : ne plus être servi. Il lui reste à mesurer ce que risque un pays lorsque la même prudence s’installe à la table de la vérité. Au cabaret, le silence peut rapporter une bière. À la CVR, ce sont les victimes qui risquent de payer l’addition. #Burundi #FocodeMagazine #CVR #Ndayicariye #VéritéEtRéconciliation #DevoirDeMémoire #JusticePourLesVictimes #Impunité #FocodeMagazine — Les faits au-delà des discours La Rédaction
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#Ijambo Emmanuel Nkengurutse yahoze ari umukenguzamateka akongera akaba umunye politike avuga ko impinduka iciye mu nzira zoroshe canke mu migere vyose bishingiye ku nyifato ya Perezida Evariste Ndayishimiye . Weho uvyibazako iki ? #Ubucakara #Ubukoroni
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#Burundi : La mort de Bruce Sebanza à l’ADB, le directeur général Réverien Nizigiyimana au cœur des accusations #FocodeMagazine | 15 octobre 2026 Roué de coups, puis maintenu sans soins dans les locaux de son ancien employeur : c’est ainsi que Bruce Sebanza aurait trouvé la mort, dans la nuit du 13 octobre 2026. Selon les sources concordantes, le directeur général de l’ @ADB_Burundi , Réverien Nizigiyimana, aurait ordonné les violences et y aurait lui-même participé avec les gardiens du bureau. La police aurait demandé l’hospitalisation de la victime. En vain. Entendus après le décès, les hommes mis en cause seraient rentrés chez eux. Le FOCODE exige des arrestations et toute la lumière sur cette mort. Il avait travaillé dans cette institution. Il avait connu la prison. Depuis sa libération, il demandait à retrouver son poste. Le parcours de Bruce Sebanza se serait arrêté dans les locaux mêmes de l’Agence de développement du Burundi, au terme d’une nuit de violences. Comment y était-il arrivé, ce mardi 13 octobre ? Pour quelle raison s’y trouvait-il à cette heure ? Ces premières questions restent ouvertes. Elles précèdent une autre, plus lourde : dans quelles circonstances cet ancien employé y a-t-il perdu la vie ? Selon les sources concordantes, les agents de la société de gardiennage Ulinzi Kazi, chargés de la surveillance nocturne de l’agence, auraient appréhendé Bruce Sebanza. Ils auraient ensuite appelé le directeur général, Réverien Nizigiyimana, qui se serait rendu sur place. Ce dernier aurait ordonné de le frapper. Les gardiens l’auraient roué de coups jusqu’à le laisser dans un état critique. Selon les mêmes sources, le directeur général aurait lui-même participé aux violences. 🔴Des coups, puis une demande de soins sans suite Devant la gravité de l’état de Bruce Sebanza, Réverien Nizigiyimana aurait tenté de le conduire à la police. Les policiers auraient refusé de le recevoir. Ils auraient demandé qu’il soit d’abord hospitalisé, précisant qu’il pourrait être interrogé après son rétablissement. Mais Bruce n’aurait pas été conduit à l’hôpital. Il aurait été maintenu dans les locaux de l’ADB jusqu’à ce qu’il succombe. C’est l’un des points cruciaux de cette affaire. À en croire les informations rapportées, la nécessité de soins avait été expressément signalée. Pourquoi cette demande serait-elle restée sans suite ? Qui a décidé de maintenir un homme grièvement atteint dans les bureaux d’une agence publique ? Après sa mort, une tentative aurait été faite pour déposer sa dépouille à la morgue de l’Hôpital militaire. L’établissement aurait refusé de l’admettre tant que la famille ne se serait pas présentée. Les gardiens concernés et Réverien Nizigiyimana auraient ensuite été convoqués à la police de la zone Gihosha. Ils auraient été interrogés, puis seraient rentrés chez eux en toute tranquilité. 🔴Avant cette nuit, un long différend Les relations entre Bruce Sebanza et son supérieur se seraient dégradées depuis l’arrivée de Réverien Nizigiyimana à la tête de l’ADB, en 2024. Selon les sources concordantes, le directeur général aurait nourri une profonde hostilité à l’égard de cet employé. L’année suivante, il l’aurait fait emprisonner. Bruce avait passé plusieurs mois à #Mpimba avant de recouvrer la liberté. Les circonstances judiciaires de cette libération restent à préciser. Avait-il été acquitté ou bénéficiait-il d’une liberté provisoire ? Les éléments disponibles ne permettent pas de trancher. Un ancien camarade de classe affirme, pour sa part, qu’il avait été jugé et avait obtenu gain de cause. Une fois libre, Bruce aurait multiplié les démarches pour réintégrer l’agence. Il se serait heurté au refus catégorique de Réverien Nizigiyimana. Au moment de sa mort, il n’avait toujours pas retrouvé son emploi. 🔴« C’était un homme doux » Le témoignage d’un ancien camarade restitue un autre visage de Bruce Sebanza. Celui d’un homme qui avait commencé à travailler avant les autres, puis fondé un foyer. « Nous avons étudié avec Bruce Sebanza. C’était un homme doux », confie-t-il. Selon ce témoin, Bruce avait obtenu son emploi grâce à l’appui de son oncle paternel, Serges Ndayiragije, alors ministre chargé de la Bonne Gouvernance. L’institution portait encore le nom d’Agence pour la promotion des investissements, l’API. Lors d’une rencontre entre amis, Bruce aurait évoqué ses différends professionnels avec son supérieur. Ses anciens camarades auraient ensuite appris qu’un dossier aurait été monté contre lui. « Après plusieurs mois d’emprisonnement à Mpimba, Bruce avait été jugé et avait obtenu gain de cause », poursuit le témoin. L’annonce de sa mort à l’ADB les aurait laissés stupéfaits. Il rapporte également les propos d’un employé de l’Hôpital militaire qui aurait vu la dépouille. Celui-ci aurait décrit un corps très gravement meurtri, affirmant qu’aucun os n’avait été épargné. Ce témoignage indirect devra être confronté aux constatations médicales pour établir la nature des lésions et les causes du décès. 🔴La justice devant ses responsabilités Pour le FOCODE, les faits rapportés appellent une réponse judiciaire. L’organisation dénonce une situation dans laquelle des personnes mises en cause dans des violences mortelles auraient pu regagner leur domicile après une audition. Elle interpelle la procureure générale de la République, Rose Nkorerimana, et demande l’arrestation ainsi que la poursuite de toute personne impliquée. Elle réclame que les responsables soient appréhendés avant l’inhumation de Bruce Sebanza. Le FOCODE demande aussi que le rôle de Réverien Nizigiyimana soit entièrement établi. Il dénonce les pratiques consistant à couvrir des responsables impliqués dans de graves violences et appelle la Commission nationale indépendante des droits de l’homme, la CNIDH, à suivre cette affaire de près. Les versions du directeur général, de la société Ulinzi Kazi et de la police ne figurent pas parmi les éléments disponibles à ce stade. Les accusations rapportées devront être confrontées aux témoignages directs, aux constatations médicales et aux résultats de l’enquête. Le FOCODE annonce poursuivre ses investigations. Toute personne disposant d’informations sur l’arrivée de Bruce Sebanza dans les locaux de l’ADB, dans la nuit du 13 octobre, ou sur les événements qui ont suivi, est invitée à le contacter sur WhatsApp au +32 465 65 19 05. Qui a porté les coups ? Qui les aurait ordonnés ? Pourquoi les soins demandés n’auraient-ils pas été prodigués ? Pour Bruce Sebanza, il est trop tard pour obtenir une réintégration. Il reste à obtenir la vérité et la justice. #FocodeMagazine — Les faits au-delà des discours La Rédaction
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#Rumonge : l’accès aux fontaines publiques refusé aux ménages qui ne paient pas pour la construction du siège du CNDD-FDD, selon des habitants #FocodeMagazine | 14 octobre 2026 Payer pour la construction du siège du CNDD-FDD ou repartir sans eau. À Rumonge, des habitants dénoncent l’exclusion des fontaines publiques des ménages n’ayant pas versé cette contribution forcée. Sur fond de pénurie d’eau, ils décrivent une collecte sous pression, sans reçu, et des enfants contraints de participer au chantier. Avant de laisser puiser l’eau, vérifier qui a payé. À Rumonge, selon plusieurs habitants ayant alerté #FocodeMagazine, l’accès aux bornes-fontaines publiques serait soumis à une condition : avoir versé sa contribution à la construction du siège du CNDD-FDD. Un nom absent de la liste des contributeurs, et la personne serait renvoyée. Dans une ville déjà confrontée à une pénurie d’eau, cette exigence pèserait directement sur les foyers. Aucun délai ne serait accordé, affirment nos interlocuteurs. Ceux qui imposent cette mesure savent, soulignent-ils, que personne ne peut se passer longtemps d’eau. Un besoin quotidien deviendrait ainsi un moyen de contraindre les habitants à payer. 🔴Une contribution qui ne se refuse pas La collecte s’étendrait à toutes les catégories de la population. Du simple citoyen au haut fonctionnaire, du salarié au travailleur indépendant, personne ne serait épargné. « Les travailleurs de différents secteurs sont obligés de verser entre cinq mille et dix mille francs burundais. Les employeurs présentent des listes sur lesquelles sont inscrites les personnes ayant contribué », rapportent les habitants. Ces listes porteraient une mention explicite : « Contribution aux travaux de construction du siège du parti dans la commune de Rumonge ». Pour les personnes qui n’occupent pas ces emplois, la collecte se ferait à domicile. Chaque ménage serait tenu de verser 2 000 francs burundais. Les habitants décrivent de fortes pressions, sans qu’aucun reçu ne leur soit délivré. L’argent serait donc exigé sans preuve de paiement remise au contributeur. Cette absence de justificatif nourrit leur méfiance : les sommes collectées arrivent-elles intégralement à destination ? Ils s’interrogent, tout en dénonçant d’abord une contribution imposée et les méthodes employées pour la percevoir. 🔴Des enfants requis sur le chantier Il ne s’agirait pas seulement de payer. Il faudrait aussi travailler. Selon les mêmes sources, des enfants seraient contraints de participer à la construction du siège. « Imaginez que l’on oblige même des enfants à se présenter, le samedi, munis de récipients pour puiser de l’eau, afin de participer aux travaux de construction du siège du parti », s’indignent les habitants. Dans cette mobilisation forcée, assurent-ils, les plus jeunes ne seraient pas davantage épargnés que les adultes. Pour les travailleurs de différents secteurs, une date limite aurait été fixée : le 18 octobre 2026, à la fin de la semaine en cours. Tous devraient avoir versé leur contribution à cette échéance. Le bâtiment serait en construction dans la ville de Rumonge, le long de la route nationale Bujumbura–Rumonge, la RN3, au-delà des installations de l’Office de l’huile de palme, OHP. Mais pour les ménages refoulés aux fontaines, il n’y aurait pas à attendre le 18 octobre. Selon les témoignages recueillis, la condition s’appliquerait déjà : payer pour le siège du parti, puis accéder à l’eau.#Ubucakara #Ubukoroni #FocodeMagazine — Les faits au-delà des discours La Rédaction @NtareHouse , @KwaNtare , @GeneralNeva , @BurundiGov , @CnddFdd , @CommuneRumonge , @MininterInfosBi , @CNIDH_Bdi , @ParcemBurundi , @nshingamateka , @Burundi_senat
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#Ijambo: Vyukuri intwaro ya @CnddFdd yashize Imana imbere turavye ivyikora n'amagorwa abarundi barimwo kubera iyo ntwaro nyene ? @semerera2 ntiyemeranya na bo .Avuga ko ahubwo uravye ibiba, basa nkuko boba bashize shetani imbere ? Nawe uremeranya na @semerera2 ?
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🔴 Mu kiganiro FOCODE yabateguriye turaza kugaruka bibazo vy'abasoda b'Uburundi bari kugwana muri RDC. Ubu nabwo ni ubundi bucakara tuza kuvugako. Uretse kugurishwa, abasoda b'Uburundi barapfa imiryango ntibimenyeshwe. Abagize Imana bakabimenyeshwa nabo, hari abategekwa kutagandara. Nko mu ntambara yabaye mu ndwi yahera ahitwa Rugezi, hari abasoda benshi bahasize ubuzima, ariko imiryango myinshi yarabihishijwe. Amakuru dukura muri Etat-major ya FDNB i Bujumbura avuga ko umuryango wa Capitaine Sylvestre Barutwanayo wamenyeshejwe ko yaguye ku rugamba, ariko utegekwa kutagandara. Uwo muryango wamenyeshejwe ko ata kiziga uzobona. Umuryango wa S/Lieutenant Désiré Nnunzimana wo ntaco wigeze ubwirwa. Turababwira uko basirikare bavuga iyi ntambara ya Rugezi, impamvu babona baguma batsindwa ku rugamba n'imyidogo idasanzwe bafise. Baguma bashimika ko baguzwe ku nyungu za Ndayishimiye n'abatwara igisoda. Turagaruka ku ntwazangabo zibiri ziherutse gutahanwa inyuma y'ukwezi bari bamaze bapfungiwe muri RDC. Turababwira ibinyoma vyakwiragijwe na Général Baratuza hamwe n'ivyakurikuye kuva batahanywe. Nkuko vyama mu biganiro vya FOCODE, haraza gutangwa amakuru atari make abarundi batazi. 🔴 Ikiganiro muracumva guhera isaha icumi na zibiri (18h) ku mihora ya FOCODE.
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This Kenyan vs South African twar will be for the ages 😂😭 Messing with Kenyans you must be ready and strong enough …especially this guy he will never forget this post.😭😂
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Abanyagihugu b’i Ngozi baritabariza ko babangamiwe n’imbonerakure zibakubita kurya bakubita inka ! Iyo Abarundi bariko baravuga ico bakize igihe bikukira, icambere bavuga ni ikimoko bakubitwa ku ntwaro y'ababiligi. Abakiri bato bashobora kuba badatahura gukubitwa ikimoko. Ku ntwaro y'ubukoloni, Abarundi hari ivyo bategerezwa gushikana ku bazungu (amagi, amasoro,...) hakaba n’ibikorwa bategekwa gukora ku nguvu. Iyo hari abatubahiriza ayo mategeko, ababiligi baza ku rugo bagafata serugo akaryama hasi, umuryango n’ababanyi barorera, maze serugo agakubitwa n’abakarani. Yarakubitwa bimwe biteye ubwoba, hakoreshejwe inkoni bavuga ko yoba yakorwa mu rusato, ariyo bita ikimoko. None iyi ntwaro yazanye insorensore ataco zibanga, zikubita abavyeyi, zinjira mu mazu y'abantu zikabahuragura amahiri, itandukaniye hehe n’intwaro y'abakoloni ? Prezida Ndayishimiye akiza ku butegetsi yaratanze agahengwe amezi abiri, arakuraho amabi yose akorwa n’imbonerakure mu Burundi. Ntibwakeye kabiri ziba zirasubiriye kwiha inkumbi. Aho i Ngozi hoho, imbonerakure ziramaze no kunyuruza abantu batari bake baraburwa irengero ryabo. Ni nde azotabara Abarundi akabakurako bano bakoloni bashasha ? @GeneralNeva @NtareHouse , @KwaNtare , @BurundiGov , @MininterInfosBi , @Burundi_Police , @nshingamateka @Burundi_senat
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Scandale des marchés de Mukaza : le conseil communal se réunit aujourd’hui, qui justifiera les milliards ? #FocodeMagazine | 06 octobre 2026 Ce 6 octobre, le conseil communal de Mukaza examine l’exécution budgétaire et le compte administratif. Cette réunion intervient alors qu’une commission a relevé des pièces non présentées, des incohérences et des pratiques contestées dans la gestion des marchés. Les citoyens qui financent ces dépenses attendent des explications, mais aussi des décisions dont ils pourront connaître les résultats. Pour une famille qui peine à payer les soins, les frais scolaires ou les dépenses alimentaires, l’impôt représente un effort réel. Lorsque les prélèvements augmentent, cet effort devient plus difficile à supporter. Il est donc légitime de se demander ce que l’argent versé apporte à la collectivité. Les citoyens contribuent pour que des services fonctionnent, que des équipements soient construits et que leurs conditions de vie s’améliorent. Ils ont besoin de savoir que leurs ressources sont utilisées avec soin et que les investissements répondent à leurs besoins. C’est en cela que la chose publique mérite un respect particulier : elle repose sur l’effort de tous, y compris de ceux qui disposent de très peu. 🔴Du rapport aux décisions À Mukaza, cette exigence prend aujourd’hui une forme concrète. Le 17 août 2026, Espérance Ngerageze, présidente du conseil communal, a désigné une commission ad hoc chargée de vérifier les activités de l’exercice 2025-2026. Elle lui a accordé deux semaines pour rendre rapport. Présidée par Justine Nisubire, la commission a signé ses conclusions le 28 août, onze jours plus tard. Son rapport, dont #FocodeMagazine est en possession, relève des pièces non présentées, des incohérences et des pratiques administratives contestées. Il recommande d’établir les responsabilités et de prendre les mesures appropriées, dans le respect des xn--procdures-e4a.La question est donc de savoir quelles suites ont été données à ce travail. La convocation, qui fixe la réunion à 8 h 30 au CAMEL Hôtel de Bwiza, ne mentionne pas explicitement l’examen du rapport. Celui-ci pourrait toutefois être abordé dans les rubriques financières ou avoir déjà été discuté. Dans les deux cas, il serait utile que le conseil précise les réponses reçues, les décisions prises et les points restant à clarifier. Une vérification trouve sa portée lorsque ses conclusions permettent de corriger les erreurs et d’améliorer la gestion. 🔴Comprendre ce qui a été payé Plusieurs dossiers appellent ainsi des explications précises. Pour l’achèvement des bureaux communaux, 3 986 784 875 FBu ont été engagés après des travaux antérieurs de 707 730 975 FBu. Comme les prestations diffèrent, cet écart ne suffit pas à démontrer une surfacturation. Il rend cependant nécessaire l’examen des devis, des quantités et des prix. Le rapport mentionne également 2 183 080 940 FBu décaissés. Quelles prestations avaient été réalisées et vérifiées avant ces paiements ? Quels documents en attestent ? Le pont de Mukombe, attribué de gré à gré pour 484 935 544 FBu, pose une autre question. Selon la commission, le conseil a été sollicité après le commencement des travaux. Si cette chronologie est confirmée, les élus pourraient préciser qui a autorisé le chantier et quelle possibilité de décision leur restait. À Gitongo, un paiement présenté comme représentant 80 % correspond à 60 % du marché. Le rapprochement des pièces originales devrait permettre d’expliquer cet écart et de le corriger. Enfin, le poste de soins de Buyenzi, les trois classes de l’école Mutanga Sud et la clôture de l’ECOFO Gitongo appellent des précisions sur leur réalisation et leur éventuel financement. Au-delà de ces projets, les irrégularités de procédure relevées par la commission dans plusieurs marchés méritent également des explications : comment les prestataires ont-ils été choisis, quelles autorisations ont été obtenues et quels contrôles ont été exercés ? Ces observations révèlent de sérieuses faiblesses dans la gestion des marchés, le respect des procédures et le suivi des chantiers. Elles appellent des réponses documentées, des mesures correctives et un suivi rigoureux de la part du conseil communal. 🔴Rendre compte à ceux que l’on représente Les élus sont les yeux, les oreilles et la voix des citoyens qui leur ont fait confiance. Ils peuvent consulter les dossiers, demander des explications et porter les préoccupations de la population dans les décisions communales. Leur rôle de représentation donne tout son sens à ce contrôle. L’administration dirigée par Aline Bigirimana doit pouvoir présenter ses justifications. Il appartient ensuite au conseil de les examiner, de consigner ses conclusions et de prévoir les démarches nécessaires pour les questions non résolues. Mais ce travail ne devrait pas rester dans la salle de réunion. Après la séance, un compte rendu accessible permettrait aux citoyens de savoir ce qui a été examiné, quelles réponses ont été obtenues et quelles mesures ont été retenues. Ainsi, chacun pourrait apprécier à la fois la gestion de l’administration et le travail de ses représentants. C’est cette possibilité de comprendre et de vérifier qui donne un contenu réel à la redevabilité. Aujourd’hui, le conseil communal de Mukaza a l’occasion de répondre à une attente simple : montrer comment l’argent collectif est utilisé et comment les difficultés constatées seront traitées. La confiance se renforcera à mesure que ces réponses deviendront claires, publiques et vérifiables. #FocodeMagazine — Les faits au-delà des discours La Rédaction @GeneralNeva @NtareHouse , @KwaNtare @BurundiGov @FinancesBdi , @MininterInfosBi , @Bujaprov2025 , @CommuneMukaza25 , @ArmpBenin , @ParcemBurundi , @anticorruption , @nshingamateka , @Burundi_senat
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#Mbariza : Uyu munyagihugu ikibazo ciwe acerekeza comiseri mukuru arongoye igisata OBUHA Msc. Arch. Dieudonné NKUNZIMANA eka ndetse n'ubushikiranganji ico gisata gikukira .Agira ati : "Ndabaramukije mwebwe murazwa ishinga nuko mu Burundi amategeko yubahirizwa. Mwebwe ijwi ryanyu rishika kure nagire ndabasabe mumbarize:"Ikibazo ca Tenga - Gahwama c'uko Reta iriko isaba abantu ngo bapime amatongo ngo bahace amabarabara ikongera igasaba n'impapuro ziranga ayo matongo. Hariho abantu benshi cane barenga amajana ane,haheze imyaka irenga ine igisata ca Reta ARB (Agence Routière du Burundi) catse impapuro ngo bazopima babanze barabe igice c'itongo risigaye mu gihe bari bahejeje gutangura guca ibarabara ritanabandanije.None abo bantu bariko basabwa impapuro zifiswe na ARB bazokwerekana iki?Ikindi mwombariza: mbega inshumbusho ku bakozweko n'iryo barabara izoboneka ryari ko twarindiriye amaso agahera mu nzira?" ..................... 🔴Menya neza : Umurongo #Mbariza n'uburyo bushasha Focode ihaye abanyagihugu badafise aho bavugira kugira bashobore kubaza abategetsi babijejwe ibibazo bibabakiye bakoresheje ubutumwa bugufi . #FocodeAmplificateur de la #VoixCitoyenne . Musomyi iki kibazo cerekeye ARB nawe hari ico woba ikiziko ? Dusangize intahe yawe muri komanteri . 🔴Mushobora kuduha ibibazo vyanyu muciye mu buryo bwa whatsap : +32 465 730 224 . @GeneralNeva , @NtareHouse , @KwaNtare , @BurundiGov , @obuhaoffice , @MielsBurundi , @nshingamateka , @Burundi_senat
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#Burundi : Transferts mobiles : un citoyen interpelle le ministre des Finances Alain Ndikumana #FocodeMagazine | 30 mai 2026 À l’heure où le Burundi dit vouloir accélérer sa transition vers l’économie numérique, une limitation imposée aux usagers des services de mobile money suscite incompréhension et frustration. Selon un citoyen qui interpelle le ministre Alain Ndikumana, l’impossibilité de recevoir plus de trois dépôts par jour sur certains services de transfert d’argent freine les commerçants, complique l’entraide sociale et décourage l’usage des paiements électroniques. Une restriction jugée paradoxale dans un pays qui ambitionne de réduire la dépendance au cash et de moderniser ses services financiers. Alors que le Burundi affiche son ambition d’avancer vers une économie davantage numérisée, une préoccupation revient avec insistance chez plusieurs usagers des services de paiement mobile : la limitation du nombre de dépôts pouvant être reçus par une même personne au cours d’une journée. Dans une interpellation adressée au ministre en charge du développement numérique, Alain Ndikumana, un citoyen s’étonne de cette mesure qu’il juge difficilement compréhensible dans un contexte où les paiements électroniques devraient, au contraire, être encouragés. Selon lui, il serait aujourd’hui impossible, notamment sur Lumicash, de recevoir plus de trois dépôts par jour. Une restriction qui, d’après ses informations, concernerait également d’autres services comme Bancobu E-noti. « À ma connaissance, le Burundi est le seul pays où une telle limite existe pour les transferts d’argent par téléphone », fait-il remarquer. Pour ce citoyen, cette situation constitue un véritable frein à l’usage des services financiers numériques. Il cite, entre autres, les familles qui organisent des cérémonies et qui peinent à recevoir les contributions de proches ou d’amis, les commerçants qui ne peuvent pas encaisser librement les paiements de clients éloignés, ou encore les personnes touchées par un malheur et que des bienfaiteurs souhaitent assister rapidement. Cette limitation, poursuit-il, complique aussi la vie des associations, des Églises et des formations politiques qui pourraient utiliser ces canaux pour mobiliser des contributions auprès de leurs membres ou sympathisants. « Tout cela devient inutilement difficile alors que ces outils devraient faciliter la vie des citoyens », a-t-il ajouté. L’auteur de l’interpellation estime que cette pratique va à contre-courant de l’évolution observée dans la région. Dans plusieurs pays voisins, les politiques publiques tendent plutôt à réduire l’usage du cash au profit des transactions électroniques, considérées comme plus rapides, plus traçables et plus adaptées aux réalités économiques actuelles. Il rappelle que cette question n’est pas nouvelle. Elle aurait déjà été soulevée à plusieurs reprises lorsque le secteur était encore sous la responsabilité de l’ancienne ministre Léocadie Ndacayisaba, sans qu’une solution ne soit apportée. Aujourd’hui, il invite le ministre Alain Ndikumana à se saisir du dossier. Le citoyen reconnaît cependant au ministre un discours volontariste sur les enjeux du développement et de l’économie numérique. Mais il estime que cette volonté devrait se traduire par des mesures concrètes, capables d’améliorer le quotidien des Burundais. « Lever cette restriction serait une avancée dont beaucoup se souviendraient », a-t-il insisté. La question posée dépasse ainsi le simple désagrément technique. Elle touche à l’accès aux services financiers, à la modernisation de l’économie, mais aussi à la capacité des autorités à accompagner les usages numériques au lieu de les freiner. Reste à savoir si le ministère concerné, les opérateurs de mobile money et les institutions financières apporteront des explications sur les raisons de cette limitation, ou si des mesures seront envisagées pour l’assouplir. Pour de nombreux usagers, l’enjeu est clair : permettre aux outils numériques de jouer pleinement leur rôle dans la vie économique et sociale du pays. #Mbariza #FocodeMagazine | 30 mai 2026 @GeneralNeva , @KwaNtare , @NtareHouse , @BurundiGov , @FinancesBdi , @BankiNkuru , @nshingamateka , @MinCoMedia , @Burundi_senat
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#Burundi : Après la rencontre du 15 mai avec le président Ndayishimiye, 5 partis de l'opposition réclament des actes #FocodeMagazine | 20 mai 2026 Les partis d’opposition signataires — l’UPRONA, le Sahwanya FRODEBU, le CODEBU, le CDP et le CNL dirigé par Nestor Girukwishaka — saluent l’initiative du président de la République d’avoir organisé, le 15 mai 2026, une séance d’échanges sur les élections de 2025. Mais ils jugent les réponses insuffisantes et réclament des garanties concrètes avant 2027. Un pas a été franchi. Mais la confiance, elle, n’est pas revenue. Dans un communiqué conjoint publié à Bujumbura en début de cette semaine, les mêmes partis d’opposition qui avaient signé la déclaration du 8 mai — l’UPRONA, le Sahwanya FRODEBU, le CODEBU, le CDP et le CNL dirigé par Nestor Girukwishaka — disent saluer l’initiative du chef de l’État. Celui-ci a, selon eux, répondu favorablement à leur préoccupation en organisant une rencontre avec les partenaires électoraux sur le processus de 2025. Cette séance a permis d’aborder « de manière ouverte » plusieurs questions liées aux irrégularités et dysfonctionnements relevés lors des élections de 2025, ont-ils précisé. Mais derrière cette ouverture, le malaise demeure. Les partis signataires affirment avoir présenté dix-huit recommandations destinées à renforcer la transparence, la crédibilité et la confiance dans le processus électoral. Toutefois, les réponses obtenues n’ont pas été jugées satisfaisantes. Ils citent notamment les textes de loi à revoir, les imperfections du code électoral et les instruments électoraux qui, selon eux, « ne protègent en rien l’électeur ». Ils mettent aussi en cause la composition de la Cour constitutionnelle, qu’ils jugent ni équilibrée ni consensuelle pour garantir la neutralité des décisions, ont-ils fait savoir. Au centre de la défiance : la @CeniBurundi . Encore elle. L’UPRONA, le Sahwanya FRODEBU, le CODEBU, le CDP et le CNL dirigé par Nestor Girukwishaka réclament la restructuration de la Commission électorale nationale indépendante et de ses démembrements, afin qu’ils deviennent « représentatifs et inclusifs ». En clair, ces partis veulent une administration électorale qui serve le pays, et non le parti au pouvoir, ont-ils insisté. Cette exigence prolonge la déclaration du 8 mai. Les mêmes formations avaient alors annoncé qu’elles ne participeraient plus aux réunions convoquées par la CENI, faute de dialogue inclusif. Après la rencontre du 15 mai, elles ne ferment plus la porte. Mais elles préviennent : discuter ne suffit pas. Il faut des résultats. Autre grief majeur : aucun communiqué final n’aurait été publié à l’issue du dialogue du 15 mai. Pour les cinq partis d’opposition, ce n’est pas un détail. Sans document officiel, les points consensuels risquent de rester dans le flou et de ne pas être mis en œuvre. C’est pourquoi ils demandent la mise en place d’un « mécanisme clair de suivi et d’application des recommandations issues des discussions », afin de garantir l’effectivité des engagements pris par les différentes parties. Ils souhaitent également qu’un communiqué conjoint retrace les principaux points d’accord, ont-ils recommandé. Les signataires souhaitent par ailleurs que les prochaines rencontres se déroulent dans un cadre plus propice à des échanges constructifs. Ils dénoncent la présence d’une certaine société civile qu’ils qualifient de mal intentionnée, accusée selon eux de dénigrer et d’insulter les partis politiques. Le message est clair : le dialogue électoral doit réunir les véritables parties prenantes, pas devenir une tribune de diversion. Le communiqué évoque enfin le comportement de certains jeunes du parti au pouvoir, accusés de s’arroger le droit d’intimider et de traquer des militants de l’opposition. Là encore, l’enjeu dépasse les textes. Une élection crédible ne se construit pas seulement dans les lois, mais aussi sur le terrain, là où les partis doivent pouvoir agir sans peur. À une année seulement de la présidentielle de 2027, l’UPRONA, le Sahwanya FRODEBU, le CODEBU, le CDP et le CNL dirigé par Nestor Girukwishaka posent donc leurs conditions : une CENI restructurée, un code électoral corrigé, une Cour constitutionnelle plus consensuelle, des électeurs et mandataires protégés, la fin des intimidations et un suivi écrit des engagements. Le pouvoir a ouvert une porte le 15 mai. Les partis d’opposition disent vouloir continuer le dialogue, guidés par un « esprit de responsabilité » et leur attachement à la stabilité du pays. Mais ils refusent un dialogue de façade. Cette fois, préviennent-ils en substance, les paroles devront être suivies d’actes. #Elections2027 #EspaceCivique #CENI #FocodeMagazine | La Rédaction 📸photos de la @RTNBurundi
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CENI : Thierry Kitamoya, un remplacement qui ravive les zones d’ombre autour de la mort de Gabby Bugaga #FocodeMagazine | 20 mai 2026 Thierry Kitamoya fait son entrée à la @CeniBurundi comme commissaire chargé de la logistique et des approvisionnements. Il remplace feu Gabby Bugaga, récemment tué dans des circonstances encore entourées d’interrogations. Derrière cette nomination validée par le Sénat, un poste hautement stratégique, des marchés électoraux très convoités et une question qui dérange : pourquoi l’ancien ministre n’a-t-il été remplacé à la CENI qu’après sa mort ? Le Sénat a validé hier 19 mai 2026, à la demande du président Évariste Ndayishimiye, la nomination de Thierry Kitamoya comme commissaire de la Commission électorale nationale indépendante, CENI, chargé de la logistique et des approvisionnements. Il succède à feu Gabby Bugaga, récemment assassiné. À première vue, il s’agit d’un simple remplacement institutionnel. Mais au Burundi, certains postes ne sont jamais anodins. Et celui de la logistique à la CENI l’est encore moins. Il touche aux bulletins de vote, aux documents électoraux, aux équipements, aux transports, aux marchés publics et à toutes ces dépenses qui accompagnent les périodes électorales. D’où une première question : pourquoi Gabby Bugaga n’avait-il pas été remplacé lorsqu’il avait été nommé ministre en août 2025 ? Pourquoi fallait-il attendre sa mort pour pourvoir officiellement ce poste ? Silence radio. 🔴Kitamoya, un ancien de la RTNB dans les rouages du pouvoir Thierry Kitamoya est un visage connu. Ou plutôt, une voix familière. Pendant des années, il a marqué les journaux parlés de la RTNB. Durant le troisième mandat de Pierre Nkurunziza, il était aussi souvent aux commandes de ces émissions publiques où le chef de l’État répondait aux questions des journalistes et des citoyens par téléphone. En 2018, il est nommé assistant du ministre chargé de la Communication et des médias. Il gardera ce poste sous plusieurs ministres, avant d’en être écarté à l’arrivée de Gabby Bugaga. Direction ensuite la RTNB, où il devient conseiller du directeur général. Derrière ce parcours se lit une trajectoire devenue classique sous le CNDD-FDD : celle de journalistes de la RTNB progressivement absorbés par l’appareil politico-administratif. Selon plusieurs sources, Thierry Kitamoya, Channel Sabimbona et Gabby Bugaga font partie de ces professionnels des médias que le parti au pouvoir aurait approchés dès les premières années de Pierre Nkurunziza. Ils ne sont pas les seuls. Mais leur ascension raconte beaucoup. Elle raconte la lente transformation de la RTNB, jadis capable, par moments, de faire entendre des voix plus autonomes, en un média largement aligné sur le pouvoir. Aujourd’hui, pour ses détracteurs, la RTNB ne se distingue plus vraiment des organes assumés de propagande. 🔴Une carte de la CENI près du corps : hasard ou message ? La nomination de Thierry Kitamoya remet aussi sur la table une énigme troublante : la carte de la CENI retrouvée près du corps de Gabby Bugaga. Pourquoi cette carte-là ? Pourquoi mettre en avant son statut de commissaire de la CENI, alors qu’il était aussi ministre ? Le détail peut paraître anodin. Il ne l’est pas forcément. Le matin de sa mort, les premières informations parlaient d’un corps retrouvé dans un véhicule, dans les marais de Rubirizi. Une version d’accident avait d’abord circulé. Mais très vite, l’identité de Gabby Bugaga est évoquée, notamment à cause d’une carte de la CENI retrouvée sur les lieux. Autre élément qui continue d’alimenter les soupçons : les photos du corps diffusées sur plusieurs plateformes se ressemblaient étrangement. Même angle. Même côté du visage. Même mise en scène apparente. Comme si l’information, les images et le récit initial provenaient d’un même circuit. Une question demeure : pourquoi l’autre côté du visage n’a-t-il jamais été clairement montré ? S’il s’agissait de simples images prises par des passants, pourquoi personne n’a-t-il photographié l’autre côté ? Des sources confidentielles affirment que cette partie du visage aurait porté les traces d’un tir. Lors des funérailles, le visage de l’ancien ministre aurait été couvert, ce qui a davantage nourri les interrogations. Rien de tout cela ne peut remplacer une enquête. Mais l’absence de réponses officielles crédibles laisse prospérer les doutes. 🔴Derrière la CENI, les marchés Le poste confié à Thierry Kitamoya est loin d’être décoratif. À la CENI, la logistique et les approvisionnements constituent un centre névralgique. C’est là que passent les besoins matériels des élections : bulletins de vote, urnes, documents, imprimés, matériel informatique, véhicules, carburant, équipements divers. Autrement dit, c’est là que se jouent les marchés. Dans le Burundi actuel, l’enjeu électoral n’est pas seulement politique. Beaucoup considèrent que l’issue des scrutins est déjà connue d’avance. Le vrai suspense serait ailleurs : dans les chiffres qui seront proclamés, mais aussi dans la répartition des marchés liés à l’organisation des élections. Qui imprimera les bulletins ? Qui fournira les documents électoraux ? Qui transportera le matériel ? Qui décrochera les contrats ? Qui, au final, profitera des milliards mobilisés autour des scrutins ? Ces questions dérangent. Mais elles sont au cœur du dossier. 🔴Une bataille interne plus qu’un duel pouvoir-opposition ? La CENI est souvent présentée comme l’arène de confrontation entre le pouvoir et l’opposition. Cette lecture est incomplète. Derrière l’institution électorale se joue aussi une compétition interne au pouvoir. Une lutte entre réseaux, entre parrains, entre groupes d’intérêts. Selon certaines sources, feu Gabby Bugaga défendait, dans les marchés de la CENI, les intérêts du CNDD-FDD et ceux de Révérien Ndikuriyo. L’arrivée de Thierry Kitamoya pose donc une question simple, mais lourde : de quel réseau sera-t-il l’homme ? Sera-t-il un technicien chargé de garantir la logistique électorale ? Un fidèle du système ? Un représentant d’un clan ? Ou un nouvel arbitre dans la bataille des marchés ? Pour l’heure, la nomination est actée. Mais elle ne ferme aucun dossier. Elle en ouvre même plusieurs. 🔴Beaucoup de questions, très peu de réponses La mort de Gabby Bugaga reste entourée de zones d’ombre. Sa carte de la CENI retrouvée près du corps intrigue toujours. Son remplacement tardif interroge. Le poste qu’il occupait, désormais confié à Thierry Kitamoya, est trop sensible pour être traité comme une simple formalité administrative. Dans un pays où les élections mobilisent d’importants moyens financiers, la logistique électorale n’est jamais neutre. Elle est politique. Elle est économique. Elle est stratégique. La question est donc posée : Thierry Kitamoya arrive-t-il à la CENI pour gérer des bulletins de vote, ou pour tenir une clé dans la grande bataille des marchés électoraux ? #FocodeMagazine | La Rédaction
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Affaire des lapins et OBUHA : la colère présidentielle débouchera-t-elle enfin sur des comptes ? #FocodeMagazine | 20 mai 2026 Le couperet est tombé à l’OBUHA. Quelques heures après la colère noire du chef de l’État sur le chantier du centre naisseur de lapins de Karusi, le lieutenant-colonel ingénieur Léonidas Nibigira a été débarqué de la tête de cet office public. Il cède son fauteuil à Msc Arch. Dieudonné Nkunzimana. Mais cette décision, aussi spectaculaire soit-elle, ne dissipe pas les interrogations. Que sont devenus les milliards déjà engloutis dans ce chantier ? Qui répondra des retards ? Et surtout, où en est le vaste programme national de vulgarisation de l’élevage cunicole, crédité de près de 300 milliards de francs burundais ? Autant de questions qui attendent plus qu’un limogeage : des réponses. Le ton était celui des grands jours de colère présidentielle. À Karusi, devant le chantier inachevé du centre naisseur de lapins, le président Évariste Ndayishimiye n’a pas pris de gants. Visiblement irrité par l’état d’avancement des travaux, le chef de l’État s’en est pris frontalement au commissaire général de l’OBUHA, le lieutenant-colonel ingénieur Léonidas Nibigira. Les mots ont claqué. Durs. Sans détour. « Ce ne sont là que des manœuvres destinées à manger l’argent. Bon, que je ne vous entende plus ! Monsieur le ministre, nous vous le demandons : que l’OBUHA s’en aille ! Je ne veux plus vous entendre ! Quelle bêtise ! Croyez-vous que le pays est fait pour être pillé ? Vous ne savez que consommer, rien d’autre ! » Dans la bouche d’un chef de l’État, ces propos ne relèvent pas d’une simple réprimande administrative. Ils sonnent comme une accusation. Une accusation de mauvaise gestion, voire de prédation des deniers publics. 🔴Le chantier de Karusi, symbole d’un malaise Trois ans après son lancement, le chantier du centre naisseur de lapins de Karusi donne encore l’image d’un projet qui piétine. Selon les informations évoquées, près de deux milliards et demi de francs burundais auraient déjà été décaissés par la présidence de la République. Et pourtant, sur le terrain, même les murs ne seraient pas encore achevés. C’est ce contraste qui a fait sortir le président de ses gonds : beaucoup d’argent consommé, peu de résultats visibles. Une équation connue dans bien des projets publics au Burundi, mais rarement exposée avec autant de brutalité par le sommet de l’État. Sur place, le chef de l’État a tranché : l’OBUHA est écarté du chantier. Il a même annoncé qu’il ferait venir lui-même des ouvriers pour poursuivre les travaux. Une décision qui en dit long sur la perte de confiance envers l’office chargé des constructions publiques. Restait alors une question : après une telle sortie, Léonidas Nibigira pouvait-il encore rester à son poste ? La réponse est tombée juste le lendemain. 🔴L’OBUHA change de patron Par décret présidentiel rendu public dans la soirée du 19 mai 2026, le lieutenant-colonel ingénieur Léonidas Nibigira a été relevé de ses fonctions. À sa place, le président Ndayishimiye a nommé Msc Arch. Dieudonné Nkunzimana au poste de commissaire général de l’OBUHA. Le limogeage était attendu. Il est désormais acté. Mais il ne clôt pas le dossier. Car la question de fond demeure : s’agit-il d’une simple sanction administrative ou du début d’une véritable reddition des comptes ? Le désormais ex-commissaire général sera-t-il entendu ? Des responsabilités seront-elles établies ? La justice sera-t-elle saisie ? Dans une affaire où le président lui-même parle de pillage du pays, l’opinion attend autre chose qu’un changement de visage à la tête d’un office public. 🔴Un air de déjà-vu Ce n’est pas la première fois que le président Ndayishimiye sermonne publiquement des responsables accusés de mauvaise gestion. Depuis son arrivée au pouvoir, ces scènes sont devenues presque familières : un chef de l’État en colère, des responsables tancés devant les caméras, des promesses de sanctions, puis, souvent, un silence qui s’installe. Les Burundais ont encore en mémoire l’affaire du barrage de Mpanda. En octobre 2021, le président avait donné deux semaines pour identifier et arrêter les auteurs présumés du détournement de 54 milliards de francs burundais destinés à la construction de cet ouvrage. Plusieurs années plus tard, les citoyens attendent toujours de connaître les véritables suites de ce dossier. D’où cette interrogation qui revient avec insistance : Karusi connaîtra-t-il le même sort ? Une colère présidentielle très médiatisée, un responsable sacrifié, puis plus rien ? Le risque est là. Et il est politique. 🔴Les lapins, les milliards et le silence des chiffres L’affaire de Karusi dépasse largement le chantier de l’OBUHA. Elle remet sur la table tout le programme national de vulgarisation de l’élevage de lapins. Ce projet, présenté comme un levier de développement et de lutte contre la pauvreté, devait toucher l’ensemble du pays. Selon les montants avancés, près de 300 milliards de francs burundais auraient été prévus dans le budget 2023-2024 pour sa mise en œuvre. Mais là encore, les questions s’accumulent. Pourquoi ces fonds auraient-ils été logés à la présidence de la République, et non au ministère ayant l’élevage dans ses attributions ? Pourquoi un projet technique, relevant normalement d’un ministère sectoriel, se retrouve-t-il piloté depuis le sommet de l’exécutif ? Est-ce un choix d’efficacité ? Un manque de confiance envers les ministères ? Ou une manière de garder la main sur une enveloppe financière aussi importante ? Sur les collines, les bénéficiaires attendent toujours. Où sont les lapins annoncés ? Où sont les centres de multiplication ? Où sont les rapports d’exécution ? Où sont les résultats ? À ce stade, le silence des chiffres devient presque aussi préoccupant que le retard des travaux. 🔴Un audit annoncé, mais jusqu’où ? À Karusi, le président Ndayishimiye a annoncé un audit sur les fonds confiés à l’OBUHA pour la construction du centre naisseur. L’initiative peut être saluée. Mais elle ne suffira pas si elle se limite au seul chantier de Karusi. Ce qu’il faut, c’est un audit plus large. Un audit indépendant. Un audit capable de retracer l’ensemble des fonds affectés au programme cunicole : les montants engagés, les décaissements effectués, les prestataires impliqués, les marchés attribués, les travaux réalisés et les résultats obtenus. Car une chose est de dénoncer publiquement les dérives. Une autre est d’ouvrir les livres de comptes. Les Burundais ont droit à une réponse simple : où est passé l’argent ? A-t-il été conservé sur des comptes de la présidence ? A-t-il été réaffecté à d’autres projets ? L’Assemblée nationale en a-t-elle été informée ? Une partie a-t-elle été détournée ? Et si oui, par qui ? Ces questions ne relèvent pas de la polémique. Elles relèvent de la redevabilité. 🔴Le vrai test de la bonne gouvernance Le limogeage de Léonidas Nibigira constitue un signal. Mais un signal n’est pas une politique. Et un décret de remplacement ne vaut pas justice. Si l’exécutif veut convaincre, il devra aller plus loin : rendre publics les résultats de l’audit, saisir les organes compétents, établir les responsabilités et sanctionner, sans protection ni calcul politique, ceux qui auraient failli. Autrement, cette affaire rejoindra la longue liste des dossiers qui ont enflammé l’opinion avant de disparaître dans les tiroirs de l’administration. Le président Ndayishimiye aime répéter que les deniers publics ne doivent pas être confondus avec un bien privé. À Karusi, il l’a dit avec force. Reste maintenant à le démontrer par des actes. Car, dans un pays où les besoins sont immenses, où les ménages peinent à joindre les deux bouts, où les infrastructures manquent, où les services publics restent sous pression, chaque milliard compte. Chaque franc public doit être justifié. Le dossier des lapins est peut-être devenu embarrassant. Mais il offre aussi une occasion : celle de montrer que les promesses de bonne gouvernance peuvent dépasser le stade des discours. Comme le disent les anciens, « la clarté vient d’en haut et se répand dans tout le pays ». Encore faut-il que, cette fois, la lumière ne s’arrête pas aux portes de l’OBUHA. #FocodeMagazine | La Rédaction
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Les statistiques, dans leur implacable froideurs, sont sans équivoques sur « la santé » du #Burundi dans tous les domaines de la gouvernance … mais non j’allais oublié, « tous ceux qui publient ces chiffres catastrophiques sont les +ennemis+ de notre Burundi, ni babandi (…) » !
Willy Nyamitwe, acte II : quand le récit de stabilité se brise sur les chiffres #FocodeMagazine | 13 mai 2026 Dans sa nouvelle réplique, Willy Nyamitwe convoque 2027, la souveraineté, la paix et la stabilité. Mais il laisse entières les questions qui fâchent : libertés publiques verrouillées, presse sous pression, défenseurs en exil, réfugiés hésitants, détenus oubliés, disparitions forcées, impunité structurelle et peur devenue mode de gouvernance. Willy Nyamitwe répond encore. Mais il ne répond toujours pas. Il parle de « détracteurs », de « sponsors », de « pêcheurs en eaux troubles ». Il annonce déjà 2027 comme une ligne de front. La manœuvre est classique : déplacer le débat des faits vers les intentions, des victimes vers les messagers, des responsabilités vers les soupçons. Ainsi, la critique devient complot. L’alerte devient manœuvre. Le défenseur des droits humains devient adversaire du pays. Mais les chiffres, eux, ne tremblent pas. Freedom House classe le Burundi « non libre », avec 15/100 en 2025. CIVICUS Monitor le place parmi les espaces civiques « fermés », avec 12/100. Reporters sans frontières le classe 119ᵉ sur 180 en 2026. Transparency International lui attribue 17/100 dans l’indice de perception de la corruption. L’Index of Economic Freedom classe son économie 170ᵉ mondiale, avec 40,2/100, dans la catégorie « réprimée ». Ces indices ne remplacent pas la réalité burundaise. Ils la reflètent. Ils disent un pays où l’espace civique respire mal, où la presse avance avec prudence, où la justice inspire peu de confiance, où la corruption pèse sur les droits, où l’économie reste corsetée par l’opacité, les pénuries, l’arbitraire et la peur. Human Rights Watch et Amnesty International décrivent le même paysage : restrictions contre la société civile, pressions sur les médias indépendants, arrestations arbitraires, disparitions forcées, conditions carcérales dures, répression de la dissidence pacifique et impunité persistante. Le Rapporteur spécial des Nations unies sur le Burundi demeure saisi parce que ces inquiétudes ne sont ni imaginaires ni anecdotiques. Elles sont documentées. Voilà le dossier que Willy Nyamitwe ne démonte pas. Il préfère parler de stabilité. Mais quelle stabilité ? Celle du citoyen qui parle librement ou celle du citoyen qui baisse la voix ? Celle du journaliste qui enquête ou celle du journaliste qui calcule ? Celle du réfugié qui rentre par confiance ou celle de l’exilé qui attend encore des garanties ? Une paix qui repose sur le silence n’est pas une paix. C’est une peur bien administrée. Il invoque 2015. Mais cette crise n’est pas née du FOCODE, ni des journalistes, ni des défenseurs des droits humains. Elle prend racine dans la volonté de Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat, malgré la contestation constitutionnelle et l’esprit de l’Accord d’Arusha. La Cour de justice de la Communauté d’Afrique de l’Est a, plus tard, rappelé l’illégalité de cette démarche. Faire porter aux organisations de défense des droits humains les dommages de 2015 relève donc d’une inversion des responsabilités. Ceux qui alertent sur une rupture du droit ne sont pas les auteurs de la crise. Ceux qui documentent les violations ne sont pas responsables des violations. Ceux qui réclament justice ne deviennent pas des citoyens de seconde zone parce qu’ils refusent l’oubli. Personne ne demande d’effacer les responsabilités individuelles. Au contraire. C’est parce que 2015 a laissé des morts, des exilés, des familles brisées et des mémoires blessées qu’une justice indépendante devrait établir les faits, identifier les auteurs et rendre à toutes les victimes leur dignité. On ne réconcilie pas un pays en confisquant son histoire. À l’approche de 2027, les garanties démocratiques ne se proclament pas. Elles se voient : presse libre, opposition protégée, société civile réhabilitée, justice indépendante, libération des détenus acquittés ou ayant purgé leur peine, retour volontaire et sécurisé des réfugiés, lutte réelle contre la corruption, fin de l’intimidation comme langage politique. Le Burundi n’est pas un gouvernement. Il n’est pas un parti. Il n’est pas un appareil sécuritaire. Le Burundi, ce sont aussi ces journalistes prudents, ces défenseurs en exil, ces familles sans nouvelles des leurs, ces prisonniers oubliés, ces réfugiés inquiets, ces citoyens qui parlent bas parce qu’ils savent que la parole peut coûter cher. À Banjul, Gitega célèbre les droits humains. Au Burundi, ceux qui les réclament restent suspects. @willynyamitwe peut encore hausser le ton. Les faits, eux, restent assis. Et ils attendent toujours une réponse. #FocodeMagazine | La Rédaction
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🔴 Abavuga ikibazo c'igitoro n'ukubura uko biyunguruza, Ndayishimiye arabafitiye inyishu : "Zirya embouteillages mbona mu gisagara, irya miduga inywa amazi ?" Umukandida wa CNDD-FDD mu matora y'umukuru w'igihugu ya 2027, akaba n'umukuru w'igihugu, yariyemereye ku musi mukuru w'abakozi (01.5.2026) ko ata nyishu afise ku kibazo c'ikena ry'amafaranga mvamakungu yotuma haboneka igitoro vuba. Asaba abafise inyishu ko bomwandikira ! 🔴 Inyishu za Ndayishimiye ku kibazo c'igitoro kuva muri 2022 1⃣Myandagaro 2022 : "igitoro naracifatiye mu ntoke, ntigisubira kubura". Ico gihe yavuga ko abatumye kibura ari akarwi k'abategetsi bashaka kumutembagaza, ku mutwe wabo yavuga Général Bunyoni yari umushikiranganji wa mbere. 2⃣31.3.2023 : "igitoro ntikiri harya, genda mugitore !" Aho yariko yishura umumenyeshamakuru Jérôme Niyonzima wa Radio - Télévision Isanganiro. Ndayishimiye yemeje ko ata gitoro kibuze, yanavuga ko kiri mu bwato i Dar es-salaam Mu bihe vyakurikiye, Prezida Ndayishimiye yaremeje ko yamenye iyo bakura igitoro, maze aja kukigurira muri Bahreïn. Yabandanije kwemeza ko ubwato bukizanye buriko buraza, ko kitazigera gusubira kubura. 3⃣Mu ntango za 2024 : Ndayishimiye yemeje ko muri munyonyo 2023 hinjiye mu Burundi igitoro c'amezi ane none ko abantu bakinyegeje mu ngo zabo. Yahavuye yemeza ko SOPEBU ifise uruhara mw'ikena ry'igitoro,ko ariyo yashizeho ico yise "marché parallèle" y'igitoro, kikaca kinyegezwa. Ndayishimiye yaranavuze ko ari mu ngwano, ko abashatse gutembagaza ubutegetsi muri 2015 aribo banyegeza igitoro. 4⃣Juin 2024 - iki citwa ikigeragezo kigiye guhera twarabonye icabiteye. Hariho umutegetsi yabujije ko ubwato bupakururwa i dar es salaam ngo hagire habe coup d'État. 5⃣Ruheshi 2024 : Mu masengesho yabereye i Nyabihanga, Prezida Ndayishimiye yatangaje ko hariho umutegetsi yatumye igitoro kitaboneka, ko ariwe yanditse ikete ngo ntigipakururwe i Dar es-salaam ngo mu Burundi hagira habe coup d'État. Yavuga ko ikibazo c'igitoro kitagisubira kubaho kubera yamaze kumenya aho vyahora bipfira. Ntiyigeze avuga uwo mutegetsi yabujije igitoro kuboneka. 6⃣2025 : Evariste Ndayishimiye yahanuye aba CNDD-FDD guhagarika kugura ibiduga bizimvye kugira ayo mafaranga bayakoresha kugura igitoro. 7⃣Rusama 2026 : Ndayishimiye asaba Abarundi kumushimira ko hariho igitoro na gikeya, ngo abazi iyo yokura amafaranga yo kugura igitoro bamwandikire ! 🔴 Dufate iki, tureke iki muri zino mvugo zivuguruzanya zamaho ! Nimba Ndayishimiye atagira inyishu ni kubera iki ashaka kwitoza kandi
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Mort d’un caporal à Mabanda : l’association King Umurundi Freedom demande justice #FocodeMagazine | 27 avril 2026 Mabanda, 27 avril 2026 – La mort du caporal Albert Hatungimana suscite une vive émotion au sein du camp de Mabanda. Ce militaire des Forces de défense nationale est décédé ce lundi 27 avril, vers 13 heures, à l’hôpital de Makamba. D’après l’association King Umurundi Freedom, il aurait succombé à la suite de coups qui lui auraient été infligés par des gardes du corps du commandant adjoint du camp Mabanda, relevant du Bataillon Support de la 4e Division, le major Gilbert Manirakiza, alias Kibogoye, matricule SS1093. L’association indique que plusieurs compagnons d’armes du défunt sont sous le choc. Ils demandent que la justice fasse son travail et que les responsabilités soient clairement établies. Albert Hatungimana, matricule HR 19568/56182, avait le grade de caporal. Il était originaire de la colline Kirehe, en commune Kabarore, dans l’ancienne province de Kayanza. Avec le nouveau découpage administratif, cette localité se trouve aujourd’hui en commune Kayanza, province de Butanyerera. Il travaillait au Centre d’instruction 2 Mabanda, installé dans l’enceinte du Bataillon Support de la 4e Division, communément appelé camp Mabanda. 🔴Une altercation dans une boutique Tout aurait commencé le mercredi 22 avril 2026. Selon le récit de l’association King Umurundi Freedom, le caporal Hatungimana s’était rendu au centre de Mabanda pour se détendre. Il avait consommé de l’alcool avant d’entrer dans une boutique pour acheter quelque chose. Sur place, une dispute éclate entre lui et des civils qui se trouvaient dans la boutique. Ces derniers l’auraient accusé de les avoir bousculés. La tension monte. Les clients quittent précipitamment les lieux, sans payer quatre boissons qu’ils consommaient. Dans la confusion, trois kilogrammes de riz sont également renversés. Des policiers qui se trouvaient non loin de la boutique interviennent. Ils arrêtent le caporal Hatungimana et le conduisent au poste de police de Mabanda. Selon l’association, il y est gardé pour la nuit, le temps que l’alcool se dissipe. Le lendemain, jeudi 23 avril, les policiers lui présentent les dégâts à réparer. Le caporal accepte de payer les trois kilogrammes de riz renversés ainsi que les quatre boissons non réglées par les clients partis dans la précipitation. Après ce remboursement, il est relâché. 🔴Une sanction disciplinaire qui vire au drame Une fois libéré, Albert Hatungimana retourne au camp Mabanda. Là, il est placé au corps de garde, dans le cadre d’une sanction disciplinaire. Jusque-là, rien d’inhabituel dans la vie militaire : un soldat accusé d’un manquement à la discipline peut être sanctionné. Mais, d’après l’association King Umurundi Freedom, les choses auraient pris une tout autre tournure. Le commandant adjoint du camp de Mabanda, relevant du Bataillon Support de la 4e Division, le major Gilbert Manirakiza, alias Kibogoye, matricule SS1093, serait intervenu dans cette affaire. L’association affirme que ce sont des militaires présentés comme les gardes du corps de cet officier qui auraient roué de coups le caporal Hatungimana. Les coups auraient été violents. Albert Hatungimana aurait été battu jusqu’à ne plus tenir debout. Toujours selon l’association, il aurait commencé à cracher du sang. 🔴Transféré à l’hôpital de Makamba Le vendredi 24 avril, son état de santé se dégrade. Au corps de garde, on se rend compte que la situation devient grave. Le caporal est alors autorisé à aller se faire soigner à l’infirmerie du camp. Mais l’infirmerie ne peut pas faire grand-chose face à son état. Il est transféré à l’hôpital de Makamba. Les médecins tentent de le prendre en charge, mais son état reste critique. Ce lundi 27 avril, vers 13 heures, Albert Hatungimana rend l’âme. 🔴Ses compagnons d’armes veulent des réponses Cette mort passe mal chez plusieurs militaires du camp Mabanda. Selon l’association King Umurundi Freedom, des compagnons d’armes du défunt demandent que le major Gilbert Manirakiza soit entendu par la justice. Pour eux, une sanction disciplinaire ne peut pas justifier des coups pouvant conduire à la mort d’un militaire. Ils estiment que l’armée dispose de règles et de procédures pour punir les fautes, sans recourir à des violences physiques. L’association King Umurundi Freedom insiste sur la nécessité de faire toute la lumière sur cette affaire. Elle demande que les autorités compétentes établissent les responsabilités dans la mort du caporal Hatungimana. À Mabanda, la mort de ce militaire laisse beaucoup de questions. Que s’est-il réellement passé au corps de garde ? Qui a donné les ordres ? Pourquoi l’évacuation vers l’hôpital n’est-elle intervenue que le lendemain ? Autant d’interrogations auxquelles les autorités militaires et judiciaires sont désormais appelées à répondre. #FocodeMagazine | Gordien Niyungeko @GeneralNeva , @KwaNtare , @NtareHouse , @BurundiGov , @CNIDH_Bdi , @fdnbbi , @MiniJustice_BDI , @nshingamateka , @Burundi_senat, @KUF_ASBL , @KUF__ASBL
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🔴 Ndora muri Bukinanyana : abanyagihugu baridogera imisore y'imbonerakure na Wazalendo yahegeranirijwe ! Ubu ni ubutumwa bw'umunyagihugu : "Mwaramutse. Abenegihugu bo ku mutumba wa Muremera, muri zone Ndora ya komine Bukinanyana mu ntara nshasha ya Bujumbura, tubayeho mu ruhagarara. Urwo ruhagarara rwatanguye kuva hagati mu mwaka wa 2025 aho twabona abantu tutari tumenyereye baza kuri uyu mutumba wacu wa Muremera. Abo bantu bagizwe n'urwaruka rw'abarundi rwitwa Imbonerakure be n'urwaruka rw'abakongomani bita Wazalendo. Bamwe bavuga ikirundi, abandi ntaco bazi. Bagiye bazanwa bukebuke, none ubu bagera muri 700. Kandi bivugwa ko bose baje bava muri Congo, na canecane muri vya bihe intambara zakomera muri RDC. Bakiza twumva ngo baje muri formation bace binjizwa mu gisirikare, twari tuzi ko bazomara umwanya muto. Abo bantu bakiza, abenegihugu ntibabona ingaruka mbi zohava zituruka kur'uyo muzo w'abo bantu. Uruhagarara dufise uyu musi rero ico ruvako nuko abo bantu bose bakoranirijwe ku mutumba wacu ata kintu kijanye n'inkwi bahabwa na Leta bavuga ko yabazanye, uretse agaceri n'ibiharage bahabwa na Leta. Nta mwambaro ubaranga bafise, twebwe abenegihugu ugira ngo urondeye udukwi kugira bikunde uve mu murima ushika ucana urabe utwo woteka, ugasanga urwo rwaruka rwatwaye twa dukwi kandi ntacubaza. Wibaze nawe ubuzima bwa ruguru uko buba bumeze. Ubu hoho hageze aho batema n'ibiti vyo mu mirima y'abantu bakaja kuvyanikira aho babaye. Natwe Tukibaza tuti : none ko bavuga ko ari ingabo z'igihugu,ubwo ababijejwe ntibobazanira inkwi canke ibizuku bagakoresha batiriwe baraza guteza uruhagarara muri twebwe abene gihugu ? Iri si ibara nukuri kubona baza kudutera no kudukwi twacu !!!? Ikindi kiduhanze nuko kuva abo bantu baje hari ivyahindutse, na canecane nk'ibiciro vy'ibifungurwa. Aho babonye abana b'abigeme niho baca bama kandi nturi buvuge, mbere hari n'abaza baramaze kwisanga mu ngorane zo gutwara imbanyi batifuje biturutse ku kugene babahendesha udufaranga n'ibindi. Ivyo vyose biba abakuru b'umutumba baraho kandi ntaco bari bushikirize ngo kubwo kwubahiriza democratie😭. Nukuri turasavye mudutabarize kuko turabona ko hamwe atacokorwa mu misi naho bazotangura kutwiba n'udutungwa natwo. Ubu butumwa ndabuguhaye mbabaye cane, nukuri dufashe bushike kure turabe ko hari icokorwa, kuko abo bantu si n'abasirikare kuko ntakibaranga bafise nk'umwambaro, usivye inkoho zifiswe na bake mubo novuga ko ari abakuru babo. Nta kintu na kimwe ciza batuzaniye ku mutumba wacu." 🔴 Iki kibazo kirahambaye Umushikiranganji ajejwe intwaro yo hagati mu gihugu n'umutekano, Général-Major Léonidas Ndaruzaniye arakwiriye gusigura ibi bintu ivyarivyo. Urwo rwaruka rugizwe n'Abarundi n'Abakongomani, rwitwa ko ruri mu myimenyerezo ya gisirikare, ni urwaruka nyabaki ? Rwoba rwisunga amategeko nyabaki ? Leta itegura kurukoza iki ? Ikindi gihambaye nuko uwo mushikiranganji yoca yishura kuri iyi myitwarariko y'abanyagihugu. Birumvikana ko runo rwaruka ruriko rurahungabanya abanyagihugu mu kubaho kwabo no mu mutekano wabo." @GeneralNeva , @KwaNtare , @NtareHouse , @BurundiGov , @MininterInfosBi , @nshingamateka , @Burundi_senat
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#Burundi: Retour sur le dossier MEDIABOX : le 5e épisode des révélations alourdit encore les soupçons #FocodeMagazine | 25 avril 2026 Dans une nouvelle publication diffusée ce 24 avril 2026 sur ses plateformes numériques, l’association King Umurundi Freedom revient à la charge sur le dossier du logiciel SIGEFP. Cette fois, elle met l’accent sur deux points troublants : la présence persistante d’Odely Ndiho dans l’environnement de MEDIABOX, et l’existence de deux groupes de travail autour d’un même logiciel. De quoi renforcer l’impression d’un projet mené dans la confusion, au risque d’exposer l’État à un sérieux revers. Le dossier MEDIABOX ne faiblit pas. Au contraire, il se charge un peu plus à chaque nouvelle publication. Ce 24 avril 2026, l’association King Umurundi Freedom a diffusé le cinquième épisode de sa série de révélations sur ce qu’elle présente comme des manœuvres destinées à faire attribuer à MEDIABOX le marché du logiciel SIGEFP au ministère burundais des Finances. Et cette nouvelle sortie ajoute deux éléments qui, s’ils étaient confirmés, pèseraient lourd dans l’appréciation du dossier : la situation d’Odely Ndiho, et la façon dont le projet semble être techniquement préparé. Jusqu’ici, les publications précédentes avaient surtout insisté sur les soupçons de favoritisme, sur la relance controversée d’un appel d’offres, sur la proximité alléguée entre certains responsables et l’entreprise de Donatien Ndayishimiye, ainsi que sur le risque de voir un projet soutenu par la Banque mondiale glisser vers une logique de captation. Avec ce cinquième épisode, le regard se déplace légèrement. Il ne porte plus seulement sur l’attribution du marché, mais aussi sur la manière même dont le projet semble être conduit. 🔴Odely Ndiho, entre ministère et MEDIABOX ? Premier point soulevé par King Umurundi Freedom : le cas d’Odely Ndiho. L’association avait déjà affirmé dans ses publications antérieures qu’Odely Ndiho avait quitté MEDIABOX pour être nommée à un poste stratégique de direction au ministère des Finances, en qualité de directrice générale de l’économie numérique. Une nomination que l’organisation présentait comme l’un des leviers ayant permis à MEDIABOX de mieux se positionner sur le dossier du SIGEFP. Mais cette fois, le propos va plus loin. L’association affirme qu’Odely Ndiho continuerait, ces derniers jours, à fréquenter les bureaux de MEDIABOX, tout en continuant à exercer ses fonctions au ministère. Si cette information est exacte, elle soulève une vraie question : à quel titre se rend-elle régulièrement encore dans l’entreprise qu’elle est censée avoir quittée ? C’est là que le sujet devient sensible. Dans un dossier déjà traversé par des soupçons de proximité entre l’entreprise privée et des centres de décision publics, une telle situation ne serait pas anodine. Elle renforcerait l’idée d’une frontière devenue floue entre intérêt public et intérêt privé. Bien sûr, à ce stade, l’association pose une question plus qu’elle n’apporte une preuve définitive. Mais la question est sérieuse : Odely Ndiho travaille-t-elle exclusivement pour l’État, ou reste-t-elle, d’une manière ou d’une autre, dans l’orbite de MEDIABOX ? Dans ce type de dossier, il faut le rappeler, l’apparence de conflit d’intérêts pèse déjà très lourd. Parfois presque autant que le fait lui-même. 🔴Deux groupes de travail pour un seul logiciel L’autre révélation importante de ce cinquième épisode concerne l’organisation technique du projet SIGEFP. Selon King Umurundi Freedom, il y aurait aujourd’hui deux groupes distincts autour d’un seul et même logiciel. Un premier groupe, mis en place en octobre 2025, aurait travaillé sur ce qui est présenté comme le DAO du logiciel. Puis, selon l’association, il serait apparu que ce groupe n’avait pas travaillé sur un élément pourtant fondamental : la spécification du logiciel. Un second groupe aurait alors été constitué, avec d’autres personnes, pour se pencher précisément sur cette partie. Si cela est exact, cela pose une difficulté immédiate. Dans un projet informatique sérieux, la spécification n’est pas un détail que l’on traite après coup. C’est le cœur du dispositif. C’est elle qui définit ce que le logiciel doit faire, comment il doit fonctionner, quelles sont ses exigences, son périmètre, ses contraintes et ses objectifs. Autrement dit, la spécification est le plan avant la construction. Dès lors, la question que pose implicitement King Umurundi Freedom est redoutable : comment un appel d’offres a-t-il pu être engagé alors que les spécifications du logiciel n’étaient pas encore clairement établies ? Et si elles ne l’étaient pas, sur quelle base les candidats étaient-ils censés soumissionner ? En clair : comment peut-on mettre un marché en route si l’objet exact du marché n’est pas encore totalement défini ? 🔴Un projet qui donne l’impression d’être monté à l’envers C’est peut-être là que ce cinquième épisode devient le plus préoccupant. Car derrière l’existence de ces deux groupes, c’est toute la méthode qui semble vaciller. L’image qui se dégage est celle d’un projet monté dans le désordre, comme si l’on cherchait à faire avancer le processus administratif pendant que la base technique restait encore incomplète. Un logiciel stratégique ne peut pas être conduit comme un bricolage de dernière minute. Il demande de la cohérence, de la clarté, une chaîne logique de travail. Si l’on en croit l’association, le SIGEFP donne au contraire l’impression d’un chantier lancé alors que les fondations sont encore discutées. Le risque n’est pas seulement technique. Il est aussi institutionnel. Parce qu’un projet comme celui-là ne concerne pas seulement quelques informaticiens dans un bureau. Il touche à la manière dont l’État gère ses finances, suit ses dépenses, organise ses procédures, pilote son administration. Si le logiciel est mal pensé, mal spécifié ou mal attribué, c’est toute la réforme qu’il est censé porter qui peut être fragilisée. 🔴Le chef de l’État déjà alerté ? Un autre élément de ce cinquième épisode mérite attention. King Umurundi Freedom affirme que le président de la République se serait rendu, le 5 janvier 2026, de manière inopinée au ministère des Finances, et qu’il aurait notamment fait un passage au bureau d’Odely Ndiho. L’association laisse entendre que cette visite pourrait être liée à des inquiétudes sur l’état d’avancement du projet financé avec l’appui de la Banque mondiale. Là encore, rien n’est formellement démontré dans ce seul récit. Mais le simple fait que ce point soit mis en avant montre que, pour l’association, le dossier a déjà dépassé le niveau d’un simple contentieux administratif. Il prend une dimension politique. Et si les retards, les flottements ou les confusions s’accumulent réellement, il n’est pas absurde d’imaginer qu’au sommet de l’État aussi, des questions commencent à se poser. 🔴MEDIABOX, entreprise favorisée ou entreprise limitée ? Ce cinquième épisode revient aussi sur une critique récurrente formulée depuis le début de la série : la capacité réelle de MEDIABOX à mener à bien les marchés qui lui sont confiés. L’association affirme que l’entreprise aurait déjà obtenu plusieurs marchés qu’elle n’aurait pas entièrement exécutés, ou qu’elle aurait laissés inachevés. Si cette accusation devait être étayée, elle serait très lourde. Car elle ferait glisser le dossier d’une suspicion de favoritisme vers une suspicion plus grave encore : celle d’une entreprise qui continuerait à obtenir des marchés stratégiques malgré des performances insuffisantes. Autrement dit, la question ne serait plus seulement : pourquoi MEDIABOX est-elle autant favorisée ? Elle deviendrait aussi : pourquoi continue-t-on à lui confier des projets sensibles si ses capacités sont contestées ? C’est cette interrogation qui rend le dossier politiquement dangereux. Parce qu’elle touche au cœur de la décision publique. 🔴Un dossier qui change de nature Au fond, ce cinquième épisode fait franchir un palier au dossier. Au départ, les révélations donnaient surtout à voir une bataille autour d’un marché : qui allait l’obtenir, comment, à la faveur de quels appuis, au détriment de qui. Désormais, le regard se déplace aussi vers le contenu même du projet : la manière dont il est préparé, encadré, organisé, techniquement pensé. Ce n’est plus seulement la question de l’attribution qui est posée. C’est celle de la fiabilité du projet lui-même. Et c’est là que le dossier devient plus lourd. Car un marché controversé est déjà une affaire sérieuse. Mais un marché controversé autour d’un projet mal structuré, mal préparé ou techniquement confus, cela devient une affaire de gouvernance. 🔴Le silence devient de plus en plus coûteux Comme pour les épisodes précédents, les révélations de King Umurundi Freedom demandent encore à être confrontées à des documents, à des réponses officielles et à des vérifications indépendantes. Mais leur accumulation produit déjà un effet politique clair : elle rend le silence de plus en plus difficile à tenir. Si les faits allégués sont faux, il faut les démonter clairement. S’ils sont exacts, ils posent un problème grave. Dans les deux cas, continuer à ne rien dire revient à laisser prospérer l’idée qu’un projet majeur de l’État est en train d’être conduit dans la confusion, avec des intérêts privés trop proches du centre de décision, des étapes techniques mal ordonnées et un risque réel de blocage. Au bout du compte, ce cinquième épisode ramène le dossier à une question simple : le SIGEFP est-il encore un projet de réforme publique, ou devient-il peu à peu un projet capturé, brouillé et fragilisé de l’intérieur ? Tant que cette question restera sans réponse claire, chaque nouvelle révélation pèsera un peu plus lourd que la précédente. #FocodeMagazine | Gordien Niyungeko @GeneralNeva, @NtareHouse, @KwaNtare, @BurundiGov, @FinancesBdi, @mediabox16, @Dndayish, @nshingamateka, @Burundi_senat, @ARMPBurundi, @KUF_ASBL, @BankiNkuru, @BM_Afrique, @Banquemondiale, @AlbertZeufack, @WorldBankAfrica, @WorldBankGroup, @IMFNews, @anticorruption, @ParcemBurundi
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