Analyste des questions géopolitiques et auteur de plusieurs ouvrages de référence sur les conflits armés en Afrique.

Joined September 2010
Joseph Kabila et la création du FRN : les trois ERREURS de Félix Tshisekedi
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On me l’avait suggéré à maintes reprises. Eh bien, c’est désormais chose faite: je viens de faire officiellement mon entrée sur TikTok en publiant ma toute première vidéo. J’avoue que j’ai eu un peu de mal à la mettre en ligne, au point de devoir faire un détour par YouTube pour comprendre comment m’y prendre. En tout cas, TikTok, c’est tout un monde, c’est le moins qu’on puisse dire. Et quelque chose me dit que je ne suis pas au bout de mes surprises 😀...
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Celui qui pratique la stratégie n’entretient pas le même rapport aux faits ni au temps que celui qui n’en maîtrise pas les subtilités. Là où beaucoup, prisonniers de l’instant et de ses émotions, réagissent dans l’urgence, le stratège inscrit sa pensée et son action dans la durée. Il observe, attend et calcule. Le temps n’est pas pour lui une contrainte, mais un instrument. Je reposte l’analyse que j’avais formulée en 2020, au moment où les premières tensions entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila commençaient à fissurer l’architecture du pouvoir congolais, sur fond d’ingérence états-unienne. À l’époque déjà, il était clair pour moi que les protagonistes ne jouaient pas sur le même registre temporel : certains s’agitaient dans le court terme, d’autres travaillaient patiemment à déplacer les lignes, à préparer l’inévitable. Aujourd’hui, l’heure de la confrontation finale a sonné. Le temps long du stratège rejoint enfin le temps court de l’événement.
Analyse faite en Novembre 2020, au moment des premières tensions entre Félix #Tshisekedi et Joseph #Kabila... sur fond d’ingérence américaine. Près de cinq ans plus tard, nous y sommes, semble-t-il...
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La seule manière pour Félix Tshisekedi de couper l’herbe sous le pied de Joseph Kabila serait d'organiser un dialogue national véritablement inclusif, bénéficiant de la bénédiction et de l’accompagnement de l’Union africaine et de la communauté internationale. Mais une telle initiative comporte des « risques » pour les deux protagonistes, qui restent liés par un « deal » dont eux seuls connaissent les termes. Que se sont-ils réellement promis ? Quels engagements ont-ils pris l’un envers l’autre ? Et quelles concessions ont-elles été consenties dans le cadre de leur arrangement ? Les révélations qui pourraient émerger d’un dialogue de ce type pourraient reconfigurer totalement le jeu politique intérieur, au risque de déstabiliser davantage le champ politique et la situation sécuritaire. Pour autant, le dialogue reste un impératif. Il constitue la seule voie susceptible de désamorcer l’escalade entre deux anciens alliés dont la confrontation, désormais ouverte, menace de plonger davantage le pays dans l’incertitude. Dans cette équation complexe, aucune solution n’est sans coût politique. Le prix du dialogue, aussi élevé puisse-t-il paraître à Félix Tshisekedi qui rêve de changer la constitution pour des raisons évidentes, restera toujours inférieur à celui d’un affrontement dont les conséquences pourraient être désastreuses pour toute la RD Congo.
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N’en déplaise à leurs partisans les plus fanatiques et à leurs relais congolais et étrangers, ce qui se joue actuellement entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi n’a pas grand-chose à voir avec les intérêts fondamentaux de la #RDC et du peuple congolais. Nous assistons plutôt à un règlement de comptes entre deux anciens alliés, désormais engagés dans une confrontation qui semble entrer dans sa phase décisive. L’un des deux devra tôt ou tard disparaître de la scène, et au regard du contexte actuel, #Kabila bénéficie d’un « léger avantage », en raison des soutiens — ou de la bienveillance — dont il semble jouir dans la région. Comme je l’ai souligné il y a quelques jours, le Kabila qui s’est exprimé publiquement vendredi dernier n’est pas seul. Et alors pas du tout. De son côté, #Tshisekedi peut toujours compter sur le soutien des États-Unis, même si Washington ne semble guère pressé de s’impliquer davantage dans le conflit. Certes, un durcissement des sanctions américaines pourrait contraindre le Rwanda et le nouveau mouvement politico-militaire à revoir leurs calculs. Mais rien n’est moins sûr. L’incertitude demeure totale. Dans tous les cas, c’est le peuple congolais qui risque de payer, une fois de plus, le prix de cette confrontation entre deux anciens alliés, qui ont chacun, à des moments différents de leur parcours, entretenu des relations avec Paul Kagame.
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Pour celles et ceux qui veulent être éclairés sur les enjeux en présence, RDV dans quelques heures chez @StanysBujakera.
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Joseph Kabila, dont la responsabilité dans le chaos politique que traverse aujourd’hui la République démocratique du Congo est considérable, n’aurait probablement jamais trouvé l’occasion de revenir sur le devant de la scène politique si la gouvernance de Félix Tshisekedi n’avait pas été marquée par des échecs aussi retentissants. Décryptage : youtube.com/watch?v=YpJHCHJV…
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Ce deuxième discours de Joseph Kabila s'inscrit dans la continuité du premier, mais avec une différence significative. Dans sa première prise de parole, Kabila s’était montré offensif tout en laissant entrevoir la possibilité d’un dialogue. Dans ce second discours, il adopte une posture de confrontation totale. Le ton reste calme, mais les sous‑entendus sur le rapport de force sont explicites. L’allusion à l’accord de Washington est, à cet égard, éloquente. En substance, Kabila dit à Félix Tshisekedi : « Tu as cédé les minerais stratégiques du Congo en espérant consolider ton pouvoir et obtenir, éventuellement, le soutien des États-Unis à ton projet de révision constitutionnelle. Mais tu commets une erreur fondamentale si tu crois que les intérêts américains se confondent avec ton avenir personnel. Les États-Unis négocient avec un État, pas avec un homme. La RDC existait avant toi et continuera d'exister après toi. De la même manière que les engagements conclus avec Washington peuvent survivre à Donald Trump, ils peuvent parfaitement survivre à Félix Tshisekedi. Tu n'es donc pas aussi indispensable que tu sembles le croire. » Ceux qui connaissent le style de Joseph Kabila savent qu'il est peu enclin aux déclarations improvisées. Longtemps surnommé le « taiseux », l’homme a cultivé une pratique du pouvoir dans laquelle le silence, l'attente et la maîtrise du calendrier politique occupent une place importante. Il serait donc imprudent de considérer ses interventions actuelles comme de simples réactions d'humeur. Ses propos sur l’accord de Washington constituent un message subliminal révélateur du mouvement tectonique qui se joue derrière les querelles politiciennes congolaises. La guerre de l’ombre est en train — si ce n’est déjà fait — de prendre sa vitesse de croisière, et les jours, semaines et mois à venir pourraient réserver des surprises inattendues. Joseph Kabila n’a pas dit son dernier mot. Félix Tshisekedi non plus. Et quoi qu’il en soit, l’issue de cette « guerre » dépendra de facteurs qui dépassent largement la volonté des deux hommes : l'évolution de la crise sécuritaire dans le Kivu, les dynamiques internes de la société congolaise, les choix des États voisins et les arbitrages des grandes puissances.
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Voici des images qui devraient inspirer les écoliers et étudiants de la République Démocratique du Congo (RDC). Elles viennent de France, pays développé et septième puissance mondiale : des lycéens qui manifestent contre des conditions d’apprentissage jugées indignes. Ils sont déterminés à faire valoir leurs droits, quitte à défier les autorités et les forces de l’ordre. En #RDC, pays pauvre profondément fragilisé, la jeunesse adopte trop souvent une posture inverse : au lieu de défendre ses droits, elle se range derrière ceux qui contribuent à l’appauvrir intellectuellement, matériellement et spirituellement — politiciens, pasteurs, artistes musiciens et autres figures qui prospèrent sur la clochardisation générale de la population. C’est tout ce qu’il reste de cette République à démocratiser où l’insolente richesse d’un petit groupe de privilégiés et de parvenus côtoie les immondices de la capitale Kinshasa assaisonnées d’une pauvreté généralisée indescriptible. Mais il ne faut rien dire. « Tout va bien au pays de Lumumba », chuchotent les politiciens et leurs garçons de course, parmi lesquels de nombreux jeunes davantage tournés vers les futilités que leur avenir. Pour beaucoup, la vie se résume à se proclamer « warrior » ou « gaulois », ou à devenir pasteur, politicien ou thuriféraire d’un politicien pourvu que celui-ci distribue quelques billets verts à ses «brebis». Plus surprenant encore : une partie de la jeunesse rdcongolaise affiche une agressivité incompréhensible envers ceux qui défendent pourtant ses droits. Critiquer les politiciens ou le pouvoir expose à la fureur de jeunes qui, pour la plupart, vivent dans une précarité extrême. Ils sont nombreux sur les réseaux sociaux à s’attaquer inutilement à des personnes qui ne leur veulent aucun mal, alors qu’eux‑mêmes vivent dans des conditions insoutenables et mangent moins bien qu’un chien au Canada. Même Félix Tshisekedi en est surpris. « Je ne comprends pas pourquoi des gens meurtris, affamés, frappés par le chômage et toutes sortes de calamités chantent à notre gloire alors qu’ils devraient nous exiger davantage, comme c’est le cas en Occident », déclara‑t‑il. Démagogie ou non, il a parfaitement raison. C’est à peine croyable ! La raison et l’esprit critique semblent avoir déserté une frange importante de cette génération, devenue, souvent sans en avoir conscience, un facteur de vulnérabilité pour l’avenir d’une RDC entrée depuis quelque temps dans une phase d’autodestruction accélérée.
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Pour saisir la posture diplomatique acrobatique de l’administration Trump dans le conflit militaire qui oppose la RD Congo et le Rwanda. Entrevue réalisée le 1er octobre 2026.
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Je n’ai pas vu l’information passer. Voilà que les autorités rwandaises s’indignent de la réintégration du général Sylvain Ekenge — suspendu pour des propos controversés sur les femmes tutsies rwandaises — au poste de porte‑parole des FARDC. Étonnant, tout de même ! Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe (@onduhungirehe), est même allé jusqu’à qualifier cette décision de « troublante et indécente ». Mais enfin, Monsieur, qui vous autorise à vous immiscer ainsi dans les affaires internes de la #RDC ? Et en matière de probité, êtes-vous vraiment bien placé pour donner des leçons au général Ekenge, au regard des accusations de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide qui visent plusieurs officiers des Forces de défense rwandaises (RDF) depuis le génocide de 1994? Franchement, qui ignore que le général‑président Paul Kagame et ses hommes ont enjambé, au #Rwanda comme en #RDC, des centaines de milliers de cadavres de civils innocents pour assouvir leur soif de sang hutu rwandais et congolais ? Qui ignore que des éléments de l’Armée patriotique rwandaise (APR, ancêtre des RDF) ont méthodiquement éliminé tous les témoins gênants de leurs exactions, tant au Rwanda qu’au Congo ? Monsieur Nduhungirehe, feignez‑vous d’oublier les assassinats des Pères Joaquim Vallmajó (espagnol), Claude Simard et Guy Pinard (canadiens), tous trois exécutés pour avoir vu ce qu’il ne fallait pas voir dans les années 1990 ? Et l’Audiencia Nacional, en 2008, n’a‑t‑elle pas inculpé quarante hauts gradés rwandais pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, pour des faits commis au Rwanda et en RDC ? Le général Karenzi Karake, l’un des officiers visés, n’a-t-il pas occupé un poste de commandement au sein de la MINUAD malgré les graves accusations qui pesaient sur lui ? Et le Rwanda, à l’époque, n’avait‑il pas conditionné le maintien de son contingent de 2 500 soldats au Darfour au renouvellement de son mandat à la tête de cette mission ? Alors, cher Monsieur, un peu de retenue et de décence. Le petit Rwanda est très mal placé pour faire la leçon à la RDC dans l’affaire du général Sylvain Ekenge.
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Cet homme (Volodymyr Zelensky) est devenu, pour l’Ukraine, une véritable calamité. Le pays est ravagé, amputé d’une partie de son territoire et vidé d’une fraction significative de sa population. Pourtant, l’ancien comédien semble trouver une forme de satisfaction à prolonger indéfiniment le conflit avec la Fédération de Russie, alors même que l’Ukraine est exsangue, dépendante à tous les niveaux — politique, militaire, économique — de ses soutiens occidentaux. On peine à comprendre ce qu’il retire de cette posture de fidélité absolue à l’OTAN, posture qui ressemble davantage à un rôle de domestique qu’à une stratégie de souveraineté nationale. Le pays est en ruines, et pourtant « Zeze » persiste dans une logique d’affrontement qui ne profite qu’à ceux qui instrumentalisent l’Ukraine comme un pion géopolitique dans la « guerre secrète » qu’ils mènent contre la Russie.
In an exclusive interview with Reuters, President Volodymyr Zelenskiy said Ukraine will step up attacks on Russian oil refineries in response to Moscow's new policy of airstrikes aimed at forcing people to leave Kyiv and other cities reut.rs/4hpBTc6
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C’est quand même une drôle de situation. Des gens qui, hier encore comme aujourd’hui, passent leur temps dans les bars et se croient importants dans la société congolaise moribonde parce que des musiciens chantent leurs noms ; des gens qui applaudissent des politiciens corrompus et vivent sans principes ni dignité; des gens qui célèbrent la médiocrité, qui ne connaissent le Congo qu’à travers les réseaux sociaux, qui ne lisent pas, n’apprennent rien et n’ont jamais pris le moindre risque pour ce pays… Ces gens là se permettent quand même de me donner des leçons de patriotisme. À moi qui travaille sur le Congo et la région des Grands Lacs depuis près de quinze ans, qui ai pris d’énormes risques, au point de devoir réorganiser ma vie à cause des menaces, des pressions, des tentatives d’intimidation et même d’empoisonnement... Quand vous voyez ces imbéciles traiter d’« agents rwandais » ceux qui ne pensent pas comme eux et qui sont, ironie de l’histoire, infiniment plus compétents et plus intelligents qu’eux, vous ne pouvez que donner raison à Umberto Eco lorsqu’il observait que «les réseaux sociaux ont donné le droit à la parole à des légions d’imbéciles qui avant ne parlaient qu’au bar et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite. Aujourd’hui ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel». Bref. Quand j’écris un post sur la situation en RD Congo ou dans la région des Grands Lacs, je sais que je m’adresse à des gens appartenant à un écosystème où la pensée critique est rare et où la superficialité domine. Au risque de choquer, il faut dire que la plupart des Congolais sont structurellement abrutis (par les politiques, les églises et la musique) et intellectuellement inaptes, y compris ceux qui sont allés à l’université (tout particulièrement les universités du Congo). Nous avons affaire à une République qui produit des « imbéciles heureux » en quantité industrielle. Face à cela, deux options se présentent : refuser de sombrer dans cette médiocrité ambiante en conservant une certaine rigueur intellectuelle, ou se fondre dans le décor en devenant, à son tour, un cancre heureux. Pour ma part, le choix est fait depuis longtemps.
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Depuis deux jours, la #France est secouée par ce qu’il convient désormais d’appeler « l’affaire Bardella », du nom du jeune président du Rassemblement national, accusé par #Mediapart d’avoir tenu des propos antisémites à l’âge de 17 ans. Les révélations du journal d’investigation ont déclenché un véritable séisme politique et médiatique. Question : aurait-on assisté à un séisme d’une telle ampleur si les propos révélés avaient visé les Noirs, les Arabes ou les musulmans, plutôt que les Juifs ?
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Depuis la résurgence du #M23 dans l’Est de la RD Congo, Kigali et Kinshasa se livrent une véritable guerre de récits à travers leurs soutiens et relais respectifs. Dans ce contexte, la journaliste angolaise Hariana Verás Victória, accréditée à la Maison‑Blanche, a choisi de prendre fait et cause pour la RDC. Cela peut se comprendre. Le problème, c’est qu’elle est devenue tellement militante qu’elle perd toute crédibilité. Nous savons qu’elle bénéficie, comme plusieurs journalistes congolais et étrangers, des attentions du régime de Kinshasa, qui dépense des centaines de milliers de dollars pour gagner les cœurs et les esprits à sa cause. C’est de bonne guerre. Comme me le confiait un proche du président Félix Tshisekedi, « le Congo doit aussi occuper le terrain de la communication et avoir des "ambassadeurs" comme le Rwanda ». Par conséquent, dit-il, «nous devons dépenser». Encore une fois, c’est de bonne guerre, surtout quand on fait face à la machine propagandiste de Paul Kagame. Mais dans le cas de Hariana Verás Victória, l’engagement semble avoir basculé dans l’excès. À force de défendre la position congolaise avec une ferveur quasi militante, elle a fini par se discréditer aux yeux de nombreux observateurs étrangers, rendant un mauvais service à la cause qu’elle prétend défendre. Un semblant de neutralité — comme celui qu’affichent souvent les relais de Kigali — aurait suffi à rendre ses questions et analyses pertinentes. Hélas. Sa proximité avec le régime de Kinshasa n’a sûrement pas échappé à la Maison‑Blanche et encore moins à certains de ses confrères. Et dans une guerre de récits, la crédibilité est une arme; lorsqu’elle se perd, tout le reste s’effondre. Question sur la situation sécuritaire en RDC, réponse sur Ébola. Comprenne qui voudra...
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Et si J. Kabila était le seul « vrai partenaire » de F. Tshisekedi ? ======================================= Cela peut paraître contre‑intuitif, voire étrange, mais en RDC, le seul homme politique — en dehors de l’opposition non armée véritable — sur lequel Félix Tshisekedi peut réellement compter, c’est Joseph Kabila. Oui, l’affirmer peut sembler ubuesque au regard de l’animosité entre les deux hommes. Pourtant, une chose me paraît certaine : Kabila m’apparaît plus «honnête» que les anciens du FCC devenus les caciques de l’Union sacrée. Personne ne me fera croire qu’un Lambert Mende, par exemple, nourrit une loyauté sincère envers Tshisekedi. Personne. En réalité, l’animosité entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi relève du jeu politique classique, où les coups bas font partie des règles implicites. En dehors de cette réalité, les relations entre les deux hommes pourraient mieux résister aux péripéties de la politique politicienne congolaise que celles entre Tshisekedi et les anciens du FCC, lesquels vilipendent aujourd’hui Kabila et ne jurent que par Tshisekedi. Dans la vie politique comme dans la vie tout court, mieux vaut avoir affaire à un adversaire qui a de principes qu’à des partenaires qui n’en ont aucun. L’homme de principes est prévisible ; l’allié sans principes évolue en fonction de la direction du vent et de ses intérêts immédiats. Ce n’est pas un hasard si Joseph Kabila n’a jamais dévoilé le contenu du « deal » qui le lie à Félix Tshisekedi depuis l’élection de décembre 2018. Et ce n’est pas un hasard non plus si Tshisekedi a publiquement « regretté » la rupture entre le FCC et CACH. Les deux hommes savent que, malgré les tensions, leur relation repose sur une logique politique plus stable que les alliances opportunistes qui composent aujourd’hui l’Union sacrée. Il ne faut pas l’oublier : si la coalition FCC‑CACH a éclaté, c’est d’abord à cause du zèle de certains cadres des deux familles politiques — et plus particulièrement du FCC — dont plusieurs se retrouvent aujourd’hui dans l’Union sacrée. Tshisekedi et Kabila le savent parfaitement. Ce sont ces gens, guidés par des calculs personnels et des ambitions immédiates, qui ont saboté la mécanique de la coalition, bien plus que les deux leaders eux‑mêmes. La rupture n’a pas été la conséquence d’une incompatibilité structurelle entre Tshisekedi et Kabila, mais des manœuvres menées par des politicards qui, aujourd’hui encore, naviguent au gré du vent et des opportunités qui se présentent à eux. Et si l’Union sacrée venait à éclater demain, la plupart de ses membres rejoindraient sans scrupule la future famille politique présidentielle qui émergera. Ainsi va la politique au pays de Lumumba, où les fidélités sont temporaires et les convictions interchangeables.
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Il y a quelques mois, lorsque les États-Unis ont imposé des sanctions au #Rwanda, les thuriféraires, congolais comme étrangers, du régime de Félix Tshisekedi y ont immédiatement vu la preuve de ce qu’ils appellent la « diplomatie agissante » de #Kinshasa. Interviewé à ce sujet, j’avais souligné que ces sanctions n’avaient strictement rien à voir avec une quelconque performance diplomatique du pouvoir congolais, mais qu’elles découlaient directement de la chute d’Uvira, survenue au lendemain de l’entérinement de l’accord de Washington par les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, en présence de Donald Trump. À #Washington, cet épisode avait été interprété comme un manque de respect envers le président américain. Cette analyse avait suscité l’ire des relais du pouvoir congolais, pour qui je « minimisais » les efforts de Kinshasa. Or, les faits sont têtus : s’exprimant devant FRANCE 24 en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, Massad Boulos, conseiller principal de Donald Trump pour l’Afrique, a confirmé que les sanctions américaines visant le Rwanda étaient « la conséquence directe de l’invasion d’Uvira, juste après l’accord de Washington ». Bref. La politique au plus haut niveau n’est pas un jeu simpliste pour esprits étroits ni un film médiocre pour spectateurs paresseux habitués à des raisonnements simplistes. Elle exige une compréhension des rapports de force et des enjeux que les récits partisans ne peuvent masquer indéfiniment.
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Je me suis toujours interrogé sur ce paradoxe : comment les puissances occidentales qui ont exterminé des millions d’Amérindiens, réduit des Africains en esclavage, colonisé l’Asie et l’Afrique avec une brutalité méthodique, mené des guerres impériales sur tous les continents, soutenu des dictateurs sanguinaires et semé la mort et la désolation au nom de leurs intérêts, peuvent-elles aujourd’hui se poser en donneuses de leçons morales ? Comment ces États peuvent-ils accuser l’Iran, la Russie ou la Chine de violer les droits humains alors qu’ils soutiennent, sans ciller, le génocide du peuple palestinien ? Franchement, il y a quelque chose d’incompréhensible, presque pathologique, dans cette attitude, que la psychiatrie ou la psychologie collective devra un jour éclairer.
🔴Rusia mató a 300.000 personas en Japón con bombas atómicas. No, fueron los Estados Unidos. 🇩🇪 Rusia mató a entre 5 y 6 millones de judíos. No, fue Alemania. 🇨🇩 🇧🇪 Rusia mató a 6 millones de personas en el Congo. No, fue Bélgica. 🇬🇧 Rusia mató a cientos de miles de personas hambrientas en la India y esclavizó a naciones de Asia y África. No, fue Inglaterra. 🇬🇧🇪🇸🇵🇹 Rusia deportó a millones de africanos encadenados para esclavizarlos en América. No, eso lo hicieron los británicos, españoles y portugueses. 🇩🇿 Rusia mató a miles de personas en Argelia. No, fue Francia. 🇻🇳🇰🇭🇺🇸 Rusia mató a 3 millones de personas en Vietnam y a 2 millones en Camboya. No, fueron los Estados Unidos. 🇰🇷🇰🇵🇺🇸 Rusia mató a seis millones de coreanos —tanto del Sur como del Norte— y a un millón de chinos durante la Guerra de Corea. No, fueron los Estados Unidos. 🇮🇷 Rusia mató a un millón de personas en Irak, incluso mediante el uso de bombas de uranio empobrecido que todavía provocan que nazcan bebés con deformidades veinte años después. No, fueron los angloamericanos. 🇦🇫🇺🇸 Rusia mató a más de 240.000 personas en Afganistán. No, fueron los EE. UU. 🇱🇾Fue Rusia quien bombardeó Yugoslavia y Libia. No, fueron los EE. UU. y la OTAN. 🇲🇽🇵🇷 Rusia cometió genocidio contra los pueblos indígenas y se anexionó la mitad de México, Puerto Rico, Hawái y otros territorios. No, fueron los Estados Unidos. Rusia mató a 100.000 palestinos en la Franja de Gaza tan solo durante el actual conflicto de Oriente Medio. No, fue Israel. La propaganda de los medios de comunicación difunde exactamente lo contrario.
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Paix mondiale : Pourquoi il faut dire MERCI à V. Poutine ======================================== Face aux gesticulations et à la posture ouvertement belliqueuse de plusieurs dirigeants européens, les responsables russes, Vladimir #Poutine en tête, répètent qu’une guerre contre l’Europe, à la différence de celle menée en #Ukraine, serait expédiée en peu de temps. Sergueï Lavrov l’a encore affirmé lors d’une allocution récente. « Si l’Europe attaque la #Russie, la guerre sera très courte », a-t-il souligné. Une déclaration qui peut surprendre au regard de la situation en Ukraine, où «l’opération militaire spéciale» russe dure depuis maintenant quatre ans. D’ailleurs, le ministre polonais des Affaires étrangères a récemment soutenu que l’Europe, si elle décidait d’en découdre, pourrait «rapidement» vaincre la Fédération de Russie dans un conflit conventionnel. Le problème est que l’on se trompe de conflit en comparant une éventuelle guerre Russie–Europe au conflit ukrainien. Dans la vision des dirigeants russes, l’«opération militaire spéciale» oppose en réalité deux peuples issus d’une même matrice historique, séparés et instrumentalisés par l’Occident. C’est précisément pour cette raison que Moscou s’abstient de déployer sa pleine capacité de frappe en Ukraine. Les opérations menées par l’armée russe sont volontairement «mesurées», non pour anéantir l’Ukraine, mais pour la rendre militairement inoffensive. D’où la notion de «démilitarisation». L’objectif russe est de neutraliser une « sœur » devenue, par la volonté de l’#OTAN, un outil de projection militaire aux portes de la Russie. Dans un conflit direct avec l’#Europe, cette retenue disparaîtrait instantanément. Au regard de la superficie, de la démographie et des capacités militaires de certains États européens, l’issue pourrait prendre la forme d’une véritable extermination. Mais les dirigeants européens, hypnotisés par le parapluie américain, semblent incapables de mesurer cette réalité. Rien ne garantit d’ailleurs que les États-Unis accepteraient de risquer une confrontation nucléaire avec la première puissance atomique mondiale pour défendre un groupe de petits pays européens surexcités. L’article 5 de l’OTAN, brandi comme un talisman, est pourtant explicite : il n’impose pas une riposte militaire automatique. Quant à la #France, qui laisse entendre qu’elle pourrait étendre sa couverture nucléaire à d’autres États européens, prendra‑t‑elle réellement le risque d’affronter la #Russie ? Malgré son arsenal nucléair, elle demeure une puissance militaire moyenne pour risquer un duel stratégique avec Moscou. On ne le dit pas assez, mais si le monde n’a pas encore basculé dans un conflit nucléaire, c’est en grande partie grâce au sang‑froid de Vladimir Poutine, qui refuse de céder aux provocations européennes et aux pressions des faucons russes. Le président russe sait qu’il a affaire à des dirigeants européens immatures, incapables d’appréhender la gravité de leurs actes. Mais la patience face à la connerie a des limites. À bon entendeur...
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